Edward me raccompagna jusqu'à la porte avant de partir. Je savais pertinemment qu'il reviendrait lorsque Charlie dormirait. A peine entrée dans la maison, j'entendais déjà mon père.
- Bella ?
Je détestais cette habitude, comme s'il pouvait y avoir quelqu'un d'autre que moi à la maison.
- Oui c'est moi papa, excuse mon retard j'étais en promenade et je n'ai pas vu le temps passer.
- Pas grave. Comme tu n'étais pas là j'ai commandé une pizza, il en reste dans la cuisine.
Je prenais une part et rejoignit mon père dans le salon. Il regardait encore un match de baseball. Je repensais alors à l'unique match de baseball orchestré par les Cullen. Cela me faisait rire, parce qu'en comparaison avec les matchs « vampirique », les matchs « normaux » étaient extrêmement ennuyeux. J'en rigolais même. Charlie me regarda avec incompréhension. Il est vrai que depuis le départ des Cullen, je n'avais plus rit.
- Alors c'est vrai ? Les Cullen sont revenus ?
- Oui ... Comment le sais-tu ?
- Oh tu sais les nouvelles vont vite par ici ...
- Oui, j'avais remarqué, marmonnais-je à moi-même.
- Bella, je voulais savoir si vous ... enfin ... comment dire ... Bella, as-tu eu l'occasion de les revoir?
- Oui ... je les ai revus et on a discuté pendant un long moment...
- Et Edward et toi ... ?
- On s'est remis ensemble. Notre séparation nous ne l'avons supporté ni l'un, ni l'autre.
- Alors pourquoi être parti dans ce cas ?
Aïe. Je n'allais tout de même pas lui expliquer la vraie raison...
- Eh bien, Edward pensait ... représenter un ... danger pour moi. Il est parti car il ne voulait pas me faire de mal.
Ce qui n'était pas tout à fait un mensonge.
- Bella, je sais que je ne peux interférer dans ta vie sentimentale, mais je voudrais que tu fasses attention. Je ne voudrais pas que tu souffres comme tu as souffert durant son absence. Je sais que tu l'aimes, mais je ne connais pas ses sentiments à lui, et je ne peux m'empêcher de ne pas lui faire confiance.
- Edward m'aime je le sais, il me l'a prouvé. Moi aussi au début je croyais qu'il me mentait, mais maintenant je sais qu'il dit la vérité. Il m'aime, je l'aime tout va pour le mieux, ou presque. Je lui fais confiance, je sais que plus jamais il ne me laissera.
Je ne pouvais en vouloir à mon père, il s'inquiétait tellement pour moi, sa fille unique. Je l'enlaçai brièvement car nous fûmes rapidement gênés par cette situation, puis je montais prendre une douche et me mettre en pyjama.
L'eau chaude me fit un bien fou. Je me sentais vivante après plus de six mois à errer. Lorsque je fus relativement bien détendue, je m'habillais, me brossais les dents et les cheveux puis alla dans ma chambre. Telle ne fut pas ma surprise de le voir déjà là, tapis dans l'ombre, assis sur l'illustre rocking-chair. Je courus presque le rejoindre et l'enlaça le plus fortement que je pu. Il le comprit et ne pu s'empêcher de me lancer une remarque ironique.
- Attention, Bella tu vas m'étouffer.
Je lui jetais un regard peu amène, et partis m'allonger sur mon lit.
- Oh excusez-moi monsieur. Vous êtes mieux ainsi.
Il me rejoignit en un mouvement sur le lit et me pris dans ses bras, me collant plus que nécessaire contre son torse.
- Petite sotte, je ne suis bien que dans tes bras.
- Ah bon ? Je ne le savais pas ..., dis-je d'un air innocent.
- Tu vas vite le comprendre mon amour. Répliqua-t-il.
J'allais lui demandais comment il allait s'y prendre, mais il captiva mes lèvres avant que je ne puisse émettre le moindre son. Il me donna un long baiser passionné s'autorisant à dépasser les limites qu'il avait lui-même imposer. J'en fus d'ailleurs surprise, ce qui ne m'empêcha néanmoins pas de savourer ce baiser. Il me repoussa lorsque je manquais d'air.
- Waouh ..., dis-je haletante, ça c'était du baiser. Depuis ton retour ils sont tous comme ça. Aurais-tu revu les limites à la baisse ?
- Non... enfin si quelque peu. Il s'avère que depuis que j'ai failli te perdre, j'arrive mieux à me contrôler. Ton sang m'attire toujours mais il a une moindre emprise sur moi.
Nous nous embrassâmes encore un peu, puis il me chanta ma berceuse. Comme cela m'avait tellement manqué. Cette nuit pour la première fois depuis longtemps je ne fis pas un seul cauchemar.
