4 : Premiers cours
Le lendemain de la rentrée, Harry se réveilla en sursaut. Interloqué, il s'aperçut qu'il tremblait de la tête au pied. Il inspira profondément, sentant l'immense angoisse qui étreignait son coeur. Il était professeur, et il allait commencer le jour même. Il ne s'était pas senti aussi stressé depuis le jour où il avait affronté Viktor Krum pendant un duel de Quidditch.
«Mais comment diable font Ron et Hermione ?» se demanda Harry en se levant doucement pour ne pas réveiller Ginny.
Il partit prendre une douche et trouva Ginny réveillée, occupée à refaire leur lit, lorsqu'il sortit de la salle de bain, vêtu d'une robe de sorcier noir trois quarts et brodée d'argent avec un pantalon gris aux reflets argentés nettement visibles.
«Hep, s'exclama Harry en obligeant Ginny à s'arrêter. Interdiction de te fatiguer !! A partir d'aujourd'hui, c'est moi qui fais tout ça.
– Si j'avais su que je devais tomber enceinte pour que tu fasses tous les travaux ménagers, je me serai débrouillée pour que ça arrive plus tôt ! Plaisanta Ginny en souriant.
– Vas te laver et détends-toi, dit Harry avec une légère grimace. Je m'occupe de tout.»
Ginny fit ce qu'il lui demandait et partit se doucher. Pendant ce temps-là, Harry en profita pour jeter un sort aux couvertures de leur lit qui se remirent en place tout de suite.
«Tu as triché !» s'exclama gaiement la jeune femme en entrant dans la chambre, ces longs cheveux retenus en natte, vêtue d'une grande robe de sorcière de la même couleur que celle de son mari. Harry lui sourit malicieusement avant de la serrer dans ses bras et de déposer un tendre baiser sur les lèvres de son épouse.
«Je te pardonne ! dit-elle alors. On y va ?»
Face au stress évident d'Harry, elle éclata de rire, l'entraînant vers la sortie de leurs appartements, pour ensuite le traîner de force vers la Grande Salle.
«Allons Harry, ne fais pas l'enfant !» Ragea-t-elle.
Un rire se fit alors entendre derrière eux. Se retournant vivement, les deux époux découvrirent le professeur McGonagall qui leur souriait.
«Angoissé ? Demanda-t-elle en regardant Harry, les yeux amplis de sympathie.
– Angoissé ? Ce n'est pas assez expressif, plaisanta Harry. Je suis terrorisé.»
McGonagall rit :
«Quoi qu'il arrive, vous ne devez surtout pas leur montrer ! Soyez fort et clair ! Ils doivent savoir qui commande ! Si dès le début ils vous respectent, tout ira bien durant vos cours !»
Et elle lui tendit un papier où Harry put découvrir son emploi du temps. Il déglutit en lisant :
Lundi:De 8h à 10h : 1ère année Gryffondor-Serdaigle.
De 10h à 12h : 1ère année Serpentard-Poufsouffle.
De 13h à 15h : 7ème année : Gryffondor- Serpentard.
De 15h à 17h : 7ème année : Poufsouffle- Serdaigle.
Mardi : De 8h à 10h : 5ème année : Gryffondor-Serpentard.
De 10h à 12h : 3ème année : Serdaigle- Serpentard.
De 13h à 15h : 5ème année : Poufsouffle- Serdaigle.
De 15h à 17h : 3ème année : Poufsouffle- Gryffondor.
Mercredi : De 8h à 10h : 4ième année : Gryffondor-Serdaigle.
De 10h à 12h : /
De 13h à 14h : 4ème année : Serpentard- Poufsouffle.
De 14h à 17h : 6ème année : Gryffondor- Poufsouffle-
Serdaigle- Serpentard.
Jeudi : De 10h à 12h : 2ème année : Gryffondor-Serpentard
De 14h à 16h : 2ème année : Poufsouffle- Serdaigle.
Il poussa un soupir déchirant, tandis que McGonagall éclatait de rire.
«Ne faites pas cette tête, dit-elle. Vous avez des bons horaires contrairement au professeur Carpiel. Vous au moins, vous êtes totalement libre le vendredi ! Et le jeudi est une partie de plaisir ! Haut les coeurs !»
Et elle lui fit un grand sourire qu'elle perdit tout de suite pour reprendre son air sérieux lorsqu'un groupe de Serdaigle de deuxième année passa près d'eux.
«Allons-y ou vous n'aurez pas le temps de manger !»
Entraîné par McGonagall et Ginny, Harry n'eut pas d'autre choix que d'avancer.
En entrant dans la grande salle, Harry essaya de ne pas lancer un petit coup d'oeil à son père et ses amis, mais également à sa mère qu'il l'avait rendu triste hier de la voir assise seule devant son assiette, tel une exilée. Et aujourd'hui encore, c'était le cas, comme il le vit lorsqu'il s'assit à côté du professeur Carpiel, faisant ainsi face aux quatre maisons où les élèves bavardaient gaiement tout en mangeant.
«Prêt pour l'enfer ?» Demanda le professeur de Potions à Harry.
Le concerné le regarda, grogna et d'un faux air digne, avala une gorgée de thé, avec laquelle il fit semblant de s'étrangler, alors que Carpiel explosait littéralement de rire.
«Voilà qui répond très bien à ma question.»
Ginny, qui était placée aux côtés de son mari, rit légèrement, captant l'attention du professeur Carpiel qui lui lança un regard interrogateur.
