Salut à tous, me revoilà.
Bien, bien, bien... C'est que l'histoire avance, mine de rien. Déjà le chapitre 4. Toutefois, c'est à partir du symbolique 5ème chapitre que je considère mes histoires comme telles. En dessous, c'est plus proche d'un OS, mais là n'est pas la question (qui n'en est pas une si vous y regardez bien...)
Bref, tout ça pour dire qu'avec ce chapitre arrive un nouveau personnage. Encore. En fait, il y en a trois, mais l'un n'est pas important, tandis que pour l'autre, il n'y a pas de rencontre à proprement parlé, mais juste une discussion par messages interposés... Lisez pour comprendre et surtout, surtout, surtout, ne criez pas au blasphème avant d'avoir lu mon bla bla de fin de chapitre. J'explique beaucoup de choses et si j'oublie des trucs, je répondrais à vos rewiews (je le fais toujours sauf à ceux qui n'ont pas de compte, d'où l'importance d'en avoir un).
A ce propos, voici la légende associés à mes chapitres (toutes fics confondues sauf exceptions précisées...):
La narration est écrite comme ceci.
- Les dialogues sont écrits comme cela.
"Les pensées sont écrites de cette façon-ci."
- Les dialogues dans une langue étrangère sont écrits de cette façon là. (ce qui arrivera croyez-moi... Au moins de l'italien, mais je n'allais quand même pas l'écrire en italien, si ?)
Les messages (écrits ou reçus par ordinateur) sont écrits ainsi (soit comme les pensées mais sans les guillemenets, ou comme les dialogues mais sans les tirets et en italique
Les flashs-backs sont indiqués par un gros Flash-Back
La narration des flashs-backs est écrite comme ceci.
- Les dialogues des flashs-backs sont écrits comme cela.
"Les pensées des flashs-backs sont écrites de cette façon-ci."
- Les dialogues des flashs-backs dans une langue étrangère sont écrits de cette façon là.
Les messages des flashs-backs (écrits ou reçus par ordinateur) sont écrits ainsi (soit comme les pensées mais sans les guillemets, ou comme les dialogues des flashs-backs mais sans les tirets et pas en italique)
Les fins de flash-back sont indiqués par un gros Fin de Flash-Back
Bieeen, je crois que l'on a fait le tour... Il ne me reste plus qu'à dire bonne lecture et à en bas (ça se dit ?) !
Chapitre 4: Yamamoto Takeshi
La nuit venait de tomber, à Namimori. Les étoiles brillaient. Le silence nocturne était apaisant. Sawada Tsunayoshi avait cependant d'autres priorités que d'admirer le ciel nocturne, en cette fin de soirée. Dans une pièce sans fenêtre, éclairée seulement par un écran d'ordinateur, l'androgyne fixait sa messagerie instantanée avec un regard orange-indigo insistant. Il attendait, une main figée sur sa souris et l'autre au-dessus de son clavier, prêt à pianoter à tout moment. L'alerte sonore, indiquant qu'il venait de recevoir un nouveau message, s'était à peine enclenchée qu'il l'avait déjà ouvert.
Es-tu prêt à commencer, Tsuna ? Demandait l'émetteur du message.
Quand tu veux, Shoichi ! Lui répondit l'androgyne.
Aussitôt, plusieurs messages d'erreurs et alertes apparurent sur l'écran de Tsunayoshi. Sans perdre une seconde, le garçon se mit à pianoter sur son clavier pour répondre à l'intrusion. Voyant l'inefficacité de son attaque, Shoichi changea de stratégie. Au lieu d'un affrontement direct, il tenta une percée plus subtile. Toutefois, le fils Sawada anticipa le mouvement et se décida à contre-attaquer. Le roux cessa ses offensives pour se concentrer sur sa propre défense.
Irie Shoichi était un meilleur hacker que Tsuna. Il était plus expérimenté, plus ingénieux et avait une meilleure compréhension de son ordinateur. Toutefois, tous ces avantages étaient balayés par l'incroyable intuition de l'androgyne. Avec elle, il anticipait chaque stratégie et s'insinuait dans chaque faille de la défense du roux, qui ne pouvait ensuite que retarder l'inévitable. Après une quinzaine de minutes de lutte acharnée, Shoichi fut obligé de rendre les armes.
Tu as gagné le duel, encore une fois. Annonçait un message du roux dont le ton était clairement boudeur.
Merci de prendre le temps de m'affronter. Lui répondit Tsuna.
Franchement, je ne vois pas pourquoi tu y tiens. Ton niveau est déjà supérieur au mien. Annonça Shoichi.
Il me manque de l'expérience pratique, ce que tu as. Expliqua l'androgyne.
Je doute que tu en ait besoin...
Je préfère être préparé que de regretter.
Je comprends.
On remet ça demain même heure ?
Oui. À demain...
À demain.
Soupirant, Tsuna quitta sa messagerie instantanée et laissa ses yeux reprendre leur couleur chocolat. Les affrontements virtuels contre Shoichi étaient épuisants, pas physiquement comme ceux contre Kyoya, mais mentalement. Se levant, il alluma la lumière. La pièce dans laquelle il se trouvait n'en était pas vraiment une. Il s'agissait en réalité d'un conteneur violet. Le chef du Comité Disciplinaire était parvenu, dieu seul sait comment, à le lui fournir. Il avait toutefois exigé dix combats contre ce service, en plus de celui hebdomadaire. À la base, le fils Sawada lui avait seulement demandé s'il pouvait lui trouver un endroit tranquille et discret pour qu'il puisse stocker et utiliser son matériel.
