Merci à tous ceux qui ont rewiever continuer j'en suis ravie !
Enjoy ! Voilà le n° 4 ! Bonne Lecture.
Chapitre 4 : Colère, tristesse en plein cœur de Scorpio, cité du froid et des peurs.
Y-a rien de plus énervent dans ce monde, je vous le dit. Cette saleté de mammifère blanc m'a bien roulé avec sa magie…pff si les gars de mon monde en était informés, ils seraient mort de rire, moi, si grand guerrier, sans peur, sans reproches, sans sentiments… ou presque, et voilà que je deviens sensible. C'est à cause de ce foutu mage tout ça !! Ras-le-bol de chercher en vain dans cette forêt de dingues, demain ça sera le gamin qui s'en occupera. Quoique, si je reste ici, je vais encore devoir jouer à la baby-sitter avec le manjuu et la princesse…
Toujours accoudé à la fenêtre qu'il avait élu comme son « coin personnel » bien à lui, Kurogane ne pouvait s'empêcher de repenser à la phrase de la louve : « Et si cela avait été vrai ? Si ça avait été ton ami ici, en train de se battre contre toi ? Qu'aurais tu fais ? ». C'est vrai. Qu'aurait-il fait ? Se battre ? Contre ce stupide magicien. La belle affaire. Ca serait le plus grosse honte de sa vie. Mais la nuit porte conseil comme on le dit si bien, le ninja partie dormir.
Mokona : Fye est méchant, il a jeté Mokona !!! On n'a pas le droit de jeter Mokona comme ça !!!! Fye est un vilain méchant !
Sakura : Moko-chan, est ce que je dois réexpliquer encore une fois l'histoire, ou tu vas finir par t'endormir ?
Cela faisait cinq fois, cinq fois qu'elle lui expliquait que ce n'était pas leur ami mais la louve de la veille qui les avait attaqués. Selon Kurogane, c'était une sorte de test, mais Shaoran n'y avait pas trop cru, cette louve savait surement des choses qu'ils ignoraient. Pour la princesse, rien ne comptait plus à présent que de retrouver leur ami sain et sauf. Elle ne pensait même plus à ses plumes. Pourtant elle était presque excitée à chaque fois, cette envie de retrouver cette personne si chère à ses yeux et dont elle ne se souvenait guère, dans un de ses souvenirs perdus. Lorsque l'archéologue était tout excité une heure au-par-avant, parce que la petite bestiole avait sentit l'un des fragments de mémoire, la princesse avait tout simplement tourné les talons au jeune homme et s'était enfermée dans sa chambre. Depuis, plus de nouvelles. Il avait essayé de frappé une fois, deux fois, avant de repartir dans la sienne.
Sakura : Comment peut-il encore penser aux plumes dans des moments pareils ? Il m'a toujours dit que les amis passaient avant n'importe quoi d'autre…
Mokona : Shaoran est surement inquiet pour Fye lui aussi, ce n'est pas parce qu'il était content que Mokona localise une plume, qu'il en a oublié son ami.
Sakura : Mais parfois, il m'inquiète, je ne sais jamais quel Shaoran je vais trouver devant moi…
Mokona : Pyu ! Il ne faut pas y penser !! Allons dormir !!!!!
La princesse approuva d'un signe de tête, et s'engouffra dans sa couette, Mokona dans les bras, les deux firent bientôt de beaux rêves.
La nuit avait été écourtée à cause d'un affreux monstre sanguinaire qui avait attaqué le village à l'aube. Les grands guerriers l'avaient terrassé sans trop de problèmes, surtout avec le ninja dans leur rang.
Alors que Kurogane discutait « tactique de défense » avec ses nouveaux soldats, les deux enfants étaient assis à une table de leur salon, chacun avait le regard dans le vide, et un silence régnait dans la pièce, un silence si profond que rien n'aurait pu le briser, sauf peut être, une boule de poil énervée qui en avait assez du silence.
