Hellow mes p'tits loups ! Merci encore une fois pour tous vos messages/follow/favs ! Je me suis vraiment amusé à lire vos petites idées sur la suite. Surtout sur Lydia qui a l'air de perturber certains d'entre vous x) ! Allez stop la parlote jvous retrouve en bas ;)

Comme d'habitude la réponse aux Guest/Anonyme :

Flavy : C'est toujours un grand plaisir de te retrouver à chaque chapitre :D ! Et oui c'est vrai que Derek est vraiment chou dans cette fic et pourtant, le pauvre c'est pas évident pour lui. Pour Lydia, eh bien je ne dirais rien hein, tu devras patienter encore un peu ;). Merci beaucoup pour ton message

Occam's Razor

Chapitre 4

"Allez, saleté d'ordi de merde !", pesta Stiles, se penchant un peu plus en avant sur la chaise qui faisait face à 'l'ordi-de-merde' en question.

"Un problème ?", demanda son père en passant la tête par la porte de sa chambre.

"Arg, oui. Je ne peux pas m'identifier sur mon ordinateur car je ne connais pas le putain de mot de passe. J'ai essayé tous ceux que j'utilise d'habitude, et aucuns ne marche." Il regarda le lit sur lequel était posé son ordinateur, et se redressa, "Ah, et cette couverture archi moche est également un gros problème."

John rit doucement. "Plains-toi à Melissa… elle faisait de la place dans son grenier et m'a demandé si j'en avais besoin."

"Et tu as dit oui ? Mais elle est horrible !"

"C'est une chambre d'ami. J'avais besoin de linge, pas de style."

"Ouais, eh bien c'est sûr qu'il n'y en a pas là.", dit Stiles. "Hey, je peux t'emprunter ton ordinateur ?"

"Désolé, fils… je l'ai laissé au poste. Je ne savais pas que tu en avais besoin."

L'univers tout entier était contre Stiles.

Son père entra dans la chambre. Il n'avait pas été surpris, en revenant avec la glace tout à l'heure, de voir que Derek n'était plus là. Et il n'avait fait aucun commentaire dessus non plus.

Mais Stiles savait très bien que sa chance finirait par tourner.

"Alors… comment ça s'est passé avec Derek ?"

"Tu veux dire comment s'est passé ta flagrante tentative pour nous faire parler ?", grogna Stiles, retournant à son ordinateur. "Il m'a sniffé", murmura distraitement Stiles tandis qu'il essayait un nouveau mot de passe incorrect. Au bruit étrange venant de son père, le jeune homme se tourna vers lui pour le voir tenter d'étouffer un rire moqueur. "Et ça ne te surprend pas, apparemment."

"Non. Il le fait souvent."

"Merveilleux," répondit Stiles d'une voix sarcastique. 'le mot de passe que vous avez entré est incorrect'.

"Est ce que tu… hum… je pourrais lui demander d'arrêter si tu veux."

"Non," soupira Stiles, "ça va… ça ne me dérange pas."

Une lueur d'espoir apparut sur le visage de son père. Il pensait sûrement que ça ne dérangeait pas son fils parce que certains souvenirs devaient lui revenir. Non… c'était juste qu'avoir Derek Hale aussi proche de lui n'était pas si désagréable que ça.

Stiles tapa distraitement sur son clavier, puis appuya sur entrer parce qu'au point où il en était, une suite de K était un essai tout à fait convenable. Encore raté.

"Tu lui manques tu sais.", expliqua gentiment son père.

Stiles se passa une main dans les cheveux. "Ouais, je sais." Stiles abandonna son ordinateur et reporta toute son attention vers son père. "Tu ferais quoi à ma place ?"

"Tu me demande vraiment mon avis ?"

Stiles hocha la tête.

John réfléchi à sa réponse une minute, puis s'assit au bord du lit face à son fils. Après un moment à organiser ses pensées, il lui dit, "Je pense que tu devrais rentrer à la maison. Je ne dis pas ça parce que je n'aime pas t'avoir ici avec moi. Bien au contraire, tu sais bien. Mais je ne crois pas qu'éviter ton mariage, en te cachant dans ta chambre d'enfant, puisse te mener quelque part."

"Mais ce n'est pas mon mariage ! C'est celui d'un autre Stiles !"

"Je ne suis pas d'accord."