Le matériel en question était composé d'un générateur électrique, d'un ordinateur, d'une table, d'une chaise et d'une commode. Depuis qu'il avait découvert le conteneur, il avait rajouté un lit, une lampe, des mangas et quelques magazines. Il y avait également transféré le Tiroir, ce qui réduisait encore les chances que quelqu'un tombe dessus par inadvertance. De visu, cela pouvait ressembler à une chambre d'adolescent. Toutefois, les apparences étaient trompeuses. Tout ce qui se trouvait dans ce conteneur, ou presque, servait à dissimuler la seule chose de vraiment importante : l'ordinateur. Cet ordinateur n'était pas de ceux que l'on pouvait trouver dans les magasins. Du moins, la carcasse l'était, mais pas les composants. Tsuna et Shoichi avaient bricolé le disque dur, la carte mère ainsi que presque tout le ce qui était électronique, de façon à rendre l'appareil indétectable. Il possédait même son propre réseau internet ainsi qu'une irl falsifiée. Tout, dans cet ordinateur, avait été amélioré de façon à pouvoir hacker en toute impunité.
Vérifiant une dernière fois les protections de son ordinateur, Tsunayoshi l'éteignit, ainsi que la lampe et le générateur, avant de sortir du conteneur, qu'il referma soigneusement à l'aide d'un énorme cadenas. Tous ses secrets étaient enfermés dans cette énorme coquille de métal, et seul Kyoya en cernait toutes les implications. Shoichi était désormais au courant de certains détails, mais ignorait encore le plus sombre de toute l'affaire. C'était déjà plus que ce qu'aurait aimé Tsuna, car lui n'était pas en mesure de se défendre. C'était une raison supplémentaire qui obligeait l'androgyne à se montrer si prudent.
Tandis qu'il rentrait chez lui, le garçon se remémora les événements qui avaient suivi sa rencontre avec Irie Shoichi, un an et demi plus tôt. Comme il s'y était attendu, ses débuts en codage et programmation avaient été catastrophiques. N'y connaissant rien, il avait d'abord dû apprendre les règles ainsi que le langage qui y étaient associés. Ce fut un travail de longue haleine, mais au bout de trois mois, Tsuna maîtrisait les bases. À partir de là, le roux avait commencé les choses sérieuses. Grâce à son étrange intuition, la pratique s'était révélée bien plus facile que la théorie. Il se laissait guider par son instinct et avait rapidement atteint la limite de ce que pouvait lui apprendre Shoichi. La limite légale. Cela faisait alors six mois qu'ils étaient en relation et tous deux se considéraient comme des amis.
La première tension intervint lorsque Tsuna aborda le sujet sensible : le piratage de données. Shoichi avait fermement refusé de lui apprendre « l'espionnage informatique » selon ses propres termes. Il avait fallut une longue semaine avant que la situation ne s'apaise, et seulement parce que l'androgyne avait finalement révélé la raison de son insistance. Il lui avait expliqué les circonstances, ainsi que la tentative de kidnapping. Tsunayoshi avait éludé la façon dont il s'en était tiré mais lui avait parlé de Giotto di Vongola. Shoichi avait d'abord été sceptique, voire même suspicieux, mais lui avait finalement laissé le bénéfice du doute. Ce ne fut que lorsque le roux vit le site par lui-même et qu'il y détecta pas moins d'une centaine de mouchards et autres joyeusetés, qu'il accepta, bien qu'avec réticence de lui enseigner à s'en protéger. Cela incluait les esquiver et les neutraliser, allant même jusqu'à placer des contres-mouchards pour pister les pisteurs.
C'est ainsi que l'idée des duels virtuels avait vu le jour. Shoichi et Tsuna s'affrontaient sur leurs ordinateurs respectifs, alternant attaque et défense. Si, dans les premiers temps, le roux était le meilleur en offensive comme en protection, le brun parvint rapidement à devenir le meilleur défenseur. Au bout d'un mois, les deux garçons rivalisaient en attaque. Après encore une semaine, le fils Sawada cessa de perdre, au plus grand damne de Shoichi. Malgré cela, ils continuèrent de se battre, car chaque combat les faisait progresser.
C'est en parallèle que l'Irie décida de concevoir un ordinateur qui serait indécelable. Il conçut un système d'exploitation spécialement pour cette machine. Ce fut Tsuna qui lui donna un nom : Genesis 1.0 ! Dans la même optique, les composants de l'appareil furent repensés pour s'adapter et fonctionner au maximum de leur potentiel. Bien qu'encore un prototype, cet ordinateur était vraiment très puissant. Bien plus que ce que l'on pouvait trouver en magasin. Et d'après les dire de l'expert en informatique, Genesis avait encore une large marge de progression devant lui. Et cela grâce à la flamme frontale de Tsunayoshi.
Dire que Shoichi avait été surprit en la voyant de ses propres yeux était un euphémisme. Il avait été choqué à un point inimaginable. Il lui avait fallu plus d'une heure pour s'en remettre. En entendre parler était une chose, le voir en était une autre. C'était spectaculaire, et un peu effrayant la première fois. Le roux avait senti la puissance de cette flamme. Il avait compris que si cette énergie pouvait être convertie et utilisée pour un ordinateur, sa puissance s'en retrouvait décuplée. Il avait toutefois tempéré son propre enthousiasme en affirmant que la technologie ne le permettrait sans doute pas. Cela ne l'empêcherait pas pour autant d'essayer.
