Chapitre 4 : Une journée mouvementée...

Chez les Gilbert

D : Elena tu ne devrais pas aller en cours aujourd'hui.

E : Je ne vais pas me cacher juste parce que Sophie est une sorcière et Laurent un vampire, Damon. S'ils avaient voulu me faire du mal ils l'auraient déjà fait. Il doit y avoir une autre raison qui les a poussé à nous cacher la vérité. Peut-être qu'ils avaient peur de notre réaction, ou qu'ils voulaient juste vivre normalement...

D : Tu es trop naïve.

E : Et toi trop suspicieux.

D : C'est trop dangereux.

E : J'aurai Bonnie avec moi. Et je ne vais pas vivre dans la peur une fois de plus. Ça s'est passé comme ça avec Klaus et au final il a quand même gagné. Il m'a enlevé presque tout ce qui constituait ma vie.

D : Stefan...

E : Oui Stefan, mais pas seulement. Damon j'ai perdu ma famille, Jenna est morte et Jeremy à l'air dans un autre monde. Ma vie a changé radicalement et je n'étais pas prête pour ça. Qui le serait ? Même toi tu as changé. Le Damon que je connais n'éviterait pas le sujet que nous évitons depuis plus d'un mois.

Damon resta muet.

E : Damon, les choses ont changé. Nous ne sommes plus les mêmes et Klaus est responsable de ça. Il a eu un tel impact sur nos vies que j'ignore encore si j'ai le droit d'agir par moi-même. Alors je ne veux pas le laisser gagner plus longtemps. Je ne veux plus avoir peur. Je reprends ma vie en main et j'oublie Klaus et toute la méfiance qu'il a apportée. Je « ferme mon interrupteur » et tu ferais bien d'en faire autant.

D : Une dernière chose, Bonnie n'est plus aussi puissante, les sorcières refusent de l'aider depuis qu'elle les a questionnées pour ma morsure et pour avoir ramené Jeremy à la vie.

E : Elle est quand même puissante. Et puis maintenant que la malédiction de Klaus est levée je n'ai plus aucune valeur. J'irai bien Damon. Si tu as si peur alors viens avec nous.

D : Je n'ai pas vraiment le choix. Répondit-il inquiet. Bon eh bien dans ce cas c'est moi qui conduis.

Il arrivèrent rapidement au lycée, peu de temps avant la rentrée en classe. L'extérieur du lycée était désert. Damon, Elena et Bonnie sortirent de la voiture et se dirigèrent vers l'entrée du lycée lorsqu'ils aperçurent Laurent adossé contre le mur de l'entrée.

Damon s'arrêta, attrapa Elena et se mit devant elle.

L : Je ne veux faire de mal à personne, annonça Laurent.

D : Mais bien sûr, t'es juste là pour dire bonjour, répondit Damon.

B : Qu'est ce que vous voulez ? Demanda Bonnie.

L : Elena...

D : Tellement prédictible... Eh bien je ne suis pas d'accord Mr le vampire impulsif, répliqua Damon.

L : J'ai juste besoin de son aide. Je ne lui ferai pas de mal.

D : Mais bien sûr ! La dernière fois qu'un vampire a eu besoin « de son aide » elle a dû mourir pour qu'un vieillard puisse faire ahouuuuuuuuuuuuuuu pendant les pleines lunes et même les autres nuits.

L : Dans ce cas... Laurent brandit un revolver et avant même que Damon ne puisse bouger, tira.

Damon s'écroula par terre. Il venait de recevoir une seringue de verveine.

Laurent lança ensuite des pierres en direction de Bonnie et d'Elena avec une force étonnante. Bonnie jeta alors un sort pour les immobiliser et les fit disparaître. Lorsqu'elle se retourna, Elena avait disparu.

Laurent arriva après quelques minutes chez lui, portant Elena dans ses bras. Celle-ci était encore inconsciente. Sophie sortit alors de la cuisine.

S : Mais qu'est ce qui s'est passé ? Demanda-t-elle stupéfaite.

L : J'ai trouvé la solution dont nous avions besoin.

S : En la kidnappant ?

L : C'est le seul moyen d'être sûr qu'elle sera avec nous demain.

S : Génial et maintenant Damon, Bonnie vont la chercher !

L : La maison est protégée, non ? Tu m'avais dit que personne ne pouvait la voir ni la localiser mis à part nous.

S : C'est vrai, mais ce n'est pas une raison ! Je n'ai jamais voulu la rendre captive !

L : Elle est là maintenant, c'est le plus important.

S : Bonnie et Damon ne vont pas rester sans rien faire. Je vais devoir les empêcher de faire quelque chose de stupide. Sophie regarda Elena et ajouta : Depuis combien de temps dort-elle ?

L : Elle se réveillera bientôt, ne t'en fais pas.

S : As-tu le médaillon ?

L : Il est juste là. Laurent tendit sa main dans laquelle se trouvait un médaillon ancien.

Sophie le prit et l'installa sur le coup d'Elena.

Laurent commençait à partir de la chambre quand Sophie lui demanda :

S : Tu crois qu'elle me pardonnera ?

L : De quoi ?

