Coucou tout le monde !

Voici le quatrième chapitre (tant attendu ? XD) de cette histoire que, j'espère, vous suivez avec passion !

Je vous souhaite une bonne lecture.

Pensez à me laisser une petite review, si vous appréciez... Et même si vous n'appréciez pas, pour que je sache ce que je peux améliorer !

Aerann.


Bien sûr, rien ne s'était passé comme prévu. Tout avait bien commencé, pourtant. L'AD avait fêté joyeusement Noël, et cela s'était terminé par un baiser entre Harry et Cho. Hermione en avait profité pour faire à ses deux meilleurs amis un cours sur les filles. Décidément, ils n'y connaissaient absolument rien, ni l'un ni l'autre ! Entre le brun, qui avait grandi à l'écart des autres enfants parce qu'ils craignaient les représailles de son cousin, et le roux qui avait été entouré de ses cinq frères, il était évident que tous deux avaient bien du retard dans ce domaine !

La jeune femme avait souri en songeant à Drago qui semblait, de ce point de vue, bien plus calé qu'eux. Elle se sentait légèrement jalouse. Elle se doutait bien qu'il ne respecterait pas la promesse qu'il lui avait faite de n'avoir qu'elle dans son lit. Parkinson était toujours aussi collée à lui, et il ne semblait toujours pas gêné de cette situation... Hermione songeait qu'elle s'inquièterait de tout cela plus tard, si leur « accord » durait.

D'ailleurs, elle n'eut pas le temps de s'en occuper avant le début des vacances. Dès son réveil, le lendemain, Hermione avait été convoquée par Dumbledore en personne, qui lui avait annoncé que Harry et toute la tribu Weasley avaient du quitter Poudlard dans la nuit car Mr Weasley avait été attaqué et blessé dans d'étranges circonstances _ ce qui était une manière détournée de dire qu'il effectuait alors une mission pour l'Ordre du Phénix.

La jeune fille avait aussitôt couru jusqu'à la volière et emprunté deux hiboux de l'école afin d'envoyer une lettre à ses parents, dans laquelle elle leur expliquait qu'elle avait des tonnes de devoirs à faire pour la rentrée, et qu'elle ne pouvait absolument pas partir en vacances si elle souhaitait réussir ses BUSE, et une lettre à Mrs Weasley afin de lui confirmer qu'elle les rejoindrait chez Sirius, comme le lui avait suggéré Dumbledore de sa part.

Elle s'en voulait de cacher la vérité à ses parents, mais elle ne pouvait pas les inquiéter. En revanche, elle était assez heureuse de s'éviter des vacances au ski, même si elle ne l'avouerait jamais à Ron à qui elle avait assuré que c'était un sport « merveilleux » pour qu'il cesse de se moquer d'elle !

Elle envoya ses lettres et repartit aussitôt en direction de la Grande Salle, dans laquelle elle prit son petit déjeuner totalement seule. La table des Gryffondor, en l'absence des Weasley, semblait incroyablement vide ! La jeune fille se dépêcha de manger afin de ne pas arriver en retard pour le cours du professeur McGonagall, qui ne tolérait aucun écart.

Sa journée fut d'un ennui affligeant. Elle était terriblement inquiète pour Mr Weasley, et se demandait ce qui s'était réellement passé pour que Harry doive également quitter le château dans la nuit. Certes, il avait prévu de passer ses vacances au Terrier, mais cela ne justifiait pas qu'il puisse partir ainsi...

Lorsque le dernier cours de la journée se termina, Hermione se précipita _ décidément, pouvait-elle encore se déplacer autrement ? _ jusqu'à son dortoir afin de terminer sa valise. Elle diminua la quantité de vêtements de ski qu'elle avait prévus, augmenta celle de pulls bien confortables, ajouta quelques livres qu'elle avait empruntés à la bibliothèque et se hâta de gagner le hall dans lequel les élèves qui passaient les vacances hors du château devaient montrer à Rusard leur autorisation de sortie. Alors qu'elle y arrivait, une main se plaqua sur sa bouche tandis qu'un bras entourait sa taille pour la porter jusqu'à un coin sombre, à l'abri des regards.

« Passe de bonnes vacances. Sois sage. » murmura Drago avant de l'embrasser doucement.

La jeune femme réalisa qu'elle ne savait même pas ce qu'il avait prévu de faire. Elle réalisa qu'elle ne savait pas grand chose de lui. Qu'elle avait vraiment besoin d'un moment loin de lui, parce qu'en sa présence, elle se sentait incapable de réfléchir normalement. Sinon, elle n'aurait sans doute jamais accepté une telle relation.

