CHAPITRE III


Le goût du sang dans sa bouche quand elle trébuche et se mord la langue. Les larmes de douleur qui lui montent immédiatement aux yeux. Et l'horrible impression que tout est définitivement hors de contrôle. L'atterrissage est rude. La nuit est noire. Elle ne verra probablement pas le jour se lever. Mais si cette guerre doit tous les anéantir, au fond, peut-être vaut-il mieux partir la première. Parce que non, définitivement non, elle ne supporterait pas de les perdre. De les perdre et de devoir rester. Seule. Mais à se battre pourtant. La dignité probablement la seule chose qui lui reste …

La poigne du Mangemort se referme sur ses cheveux et il la traine, le dos arqué. Il l'oblige à parcourir une allée étroite bordée de grands ifs. Le gravier crisse sous leurs pas. Les branches dévoilent un instant la lune. Elle est presque ronde. Quelque part au Terrier, Remus Lupin doit commencer à ressentir son appel. Puis l'obscurité la recouvre à nouveau. Le feuillage est épais, dense. Noir. La tête renversée en arrière, elle ne peut voir que ce ciel où les étoiles ne brilleront pas.

Soudain le colosse s'arrête. D'un mouvement du poignet, il la retourne. Elle trébuche sur les marches de pierre grise qui dallent le porche. Et elle est trop près de l'imposante porte de bois sombre pour évaluer l'étendue du Manoir qui la domine. Qui l'écrase de toute son effroyable splendeur. À la lumière de l'unique lanterne qui surplombe l'entrée, sa façade à colonnades lui donne des allures de temple. Lugubre. De crypte. Un frisson la parcourt à l'idée qu'il s'agit peut-être là de son tombeau. Dans sa petite robe rouge, avec ses jolies boucles redessinées par magie, ses cils alourdis de noir, ses lèvres ourlées de carmin, elle porte un bien joli masque mortuaire. Et qu'importe si les coups ont un peu effacé les couleurs. Si elles ont un peu coulé sur ses joues trop pâles. Personne ne se souciera du détail. Qui peut bien prêter attention à l'apparence des morts, une fois enfermés dans leur dernière demeure ?

Tout se bouscule. Dans son esprit, les pensées rivalisent de noirceur. Où est-elle ? Un chant sinistre s'élève. Vient crever le silence de la nuit. Comme une lamentation. Un long sanglot interminable. Inconsolable. Ça ressemble au chant d'un paon. C'est étrange qu'un si bel animal soit doté d'un cri si laid … Quand la plainte s'éteint, elle distingue le clapotis de l'eau qui court, quelque part à gauche. Au loin. Merlin, où est-elle ?

Mais on ne lui laisse pas le loisir de se poser davantage de questions. La porte s'ouvre à la volée. Et dévoile le sourire carnassier de Bellatrix Lestrange. Hermione étouffe avec peine un hoquet de surprise. L'horreur la fige sur place. Cette femme est folle. Elle le voit dans ses yeux agrandis par la satisfaction. À sa langue qui effleure ses lèvres avec gourmandise et anticipation. À ses doigts qui frétillent dans le vide. Cette femme est un démon.

Elle adresse un regard froid et indéchiffrable à Dolohov, quelque part derrière l'épaule de la jeune femme. Puis sans prévenir, elle plante ses ongles dans la nuque de sa prisonnière et l'entraîne avec elle dans l'antre de la demeure plongée dans les ténèbres. Des larmes de terreur brouillent sa vue. L'empêchent de voir le long corridor qu'elle traverse trop vite. Collée à elle, dans son dos, Bellatrix la pousse sans ménagement, la fait presque courir. La fait s'enfoncer toujours plus dans les méandres du manoir glacial. Accrochés aux hauts plafonds, des lustres démesurés étendent leurs branches arachnéennes terminées de dizaines de bougies. Leurs flammes chatoyantes éclairent faiblement les murs surchargés de tableaux et tendus de lourdes tapisseries. Partout, un luxe tapageur. Des ombres inquiétantes apparaissent et disparaissent au gré des courants d'airs qui font trembloter les flammes, manquant de les souffler à chaque seconde.