Arrivant chez lui, Tsuna se rendit directement dans sa chambre. S'allongeant sur son lit, il ferma les yeux et repensa à ce qu'il s'était passé, six mois plus tôt. Il s'était enfin sentit prêt à tenter sa chance. Dans le conteneur, secondé et soutenu dans ses manœuvres par Shoichi via son ordinateur portable, l'androgyne avait piraté le site et cherché les informations sur Giotto di Vongola. Il avait alors découvert la vérité, une partie du moins. Cet homme, de nom japonais Sawada Ieyasu, était le fondateur et premier boss d'une famille mafieuse : les Vongola. Il s'agissait de la plus puissante famiglia d'Italie. Pourquoi une telle information avait été si délibérément exposée au grand jour ? Cet homme avait vécu quatre cents ans plus tôt, il ne pouvait être mis en cause. Les seules rares personnes qui pourraient vouloir s'intéresser à ce nom étaient des mafieux ou des membres de la famille. Des gens à surveiller et/ou à kidnapper pour raçon, en somme... D'où les mouchards.
Les informations exploitables s'arrêtaient là. Tsunayoshi s'était alors intéressé aux Vongola. Très prudemment, il avait cherché tout ce qui pourrait être utile. Il s'était montré particulièrement vigilent et attentif, car les protections étaient redoutablement fortes. Il y avait de tout : des pare-feu, des mouchards, des virus... C'était comme vouloir s'attaquer à un char d'assaut avec une simple arme à feu. Sauf que, dans le cas de l'androgyne, il était équipé d'un lance-roquette ! Frappant vite et bien, il était parvenu à télécharger pas mal de données qui le laissèrent plus ou moins perplexe. Il ne s'attarda pas dans leur système, préférant éviter de se faire repérer.
En une année, il avait largement eu le temps de s'initier à l'italien. Si son oral était déplorable, il était néanmoins capable de lire et d'écrire la plupart des mots. Il avait également une bonne compréhension de la grammaire et de la conjugaison. Il mit cependant un certain temps à traduire les informations obtenues. Sans compter que la majorité d'entre elles étaient codées et/ou piégées... Quand il ne s'agissait pas de leurres, tout simplement. Commençant par celles qui étaient le moins protégées, et donc moins importantes, leur lecture lui apprit malgré tout certaines choses, qu'il partagea avec Shoichi, celui-ci l'ayant aidé. Il avait donc commencé la traduction.
C'est ainsi qu'il avait découvert que sa flamme se nommait en réalité flamme de dernière volonté. Elle n'apparaissait pas spécifiquement sur le front et pouvait être canalisée dans des objets, conçus spécialement pour dans un alliage qui n'était pas précisé. Ce détail intéressa particulièrement Shoichi qui se demandait quelle matière pouvait supporter la puissance de la flamme de dernière volonté et s'il pourrait se la procurer. Il existait sept types de flammes, chacune ayant une couleur et une propriété distincte. Il y avait le ciel orange qui harmonise, la tempête rouge qui dégénère, la pluie bleue qui apaise, la foudre verte qui solidifie, le nuage violet qui propage, la brume indigo qui construit et le soleil jaune qui active. Il n'était pas précisé de cas où une flamme possédait deux couleurs, pour le plus grand malheur de Tsuna qui en déduisit qu'il possédait en réalité deux flammes distinctes: le ciel et la brume.
Il avait également découvert que son étrange intuition se nommait Hyper Intuition Vongola, plus communément appelé Hyper Intuition, ou HIV. C'était une intuition au-delà de la compréhension humaine, qui ne se trompait jamais et était lié seulement aux Vongola par le sang. Autrement dit, à la famille du Primo Vongola, Giotto di Vongola, ce qu'était Tsunayoshi. Tout comme la flamme de dernière volonté, l'Hyper Intuition se développe au fur et à mesure que l'on s'en sert, devenant plus précise et agissant sur un plus large champ d'action. Cela expliquait pourquoi ce n'était pas aussi développé chez Tsunami que chez son jumeau. D'ailleurs, en dehors d'une ou deux fois, la HIV ne s'était pas manifesté à nouveau, contrairement à son frère qui s'en servait presque quotidiennement.
Après être parvenu à décoder de nouveaux fichiers, Tsunayoshi était tombé sur des informations beaucoup plus intéressantes de son point de vue: des données sur Giotto di Vongola du point de vue de la famiglia. Tout comme l'androgyne, Sawada Ieyasu était capable d'utiliser à volonté une flamme frontale, bien que la sienne fût une authentique flamme du ciel. Cet état était appelé hyper mode. Toujours comme le garçon, Primo Vongola combattait avec ses mains, raisons pour laquelle il portait des gants spéciaux capables de résister aux flammes de dernière volonté. Boss pacifique, il était une personne juste et droite. La mafia ne fut plus jamais la même après son départ à la retraite. Il avait cédé le fruit de son travail à son neveu Ricardo, alias Secundo Vongola, pour ensuite se retirer au Japon.