«Laissez tomber, lui dit-elle, toujours en riant. Quand il est stressé, vous avez deux options avec lui ! Soit, il ne dit rien, soit il vous lâche des stupidités monumentales !»
Carpiel rit à son tour, tandis que Dumbledore, Flitwick et De Vaart (une Hollandaise particulièrement mignonne et qui donnait les cours de Botanique, mais avec une voix à en faire frissonner un mort tellement elle était aiguë) regardaient l'aide infirmière d'un air interrogateur. Tout de suite mis sur ses gardes, Harry se tourna vers son épouse en avalant d'une bouchée son bacon.
«Si tu leur racontes ma demande en mariage, je demande le divorce !
– Mais oui, mais oui», ricana Ginny, enfonçant un morceau de toast dans la bouche d'Harry pour le faire taire.
Tous les professeurs fixaient à présent Ginny qui avait posé sa main sur la bouche d'Harry pour l'empêcher de rouspéter.
«Que s'est-il passé ?» Finit par demander McGonagall.
Ginny ricana encore, puis regarda les professeurs et se mit à raconter.
«Aucune femme au monde n'a pu avoir une demande en mariage aussi… originale que la mienne. Harry venait de rentrer de son tour du monde lorsqu'il a débarqué à la maison ! Imaginez la surprise ! On se lève, descend pour déjeuner et là, sur le pas de la porte, souriant et tout bronzé, qui trouve-t-on ? Harry McDrell ! Ma mère lui saute au cou en lui souhaitant la bienvenue, mon frère entoure ses épaules en lui annonçant son proche mariage avec la meilleure amie d'Harry et mon père le supplie de lui raconter tout ce qu'il a vu sur les moldus. Harry a passé la matinée à parler avec les autres et moi, je finis par croire qu'il ne m'aimait plus, car il ne me lança pas un seul regard. Puis, le soir venu, je me promène dans le jardin quand je vois une forme devant moi. Je le reconnais et je veux partir, pensant qu'il ne m'a pas entendue, mais je me trompe. Il se retourne soudain et me dit un peu pâle : «Ca fait longtemps que je t'attends. Ça te dirait une petite promenade ? Il fait si beau, ce serait dommage de s'enfermer dans une maison par une si belle soirée !»
Ginny rit de nouveau, arrivant de toute évidence aux moments qui avaient gravé ce jour dans sa mémoire.
«La journée était sa partie silence et maintenant, on arrive dans les idioties. Bon, le début était convenable, mais ça n'est pas tout !! On marche un petit moment et soudain il dit : «Les étoiles sont belles ce soir.» Je lève la tête et je dis oui. Puis, il y a un grand silence et je veux lui dire que je n'avais pas toute la soirée quand il dit, visiblement tendu : «Bon, ben, je m'en vais !» Imaginez ma tête !! Je m'en vais !! J'ai cru que j'allai l'étriper !!! Je le rattrape par la manche et je le regarde et je lui dis : «TU PLAISANTES ?? TU DISPARAIS PENDANT UN AN, TU NE ME DIS RIEN EN REVENANT PAS UN JE T'AIME NI MEME UN TU M'AS MANQUE ET PUIS TU PARS ??» Il reste bloqué cinq minutes puis il me lâche d'une voix de benêt : «Je t'aime, tu m'as manqué, veux-tu m'épousseter?» Ginny se tut, alors que les professeurs présents regardait Harry (qui avait finit par arrêter de se débattre et semblait désespéré), riant sous cape. Alors elle reprit:
«Là, se fut le comble ; je l'ai regardé pendant trois secondes, me demandant ce que je devais dire, puis, comprenant où il voulait en venir, j'ai éclaté de rire ! Je pouvais plus m'arrêter !! Le pauvre avait l'air tellement blessé et triste.» Et elle repartit dans un grand rire, accompagnée des autres professeurs.
Harry la fixait d'un air malicieux, quand, tout à coup, il se leva, le doigt tendu vers le haut, déclamant :
Ces yeux sont verts comme un crapaud frais du matin
Ginny cessa de rire immédiatement, tandis que les autres professeurs regardaient tour à tour Harry et Ginny.
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin
C'est mon héros et c'est mon roi
Je voudrais tant qu'il soit à moi.
Harry s'arrêta soudainement là, et jeta un regard amusé à Ginny qui le regardait d'un air faussement outré.
«Tu oses te moquer ? plaisanta-t-elle.
– Chacun son tour,» répliqua Harry.
Et ils se mirent tout les deux à rire, accompagnés des professeurs.
«Et bien et bien, s'exclama Dumbledore, j'ai vraiment bien fait de vous engager. Je n'ai plus ri ainsi depuis que les Maraudeurs ont transformé la robe de Minerva en tutu.»
Tandis que McGonagall prenait un air outré, Harry et Ginny éclatèrent de rire, extrêmement amusés.
«Et qui sont les Maraudeurs ?» Demanda Harry, feignant l'innocence et l'ignorance.
Aussitôt, les professeurs se mirent à parler, chacun voulant informer le nouveau professeur, mais un raclement de gorge de Dumbledore ramena le calme.
«Je pense, dit le directeur d'un air malicieux, qu'il vaut mieux que notre nouveau professeur se fasse son propre avis. Qu'en pensez-vous ?»
Et tous les autres professeurs regardèrent Harry en souriant malicieusement, tandis qu'il faisait semblant d'être interrogateur.
