Notes : C'est vrai que le chapitre 3 était un peu court mais je coupe aux endroits stratégiques pour mon plus grand plaisir et pour le votre aussi j'en suis sure... Les pensées de Wolfram seront pour le chapitre 5 quand à celle de Yuuri...Etant une grande sadique moi-même je vous réserve quelques scènes bien tournées mais ce sera pour plus tard et comme j'obéis toujours au fan de Sadisme Mama donc tu auras du sang dans ce chapitre mais ou ? je te laisse la surprise (Niark !). Pour ceux qui ne se souviennent plus de qui est Alford on le rencontre dans les épisode où Yuuri veut aller voir les dragons et où il sauve Pochi ou Liesel au choix (un bébé dragon) des griffes de braconnier. Alford est en fait un héros qui veut suivre les trace de son père en combattant un dragon. Merci encore pour vos reviews elles me donnent la motivations d'écrire...

Chapitre 4

Lorsque la lettre de Wolfram arriva au château du Maoh, ce matin là, tout le palais était en effervescence. Gunther courait dans les couloirs au bord de l'hystérie en hurlant :

" Elle est arrivée ! Elle est arrivée !"

Il déposa presque religieusement la précieuse lettre sur le bureau de Conrad. Celui-ci la regarda un instant comme s'il doutait de sa présence. Non ! Il ne rêvait pas. Elle était bien là. Ils n'échangèrent pas un mot. Le soldat se leva et ensemble ils se dirigèrent rapidement vers les appartements du Maoh.

Une foule anxieuse s'amassa sur leurs talons. La nouvelle avait fait le tour de la ville et tous voulaient observer la réaction du Roi. Tous s'inquiétaient de son état. Sous les ordres de Gwendal, les soldats, dispersèrent la foule des serviteurs et de noblions, leur interdisant l'accès aux appartements du Roi. Seuls, Greta, Conrad, Gwendal et leur mère ainsi que Gunther et sa fille pénétrèrent la chambre du Maoh.

Yuuri était assis sur son lit, les genoux ramassés contre son torse. Il fixait l'oeil vide le mur qui se situait en face de lui. Ses bras entouraient ses jambes et par moment les muscles de ses mains se contractaient conlvusivement.

Greta, s'approcha doucement de lui, grimpa sur le large lit et posa sa tête sur son épaule. La jeune fille était triste de voir son père ainsi lui qui était si fort. Le Maoh ne réagit pas à sa présence, pas plus qu'il ne bougea lorsque Conrad déposa la lettre devant lui sur les draps défaits.

" Yuuri. Tu..."

La voix du soldat se brisa. Il se releva vivement et s'écarta de l'homme qu'il avait juré de protéger même au prix de sa vie. Le voir ainsi, dans un tel état de faiblesse, les yeux cernés de noir, amaigris, cela le torturait littéralement. Il détourna les yeux.

C'est Gwendal qui prit le relais. Il s'approcha lentement du Roi. Délicatement, il posa une main sur la tête de Yuuri et lui caressa tendrement les cheveux. Il surprit tout le monde lorsque sa voix se fit étonnament douce.

" Yuuri, murmura-t-il, tu as reçu une lettre de Wolfram ce matin. Nous te la posons ici."

Il n'y avait plus rien à dire. Qu'aurait-il pu rajouter à cela ? A présent la balle était dans le camp de Yuuri. Mais rien ne prouvait qu'il avait entendu. Seul le roi pouvait se sortir de cet état léthargique où il s'était lui-même enfermé.

Les minutes s'écoulaient mais le Maoh n'avait toujours pas réagit. Il continuait de regarder le mur l'oeil fixe. Sa poitrine montait et descendait, régulière. Rien dans son attitude montrait un quelquonque changement. Gisela secoua la tête.

"C'est inutile. Il..."

Soudain le temps s'arrêta, chacun retint son souffle alors que le roi avançait une main hésitante vers l'enveloppe.