Le Secundo Vongola était également mentionné dans un autre fichier concernant les flammes de dernière volonté. Il était dit qu'à cause de sa personnalité, Ricardo di Vongola possédait non pas une mais deux flammes. Cela arrivait parfois qu'un individu possède plusieurs flux de flammes de dernière volonté. Or, généralement, il y avait une flamme exprimée, tandis que la ou les autres étaient latentes, dormantes. La particularité de ce cas était que Secundo Vongola possédait bien une flamme principale, le ciel, mais également une flamme secondaire de moindre puissance: la tempête. Les deux flammes s'étaient assimilées l'une à l'autre pour former une flamme unique en son genre: la flamme de la colère. Ce nom, en accord avec le caractère de Ricardo di Vongola, était une flamme bien plus offensive que la simple flamme du ciel. Le temps passant, d'autres cas furent signalés, si bien que lorsque l'on parlait d'une flamme secondaire, on la nommait par sa propriété. Dans le cas de la tempête, on parlait de flamme dégénérée, dans le cas de la pluie, on parlait de flamme apaisée, dans le cas du soleil, on parlait de flamme active, dans le cas du nuage on parlait de flamme propagée, dans le cas de la brume, on parlait de flamme construite, dans le cas de la foudre, on parlait de flamme solidifiée. La flamme du ciel avait la particularité d'être la seule à ne pas pouvoir être secondaire à cause de sa propriété: l'harmonisation. S'agissant d'une flamme souveraine, elle ne pouvait être reléguée au second plan, car le ciel absorbe et englobe tout, y compris les autres flammes. Ainsi, la flamme de la colère était une flamme du ciel dégénérée. Il était indiqué qu'avec de l'entraînement, il était possible de dissocier la flamme principale de la secondaire. Tsunayoshi avait déduit de ces explications qu'il possédait une flamme du ciel construite. Comme il n'existait pas de nom pour cette combinaison, il l'avait ainsi nommé flamme spectrale.
L'information qui avait le plus inquiété l'androgyne avait été celle des héritiers Vongola. Apparemment, l'actuel boss, Timoteo di Vongola, alias Nono, commençait à se faire vieux. Il avait donc commencé à entrainer de jeunes Vongola possédant, de par leur sang, le droit de prétendre au titre de Decimo. Ils étaient quatre: Enrico, Matsumo, Frederico et Xanxus. Toutefois, seuls deux étaient encore en compétition. Matsumo était mort noyé durant son entrainement, un peu plus d'un an auparavant. Quant à Xanxus, son cas était encore plus étrange. Il avait subitement disparu six ans auparavant, lors d'une attaque du QG Vongola. Si les quatre prétendants étaient de sang Vongola, seul Xanxus était le fils de Nono. Il était donc légitimement l'héritier principal. Sa disparition n'en était que plus suspecte. L'affaire relatant les faits, ayant pour nom de code le Berceau, faisait partie des données que Tsunayoshi avait récupéré. C'était également l'information la mieux protégée et l'une des dernières qu'il n'était pas encore parvenu à décoder. S'il le voulait vraiment, il aurait pu finir depuis longtemps, mais comme ce n'était que de la curiosité, il se contentait de s'y consacrer quand il n'avait rien de mieux à faire, ou encore pour tester de nouvelles techniques de piratage.
De par leur ascendance, la logique aurait voulu que lui et Tsunami fissent partie des prétendants au titre de Decimo Vongola. D'un autre côté, ils n'avaient aucune existence administrative dans leur propre pays, alors la mafia ne pouvait pas avoir entendu parler d'eux. Il n'était indiqué nul- part que Sawada Iemitsu avait eu deux enfants. Ce qui faisait soupçonner que l'homme n'y était peut-être pas innocent. Son hyper intuition lui disait que son père était impliqué de près ou de loin au monde souterrain et qu'il avait effacé les traces pouvant le lier à des innocents. Cela expliquait également ses absences trop longues et ses passages trop courts pour être normaux.
Revenant à leur légitimé de prétendant au titre de Decimo, historiquement parlant, Tsunayoshi et Tsunami faisaient partie de la branche Vongola la plus éloignée de l'actuel possesseur du pouvoir. Ajouté à leur inexistence, ce devait être les principales raisons qui faisait qu'ils vivaient en dehors du monde de la mafia. Toutefois, Tsuna ne se faisait aucune illusion. Si les deux derniers prétendants mourraient, et qu'aucun autre n'existait, tôt ou tard les Vongola connaitront leur existence. Déjà qu'être Vongola par le sang impliquait de nombreux risques de kidnapping...
Parlant de kidnapping, Tsuna avait également pisté l'irl du mouchard à l'origine de son meurtre et de tout le reste. Il s'est avéré que l'homme était un chasseur de prime. Il avait dû s'en prendre à Tsuna en pensant qu'il pourrait y gagner quelque chose. Après tout, rares étaient ceux qui cherchaient des informations sur l'un des plus grands boss de la mafia de l'histoire. L'homme, donc, n'était affilié à aucune famiglia en particulier et travaillait seul. Il s'agissait d'une petite pointure dans le milieu, si bien que personne n'avait encore remarqué sa disparition, même après deux ans. Et peut-être même jamais... C'était triste.
Rouvrant les yeux, Tsuna retira ses lunettes et les regarda. Du moins il tenta. Depuis un an et demi, l'androgyne avait encore changé trois fois de paires. Celle qu'il avait actuellement possédait la plus forte correction sur le marché. Sans elle, il ne distinguait rien d'autre que de vagues couleurs. Même avec, il n'était plus capable de discerner les détails au-delà d'une certaine distance, qui se réduisait imperceptiblement chaque jour. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que la cécité ne le guette. Cette constatation le laissait dans un état dépressif inimaginable. Il n'avait jamais autant eu peur de l'inconnu que maintenant. Même lorsqu'il manqua de se faire kidnapper, cela ne l'avait pas autant terrifié. Le pire était qu'il savait désormais pourquoi il perdait la vue. En fait c'était le contraire. Il ne perdait pas la vue, il revenait à son état d'origine.