Stiles ouvrit, puis referma la bouche.

"Peut-être que tu ne te souviens pas des sept dernières années, mais crois-moi, je connais mon fils. Je te connais. Tu n'es pas si différent du garçon que tu étais au lycée. Tu as toujours les mêmes qualités. Les mêmes insécurités. Et je sais qu'être avec Derek peut te rendre heureux. Je ne veux pas que tu t'empêches d'avoir la chance de t'en rendre compte.

Stiles croisa les bras et s'enfonça dans sa chaise. "Je ne peux pas me forcer à l'aimer."

"Je sais… mais je pense vraiment que tu n'en aura pas besoin. Disons qu'au pire des cas, si tu ne retrouves pas tes souvenirs, alors tu tomberas amoureux de lui à nouveau."

"Tu ne sais pas si c'est ce qui arrivera.", le contra Stiles.

"Non… mais je parierai ce que tu veux dessus."

Il était évident que son père voulait voir son fils heureux. Il lui disait juste d'être proche du loup et que ça arriverait naturellement. Plus facile à dire qu'à faire.

"Penses-y", dit John, posant une main sur l'épaule de Stiles avant de se lever et quitter la pièce.

Stiles passa une bonne minute à fixer son ordinateur d'un regard mauvais avant d'attraper son portable. Au moins, il n'avait pas besoin du mot de passe pour celui-là.

Il ouvrit la conversation par texto qu'il avait eu avec Derek et remonta au hasard pour commencer à lire.

Stiles : vers 8h ?

Derek : ok

Stiles: genial ! au fait c'est cravate noir obligatoire J

Derek : …ok

Stiles : pas le droit de changer d'avis hein

Derek : je déteste les cravates

Stiles : tu refuserais vraiment d'aller à une vente de charité à cause d'une cravate?

Stiles : les enfants atteints du cancer comptent sur toi

Derek : tu es une horrible personne

Stiles : tu m'aimes quand même

Derek : heureusement pour les enfants

Stiles : tu veux qu'on aille manger quelque part avant? Tu choisis

Derek : c'est ta façon de te rattraper pour me faire porter un cravate?

Stiles : ptetre

Derek : alors je préfère que tu te rattrapes plus tard ;)

Mon Dieu, Derek avait utilisé un smiley. Stiles défila un peu plus loin et repris sa lecture.

Derek : t'as mis les œufs sur la liste?

Stiles : tu ne peux pas faire de réclamation pour ton ptit-dej au lit surprise spécial anniversaire

Stiles : c'est supposé être une surprise

Stiles : tu ne te doutes de rien

Derek : ok je ne me doute de rien

Derek : mais est-ce que tu as pris des œufs?

Stiles : oui j'ai les œufs

Derek : je t'aime

Stiles : je t'aime aussi

Stiles fronça les sourcils, vérifiant rapidement la date du jour et celle de la conversation. Il espérait que l'anniversaire de Derek soit déjà passé. Il ne supportait pas l'idée que les œufs prévus pour l'anniversaire du loup puissent être encore dans le frigo, à attendre que Stiles les prépare et les apporte à celui-ci.

Et, bien sûr, il y avait ces trois petits mots, qui étaient échangés si facilement. C'était un peu déroutant de savoir qu'il y avait eu une vraie affection entre les deux hommes mais que ce n'était plus le cas aujourd'hui. Et la seule chose qui avait changé était Stiles.

Il secoua la tête, et jeta un œil à la dernière conversation qu'ils avaient eu avant que tout ne devienne un immense bordel. Les messages avaient été échangés quelques heures avant qu'il ne se réveille au côté d'un mari, qu'il n'avait pas en étant parti se coucher la veille.

Derek : ça va si mme McCall nous l'apporte vendredi prochain ?

Stiles : ouais c'est bon

Stiles : rappelle moi de lui offrir des fleurs pour nous donner ses vielles affaires J

"Oh, pitié non," dit Stiles à voix basse, puis il ouvrit la fenêtre de texte et tapa :

Stiles : on a pas intérêt a récupérer des couvertures de la mère de scott. Serieux, cette chose qu'elle a refilé à mon père devrait être brulé.

Avant même de pouvoir s'en rendre compte, il appuya sur envoyer.

Quelques secondes plus tard, Derek lui répondit.