C'était le premier geste qu'il faisait de manière consciente, le premier signe qui prouvait qu'il avait entendu son conseiller. Tous restèrent en apnée le temps que ses doigts raidis et malhabiles réussissent à decacheter la lettre. Le bruit du papier froissé fut le plus merveilleux des sons pour les spectateurs de la scène.

Les yeux du Maoh se posèrent sur la belle écriture de Wolfram.

Yuuri

Enachako ! Qu'est-ce que j'apprends ? Tu joues encore à la mauviette en mon absence. Reprend toi rapidement poule mouillée. Avant que je reviennes te faire souffrir mille morts. Sache qu'à mon retour tu n'y couperas pas. Tu paieras pour m'avoir inquiété.

Sincérement Yuuri, je ne pensais pas que mon départ te troublerais autant et je suis si désolé d'être la cause de ta souffrance. Sache que je n'ai pas voulu ça. Tu le sais au fond de toi que mon seul désir est de te protéger et de rester à tes côtés.

Je ne peux aujourd'hui te donner les raisons qui m'ont poussées à partir mais saches que tu me manques énormement et que ma seule envie est de déserter mon poste pour te rejoindre immédiatement.

Malheureusement la situation fait que je ne peut quitter mes fonctions : je pars dans l'heure pour les montagnes du nord, secourir un village qui a subit une attaque surprise de Laomyr. A partir de maintenant, je serais constamment en déplacement. Utilise un messager pour me faire parvenir tes missives.

Ecris-moi Yuuri. J'ai tant besoin d'avoir de tes nouvelle, de saisir le papier que tu as été le seul à toucher, de sentir les dernières traces de ton odeurs sur l'enveloppe.

Yuuri écris-moi je t'en pris. Ma vie est tienne.

Ton dévoué Wolfram.

Ses larmes débordèrent de ses yeux trop plein d'eau. Son regard ne quittait pas la lettre comme s'il craignait qu'elle disparaisse, ses mots que Wolfram lui avait adressé à lui seul.

Pendant un instant la douleur se fit plus forte comme libérée de la muraille qu'il avait construite autour de lui et au bout d'un moment sa respiration se fit plus lente, moins douloureuse. Son corps se détendit. Il cligna des yeux comme s'il émergeait d'un rêve ou d'un cauchemar et soupira.

A la surprise de tous, il se leva chancelant et se dirigea vers son bureau, sans un mot ni un regard pour ses compagnons.

Il s'assit et se saisit de son papier à lettre et d'une plume. Là il commença à rediger sa réponse. Une heure avait du s'écouler mais nul dans la pièce n'avait bougé attendant visiblement un mot de leur roi, un geste qui prouve que la situation n'était pas irréelle.

Celui-ci finit d'écrire sa lettre, appliqua son sceau et se leva exténué par tant d'effort. Puis il tourna la tête à droite et à gauche, cherchant visiblement quelque chose.

" Yosak."

Sa voix était enrouée. Après tout elle n'avait pas servi depuis deux semaines. Il se racla la gorge en regardant le guerrier roux apparaître à sa fenêtre.

" Heika ! Comment saviez-vous que j'étais là ?"

Sans répondre, Yuuri s'approcha de l'espion.

" Je te décharge de toutes tes missions en cours.

_ Mais...

_ Trouve toi un remplaçant. Tu porteras cette lettre à Wolfram et tu me rapporteras sa réponse. Il devrait se trouver dans les montagnes du nord, dit-il sans remarquer le frisson général qui s'était emparé de son assistance.

_Bien.

_ Pars sans tarder.

_ Content de voir que vous allez mieux Heika !"

Sur ses mots Yosak disparut par le même chemin qu'à l'arrivée. Yuuri se retourna vers son compagnon et son regard les survola. Puis il murmura d'une voix absente.

" Je vais dormir. Je...

_ Bien sur Sa Majesté à besoin d'être seule, s'empressa de finir Gunther, laissons là se reposer."

Se disant, il les mit à la porte de sa chambre en deux temps trois mouvements. Et Yuuri se retrouva seul, seul avec ses pensées. Le problème était que son esprit s'était vidé. Il n'arrivait plus à réfléchir. Pour l'heure il n'avait envie que d'une seule chose : dormir. Chose qu'il n'avait pas faite depuis très longtemps. Il s'allongea sur le lit et le sommeil l'emporta presque immédiatement.