«Vous le saurez bien assez tôt, s'exclama McGonagall. Bonne chance pour vos cours !»
Elle se leva et partit. Regardant l'heure, Harry remarqua qu'il restait 15 minutes avant son premier cours, avec les premières années.
«J'y vais aussi, dit-il. Je viendrais te voir tout à l'heure,» ajouta-t-il en ce tournant vers Ginny et en déposant un rapide baiser sur sa main qu'il avait pris, sous le regard de ses confrères et élèves qui écoutaient depuis déjà un bon moment.
«Soyez vous-même», lâcha Carpiel alors qu'Harry se levait pour rejoindre sa classe.
Harry lui fit un faible sourire, puis partit, non sans avoir jeté un regard rapide vers son futur père qui discutait allègrement avec Remus et Sirius. Harry eut un pincement au coeur en voyant leur joie et leur insouciance, mais surtout la différence entre Remus et Sirius, jeunes et vieux. Ils avaient l'air si heureux, si… joyeux. Ils l'étaient aussi chez lui, mais ça n'était pas la même chose. La guerre avait laissé des traces… des traces qu'Harry avait lui aussi, bien qu'on ne put le voir lorsqu'il souriait et qu'il essayait de ne pas y penser.
Arrivé dans sa classe, Harry tira la chaise et s'assit nonchalamment dessus. La tête entourée de ses mains, il entendait résonner en lui la phrase de Carpiel : «Soyez vous-même.» Après tout pourquoi pas ? Un sourire carnassier apparut sur le visage d'Harry. Être lui-même. D'un coup, il écarta un peu sa chaise et posa ses pieds sur son bureau. Il passa ses mains derrière sa tête, ses doigts jouant avec le petit catogan qu'il s'était fait le matin même pour ne pas être dérangé par ses cheveux qu'il jugeait un peu trop long, mais nécessaire à son déguisement : il n'y avait que quand ses cheveux était longs qu'ils perdaient leur aspect ébouriffé, l'un des héritages des Potter. Il ferma les yeux et attendit.
Ce fut dans cette position que les élèves de Première année de Gryffondor et Serdaigle trouvèrent Harry. Hésitant à entrer, ils sursautèrent tous lorsqu' Harry leur dit d'une voix douce et chaleureuse : «Entrez !». Lentement, les premières années obéirent, légèrement inquiets ; tous avaient entendu parler des professeurs précédents grâce à leurs aînés. Ils s'installèrent tout en fixant l'étrange professeur qu'on aurait pu croire endormi. Soudain, sa voix s'éleva dans la classe, faisant taire tous les élèves qui le fixaient.
«Comment trouvez-vous le temps aujourd'hui, Miss Parie ?»
La jeune Gryffondor lança des regards d'appel à l'aide à ses camarades, quand tout à coup, Harry se redressa, enleva les pieds de son bureau, appuya ses coudes sur le meuble et mit sa tête sur ses mains en la penchant légèrement sur le côté, ses yeux verts fixant intensément la première année.
Troublée par ce regard, la jeune fille répondit en balbutiant :
«Il. Il fait beau».
Elle semblait légèrement hésitante, ne sachant pas si la réponse qu'elle venait de donner était celle qu'attendait son professeur. Harry lui fit un petit sourire, ses yeux brillant de malice. Puis, il regarda chaque élève, toujours avec le même regard.
«En effet, finit-il par dire. Trop beau pour rester enfermé dans une classe à parler de créatures que vous avez une chance sur... trois de rencontrer un jour (les élèves échangèrent un regard inquiet). Que diriez-vous si je vous proposais d'aller nous promener ?»
Tous restèrent stupéfaits tandis qu'Harry, les bras croisés sur son torse, les regardait tour à tour. Voyant qu'ils ne répondaient pas :
«On m'a donné des muets ! S'exclama-t-il. Ou des sourds.»
Il pointa alors sa baguette sur sa gorge en se levant et murmura : «Sonorus.» Et sous le regard encore plus étonné des élèves, Harry se mit à faire des gestes avec ses mains, tandis que sa voix, amplifié magiquement, demandait : «Et si nous allions nous promener dans le parc ?». Il y eu un silence et Harry en profita pour faire revenir sa voix à la normal. Il leva alors le sourcil droit, tandis que le gauche restait à sa place, tout en leur jetant un regard interrogateur. Alors, les élèves semblèrent se détendre et éclatèrent de rire.
«Enfin ! S'exclama de joie le jeune professeur. Je me suis demandé si je n'allais pas devoir vous lancer un sortilège d'allégresse. Venant des Serdaigles, je n'étais pas trop étonné, mais vous, les Gryffondor, j'aurai cru que vous seriez plus à l'aise. Allons, pouvons-nous enfin aller nous promener ?»
Des oui fusèrent de partout et sous l'ordre de Harry, les élèves se levèrent, laissant là leurs affaires et le suivirent.
Pendant deux heures, Harry promena les élèves dans tout le parc. Tout en marchant sous un soleil de Septembre particulièrement généreux, Harry les interrogea sur leurs connaissances en créatures magiques. Les enfants de sorciers se moquèrent un peu d'Eléanor Witkins, une Serdaigle issue de parents moldus, lorsque celle-ci s'écria : «Les loups-garous existent vraiment ?» Alors que Harry avait signalé à une élève de Gryffondor que les petites fleurs blanches qu'elle admirait servaient à la conception d'une potion qui repoussait les loups-garous si vous vous en enduisiez le corps les nuits de pleine lune, mais Harry leur lança un regard d'avertissement, et les élèves fautifs s'excusèrent sous le sourire de leur professeur.