En analysant ce qu'il savait des flammes de dernière volonté, Tsuna s'était penché sur le cas particulier de la brume indigo. Elle permettait de créer des illusions. Ceux qui en étaient prisonniers les prenaient pour la réalité et leur corps le considérait comme tel. On pouvait donc en mourir. Le cas de l'androgyne était assez similaire, bien qu'inversé. Guidé par son hyper intuition, il était tombé sur son certificat de naissance et avait découvert qu'il était né avec une malformation aux yeux. Les médecins avaient affirmé qu'il serait aveugle toute sa vie. Toutefois, pour leur plus grande incompréhension, ses globes oculaires avaient miraculeusement guéri, si bien que le sujet avait été clos et oublié. Le rapport final avait indiqué une erreur de diagnostic. Toutefois le jeune Sawada savait que ce n'était pas le cas. Il s'était servi, probablement instinctivement, de sa flamme de la brume pour soigner ses yeux. Il s'était persuadé qu'il allait bien, et son corps avait accepté ce fait. Le problème était survenu après. En grandissant, les flammes du ciel et de la brume avaient commencé à s'assimiler. La flamme orange absorbant la indigo, cette dernière avait lentement perdu en puissance. C'était pour cela qu'il avait eu besoin de lunettes. Le temps passant, et Tsuna apprenant à se servir de sa flamme, le processus s'était accéléré. À présent, la flamme de la brume était presque entièrement assimilée à celle du ciel et l'androgyne allait bientôt perdre totalement la vue... Sauf s'il parvenait à séparer l'essence de ses deux flammes. Il n'avait pour le moment aucune idée de comment faire. Son hyper intuition était étrangement silencieuse sur le sujet, comme si elle attendait quelque chose.
Ce fut donc morose que l'androgyne se rendit à son conteneur le lendemain. Étant en vacances, il n'avait que du temps à perdre. Ses seules distractions étaient ses cours avec Shoichi et ses combats contre Kyoya. Kyoya... Depuis quelques temps, pour se vider l'esprit, Tsuna avait décidé d'affronter plusieurs fois par semaine le terrifiant préfet. Ce dernier ne s'en était pas plein, au contraire. Et à présent, les victoires ne lui étaient plus exclusives. Le fils Sawada parvenait également à gagner, de temps en temps. Ils en étaient à plus de cent combats et étaient décidés à atteindre un quatrième chiffre. Concernant le Comité Disciplinaire, il y avait peu de choses à dire en dix-huit mois. Ils avaient déménagé le QG des locaux de l'école primaire vers ceux du collège l'année passée, puisque Kyoya y était désormais élève. Ils avaient également le plein contrôle de Namimori, ainsi qu'un dossier complet sur chaque habitant. Tsunayoshi avait rigolé en l'entendant, disant que cela faisait assez yakuza comme manière de faire.
Une fois entré dans le conteneur, l'androgyne le verrouilla de l'intérieur, alluma sa lampe et son ordinateur, prit la clé qui était autour de son cou et ouvrit le Tiroir. Le garçon ignora les paires de lunettes obsolètes, ainsi que le petite coffret contenant le couteau et le dossier contenant ses notes de cours, se concentrant plutôt sur des clefs USB. Il y en avait sept, une pour chaque couleur des flammes de dernière volonté. La orange contenait les informations qu'il possédait sur les Vongola. La violette était consacré au Comité Disciplinaire. La jaune se concentrait sur le travail de Shoichi. Les rouge, bleue et verte étaient vierges pour l'instant, mais il trouverait bien quelque chose à mettre dedans. Il se contenta de prendre la clé USB indigo. Refermant derrière lui, il l'inséra dans l'ordinateur qui ouvrit le périphérique. Elle contenait plusieurs documents et liens internet. Il ouvrit le premier qui se révéla être un relevé de compte bancaire. Ouvrant les autres, ils étaient identiques, à ceci près qu'ils faisaient l'état d'autres comptes. Tous appartenaient à Tsuna.
En effet, depuis qu'il avait piraté le réseau Vongola, six mois plus tôt, l'hyper intuition du garçon l'avait poussé à ouvrir des comptes en banque. Se faisant passer pour un adulte, il avait ouvert plusieurs comptes en ligne, dans différents pays et avait utilisé l'argent de son défunt et non regretté kidnappeur comme capital de départ. Guidé par son HIV, il avait parié cette somme sur des jeux d'argent en ligne, le poker principalement. Grâce au don des Vongola, il était rapidement parvenu à accumuler une somme plus que respectable en un mois à peine. Tsuna aurait pu gagner plus et plus vite s'il ne s'était pas montré tellement prudent, s'assurant de perdre des sommes plus ou moins grande par moment et sans que cela semble prémédité. Il tenait à rester discret.
Avec son nouveau pécule, il avait décidé d'entrer dans la cour des grands, pour ainsi dire. Délaissant partiellement les jeux, il s'était mis à la bourse. Son hyper intuition lui permettait d'anticiper chaque fluctuation et de gagner un maximum en un minimum de temps, toujours en restant prudent et en faisant en sorte de perdre de temps en temps... En cinq mois, il était parvenu à devenir plus riche que dans ses rêves les plus fous, et cela ne lui en tirait aucune satisfaction. Non, le seul plaisir qu'il s'était accordé était l'achat d'actions d'entreprises spécialisées dans la conceptions de confiseries : marshmallows, bonbons en tout genre, chocolats... Son hyper intuition n'avait pas été contre et il restait un enfant au fond. Tout au fond. Enfoui très profondément. Il pouvait bien se montrer un peu gourmand !
Alors qu'il vérifiait l'état de ses comptes et les cours de la bourse, une alarme sonore prévint Tsuna qu'il avait reçu un message. L'androgyne ouvrit sa messagerie instantanée spéciale et hautement sécurisée, plus encore que celle qu'il utilisait pour communiquer avec Shoichi. C'était lui... Dans un soupir l'androgyne se demanda si son contact voulait encore une rallonge. Il lut le court texte inscrit en italien.