Et Hermione se dit que si la lumière vient à disparaître, alors elle mourra avec elle. L'idée est puérile. Mais pour la première fois depuis des années, elle constate que le noir lui fait peur. Parce que c'est dans le noir que son imagination crée les pires horreurs. Dans le noir qu'elle n'a plus aucune prise réelle. Dans le noir que son esprit si rationnel sombre dans une folie dévastatrice. Sans retour.

Les sanglots meurent dans sa gorge avant de franchir ses lèvres. Elle entend les pas de Dolohov, calés sur les siens. Elle entend la respiration hachée de Bellatrix contre sa tempe. Elle l'entend fredonner un air guilleret de sa voix grinçante. Elle pense au couloir de la mort. Cette dernière ligne droite au bout de laquelle la mort attend les condamnés. Ce couloir dont on ne revient pas. Est-ce à cela qu'il ressemble ? Est-ce là qu'elle se trouve ?

– C'est ton jour de chance, parasite., susurre la sorcière à son oreille, lui arrachant un violent sursaut.

Et les barrières de la jeune femme cèdent. Sa langue se délie, les mots se déversent sans qu'elle puisse les retenir. C'est la panique qui parle.

– Qu'attendez-vous de moi ? Où suis-je ? Et où sont mes parents ?, s'exclame-t-elle d'une voix blanche et trop aigue qu'elle reconnait à peine.

En un battement de cil, la Mangemort la plaque contre le mur avec une force inouïe. Sa tête heurte durement la pierre dans un bruit sourd. Elle emprisonne sa mâchoire entre ses longs doigts décharnés et imprime ses ongles dans sa chair. Elle approche son visage à une distance infime du sien et la foudroie de son regard dément, déformé par de grandes cernes violacées. Ses trais émaciés font saillir ses os de manière morbide. Elle a l'apparence et la froideur d'un cadavre. Pétrifiée, Hermione en oublie de respirer. Le choc la laisse sonnée quelques instants. Elle ose à peine imaginer ce dont cette femme est capable. Et pourtant, quelque chose lui dit qu'elle ne va pas tarder à le savoir.

– Ne-m'adresse-plus-jamais-la-parole, siffle-t-elle, hors d'elle.

D'un geste vif, elle sort un couteau de sa bottine et en fait danser la lame sous les yeux suppliants de sa victime. Lentement, elle passe sa langue sur le tranchant de l'arme et laisse un sourire malsain étirer ses lèvres craquelées. Elle fait courir le métal froid le long des joues de la jeune femme, pique la pointe sous son menton pour lui faire relever la tête, appuyant suffisamment pour y faire perler quelques gouttes de sang.

– Plus jamais, répète-t-elle dans une intonation doucereuse, détachant chaque syllabe.

La vue de ce visage révulse Hermione. Elle voudrait lui cracher sa haine, lui arracher son immonde sourire triomphant, vomir son mépris. Elle voudrait fermer les yeux et disparaître. Laisser ses larmes couler sans avoir à en éprouver de la honte. Elle voudrait se réveiller dans les bras de Ron. Et pleurer sur sa propre faiblesse.

Avec les mêmes gestes lents qu'elle savoure, Bellatrix enfonce la pointe de sa lame dans la joue de la jeune femme. La peau souple fléchit. Cède. Le couteau trace un chemin sanguinolent en surface. L'écorche lentement. Avec délice.

– Bellatrix !, appelle une voix masculine trainante.