Lorsqu'ils rentrèrent dans la classe de DCFM deux heures plus tard, les premières années étaient de très bonne humeur et avaient appris plusieurs choses sur les créatures qui traversaient le parc de Poudlard et sur les plantes qui y poussaient. Aucuns d'eux ne se rendirent compte qu'ils apprenaient dans la joie et la bonne humeur le premier chapitre de leur livre de cour intitulé : «Les créatures magiques et les plantes qui peuplent mon environnement et peuvent, soit m'être utile, soit être dangereux» (le plus long nom de chapitre de l'histoire des écrivains sorciers ! lol).
Harry, quant à lui, était plus heureux que jamais ! Le cours s'était bien mieux passé qu'il croyait et en fin d'heure, il dut chasser de sa classe deux premières années qui lui demandaient un supplément d'informations sur le pouvoir curatif des marguerites (NdA : Pure invention, en fait, je n'en sais rien !!). Le cours avec les autres premières années ne fut pas bien diffèrent, bien qu'il leur fit une introduction différente. En effet, lorsque les jeunes élèves entrèrent, Harry leur jeta à tous un regard empreint de mystère et leur dit, presque dans un murmure, comme s'il leur faisait une grande confidence : «Et vous ? Vous voulez aller vous promener ?» Ayant déjà eut leur premier cours et rassuré, sans doute, par les deux heures qu'ils avaient eut avant, les élèves rirent et hochèrent la tête. Harry se retrouva donc très vite avec une ribambelle de Serpentard et Poufsouffle, les interrogeant et répondant à leurs questions de bon coeur.
Durant sa promenade, Harry fut surpris de voir son père, accompagné de Sirius, Remus et Peter, ainsi que trois filles qu'il ne connaissait pas, assis sur un banc et discutant gaiement. Profitant de ce que les premières années s'amusaient dans le parc pour «dix minutes de détentes», Harry s'approcha d'eux.
«Bonjour», leur dit-il joyeusement.
Les jeunes Gryffondor, qui l'avaient observé avec les premières années lui souhaitèrent le bonjour en souriant. Soudain, Sirius, pas timide pour un sou, demanda :
«Comptez-vous vous promener avec tous les élèves ?
Harry rit gaiement à la question, tandis que deux des jeunes filles riaient à sa question, que Remus lui lançait un regard perçant et que James fixait les yeux d'Harry d'un air curieux.
«Malheureusement non, M. Black, mais, si vous le voulez, je peux demander au professeur Dumbledore de vous faire retourner en première année, et vous pourrez participer à nos promenades.»
Les autres Gryffondor se mirent à rire, tandis que Remus continuait de fixer Harry avec insistance, le mettant mal à l'aise.
Regardant sa montre, Harry prétexta la reprise de son cours pour quitter les cinquièmes années et surtout le regard de Remus qui le gênait horriblement. Il eut vite fait de rassembler autour de lui les premières années qui se mirent à lui poser une foule de questions sur les petits animaux, plantes, mais également sur le lac. Harry y répondit avec attention et en fin d'heure, le reste des premières années avait appris la même chose que leur camarade.
Quand la cloche annonça l'heure du dîner, Harry s'empressa de rejoindre Ginny dans la grande salle. Au passage, il nota que tous les premières années étaient entourées des élèves des autres années, qui firent semblant de rien quand Harry passa à côté d'eux, mais qui se mirent à réinterroger les plus jeunes sur son compte, dès qu'ils crurent qu'il n'était plus à porté de voix. Du coin de l'oeil, il vit les premières années des diverses maisons le regarder passé avec des regards plein de gentillesse et de respect. Il avait gagné le coeur de ses plus jeunes élèves.
«Et bien, et bien, s'exclama Ginny en souriant tandis qu'il s'asseyait à côté d'elle après lui avoir fait un petit baiser (sur la joue). Tu as l'air bien heureux !
– Et j'ai de quoi, lâcha Harry en se servant abondamment de purée.
– Ça c'est passé comment ? Demanda McGonagall qui était à côté de Ginny.
– Fort bien ! Répondit Harry. J'avoue m'être amusé comme un fou. Ces premières années sont de vraies perles.»
McGonagall lui sourit tandis que Carpiel s'asseyait à côté de lui. Le professeur de Potions était pâle et semblait exténué.
«Dure ? Demanda McGonagall d'un air compatissant.
– Horrible, répondit le directeur de la maison des Serpentard. Ils étaient déchaînés. En cinq minutes, j'ai du arrêter cinq bagarres et envoyer deux élèves à l'infirmerie.
– Ils vont bien ! Informa Ginny d'un ton rassurant.
– Et quels sont donc ses horribles démons qui vous créent tant d'effrois ? Se renseigna Harry.
– Les septièmes Gryffondor Serpentard, répondit d'une voix sombre son collègue. Séparés, ils sont calmes et sympas, mais réunissez-les dans la même classe et c'est un enfer.»
L'angoisse d'Harry remonta soudainement, il avait l'honneur de les avoir DANS la même classe juste après.
«Les premières, les deuxièmes et les troisièmes, dit Minerva, sont les plus faciles. Mais une fois en quatrième, l'inimité qu'il y a entre les différentes maisons devient si grande qu'il est parfois difficile de donner un cours.»