Le colis a été récupéré. Vas-tu enfin me payer ? Disait l'émetteur du message.
C'était le contrat: tu récupères l'objet, je te paye et tu me l'envoie. S'il arrive à destination, tu recevras dix pour cent du paiement initial en supplément. Répondit Tsuna.
Si tu me payes le trajet, je pourrais te l'emmener personnellement.
Je ne te fais pas confiance à ce point.
Pour quelle raison te méfies-tu de moi ?
Peut-être parce qu'avant d'être un mercenaire, tu es un assassin.
C'est juste parce que c'est le travail qui paye le mieux...
Peu importe, je préfère l'anonymat. Tant que nos relations restent inchangées, nous pourrons continuer à faire affaire ensemble.
Si tu es toujours aussi généreux, j'en serais ravi. Bon, tu te dépêches de me payer ?
Quelle devise ?
Euros !
Numéro de compte ?
Le message suivant fut un peu plus long à arriver, mais contenait le numéro de compte du fournisseur. Fidèle à sa parole, Tsuna y transféra quatre cents mille euros. Il enregistra ensuite le numéro de compte, puisqu'il allait sans doute être amené à travailler encore avec lui. Et puis s'il recevait effectivement le colis, ce qui n'était pas encore sûr, il devrait reverser encore quarante mille euros sur le compte.
Paiement reçu. Ou dois-je envoyer la marchandise ? Demandait le message.
Envoie-le à ma banque en Suisse. Je me chargerai du reste.
Tu es vraiment un personnage étrange, Genesis.
Venant de toi, cela doit sans doute être vrai, Mammon.
Peu importe. Le temps, c'est de l'argent. As-tu une autre corvée à me confier ?
Tu as été plutôt bien payé pour une corvée...
Vu l'endroit où tu m'as demandé d'aller chercher la marchandise, ce n'était pas si cher.
Tu n'as pas tort.
Tu admets donc que j'aurais dû être mieux payé ?
N'insiste pas Mammon, tu as déjà eu une rallonge de cent mille euros sur le marché initial.
Ça ne coûtait rien de demander.
Vrai.
Une alerte sonore prévint le Sawada que Mammon s'était déconnecté. La conversation était donc terminée. Avec une grimace, Tsuna quitta à son tour sa messagerie instantanée. Genesis était le nom de code que l'androgyne utilisait lorsque ses actions n'étaient pas très légales. Il se servait donc de ce nom assez souvent en ce moment. C'était également le nom du système d'exploitation, désormais version 1.2, de son ordinateur, une manière de dire qu'il n'était Genesis que lorsqu'il s'en servait. Genesis signifiait la genèse, le commencement. Il s'agissait d'un mot latin, une langue morte qui avait servi de base à plusieurs langues européennes, italien compris. Cela lui permettait donc de brouiller d'éventuelles pistes. C'était également dans cette optique qu'il avait demandé dans quelle devise Mammon voulait être payé. Cela sous-entendait qu'il n'était pas européen. Paradoxalement, il demandait à réceptionner le colis en Suisse, ce qui semblait indiquer le contraire...
C'était durant ses recherches de contacts utiles dans le monde de la mafia, car le savoir est la clef de la survie, que Tsuna avait entendu parler de Mammon. Il s'agissait d'un membre de la Varia, une cellule indépendante de la famiglia Vongola spécialisé dans les assassinats. C'était l'une des raisons qui faisait que l'androgyne voulait en rester éloigné. Une autre était que si Mammon le rencontrait, il découvrirait sa véritable identité et risquait d'en parler aux Vongola. Et si les Vongola avaient vent de sa présence, ils pourraient faire le lien entre son nom et Sawada Ieyasu. Et là, lui et Tsunami seraient pris au piège du monde mafieux...
D'un autre côté, Mammon était le mercenaire le plus fiable qui soit, si on en possédait les moyens. Facile à contacter, il ne vivait que pour l'argent. Il le vénérait. Si on en mettait le prix, cet individu pouvait réaliser n'importe quelle mission. On pouvait même acheter son silence. Le mercenaire n'était toutefois pas du genre à abuser de la situation. Il lui arrivait de tenter de grappiller un supplément, mais il ne reniait jamais un contrat déjà accepté. De même, il ne tenterait jamais de jouer la carte du chantage. Il en allait de sa crédibilité. Sans elle, il ne pourrait plus gagner de l'argent aussi facilement. Tsuna l'avait bien comprit et c'était la raison pour laquelle il l'avait engagé malgré les risques. Ça et le fait que sa position dans la Varia lui donnait un avantage non négligeable pour récupérer la marchandise... Cela avait couté cher à l'androgyne de l'engager et il avait dû plusieurs fois réajuster à la hausse le prix du contrat, mais ça en valait la peine. Et puis à la base, il avait accumulé cet argent pour s'en servir de cette façon. Et il lui en restait assez pour pouvoir faire appel aux services de Mammon encore un nombre conséquent de fois.
La journée passa rapidement, entre le décodage des dernières données volées aux Vongola et le cours avec Shoichi. Il ne s'arrêta que lorsqu'il entendit son estomac gargouiller. Avec un sourire qui se changea finalement en grimace, rangeant soigneusement le matériel, il vérifia à nouveau les défenses de son ordinateur avant de l'éteindre. Le roux aimait lui envoyer des virus à n'importe quelle heure du jour et de la nuit pour tester la réactivité de sa création. L'ordinateur avait beau être indétectable, Shoichi savait où le trouver et comment l'attaquer. Chaque offensive affaiblissait les défenses et si Tsuna ne les restaurait pas, c'était le piratage assuré. Bien sur, avec l'hyper intuition de l'androgyne, cela ne s'était jamais produit.