...................

Conrad tendit une épée à son ami d'enfance, le regardant se préparer pour son voyage. Tout à son affaire, Yosak s'équipait machinalement pour sa longue course, récupérant distrètement les affaires que lui tendait son ami. Il le regarda que lorsque Conrad refusa de lacher la besace qu'il lui tendait. Il leva les yeux sur lui surpris et tira une nouvelle fois sur le sac. Son compagnon ne lachait toujours pas.

" Conrad...

_ Surtout Yosak fait attention, les monts du nord sont dangereux pas seulement à cause des humains. Prend garde et reviens rapidement."

Sur ses mots il lacha enfin le sac que Yosak passa rapidement sur lui.

"Ne t'inquiètes pas de ça, j'ai survécu à bien pire."

Conrad hocha la tête, oui Yosak avait participé à la guerre humain-Mazoku à ses côtés. Oui il avait survécu à bien pire mais ce n'était pas une raison pour ne pas le mettre en garde et accessoirement s'inquiéter pour la tête brulée qui lui tenait lieu d'ami.

_Ne te fais pas repérer, le mieux est que personne là-bas soit au courant de la correspondance du roi.

_ Tu me connais je suis le pro du déguisement.

_Quand bien même.

_... T'inquiéterais-tu pour moi ?

_ Bien sur, répondit le soldat les joues légèrement rosies, tu es mon subordonné."

Yosak le regarda un petit moment avant de détourner le regard. Outrepassant son rang, il le serra rapidement contre lui, puis, il monta sur son cheval et s'empara des rènes.

" Je ferais attention, dit-il en talonnant sa monture, et je reviens rapidement."

Conrad regarda pendant un petit instant la silhouette de son ami disparaître au loin.

Lorsqu'il ouvrit la porte de sa chambre il ne s'attendait absolument pas à être reçu de cette façon. Il eut à peine le temps de tourner la tête qu'il entre-aperçut Alford lui abattre une matraque sur la nuque.

Lorsqu'il se réveilla, il était dans un cachot, assis sur une paillasse. Ses mains était menottées et attachées au mur au dessus de sa tête. Il était torse nu et la chair de poule avait gagné ses bras. L'air froid l'entourait le faisant malgré lui frissonner.

La douleur à l'arrière de sa tête l'irradiait entièrement et ses épaules commençaient à s'engourdir d'être toujours dans la même position.

Alford pénétra dans sa cellule et le regarda d'un air désolé. Il s'approcha doucement de lui et lui caressa le torse faisant sursauter Conrad à ce contact.

"Regarde ce que tu m'oblige à faire mon amour.

_ ...

_Tu es à moi, murmura l'humain.

_ Je ne t'appartiens pas Alford, souffla Conrad."

Une gifle retentissante le fit taire, pour un temps seulement.

" Je ne t'ai jamais appartenu, continua le soldat."

Cette fois-ci c'est son poing qui s'abattit sur lui. Alford était un guerrier et Conrad du se rendre à l'évidence qu'il avait un sacré crochet du droit. Un peu de sang dégoulina de sa lèvre fendue. Il voulut tourner la tête lorsqu'Alford le lui essuya mais celui-ci lui saisit le visage dans ses mains et l'embrassa violemment. Ne pouvant forcer le barrage de ses dents, la colère du jeune guerrier monta d'un cran.

Il se releva lentement sans quitter Conrad des yeux, le dominant de toute sa hauteur.

" Tu resteras ici jusqu'à ce que tu comprennes dans quelle situation tu te trouves. Personne ne te trouveras en ces lieux.

_Alford ne fait pas ça !

_ Bientôt tu réaliseras quelle est la personne qui t'aime le plus sur cette terre.

_ Alford...

_ Je t'aime."

Sur ces mots, Alford regagna la porte. Conrad put entendre le bruit de ses pas s'éloigner dans le couloir. Il était de nouveau seul.