Harry et Ginny échangèrent un regard.
«Quand même pas à ce point là ?» Demanda Ginny d'un air surpris.
Mais Jason (Flitwick ! lolll quel choix de prénom !! ^^) eut un grognement de désespoir.
«Malheureusement si, fit-il après un instant de silence à la table des professeurs. Et avec les derniers événements, c'est de pire en pire.»
Harry n'eut pas besoin de demander de quels événements il parlait : Voldemort et ses mangemorts répandaient la terreur autant que durant son adolescence. Sans le vouloir, Harry récupéra son visage dur, triste. Si triste que les autres professeurs, qui étaient peu habitués à le voir comme ça, en furent fort troublés. Mais Ginny veillait. Passant une main dans le dos de son mari, elle se leva et le tira avec elle. Ils quittèrent la Grande Salle sous le regard inquiet des professeurs, envieux de certaines élèves et attendris d'autres.
«Je l'avais oublié celui-là,» confia Harry tandis qu'ils marchaient dans les couloirs, en direction de la salle de classe d'Harry (il restait une demi-heure de temps de midi, il ne servait donc à rien d'aller dans leurs appartements qui en étaient fort éloignés). Ils l'atteignirent très rapidement.
Ginny s'assit à un banc et Harry sur son bureau, face à elle. La tristesse n'avait toujours pas quitté son visage et consciente qu'elle ne disparaîtrait pas facilement, Ginny décida de le faire rire. Elle leva soudain le bras bien haut, faisant sursauter Harry. Doucement, il sourit.
«Oui, Miss Weasley ? Demanda Harry, faisant sourire son épouse.
– Voilà professeur, dit-elle d'un ton digne d'Hermione, je me demandais quand vous alliez enfin laisser de côté vos soucis de professeur, de défense du monde et de Quidditch pour vous préoccuper de moi ?
– Allons, Miss Weasley, répondit-il en souriant tandis que Ginny se levait et s'approchait de lui, le regard brillant d'amour. Ça n'est pas raisonnable. Vous êtes une élève et moi un.»
Il ne peut aller plus loin, Ginny le faisant taire en l'embrassant passionnément. Sans pouvoir résister à son épouse, Harry l'attira contre lui et répondit à son baiser avec une ardeur qui stupéfia Ginny. Lorsqu'ils se séparèrent, elle posa sa tête sur son torse, se collant à lui, son coeur gonflé d'amour.
«Je vous aime Harry Potter», chuchota-t-elle, le visage toujours baissé, n'osant le regarder de peur de ne pas pouvoir le quitter lorsque la cloche sonnerait.
Mais Harry était bien décidé à pouvoir admirer le beau visage de son épouse, aussi s'écarta-t-il légèrement d'elle, l'obligeant à relever les yeux. Ginny haleta lorsque ses yeux vert émeraude plongèrent dans ses yeux bleu foncé et instinctivement, elle l'embrassa de nouveau avec encore plus de fougue. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils se séparaient, Harry lui lança un regard plein d'amour et lui dit dans un murmure :
«Je vous aime Ginny Weasley Potter et cela plus que moi-même.»
Ginny lui sourit tendrement et s'écarta précipitamment de lui lorsque des pas se firent entendre dans le couloir. Regardant sa montre, elle vit qu'il ne restait qu'une minute avant le début des cours.
«Bonne chance», lui souffla-t-elle, posant rapidement un doux baiser avant de se diriger vers la porte. Sortant de la classe, elle fixa les élèves de septième année avec un léger sourire alors que ceux-ci la regardaient d'un air surpris et s'éloigna, alors que la cloche retentissait.
Quand les septièmes années entrèrent dans sa classe, légèrement craintifs à l'idée de découvrir que leur nouveau professeur de DCFM était un dangereux psychopathe échappé de l'asile, Harry était totalement détendu, et leur fit un grand sourire quand ses élèves entrèrent. Il nota au passage que plusieurs jeunes filles avaient écarquillé les yeux, puis rougi en gloussant entre elles (et il avait discrètement levé les yeux au ciel.).
Contrairement aux premières années de Gryffondor, Serdaigle, Serpentard et Poufsouffle, Harry ne les accueillit pas avec bonne humeur. Dés qu'ils furent entrés, il se leva, se plaça devant son bureau et les regarda tour à tour. Quand il eut finit son inspection, non sans en avoir reconnu certains, Harry s'adressa à eux avec un sérieux étonnant.
«Je ne pense pas avoir besoin de vous dire que vous êtes ici pour apprendre, leur dit-il. Et non pas pour vous battre. Je tiens à vous prévenir que je n'ai pas l'intention de jouer le rôle d'arbitre, et encore moins celui de brancardier. Je ne tolérais donc aucune bataille, aucune insulte ou aucun sort lancé sans mon consentement. La loi, ici, c'est moi ! (NdA : tiens, tiens, ça me rappelle un certain prof de bio.). Vous avez dix-sept ans, j'attends donc de vous un comportement exemplaire. Est-ce clair ?»
Aucun ne répondit, mais en voyant leurs mines craintives, Harry comprit qu'il avait fait son petit effet. Alors, il sourit ! Ce fut tellement imprévisible pour les élèves qu'ils restèrent bloqués pendant quelques minutes. Puis, de timides esquisses de sourire apparurent sur le visage des Gryffondors, tandis que les Serpentards affichaient un air boudeur.