Mokona : Mokona ne veut pas s'impatienter mais Mokona veut savoir quand on repartira chercher Fye ?!!!
Shaoran : Très bonne question, mais je n'ai pas de réponses… on l'a cherché partout… et on a rien trouvé, essaye de comprendre…
Mokona : Mais Mokona ne veut pas comprend !!! Mokona veut revoir Fye !!! C'est Shaoran qui ne comprend rien à rien !!!
Sur les nerfs, la boule de poils sortie en pleurnichant, la princesse le rejoignit, en lançant un regard mauvais à Shaoran au passage. Entra Kurogane. Il eu juste le temps de voir la fille et le manjuu sortirent aux bords des larmes. Puis son attention se porta sur Shaoran, qui avait mit sa tête dans ses mains, histoire de ne plus voir ce qui l'entourait. Kurogane soupira, et le rejoignit à table.
Kurogane : On peut savoir ce qui se passe encore ?
Shaoran : Rien. Des paroles de trop. Encore une fois.
Kurogane : J'ai horreur d'être d'accord avec ce foutu mage, mais pour une fois, tu ne veux pas faire un « break » comme il te l'avait si bien conseillé ?
Shaoran : J'essaye. Si ils croient que je ne suis pas inquiet moi aussi… la dernière fois qu'on a été séparé, je ne m'étais pas inquiété autant car je savais que vous étiez tout les deux… mais le faite de savoir que Fye-san est peut être en danger de mort…
Kurogane : Tsss… je pense qu'il en faudra beaucoup plus pour s'en débarrasser, crois moi.
Shaoran leva les yeux vers le ninja, qui venait de sortir de la hutte. Il le suivit jusqu'à l'entrée pour le voir s'enfoncer dans la forêt sombre et lugubre, une nouvelle fois. L'heure était peut être aux excuses. Aussi, il s'empressa de retrouver sa princesse.
Encore une fois, c'est lui qui s'y collait. La recherche du mage devenait vraiment une véritable habitude depuis quelque temps. Il ne voulait pas que les gamins l'accompagnent. Si jamais il ne retrouverait pas le mage vivant, autant qu'ils ne soient pas là. Kurogane choisit de visiter un coin interdit par la louve. Interdit oui. Mais pour les gens de ce monde. Cela ne le concernait pas après tout. Il avança dans une espèce de vase peu profonde, mais tout ce qui y avait de plus gluant, de plus collant, de plus chiant à vrai dire. Oh oui ! Si il le retrouvait cette saleté de magicien, il le tuerait pour tout ce qu'il était en train d'endurer !
Quelques kilomètres, quelques heures. La journée commençait à se faire longue. L'astre solaire commençait à décliner à l'horizon. Encore une recherche vaine, pensa le ninja, il vaudrait mieux rebrousser chemin. Mais il ne le fit pas. Un son étrange lui parut aux oreilles. Ce son, il l'avait déjà entendu quelque part. Oui ! Le magicien produisait exactement le même quand il sifflait. Enfin. Si on pouvait appeler ça « siffler ». En tout cas, c'était mieux que ses « Hyuu Hyuu ». Vite. Il s'empressa de remonter jusqu'à la source du son.
J'ai froid. Mais il fait plus chaud que dans cette cave où j'étais il y a quelques heures. Je pense être assez loin du château, mais, est-ce une bonne chose ? C'est vrai. Je n'ai vu encore aucunes habitations, aucuns êtres vivants, mis à part ces drôles de fourmis qui rampent sur le sol, et les vautours qui me suivent d'un peu trop près. C'est dans ces moments là qu'on aime être entouré des personnes que l'on aime…mais là, ils ne sont pas là. Tu es tout seul. Aie ! J'ai trébuché sur je ne sais quoi, et je me suis ouvert le genou. Vraiment, s'en est trop, déjà cette blessure à l'épaule qui me fait horriblement souffrir, mais avec mon genou égratigné, c'est encore pire… il y a des moments comme ça où vous avez envie de vous jetez à l'eau. Mais quand il n'y a pas d'eau, on fait quoi ? Rien vraissemblablement. Je m'assoie et j'attends c'est ça ? Et bien, asseyons nous. J'ai ce son dans la tête. C'est Sakura qui chantait ça l'autre jour. Mais bon je ne vais pas hyuu-hyuuter non plus, ça serait vraiment horrible. Allez, peut être que je sais siffler après tout.