Refermant et verrouillant le conteneur, Tsuna s'en alla. Il ne pouvait pas rentrer à la maison immédiatement, alors que son excitation se faisant incontrôlable. Il préférait ne pas tester l'hyper intuition de sa sœur tant qu'il ne se serait pas calmé. Or il avait vraiment trop faim pour attendre. Errant, sautillant plutôt, au hasard dans les rues de Namimori, l'androgyne passa devant plusieurs restaurants sans que cela n'éveille son intérêt. Son estomac gargouilla une nouvelle fois, plus fortement. Quel impatient ! Il tomba finalement sur une enseigne qui lui laissa une bonne impression: Takesushi. Il entra dans la boutique et détailla l'intérieur. Il y avait un comptoir avec de hauts tabourets dans le fond de la salle et des tables un peu partout. À première vue, la disposition semblait chaotique, mais pour quelqu'un d'attentif, il était possible de discerner une logique dans ce placement. L'atmosphère de la pièce était douce et fraîche, comme une vague qui s'échoue sur la plage. Malgré l'heure, il n'y avait aucun client, seulement le chef cuisinier. Brun, environ quarante ans, il était vêtu d'un tablier blanc. Les bras croisés, il attendait que Tsuna s'approche.
- Qu'est-ce que ce sera ? Demanda-t-il aimablement.
- Ce que vous faîtes de mieux, ojisan ! Répondit l'androgyne qui n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait commander.
Le chef cuistot hocha la tête avec bonne humeur et se mit aussitôt au travail. Faisant tournoyer ses couteaux en l'air, il les rattrapa d'une main experte et entreprit de découper du poisson à toute vitesse. Les mouvements, nets et précis, avaient quelque chose quelque chose d'hypnotisant. Il y avait une grâce subtile dans chaque action, mais qui n'échappa pas à l'androgyne. C'était incisif, presque mortel. Sentant un regard insistant posé sur luis, le maestro des couteaux releva la tête et jeta un coup d'œil interrogateur à son client.
- Il y a un problème ?
- Pas du tout, s'empressa de dire Tsuna. J'admirais simplement votre maniement du couteau.
- Oh ? Fit le cuisinier d'un air intéressé en s'arrêtant. Et qu'en as-tu conclu ?
- Que je vous imagine plus volontiers avec un sabre.
Réalisant ce qu'il venait de dire, Tsuna se mordit la lèvre. Mais qu'est-ce qu'il lui avait prit ? Son hyper intuition l'avait poussé à dire la vérité. Le cuisinier jeta sa tête en arrière et éclata de rire. Bizarrement, l'homme semblait un peu nerveux. Ses yeux reflétaient une légère surprise et s'étaient imperceptiblement durcis.
- Il semblerait que mes années de kendo aient laissé des traces, plaisanta-t-il.
Il y avait une part de vérité dans sa phrase. Pourtant, Tsuna sentait que ce n'était pas totalement vrai. Aucun style de kendo ne pouvait rendre les mouvements aussi tranchants et mortels tout en restant aussi gracieux. Et puis un kendoka n'avait pas la même aura qu'un épéiste lorsqu'il se servait d'une arme blanche... Pas que l'androgyne savait réellement ce qu'était l'aura d'un épéiste, mais c'était l'impression qu'il avait. Le chef se remit à préparer le repas de son client et lentement, la tension de ses épaules disparut. Au bout de quelques minutes, l'entrée s'ouvrit une nouvelle fois.
- oyaji, je suis rentré.
- Très bon timing Takeshi. Viens me donner un coup de main.
Un garçon de l'âge de Tsuna entra et passa derrière le comptoir. Il était une version miniature du chef et avait un léger sourire sur son visage. Tsuna le reconnu pour l'avoir déjà croisé à l'école : Yamamoto Takeshi. Il était un sportif inconditionnel et l'un des meilleurs en cours de sport. Pour le reste des matières, ses résultats étaient très moyens. Posant son sac et sa batte de base-ball dans un coin de la pièce, le garçon prit un couteau avant de se mettre au travail. Bien que ses mouvements soient presque aussi précis que ceux de son père, ses mouvements n'étaient pas aussi tranchants. Après quelques secondes, il releva la tête et jeta un regard au client de son père. Tsunayoshi pouvait presque voir les rouages tourner dans le cerveau du garçon tandis que ce dernier le fixait, songeur. Finalement, son visage s'éclaira.
- Tu es... Sawada Tsunami, n'est-ce pas ?
Il y eut un blanc de plusieurs secondes. Le temps sembla se figer. Puis, une aura dépressive se fit sentir tandis que Tsunayoshi se mettait à bouder dans un angle de la pièce. Une goutte de sueur coula du crâne de Takeshi et de son père, alors qu'ils observaient la scène avec stupeur.
- Je suis son frère, dit piteusement l'androgyne en sentant leur incompréhension, Sawada Tsunayoshi.
- Ah ah ah, rigola Takeshi en se frottant l'arrière de son crâne avec une main. Je me disais bien que je n'avais vu Tsunami porter des lunettes.
- Ce notre seul signe distinctif, révéla Tsuna en se rasseyant sur son tabouret avec une moue adorable. On se ressemble à tel point que tout le monde nous confond. Le fait que Tsunami préfère porter l'uniforme masculin de l'école n'arrange rien.
- Ah ah ah... Tu devrais peut-être changer de coupe de cheveux, pour vous différencier.
- J'aime mon apparence comme elle est, tout comme ma sœur aime son apparence comme elle est. Nous sommes ce que nous sommes. Changer n'est pas une option pour nous.