«Bien, reprit-il d'un ton enjoué, maintenant que ce problème est résolu, commençons. Cette année est spéciale pour vous, vu que ce sera la dernière à Poudlard. C'est maintenant, que vous devez faire le choix de votre avenir. Mais quel que soit votre choix, dans la sombre époque où nous vivons, vous avez besoin de protection. Ou plutôt, vous avez besoin de savoir vous protégez. L'un de vous sait faire le sortilège Spero Patronum ?»
Comme Harry s'y attendait, il n'y eut que des hochements de tête négatifs à sa question.
«Et l'un de vous sait-il créer un bouclier suffisamment puissant pour repousser au moins cinq expelliarmus ?»
Les élèves échangeaient des regards d'inquiétudes : Ce prof était fou ou quoi ??
«L'un de vous sait-il se servir du sortilège Illusio ?»
Il y eut encore des regards échangés, puis, les mains de tous les élèves se levèrent.
«Bien. Illusio !»
Tous les élèves sursautèrent. Ils n'étaient plus dans la classe, mais dans un grand champ de fleur. Les bancs étaient toujours là, mais avaient pris la forme de petites tables de bois. Des oiseaux volaient dans le ciel en poussant de petits gazouillis joyeux. Et autour d'eux, sur eux, tombaient de délicats pétales de roses. Certaines filles se levèrent, paumes vers le haut, souriantes et poussant des exclamations de ravissement. Les garçons, eux, regardaient le décor avec perplexité. Soudain, un daim déboula dans la prairie où ils se trouvaient. L'animal courut un long moment, puis stoppa. Il fixa sur les élèves (et leur professeur qui se contentait de regarder les jeunes élèves complètement stupéfiés, en souriant) un regard indéchiffrable, puis reprit sa course pour rentrer dans la forêt proche. Et aussi subitement que quelques minutes auparavant, le décor disparut pour redevenir comme avant. Tous les regards se reposèrent alors sur Harry qui regardait ses élèves en souriant à pleines dents.
«Je repose ma question, s'exclama gaiement le professeur de DCFM. Quelqu'un sait-il faire le sortilège Illusio ?»
Aucun élève ne manifesta l'envie de lever la main, mais alors que Harry s'apprêtait à poursuivre son cours, un garçon de Serpentard leva la main. Harry n'eut même pas besoin de lui demander son nom pour savoir de qui il s'agissait. Ces longs cheveux blonds plaquer en arrière, ses yeux gris et froid ampli de mépris. Une seule personne à sa connaissance pouvait à ce point être fière et méprisante : Lucius Malefoy. Harry sourit malgré lui et d'un geste de la tête, lui donna l'autorisation de parler.
«En quoi le sortilège Illusio peut nous être utile pour nous protéger ? Et en quoi interfère-t-il dans le programme de DCFM ?
– J'y viens monsieur Malefoy, j'y viens !»
Lucius parut surpris d'entendre son nom prononcer par un homme qui ne lui avait jamais parlé, faisant rire Harry intérieurement.
«Bien, s'exclama Harry en se frappant dans les mains. Ce sont là de judicieuses questions qu'a posées Monsieur Malefoy. Et en effet, je vous le demande, à quoi cela va-t-il vous apprendre à vous protéger. Monsieur Dubois, à votre avis, comment fait-on pour se protéger ?»
Le concerné jeta de petit coup d'oeil inquiet à ses camarades Gryffondor, puis, incertain, répondit :
«Ben. On se défend des attaques qu'on subit.
– Et comment ? Insista Harry.
– Heu.»
Malefoy leva la main.
«Monsieur Malefoy ?
– En devenant puissant !»
Harry eut un sourire carnassier et les élèves furent définitivement persuadés qu'ils avaient affaire à un psychopathe.
«En devenant puissant, répéta Harry. Et comment devient-on puissant ?»
Une élève aux cheveux bouclé et assise parmi les élèves de Gryffondor leva la main.
«Mlle.. ?
– DesChamps monsieur. En s'entraînant !
– Exacte ! S'exclama Harry, se relevant de son bureau sur lequel il s'était assis. Dix points pour Gryffondor et Dix pour Serpentard. On devient puissant en s'entraînant ! Mais quel est le rapport avec le sortilège Illusio, je vous le demande ?»
La jeune fille de Gryffondor leva de nouveau la main. Harry se tourna vers elle.
«Le sortilège Illusio est extrêmement difficile à réaliser. Il faut une grande puissance magique pour faire une illusion capable de berner une vingtaine d'élèves. (Elle ricana). Et il en faut encore plus pour la maintenir longtemps.
– Exacte ! Dix points pour Gryffondor ! Le sortilège d'illusion, vous le connaissez tous. Mais on vous a juste appris à faire de petits papillons virevoltant à gauche et à droite et rien d'autre. Et il n'y a pas que ce sortilège qui est concerné ! Mais aussi Expelliarmus, Spero Patronum et tant d'autre que vous en seriez surpris ! Mon but durant cette année, c'est de vous faire devenir forts. Suffisamment forts pour vous défendre de tout danger qui pourrait survenir durant votre vie ! Cette école et les enseignants qui s'y trouvent ont un défaut ! Ils vous apprennent le sortilège, mais aucun ne vous précisent que si vous refaites ces sortilèges suffisamment de fois et que vous le maîtrisez parfaitement, vous faites alors un progrès en puissance extraordinaire ! Je n'ai pas l'intention de vous faire revoir tous vos sortilèges, loin de moi cette idée. Non, ce que je vais vous faire faire vous permettra de revoir vos sortilèges, tout en devenant puissant. Quelqu'un a une idée de ce qu'est mon sujet de cour pour les deux premiers trimestres ?»