« Je pourrai t'écrire ? Lui demande-t-elle simplement.

_ Seulement si je peux te répondre. »

Hermione se demanda si le courrier de Drago pourrait arriver jusqu'à elle, au Square Grimmaurd, malgré les nombreuses protections. Mais celles-ci ne concernaient pas les hiboux, et ils n'auraient sans doute aucun problème.

« D'accord ! Bonne vacances, alors. »

Ils s'embrassèrent à nouveau, furtivement, avant de se séparer aussi vite que s'ils ne s'étaient jamais trouvés enlacés dans ce recoin...

Puis, chacun de son côté, ils prirent le Poudlard Express. Hermione, assise seule, put alors commencer à réfléchir à tout ce qui lui arrivait depuis quelques temps. Depuis qu'elle avait découvert que Drago ne voyait pas les Sombrals. Elle s'interrogea sur ses sentiments : était-elle vraiment amoureuse de lui ? Ou bien avait-elle été soulagée d'apprendre qu'il n'avait jamais tué parce qu'il était un camarade ? Et avait-elle couché avec lui par amour ? Ou était-elle une de ces filles, sous le charme du beau blond et prêtes à tout pour qu'il la remarque ? Non, elle l'aimait, elle en était certaine. Combien de temps cela faisait-il ? Elle avait toujours été persuadée de le haïr ! Mais elle avait toujours été persuadée qu'il la haïssait, et ça n'était visiblement pas le cas non plus... Comment avait-il put souhaiter sincèrement sa mort, lorsque le monstre de la Chambre des Secrets était lancé à la poursuite des nés-moldus, et changer tant en quelques années qu'il se retrouvait à lui faire des avances ? Cela n'avait aucun sens...

Peut-être, finalement, ne s'étaient-ils jamais haïs... Peut-être avaient-ils simplement suivi le mouvement : lui les Sangs-Purs fiers de leur rang, elle les Gryffondors détestant les Serpentards par principe... Et, finalement, à force de joutes verbales et de disputes, ils avaient un peu appris à se connaître et à s'apprécier.

Quant au fait de coucher ensemble, cela faisait-il vraiment d'Hermione une fille légère ? Elle ne comptait pas, parce qu'elle avait passé du bon temps dans les bras de Drago, essayer tous les garçons de l'école ! Ni même le moindre autre garçon, d'ailleurs. Elle était surprise de la rapidité avec laquelle les choses s'étaient déroulées... Pourtant, s'ils avaient recommencé, cela voulait sans doute dire que ce n'était pas une erreur. Et après-tout, elle était jeune. Elle avait quinze ans, bientôt seize. Il était normal qu'elle s'essaie à ce genre d'activités...

La jeune fille se rasséréna. Elle écrirait à Drago dans la semaine. S'il ne lui répondait pas, elle ne le reverrait pas. S'il lui répondait, elle aviserait. Elle ne voulait vraiment pas n'être qu'un objet pour lui. Mais, songea-t-elle, s'il l'avait embrassée ainsi avant de partir, c'était probablement qu'il ressentait quelque chose pour elle. Sinon, il n'aurait pas eu envie de la voir en sachant qu'il n'y aurait pas de partie de jambes en l'air.

Le train arriva finalement à la Gare de King's Cross. Hermione devrait aller toute seule jusqu'au Square Grimmaurd, en prenant le Magicobus. Lorsqu'elle passa près de Drago, il croisa un instant son regard et elle vit ses lèvres minces s'étirer en un minuscule sourire. Parkinson, bien sûr, était pendue à son bras, mais il semblait effectivement assez las et, lorsque la Serpentard s'exclama : « Quelle joie que nous passions le réveillon ensemble, Drago ! », Hermione ne ressentit qu'une légère pointe de jalousie bien dissimulée par son envie de rire et sa pitié pour le pauvre blond dont les fêtes étaient, elle en était sûre, gâchées !


