Elle me tendis sa main pour m'inviter à rentrer. Je me leva et la rejoint, sans adresser un seul regard au Chapelier, tellement cette pensé d'être enceinte m'atterrait. La reine me fit passer par d'immense couloirs tous plus beau les uns que les autres. Elle m'amena devant ma chambre, me souhaita bonne nuit et me laissa seul. Je tomba sur mon lit et tenta de retenir une bouffée d'angoisse. Mais comment Alice a-t-elle tenue sous autant de pression ?! Tant d'émotion d'un coup, c'est déloyal. Mais je ne fus pas seul très longtemps, car on vin taper à ma porte. Je me leva, étonnée et stressée à l'idée qu'une personne vienne me voir si tard. Je me décida à ouvrir.
Moi : Alice ?
Alice étais ma meilleur amie, nous nous connaissons depuis l'enfance, et nos père son mort tous les deux, ce qui nous a rapprochées. C'était grâce à elle, ou à cause d'elle je ne sais pas, que j'étais ici, dans ce monde imaginaire. Elle me parlait souvent de ce rêve qu'elle faisait, et un jour, quelques semaines après son retour de Chine, elle m'annonça qu'elle voulait partir à jamais, et qu'elle voulait que je vienne avec elle au pays des merveilles. Je ne la croyait pas, jusqu'à ce qu'elle me sorte une fiole de « sang de djabeur… je ne sais quoi », qu'elle me la fasse boire et que je me retrouve propulsée dans les bras d'un énorme personnage nommé Tweedledum qui ne voulait plus me lâcher, amenée devant une énorme chenille bleu empestant l'opium et qu'un lapin blanc m'annonce qu'un bout de papier vieux de mathusalem disait que je serais la futur reine du pays des merveilles et qu'une fleur m'appelle « Princesse ». Là, j'ai commençais à la croire.
Alice : tu ne pensais quand même pas que j'allais te laisser seul après de telles révélations ?!
Elle rentra et s'assit sur l'immense lit blanc et rouge en m'invitant à l'imiter. Je suppose qu'elle parlait de l'annonce du fait que je devais tomber enceinte après un mariage dont j'ignorais l'organisation secrète. Quoi que j'aurais dû me douter un peu de ça près qu'on met nommée princesse d'office pour l'infertilité de la reine blanche…
Alice : Je suppose que le Chapelier t'a expliqué ?
Moi : Quoi ? On a rien fait !
Alice : ? Je ne sais pas, comme vous êtes restés longtemps à part pendants la Tea Party… Il ne t'avait pas prévenue pour l'infertilité ?
Moi : Non, non pas vraiment !
Alice : ?
Moi : Je veux dire… non pas vraiment. Il m'a juste dit que je devais être la reine, il n'avait pas du tout mentionné le pourquoi du parce que…
Alice : Ouuu je comprends ton sentiments injustice.
Moi : Je lui en veux pour ça d'ailleurs.
Alice : Je ne sais pas si lui en vouloir est la meilleur solution… Mais bon. Tu n'es pas trop nerveuse ?
Moi : non ça va…
Menteuse.
Alice : Tu ne sais pas mentir.
Démasquée.
Moi : Tu préfères que je te dises que je vais mal ?
Alice : Bien sûr que non.
J'en voulais à la terre entière ce soir.
Alice : Demain nous irons nous promener ensemble d'accords? Ça te fera du bien.
Moi : Si tu veux. Merci Alice.
Alice : (se levant en soufflant) N'en veux pas au Chapelier, il ne le supporterai pas.
Je ne répondit pas à cette question, car ce n'étais pas envisageable pour le moment. Elle m'embrassa la joue puis se dirigea vers la porte, mais ce retourna une dernière fois vers moi.
Alice : Mélisandre, tu me le dirai s'il se passait quelque chose ?
Je ne savais pas quoi répondre, car même moi je ne le savais pas. Alors je me contenta d'hocher la tête, puis elle partit en souriant. Je tomba de nouveau sur le lit, exténuée.
J'enleva la magnifique robe du Chapelier, mais la serra encore quelques temps contre moi, pour sentir son odeur, et avoir l'impression que ses bras m'entouraient de nouveaux, même si j'étais énervée contre lui. A ce niveau-là, c'est du masochisme. Je mis une nuisette en soie blanche brodée à mes initiales qui était posée sur mon lit. Elle était très agréable à porter. Je m'apprêtais à aller me coucher, pour enfin être libérée de cette journée quand des coups légers retentirent à la porte. Alice devait avoir une autre bonne nouvelle à m'annoncer ! Je me dirigea vivement vers la porte, bien décidée à m'excuser pour mon comportement envers elle, et l'ouvrit. Mais je ne tomba pas sur ma meilleure amie.