Toute la classe leva la main, mais Harry donna la parole à un garçon brun de Gryffondor :
«Les duels monsieur ?»
La voix de l'élève résonna dans la salle de classe, tandis que tout les élèves, Gryffondor/Serpentard confondu le fixaient avec une intensité si grande que l'air entre l'enseignant et les étudiants était à coupé au couteau. Le sourire d'Harry s'élargit et il dit d'une voix claire : «Dix points pour Gryffondor !»
Ginny fut tenté de rester derrière la porte pour savoir comment allait se dérouler le reste du cours de son mari, mais elle se doutait que Pompom n'apprécierait pas du tout que son aide lui fausse compagnie pendant deux heures. Déjà qu'elle était en retard d'une demi-heure. D'un air rêveur, elle reprit le chemin de l'infirmerie.
«Les duels, pensait-elle. Ron aurait donné sa peau pour que cette matière soit vue comme vont la voir ces septièmes années.»
Ginny ressentit soudainement une vague de tristesse la submerger quand elle prit conscience que l'expérience d'Harry dans ce domaine était du aux mésaventures qu'il eut dans son adolescence. Posant une main délicate sur son ventre déjà gonflant, Ginny entra dans l'infirmerie.
«Vous voilà enfin ! S'époumona Pompom Pomfresh, qui semblait au bord de la crise de nerf. Venez m'aider !»
Ginny releva la tête et faillit éclater de rire quand elle vit James Potter et Severus Rogue, se tenant mutuellement par les cheveux, l'infirmière prise en sandwich, trop occupé à essayer de se faire mal que pour libérer la pauvre femme qui avait visiblement tenté de s'interposer.
«Petrificus totalus, s'exclama gaiement la jeune fille, faisant figer Rogue qui s'effondra au sol, pétrifié.
– Et toc, ricana James. Je ne t'ai pas mis hors combat, mais j'ai gagné quand même !
– Vous n'avez rien gagnez si ce n'est l'insigne honneur de m'expliquer ce que signifie toute cette agitation, intervint Pompom, hystérique.
– Allons, allons, Pompom, rien ne sers de s'énerver, dit gaiement Ginny. Occupez-vous donc de M. Rogue, tandis que j'emmène M. Potter de l'autre côté de la pièce, derrière un paravent, pour le soigner.»
Ginny fit signe à James de la suivre et partit vers le fond de l'infirmerie, tandis que Pompom tirait Rogue par les pieds pour aller le dépétrifier dans son bureau.
«Et bien, M. Potter, dit Ginny une fois qu'elle eut tendu le rideau qui les cachait au reste de l'infirmerie pourtant vide. Vous commencez bien l'année. Dès le premier jour.»
James lui sourit d'un air rêveur, essayant d'essuyer le sang qui coulait de sa lèvre fendue.
«Ne touchez pas à ça, intervint Ginny. Je m'en occupe !»
Elle se tourna vers un petit chariot qui était près d'elle et fit signe à James de s'asseoir sur un lit non loin de là. Tandis que le Gryffondor s'installait confortablement, elle prit une petite bouteille dans lequel se trouvait un liquide incolore qu'elle savait très efficace pour les blessures dues au combat. Elle chopa au passage un morceau d'ouate pour l'appliquer sur le visage de son patient. Se retournant, elle découvrit un James vêtu de vêtement moldu, sa robe de Poudlard à côté de lui. La vue de ce James avec un pantalon noir et un t-shirt rouge lui rappela la première fois qu'elle avait embrassée Harry. Il était vêtu exactement de la même façon.
Ginny se secoua et s'approcha de James. Elle versa un peu de la potion sur l'ouate et le passa délicatement sur les blessures de James qui la fixait avec curiosité. Etrangement, la vue du sang de James lui donnait le vertige. Elle avait la vague impression qu'elle allait tomber. Soudain, tout tourna encore plus vite et Ginny eut juste conscience du bras de James qui s'enroula autour de sa taille pour l'empêcher de tomber avant de sombrer dans l'inconscience.
******************
«Ça ne sert à rien de hurler le sort, expliqua Harry en enlevant sa main de son oreille et en s'interposant entre Franck Londubat et Clémentine DesChamps qui devaient s'affronter devant la classe. Tout ce que vous faites, c'est prévenir votre adversaire de vos intentions. Et lui donner le temps de vous contrecarrez. Que vous le criez, ou le murmuriez, le résultat sera le même et.»
Harry n'eut pas le temps de finir. James fit irruption dans la salle, soufflant fortement.
«Pro. professeur. Infirmerie. Votre femme.
– Le cours est terminé !» Rugit Harry.
James sur ses talons, Harry quitta la classe et courut jusqu'à l'infirmerie.
«Que s'est-il passé ? Demanda Harry tout en continuant et en adressant un rapide regard à son futur père.
– Elle me. Soignait et. Elle à perdue conscience. Mme Pomfresh. M'a dit de venir vous chercher tout de suite. Après l'avoir examiné.»