Derek : ce n'est pas une couverture. juste des meubles pour le bureau

Une pause, puis un autre texto :

Derek : c'est elle qui nous a filé la table basse

Stiles repensa à la maison et à la table basse du salon. Ce n'était pas si mal. Donc Mme McCall avait de vrais gouts de merde pour le linge de maison mais ses choix pour les meubles restaient potables.

Derek : mais si tu ne l'aimes pas on peut toujours la bruler

Stiles rit, et posa rapidement la main sur sa bouche pour étouffer le bruit. Il repensa à ce qu'avait dit son père, sur le fait d'essayer, et laissa son pouce survoler le clavier un instant, avant d'écrire :

Stiles : on mange ensemble demain soir ? sans mon père ?

Stiles hésita à l'envoyer pendant une bonne minute avant d'appuyer sur le bouton.

La réponse de Derek fut immédiate.

Derek : oui

Stiles déglutit nerveusement.

Stiles : cool. tu viens me chercher quand tu sors du boulot?

Mon dieu, on aurait dit qu'ils avaient leur premier rendez-vous, c'était ridicule. Ils étaient mariés. Mais c'était tout ce que Stiles se sentait capable de faire pour le moment.

Derek : ok à demain

Stiles : à demain

Cela fait, Stiles alla dans ses contacts, y trouva Scott, et appuya sur l'icône du téléphone vert.

Ça sonna deux fois avant que Scott ne réponde. "Hey, Stiles !"

"Scott, mon pote ! Ah, ça fait du bien te t'entendre." Stiles s'affaissa d'un coup sur sa chaise. Se laissant envahir par la vague de soulagement qu'il ressentit au son de la voix de son meilleur ami.

"Comment ça ? On s'est parlé samedi. Rene, chérie, ne joue pas avec ça." Il entendit vaguement le bruit d'une petite fille. "Je sais que c'est joli, mais maman va se mettre très en colère si tu le casses." Puis il reprit pour Stiles. "Désolé… la petite n'arrête pas aujourd'hui."

"Pas de soucis."

"Re, tu veux dire bonjour à Tonton Stiles ?"

"Heu, en fait je…", commença celui-ci, mais il fut coupé par la voix d'une fillette tout excitée.

"Coucou, oncle Stiles !"

"Heyyyy… ma puce ? Hum… comment ça va ?"

"On est allé au parc aujourd'hui et j'ai fait du cerf-volant ! "

"C'est vrai ? Ça a l'air chouette." Stiles commençait à transpirer. Putain de merde, il était en train de parler à la fille de Scott.

"Ya une même une princesse dessus ! Et Papa a trébuché sur un assoreur."

"Arroseur, mon cœur," corrigea Scott." Et Tonton Stiles n'avait pas besoin de savoir ça."

"Si ! C'était rigolo !"

Stiles ricana. Il avait l'impression qu'il allait vraiment aimer la petite.

"Quand tu viendras nous voir, tu feras du cerf-volant avec moi, Tonton Stiles ?"

"Oh, heu… ouais… bien sûr." Il se dépêcha de retrouver le surnom que Scott avait utilisé. "Re."

"Et Tonton Derek aussi !"

"Je… je suis sûr que Derek adorerait faire du cerf-volant avec toi."

"Okay !"

Stiles avait la tête qui tournait toujours quand Scott reprit le téléphone. "Désolé mec. C'est une vraie pile électrique. Alors, qu'est-ce qu'il y a ?"

Stiles retint son souffle et se demanda comment annoncer en douceur qu'il…

"Je me suis réveillé hier matin sans aucuns souvenirs des sept dernières années."

Ou… ouais, il pouvait juste le balancer comme ça aussi.

Gros silence. Puis Scott demanda incrédule, "Tu quoi ?"

"Je me suis réveillé hier matin dans une maison inconnue – ma maison – et je ne sais pas comment j'ai atterri là-bas. La dernière chose dont je me souviens c'est d'être en train de réviser à fond pour l'exam de chimie de Madame Sheridan, et puis ensuite je me réveille dans le même lit que Derek."

"C'est quoi ce bordel mec ?"

"Justement, j'en sais rien ! "

"T'es allé voir le docteur ?"

"Oui, mais pas pour ça. J'ai eu besoin de points de suture. Je suis tombé sur la table de nuit et j'ai amorti la chute avec ma tête."