S : De prendre la décision à sa place, de l'obliger à faire quelque chose qu'elle ne veut certainement pas faire.

L : Elena comprendra que ce sacrifice est la seule solution que nous ayons.

S : Mais elle n'a jamais rien demandé...et même si on veut désigner cela autrement, je ne fais que lui prendre sa vie, il n'y a rien de noble là dedans. J'agis juste de façon égoïste, tout comme je l'ai fait dans le passé.

L : Ce n'est pas égoïste si c'est pour le bien de tous. Et puis tu ne lui prends pas sa vie. Tu la dirige dans une certaine direction, c'est tout.

Elena se réveilla.

E : Ah ma tête, où suis-je ?

S : Tu es chez moi, répondit Sophie.

E : Que s'est-il passé ? Pourquoi suis-je ici ?

S : Ne t'inquiète pas, Elena, tout va bien se passer. En fait on a besoin de ton aide.

E : Quoi ?

S : Écoute moi je vais tout te raconter, c'est promis, mais j'ai besoin que tu me crois lorsque je te dis que je ne te ferai pas de mal.

Elena perplexe scruta le regard de Sophie. Ce regard paraissait si sincère qu'elle répondit :

E : Très bien je t'écoute.

Au manoir des Salvatore, Bonnie et Damon s'étaient installés dans le salon. Damon n'était plus sous l'effet de la verveine.

B : J'ai appelé Alaric, il va venir avec le grimoire que j'ai laissé chez Elena.

D : Je ne dirais qu'une chose, merci pour cette belle performance jugy !

B : Hé je ne pouvais pas prévoir qu'il nous lancerait des pierres telles des balles de revolver !

D : C'était ton boulot d'assurer sa sécurité !

B : C'était le tien aussi !

Alaric entra dans le manoir, se précipita dans le salon et se plaça entre Damon et Bonnie.

A : Hé hé hé, on se calme. Ça ne sert à rien de se disputer. Tiens Bonnie voilà le livre que tu m'as demandé et la brosse à cheveux d'Elena. Dit-il en présentant les objets sous les yeux de Bonnie. Celle-ci se calma, prit les objets et répondit:

B : Merci, ça devrait pourvoir m'aider à la localiser.

Bonnie disposa la brosse à cheveux sur la table en bois devant elle.

Elle prononça ensuite la formule qu'elle avait trouvée dans le grimoire.

Pendant un minute elle se concentra mais en vain.

B : Le sortilège ne fonctionne pas. Dit-elle surprise. Je n'arrive à la localiser.

D : Génial, ajouta Damon mécontant. La sorcière ne sait plus utiliser ses pouvoirs, c'est parfait ! On n'avait justement pas assez de problèmes.

Bonnie baissait la tête face à Damon, elle ne pouvait rien répondre.

D : Bon eh bien pendant que notre sorcière sans pouvoirs cherche un moyen de redevenir utile je vais chercher dans la ville.

Damon se dirigea vers la porte mais quand il voulut sortir il fut arrêté net.

D : Bonnie, tu n'es pas drôle ! Si tu ne peux pas supporter la critique alors deviens meilleure.

B : Qu'est ce que tu racontes ! Répliqua-t-elle énervée.

D : Je ne peux pas sortir ! Répondit-il avec froideur.

B : Je n'ai rien fait ! Répondit-elle pour se défendre, avant de se diriger vers la porte. Elle fut elle aussi bloquée à l'intérieur.

B : Alaric essaie de sortir, demanda-t-elle apeurée.

Alaric tenta aussi sa chance mais échoua comme les autres.

D : Mon téléphone ne marche pas, ajouta Damon.

Ceux de Bonnie et d'Alaric étaient dans le même état.

A : Alors on est coincés ici, sans téléphone et sans pouvoirs, c'est ça ? Demanda Alaric.

Pendant ce temps, chez Sophie et Laurent, Sophie tentait d'expliquer à Elena la situation.

S : Je ne sais pas trop par où commencer...

E : Pourquoi pas par le début. Qui es-tu ?

S : Eh bien je suis une sorcière qui a plus de 900 ans.

E : Oh mon dieu... comment est-ce possible ?

S : Eh bien je suis une hybride, je suis aussi un vampire.

Elena resta muette.

S : À vrai dire tu connais le vampire qui m'a transformé.

E : Comment ça je le connais ? Tu veux dire...que c'est un original ?

S : Oui.

E : Qui est-ce ? Elijah ou Klaus ?

S : Klaus.

E : Alors il s'agit encore de Klaus. Je ne comprends plus rien, la malédiction a déjà été levée et il a emmené Stefan avec lui, que veut-il de plus ?

S : Elena nous ne sommes pas du coté de Klaus. En vérité nous sommes ses ennemis.

E : Si tu es une sorcière de plus de 900 ans alors tu dois être assez forte pour le tuer, non ? Pourquoi aurais-tu besoin de moi ?

S : Elena c'est plus compliqué que ça.

E : Alors explique-moi ! Je ne comprends rien.

S : Il y a 522 ans Klaus m'a tendu un piège. Je me suis retrouvée dans une prison.

E : Mais tu es sortie maintenant.

S : Non, je suis toujours prisonnière et ma seule porte de sortie c'est toi Elena.