James ne put en dire plus, ils déboulèrent tout les deux dans l'infirmerie. Assise confortablement sur un lit, Ginny, bien qu'un peu pâle, souriait d'un air béat à Mme Pomfresh qui lui rendait son sourire. Un peu à l'écart, Rogue ricanait en voyant l'inquiétude de son professeur.
«C'est une infir. Oh ! Monsieur McDrell !» S'exclama Mme Pomfresh qui s'était retournée et regardait maintenant Harry en souriant.
Mais Harry ne se préoccupa pas plus de Mme Pomfresh que si elle avait été un meuble. Il fonça droit sur Ginny en bousculant légèrement l'infirmière et la serra dans ses bras (Ginny, pas l'infirmière ! loll).
«Ginny, lui dit-il d'une voix pleine d'angoisse. Qu'est-ce qui ne va pas ?» La jeune femme mit un peu de temps à répondre, elle souriait toujours béatement, mais bien vite, ses yeux se remplirent de larmes et elle se blottit contre lui.
«Ginny, je t'en prie, dis-moi.
– Je suis enceinte», répondit-elle.
Harry resta figé pendant quelques secondes puis, les sourcils froncés :
«Je le sais Ginny, mais enfin, qu'est-ce qui ne va pas ? On lui a fait boire une potion de confusion ou quoi ? Grogna-t-il en ce tournant vers Mme Pomfresh.
– Calmez-vous voyons, lui dit l'infirmière. Votre femme va très bien ! Elle est juste sous le choc !
– Quoi ? Mais pourquoi ?
– Mais pour le bébé ! Répliqua Pompom.
– Mais. Elle sait depuis presque un mois qu'elle est enceinte !
– Mais oui ! Elle savait qu'elle allait avoir un bébé !»
Harry resta figé cinq minutes, puis se tourna de nouveau vers Ginny. Elle resplendissait de bonheur, et des larmes de joie coulaient sur son visage encore un peu pâlot.
«Tu veux dire que. On va. Deux ? C'est ça ?
– Oui, dit Ginny d'une voix douce. C'est des jumeaux !»
Un bruit mat se fit entendre dans l'infirmerie de Poudlard, bientôt suivit par quatre rires. Ils étaient pourtant cinq. Mais le professeur de DCFM de Poudlard en 1975, connu sous le nom de Harry McDrell et de Harry Potter en 2000, sauveur du monde, futur joueur de l'équipe national de Quidditch d'Angleterre, et probablement futur gagnant et futur directeur de la fameuse école de sorcellerie, cet homme qui avait fait face à mille dangers malgré sa peur, cet homme si admiré et courageux, venait de tombé dans les pommes !
James et Severus, oubliant leur haine habituelle, se tenaient l'un à l'autre en riant comme jamais. Ginny regardait son mari, continuant de pleurer de joie, mais également de rire, tandis que Mme Pomfresh était affalée sur une chaise et se tenait le ventre, prise d'un fou rire incroyable.
«Bon, dit finalement l'infirmière. C'est bien joli tout ça, mais il faudrait peut-être le réveiller. Il a encore cours aujourd'hui !»
Et dans un autre éclat de rire général, les deux jeunes femmes relevèrent Harry, et commencèrent à le ranimer.
###################################################################
Voilà ! j'ai
fini d'écrire le chapitre 6, donc, voilà le 4. . . Dis comme ça, ça à l'air
vraiment stupide de faire ça. . . mais rassurez-vous, je n'attendrais pas
d'avoir fait le 7 pour poster le 5 ! il devrait arrivé samedi ou dimanche !
haut les coeurs !!
Alors, je vous remercie tous pour vos Review, et même ceux qui ne review pas
!!!
A Ccilia : merci de venir alimenté tout ça. c vrai qu'y en a pas beaucoup
(légères insinuations pour les autres lecteurs. . . )
A Tiffany : contente que ça te plaise. Ça fait vraiment plaisir à la pauvre
petite auteur que je suis de savoir que ce que je fais est aimé ! ça me donne du
coeur à l'ouvrage ^-^ !
A moonye 38 : ne t'inquiète pas, je continue. Savoir que ma fic est aimé me
donne des ailes ! en fait, pour tout avoué, les deux premiers chapitres sont
écris depuis Noël. Mais je ne la publiais pas et comme personne ne lisait, je
n'avais pas toujours envie de le faire. Mais là, g fait le chap 6 en 3 jours
!!! un recors !! surtout, faut continuer à m'encourager !! Quand au enquêteur
mystère. . . le futur nous le dira. . . ^.-
A Alana chantelune : contente que ça te plaise !
A Sibla Jackson7 : C'est très gentil ! Vraiment ! Merci ! ;___ ;
A jenni1ruby : ne t'inquiéter pas, je n'ai pas l'intention de m'arrêter. Je
suis plus motivée que jamais à continuer ! Merci !
A Jina : et bien, voilà mon chapitre 4 ! j'espère qu'il te plaira !
Sinon, un grand merci à marion_moune qui corrige mes fics et qui, à première
vue, y arrive très bien !! (ben quoi ! suis nul en ortho, alors je peux pas
voir si y'a encore des fautes ! mais je suis sur d'une chose, y'en a moins
qu'avant, c sur !!)
Sinon, faut bien le mettre.
Disclaimer : Rien n'est à moi, sauf l'histoire !! et les personnages que j'ai
inventé. Tout les restes (et quel reste ! c quasiment tout !) est à JKR !!
A la prochaine pour le chap 4 !!!