"Attends, tu…. Kira ! Kira, viens voir. Stiles a un problème. Il est amnésique. Oui, sérieusement ! Viens."

Scott passa l'appel en haut-parleur.

"Stiles ?" appela Kira, "Qu'est ce qu'il se passe ?"

"Je me suis réveillé hier matin sans aucun souvenir des sept dernières années."

Silence de mort.

"Tu plaisantes ?" demanda Kira.

"Non, je plaisante pas ! J'suis à l'opposé de plaisanter même. J'ai un mari que je ne me souviens pas avoir épousé et une maison dans laquelle je ne me rappelle pas avoir emménagé alors non, je suis pas trop d'humeur à plaisanter là."

Apparemment, il leur fallut quelques secondes pour réaliser.

"Est ce que tu as vu un spécialiste ?", le questionna la jeune femme.

"Non… ils voulaient me faire passer une IRM, mais je ne les ai pas laissé faire."

"Quoi ? Et pourquoi ?", demanda Scott.

"A cause du Nogitsune, abruti", grogna Stiles les dents serrées.

"Stiles, tu…" Scott hésita, puis dit prudemment. "C'était il y a longtemps."

"Ouais, si tu peux te souvenir des sept dernières années peut-être, mais ça ne fait pas si longtemps que ça pour moi. Pour moi, ça vient juste d'arriver." Il prit une grande inspiration pour tenter de se calmer. "Est-ce que l'un de vous saurait ce qui aurait pu m'envoyer dans une dimension parallèle ? Un sort, une malédiction ou … une nouvelle espèce de monstre capable de contrôler les portails spatio-temporels ?"

Le silence qui suivit n'était pas vraiment encourageant.

"Tu as demandé à Lydia ?"

"Derek a dit qu'il lui parlerait."

"Est ce que Derek est avec toi ?", demanda Scott.

"Non, je suis chez mon père."

Nouveau silence.

Stiles roula des yeux. "Ai-je mentionné le fait que dans mon monde, j'ai dix-sept ans et que je n'ai pas de mari ?"

"Putain de merde, tu ne plaisantes vraiment pas.", murmura Scott.

"Je te l'ai dit." Stiles se frotta les yeux d'une main.

"Mais tu n'es pas… Je veux dire, tu es le 'toi-version-dix-sept-ans' là ?"

"Non, j'ai… j'ai le même âge que votre Stiles. J'imagine que je dois avoir 24 ans. Sauf que je ne sais pas comment je suis arrivé là."

"Merde, c'est dingue quand même."

"Crois moi Scott, j'en suis bien conscient." répliqua le jeune humain.

"Je… je vais demander à ma mère, voir si elle sait quelque chose." les interrompit Kira.

"Merci Kira."

"Mec, j'aimerais tellement que Deaton soit encore en vie," marmonna Scott. " Oh merde, est-ce que tu …"

"Ouais, je suis au courant pour Deaton. Derek m'a parlé d'une harpie. Il a été plutôt vague à ce propos par contre."

"Tu as été gravement blessé," expliqua Scott, "ça l'a fait peter un câble."

C'était toujours difficile d'imaginer Derek tenir autant à lui. Assez pour le sortir d'une maison en feu bien sur… mais de là à 'peter un câble' parce qu'il était blessé ? Non… ça ne collait vraiment pas.

"On va tous les deux chercher ce qui aurait pu causer ça," Promit Scott. "Ne t'en fais pas, ok Stiles ? On s'en occupe."

Juste le fait d'entendre ça le fit se sentir mieux. Il avait discuté avec Scott et Kira, et Derek allait parler avec Lydia. Ses amis étaient sur le coup. Sa meute le couvrait. S'ils avaient réussi à le libérer du Nogitsune, ils pouvaient arranger ça.

"Merci."

"Pas de problème. Fais attention à toi, ok ?"

"Ouais, t'inquiètes. Bonne nuit."

Voilà Voilà…

Chapitre plus court mais important pour la suite de l'histoire. Dans le prochain chapitre certaines questions que vous vous posez auront leurs réponses ! Mais n'hésitez pas à m'envoyer vos nouvelles hypothèses qu'elles soient crédibles ou complètement farfelues je prends toujours plaisir à les lire :D!

A très vite mes p'tits loups !

Du love du love du love