Aussitôt, l'interpelée retire sa lame d'un geste brusque, élargissant le sillon sur la pommette de sa victime. Dans un même mouvement, presque avec grâce, elle se retourne. Par-dessus son épaule, Hermione distingue, dans un halo de cheveux pâles, les traits nobles et durs de Lucius Malefoy. Les joues creusées, les yeux plus translucides que jamais, l'aristocrate n'est plus guère que l'ombre de lui-même. Une barbe de quelques jours dévore la moitié de son visage. Son teint cireux, effrayant, témoigne de son extrême lassitude.

Alors c'est à ça que ressemble le camp ennemi ? Finalement, la Guerre n'épargne peut-être personne ...

Il s'avance vers elle, sans prêter la moindre attention à sa belle-sœur. Il a le buste droit, la tête haute. Et pourtant son regard est vide, presque désespéré. Sa mâchoire crispée et ses lèvres frémissantes sont autant de craquelures sur le masque impassible qu'il s'efforce de maintenir. Hermione a face à elle le spectacle pathétique d'un homme abattu. Un homme pour qui le simple fait de respirer relève de la torture.

– Miss Granger …, siffle-t-il, alors que son regard semble la traverser sans même la voir.

Elle relève la tête avec fierté et dédain. Et son regard flamboyant exprime bien mieux que les mots qu'elle ne parvient pas à prononcer la haine qu'elle voue à cet homme et à sa famille. Aussi misérable qu'il puisse être en cet instant. Elle le sent, la pitié et la compassion sont les derniers sentiments qu'elle pourrait éprouver à son encontre. Même elle. Elle qui a tant fait pour les autres. Surtout elle …

– Soyez la bienvenue au Manoir Malefoy, énonce-t-il de cette intonation doucereuse qui la fait frémir de rage.

– Epargnez-moi vos simagrées, Malefoy, je ne suis pas votre invitée, crache-t-elle.

Aussitôt, la lame de Bellatrix vient apposer sa marque cuisante contre sa gorge. Son souffle s'accélère. Elle ravale ses sanglots. Garder sa fierté. Encore un peu. Ne rien leur céder.

– Je vous croyais moins stupide, miss Granger … Votre bravoure ne vous sera d'aucun secours ici. Bien au contraire, assène-t-il, glacial.

Et dans sa bouche, son nom sonne comme une insulte. Âpre, tranchant. Assassin.

– Que voulez-vous ?

– Nous avons besoin de vos … talents.

– Je ne comprends pas.

– Vous n'ignorez pas que la Gazette du Sorcier n'a de cesse de louer vos exploits en matière de médicomagie.

– Ce torchon trouve ce qu'il peut pour éluder les véritables …

– Votre opinion m'importe peu, la coupe-t-il sèchement. Je ne vous ai pas fait venir ici pour échanger à propose de la qualité d'une vulgaire feuille de papier !

Elle voit son visage se décomposer. Peu à peu il perd son sang froid. Ses doigts se crispent autour de sa canne. Ses jointures blanchissent. C'est là qu'il cache sa baguette. Le cœur battant à tout rompre, elle attend qu'il poursuive. Trop fébrile pour oser prononcer le moindre mot.

Rappelé à lui par le silence tendu, Lucius Malefoy inspire fortement. Recompose ce masque imperturbable. Les lèvres pincées, il observe un instant la jeune femme. Il charge son regard métallique de tout le mépris qu'il a pour elle. Pour les gens comme elle. Les gens de son espèce. Et l'acier en fusion s'insinue dans chacun des membres de la jeune femme, paralyse chacun de ses muscles qui alors refusent de lui obéir.

– Nous avons besoin d'un médicomage., claque-t-il d'un ton solennel.

– Je ne le suis pas, rétorque-t-elle en s'efforçant de garder ses yeux ancrés dans les siens.

– Vous en avez les compétences, assène-t-il sur un ton qui n'admet pas de réplique.

En effet. Elle les a. Et elle aurait pu. D'ailleurs elle aurait voulu. Si la Guerre n'avait pas … Mais voilà, elle n'est pas médicomage. Elle ne le sera probablement jamais. Pourtant ces considérations sur son avenir ne retiennent qu'un court instant son attention. La révélation que vient de lui faire cet homme qui la séquestre la laisse sans voix. Elle résonne en elle comme un coup de tonnerre.