Elle songea que les siennes ne seraient pas beaucoup mieux à l'instant où elle franchissait la porte de la maison de Sirius. C'était lugubre, vraiment. Et ce furent les hurlement de Mrs Black qui l'accueillirent. Très joyeux. Puis le parrain de Harry arriva dans le hall pour faire taire sa mère, tout en continuant de chanter une comptine de Noël qu'elle ne connaissait pas et qui lui fit penser qu'elle devrait se renseigner sur les chansons sorcières pour enfants. Elle traversa l'entrée en silence afin de ne pas réveiller à nouveau la mère de Sirius, et salua les personnes présentes une fois qu'elle fut dans la cuisine. Finalement, tout le monde resterait ici pour les fêtes, ce qui expliquait le bonheur de leur hôte, qui était toujours ravi d'avoir de la compagnie. Mr Weasley allait relativement bien, et c'était grâce à Harry qui avait vu l'attaque en rêve.

Hermione, finalement, n'eut pas besoin d'un livre pour découvrir les comptines sorcières : Sirius chantait à longueur de journées, et De bon matin, j'ai rencontré l'hippogriffe lui bourdonnerait sans doute dans la tête pendant des mois !

Le lendemain de son arrivée, la jeune fille eut la surprise, lorsque Ginny quitta leur chambre, de voir un hibou grand duc frapper la vitre. Elle ne connaissait qu'une personne qui pouvait lui envoyer un tel oiseau et, lorsqu'elle découvrit la lettre, son estomac fit un bon _ à moins que ce ne fut son coeur.

Granger,

Pansy est insupportable, et j'ai rarement eu aussi hâte de te revoir.

Pense à me faire un cadeau digne de ce nom si tu ne veux pas d'ennuis !

A bientôt,

D.M.

La jeune fille hésita entre hurler de colère et éclater de rire. Certes, elle ne s'attendait pas à cela. Mais après tout, le message était clair : Drago pensait à elle... À sa façon ! Elle relut plusieurs fois la lettre, appréciant l'écriture soignée du jeune homme. Puis, voyant que le hibou des Malefoy ne semblait pas disposé à partir, elle supposa qu'il attendait une réponse. Elle prit un morceau de parchemin sur lequel elle se hâte de griffonner :

Malefoy,

Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai prévu de t'offrir quoi que ce soit ? En revanche, toi, tu as tout intérêt à penser à moi si tu ne veux pas que des rumeurs sur ton amour fou pour cette chère Parkinson ne se mettent à circuler à Poudlard...

Sois gentil, sinon je ferai de ta vie un enfer.

Affectueusement,

Hermione Granger.

Puis elle rejoignit les autres. Ces vacances ne s'annonçaient pas si mal que ça, finalement... Certes, l'endroit pouvait sembler obscur au premier coup d'oeil, mais ses habitants avaient pris soin de le décorer de façons à ce qu'il puisse presque ressembler à une maison normale au moment des fêtes !

Le matin de Noël, Hermione découvrit son habituelle pile de livres au pied de son lit. Chaque année, elle ne recevait que ça, chaque année, elle envisageait de se vexer de cette image de rat de bibliothèque que ses amis avaient d'elle... Et chaque année, elle était absolument ravie à chaque titre qu'elle lisait ! Cependant, exceptionnellement, sur le haut de la pile se trouvait autre chose. Le paquet contenait un écrin et un mot.

Granger,

J'espère qu'avec ça, tu réussiras à faire quelque chose de ta tignasse. En tous cas, autre chose que de m'étouffer avec à chaque fois qu'on se voit.

Joyeux Noël,

D.M.

PS : Ça veut dire que tu as intérêt à la porter !

Elle fut incroyablement émue lorsqu'elle découvrit, dans le paquet, une magnifique pince à cheveux argentée ornée d'un papillon composé, elle le découvrit avec surprise, de véritables émeraudes ainsi que de diamants ! Elle se sentit à la fois heureuse, et honteuse de son cadeau. Et terriblement soulagée de ne pas avoir envoyé à Drago le même agenda qu'à Harry et Ron !

Elle lui avait offert un petit coffret de bois sombre, dans lequel elle avait glissé une lettre courte.

Drago,

Tu pourrais rétrécir Parkinson et l'y glisser, si jamais elle t'agaçait trop... Ou bien les lettres compromettantes que je risque de t'envoyer.

Je te souhaite un très joyeux Noël.

Je pense à toi.

Hermione

La jeune fille porta sa nouvelle pince à cheveux durant toutes les vacances, qui se déroulèrent agréablement. Tout le monde, au Square Grimmaud, était joyeux, et elle se sentait réellement en paix. Sans doute plus que si elle avait passé deux semaines coincée sur des skis en haut d'une montagne !

Drago et elle s'échangèrent quelques nouvelles lettres, toujours sur le même ton narquois, toujours avec le même sens : ils avaient hâte de se retrouver.