Tient ? J'entends des bruits dans les buissons. Je me demande ce que c'est…
Je m'attendais à tout sauf ça à vrai dire. Non. C'était surement un mirage. Il ne pouvait pas être là. Je me pince. Et je me rends compte que c'est la réalité. Il me regarde d'un air méfiant, et à une main à la portée de son sabre. Mais qu'est-ce qu'il a derrière la tête ?
En effet, le ninja s'était déjà fait avoir une fois. Pas question de prendre trop de risques cette fois. Il n'osa même pas s'approcher. Alors ce fût le mage qui se leva et qui s'approcha de lui. Kurogane recula d'un pas avant de dégainer son sabre.
Fye : Hééé… Kuro-pii ! Qu'est ce que tu fais ?
Kurogane : C'te question. Je me défends !
Fye : De quoi ?
Kurogane : De toi. Enfin si tu n'es pas ce que je pense.
Fye : J'ai bien peur de ne pas comprendre Kuro-wanko… de quoi parles-tu ?
Kurogane : Figure toi qu'hier, quelqu'un a eu la magnifique idée de ce faire passer pour toi… et résultat, si ça n'avais pas été un « ami » ce quelqu'un, on aurait été comme des poires…
Fye : Oui mais là c'est vraiment moi ! Allez ! Baisse ton sabre quoi, pour une fois tu me fais vraiment peur.
Toujours ce stupide sourire aux lèvres, ce type était menacé d'une épée et il trouvait le moyen de sourire. Le ninja aurait bien voulu l'ôter ce sourire. Quelle galère ! Choisir vite. Encore méfiant, il préféra garder son arme à bout portant. Il ne voulait pas attaquer, en voyant l'état dans lequel se trouvait le magicien c'était compréhensible, il ne voulait pas l'amocher plus… si c'était réellement lui. Mais ce qu'il vit l'étonna. Son sourire tombait, et ses yeux n'étaient pas loin de déverser des larmes.
Fye : Ecoute. J'ai été enfermé dans un cachot pendant je ne sais combien de temps, j'ai été torturé, j'étais tout seul dans le froid, la seule chose qui pouvait me réconforter c'était de vous revoir un jour. Finalement je suis sortie de cet enfer, et après, j'ai du traverser cette immonde forêt lugubre, avec des vautours noirs qui me surveillait, des fois que je tomberais dans les pommes, et des fourmis aussi grosses que des rochers qui voulait dévorer mes pieds. Et tout ça pour quoi ? Pour te trouver toi, oui, mais avec un sabre à la main et un regard de méfiance. Vraiment, j'en ai plus qu'assez cette fois-ci !
Le magicien tomba à genoux en larmes. Cette fois-ci, il avait vraiment craqué. Toutes ces épreuves depuis quelques jours, s'en était trop… il ne voulait plus voir l'homme qui le menaçait comme ça avec son épée. Il n'avait qu'une envie, c'était de repartir là-bas… pas au château, non. Là-bas. D'où il venait. Il voulait le revoir. Comparer à la situation présente, un retour à Seres n'était rien à ces yeux. Le mage se leva pour s'apprêter à partir, mais quelqu'un le retint le bras.
Kurogane : T'as pas finis de dire des conneries, saleté de mage ?
Fye : Laisse-moi.
Kurogane : Tu ne veux pas m'écouter ? Il fallait bien que j'ai une preuve que c'était bien toi, non ? C'est vrai que j'ai encore des doutes, mais je sais reconnaitre un ami quand j'en vois un…
Fye : Depuis quand je suis ton « ami » ? J'ai toujours été un fardeau pour vous tous. Un fardeau sans pouvoirs et qui ne vous apportes que des ennuis.