– Vous attendez de moi que je joue les infirmières ? Pour … pour des Mangemorts ?, balbutie-t-elle, tiraillée un instant entre le rire et les larmes.

Dans d'autres circonstances, elle aurait probablement ri aux éclats. Dans d'autres circonstances oui … Mais là ?

– Et c'est ce que vous ferez Miss Granger, croyez-moi, c'est ce que vous ferez, assure-t-il, menaçant.

– Pourquoi ne pas faire appel aux médecins de Ste Mangouste ?

– L'établissement bénéficie d'une bien trop grande surveillance pour songer à enlever un des membres du personnel soignant, réplique-t-il sur le ton de l'évidence.

– Alors vous avez préféré attaquer l'Ordre ?, s'effare-t-elle.

– Preuve en est que nous avions raison.

Elle ne sait quoi répondre. Et pour cause. En effet, il avait eu raison. Il savait qu'elle se ruerait dans le piège. Tout comme elle savait qu'elle n'avait pas d'autre choix que de le faire.

– Harry viendra, tente-t-elle, plus pour elle-même que pour convaincre son interlocuteur.

– J'étais prêt à me contenter de la Sang-de-Bourbe, grince-t-il, mais soyez assurée que nous saurons accueillir l'Elu comme il se doit.

La simple évocation de Harry lui arrache une grimace de dégoût. Sa lèvre supérieure se retrousse légèrement. Et tout son être semble transpirer cette haine viscérale qu'il voue au jeune homme. Sa haine. Peut-être la seule chose qui le maintient encore debout. En cet instant plus que jamais, il est abject. Répugnant.

Sang-de-Bourbe, Sang-de-Bourbe, Sang-de-Bourbe. L'insulte résonne longtemps. Chaque syllabe s'enfonce en elle plus sûrement que la lame de Bellatrix. Chaque syllabe déchire les bribes de courage qu'elle tente de rassembler. Lacère sa détermination. Viens grossir le flot de larmes qui se presse contre ses paupières. Chaque syllabe est un poison. Comment un simple mot peut-il se révéler aussi dévastateur ?

– Jamais je ne vous aiderai, crache-t-elle avec hargne, mais trahie par les aigus qui percent dans sa voix.

– Ne jouez pas à cela, siffle-t-il entre ses dents. Vous ferez ce que je vous ordonnerai. De gré ou de force.

Il s'approche dangereusement d'elle, soucieux cependant de ne pas la toucher. La répulsion qu'elle lui inspire la rassure un peu. Il ne lèvera pas la main sur elle, elle le dégoûte bien trop. Mais pour ça il a Bellatrix. Et la magie noire. A cette pensée, son estomac se tord douloureusement. La peur au ventre … oui, c'est exactement ça …

– J'aime mieux mourir !

– Oh je n'en doute pas. Mais le fait est, et je vous l'ai déjà dit, que nous avons besoin de vous. Alors vous ne serez ni tuée, ni trop grièvement blessée.

Comment peut-il rester si calme ? Où est cette faille qu'elle croyait déceler tout à l'heure ?

– Depuis quand les Mangemorts se soucient des pertes ? Qu'avez-vous de si précieux qu'il ne puisse être sacrifié à votre …

– Mon fils, tranche-t-il. Mon fils est mourant.

Le sol se dérobe sous ses pieds. Elle ne sait plus très bien qui elle a en face d'elle. L'aristocrate, le Mangemort … le père ? Quelle importance ? L'homme dévasté reparait un instant et la gorge d'Hermione devient sèche, tellement sèche.