Il se reçu une claque en pleine face, et le ninja resserra sa prise au poignet. Le mage grimaça. Il avait déjà mal, et maintenant il devait se coltiner un mal de tête.
Kurogane : Je ne me suis pas taper ces trois jours de recherches pour te voir comme ça !!! Tu m'énerves vraiment quand tu le veux hein ? Stupide magicien. Tu crois que personne ne pensait à toi ? Les gamins et le pane-cake étaient morts d'inquiétude et à cause de toi, ils se sont même disputés !! Si tu veux leur faire plaisir maintenant, viens avec moi !
Le magicien n'avait jamais vu autant de colère, de détresse dans les paroles de son ami. Il hésita à se lever. Mais en sachant qu'il allait surement reprendre une baffe s'il résistait, il préféra suivre le ninja sans broncher. Il le remercia juste d'être venu le chercher, et ces dernières paroles trottèrent un long moment dans la tête du ninja…
La princesse était assise là, elle ne bougeait pas d'un pouce. Mokona au creux de ses mains, s'était endormis au fur et à mesure des larmes. La princesse ne dormait pas, elle. Elle pensait. Shaoran. Comment a-t-il pu lui parler de la sorte ? Alors qu'il était toujours là pour la soutenir d'habitude. Ses pensées furent interrompus par l'arrivée du jeune homme, il soupirait, et alla s'asseoir près d'elle. Aussitôt, il prit sa main et la regarda dans les yeux. Sakura était comme paralisée par ce regard, aussi elle ne dit mot.
Shaoran : Princesse, je suis venus vous présentez mes excuses. J'ai mal agit tout à l'heure, et je voudrais me faire pardonner. Mais si vous ne voulez pas, je peux repartir sur le champ.
Sakura : Non, j'ai été injuste avec vous aussi. Vous vous donnez tant de mal chaque jour pour moi, pour retrouvez ma mémoire… je comprends que vous ne pensiez qu'à cela…
Shaoran : Mais c'est faux voyons ! Bien sur que je m'inquiète pour Fye !! A quoi pensez-vous princesse ? Je le considère comme l'un de mes amis, et on n'abandonne pas ses amis…
Mokona : Alors qu'est ce qu'on fait là ????
La boule de poils venait de s'exclamer pendant son sommeil. Ce n'était guère la première fois, mais les deux jeunes furent surprit une fois de plus. Ils décidèrent de rentrer, main dans la main, pour se réconforter mutuellement, la boule de poils blanche dormait toujours sur la tête de l'archéologue. Enfin, ils étaient arrivés à leur hutte, aussi Shaoran remarqua que Kurogane était rentré.
Shaoran : Kurogane-san ! Kurogane-san ! Vous êtes-là ?
Kurogane : Non je ne suis pas là… tsss… c'te question vraiment…
Les deux jeunes entrèrent dans la chambre d'où provenait la voix du ninja, et là, ils ne purent s'empêcher de crier en voyant le spectacle.
Shaoran / Sakura: F…Fye……Fye-san !!!
Ce fût m'hécatombe, le magicien qui comptait se reposer un peu après toutes ses aventures, fût bientôt assaillis par deux jeunes en larmes… résultat, le ninja dû séparé tout ce petit monde avant qu'il n'y est un accident…
Alors que le soleil déclinait à l'horizon, une ombre étrange observe le groupe de voyageurs depuis un rocher avant de partir vers le château de l'autre côté de la forêt.
Kaola : Pyuu ! Finis ! Oui c'est nul comme fin, pardonnez moi, mais c'est dur de trouver de l'inspiration !
Kurogane : Sans compter toutes ses idées tordues qui sortent de je ne sais où…
Shaoran : Ca fait froid dans le dos en effet…
Fye : Kuro-wan-wan !!!!! Je suis rentré !!! Youpi !!
Kaola : C'est pour mieux ressortir après :p !
Tous : Glups…
Mokona : Review ?