Son fils. Son précieux fils. Drago Malefoy. Probablement un Mangemort à l'heure qu'il est. Son pire ennemi aussi ... Mais rien de moins qu'un gosse, comme elle. Ils n'ont pas vingt ans, tous les deux. A-t-elle le droit de le condamner si jeune ? Pourtant le sauver reviendrait à lui délivrer à nouveau le permis de tuer. Libérer un autre monstre. Et peut-elle seulement le sauver, quand bien même elle le voudrait ?

– Votre fils a fait son choix, fait-elle d'une voix qu'elle voudrait égale.

– Et vous ne faites pas le bon. Fort heureusement, j'ai de quoi vous faire reconsidérer mon offre, assure-t-il en affichant un sourire carnassier et confiant.

– Tout ça n'a rien d'une offre !, s'indigne-t-elle. Vous n'êtes qu' …

Mais sa voix se perd au milieu de sa gorge quand elle voit Dolohov et un autre Mangemort qu'elle ne reconnait pas faire entrer ses parents dans la grande pièce. Horrifiée, elle ne peut retenir un glapissement de panique. Des chaines retiennent leurs poignets et leurs visages portent de vilaines marques de coups.

– Maman ! Papa !, couine-t-elle, la voix hachée.

Et elle se rend compte qu'elle est en train de pleurer. Ses parents lui répondent, leurs voix étouffées par trop de sentiments pour que la jeune femme parvienne à y discerner l'angoisse du soulagement de la revoir en vie. Elle veut les rejoindre mais une poigne puissante lui emprisonne les bras et l'empêche d'avancer. Mais elle n'a plus d'yeux que pour sa famille, dont elle refuse de détacher son regard. De peur de les perdre. Encore.

– Ce ne sont pas des animaux !, feule-t-elle.

– Non, en effet, ils sont d'une espèce bien plus vile encore.

– Vous n'avez pas le droit ! Libérez-les !

– Sauvez Drago.

– Jamais !

– Vous avez encore le pouvoir d'éviter un bain de sang miss Granger. C'est votre dernière chance, achève-t-il d'une voix dure et solennelle.

– Vous n'oseriez pas …

– Il s'agit de mon fils, miss Granger, gronde-t-il, comme un reproche. Vous ignorez de quoi je suis capable pour le sauver.

Joignant le geste à la parole, il lève sa baguette vers la mère de la jeune femme.

– Endoloris !

Un puissant jet de lumière traverse la pièce et s'abat de plein fouet sur la poitrine de la femme terrifiée. Dans un cri déchirant, elle s'effondre au sol sous le regard impuissant et affolé de son mari. La voix d'Hermione se joint à celle de sa mère dans une prière déchirante. Entravée par Bellatrix qui la maintient immobile, elle assiste, totalement impuissante à la plus insoutenable des scènes. Une violente nausée la prend et l'oblige à détourner le regard. Les joues baignées de larmes, elle tend vainement un bras en avant. Mais ne peut apaiser les souffrances de sa mère. Pas plus qu'elle ne peut abaisser le bras de Lucius Malefoy et rompre le sortilège.

– Hermione ! entend-elle son père la supplier, dépassé mais pourtant conscient de son horrible impuissance face à la magie.

Et c'est comme un coup supplémentaire porté à son cœur déjà lacéré. Tout est de sa faute. Alors qu'importent la fierté et l'honneur. Qu'importent les principes et l'Ordre quand c'est de la vie des ses parents dont il s'agit.

– Je vous en supplie arrêtez !, s'époumone-t-elle pour recouvrir les hurlements de sa mère.

Mais le Mangemort ne cille pas.

– Malefoy je vous en prie !, implore-t-elle pliée par les sanglots.

Alors seulement il met fin au supplice et se retourne avec une infinie lenteur vers la jeune femme. Implacable.

– Dites-le.

– S'il vous plait, ne …

– Dites-le !

Elle se laisse glisser au sol. Vaincue. Anéantie. Humiliée.

– Je ferai ce que vous voudrez.


Action ?
C'est là que tout commence vraiment ...
Alors, valable ou pas ?

Merci de faire vivre tout ça !