- Bon état d'esprit, approuva le père de Takeshi.
Tsunayoshi sourit, heureux que l'on comprenne son point de vue. Il ne voulait pas changer son apparence pour se distinguer de sa sœur. C'était sa façon de vivre. Son repas, composé de sushis et de boulettes de riz, fut servi. L'androgyne commença à manger. Takeshi s'assit à côté de lui et l'imita. Il n'y eut aucun bruit de tout le repas. De temps en temps, l'un des enfants jetait un regard à son voisin, mais sans rien dire. L'atmosphère était légère, agréable. Une fois toute la nourriture avalée, Tsuna régla l'addition et prit congé. Toutefois, au moment où il allait quitter le restaurant, il fut interpellé par Takeshi.
- Attends-moi Tsunayoshi !
En voilà un qui ne se souciait pas vraiment des formules de politesse. Il l'avait déjà remarqué durant leur courte conversation dans le restaurent. Pas que cela gênait l'androgyne puisque lui-même essayait d'éviter quand ce n'était pas nécessaire. Se retournant, l'androgyne vit arriver Takeshi et son éternel bonne humeur.
- Qu'y a-t-il, Yamamoto-san ?
- Appelle-moi Takeshi, fit le garçon avec un sourire. Ça te gène si je t'appelle Tsuna ?
- Tout le monde m'appelle déjà ainsi, répliqua l'androgyne d'un ton faussement méprisant.
Takeshi rigola tandis qu'ils avançaient. Les deux garçons se mirent à parler de tout et de rien, plus le sportif que Tsuna, cela dit. Le petit brun apprécia ce moment. En dehors de ses monologues avec Kyoya et des cours techniques avec Shoichi, il n'avait pas souvent de vrais conversations. C'était agréable. C'était si loin de ses problèmes...
- On va où, au fait ? Demanda Takeshi au bout d'un quart d'heure.
- À la base, je rentrais juste chez moi, rigola Tsuna.
- Ah ah ah... Dit-moi Tsuna, demanda Takeshi avec un large sourire, est-ce qu'on peut être ami ?
L'androgyne se figea en plein mouvement. Ses problèmes venaient de faire leur grand retour en fanfare ! Takeshi voulait devenir son ami... En temps normal, il aurait accepté directement. Vraiment. Sincèrement. Mais ça c'était avant... Maintenant, avec la menace que représentait une possible implication avec la mafia, il ne pouvait plus se permettre de prendre de décisions hâtives. Ses amis risquaient d'être en danger, tôt ou tard. Pour ce qui était de Kyoya, il n'y avait pas à s'en faire. Il serait plus qu'heureux de pouvoir mordre à mort tous ceux qui oseraient se présenter devant lui. Pour Shoichi non plus, il n'y avait pas à s'en faire. Dissimulé derrière son écran d'ordinateur, personne ne le trouvait. Et en dehors d'un signe de tête à l'école, Tsuna et lui ne se voyaient pratiquement plus. Cela faisait partie des mesures de sécurité qu'ils avaient mis en place depuis qu'ils avaient piraté les Vongola.
Mais dans le cas de Takeshi, c'était différent. Il n'était pas fort comme Kyoya ni aussi protégé que Shoichi. En devenant son ami, il deviendrait une cible incapable de se défendre. Ce serait peut-être dans un an ou dans dix. Ou peut-être que cela n'arriverait jamais... Mais Tsuna pouvait-il prendre la responsabilité d'impliquer un innocent comme Takeshi ? Non, certainement pas.
- Je suis désolé Takeshi, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée...
Le sourire du sportif diminua, avant de disparaître totalement lorsqu'il comprit les paroles de Tsuna. S'arrêtant, il se retourna pour faire face au petit brun. Son regard était confus, comme s'il ne parvenait pas à associer les paroles de l'androgyne avec la situation présente.
- Pourquoi ? Demanda-t-il finalement.
- Parce que cela pourrait te mettre en danger !
Mais pourquoi Tsuna avait-il dit ça ? Autant pour le père que pour le fils Yamamoto, son hyper intuition lui disait d'être sincère avec eux. Takeshi le regarda bouche bée, pendant plusieurs secondes, avant de rigoler franchement.
- Je suis plus fort que j'en ai l'air, Tsuna. Je suis en mesure de me défendre tout seul.
- Vraiment ? Susurra l'androgyne d'une façon menaçante.
- Absolument !
Cela ne servait à rien. Takeshi n'écoutait rien. Tant qu'il ne serait pas confronté à la réalité, il ne pourrait pas comprendre. Tsuna soupira et passa en hyper mode. Il s'assura toutefois de ne pas utiliser trop d'énergie, ne voulant pas tuer accidentellement le sportif.. D'un mouvement vif, il donna un violent coup de pied dans le ventre de Takeshi qui en fut soulevé du sol, le souffle coupé. Dans une pirouette, l'androgyne abattit à nouveau sa jambe dans l'estomac du fils Yamamoto qui s'écrasa violemment au sol. Il n'y eut aucun bruit de craquement, au plus grand soulagement de Tsuna. Atterrissant souplement sur lui, il posa ensuite son index sur le front du garçon au sol, qui avait les yeux écarquillés de surprise.
- Tu es mort, déclara Tsuna en faisant disparaître sa flamme frontale.
- C'était géant ! S'exclama Takeshi d'une voix enjouée.
- Tu ne comptes pas abandonner, n'est-ce pas ? Comprit l'androgyne d'un ton dépité.
- Jamais.
- Tu n'es pas assez fort.
- Je le deviendrais.
- Nous verrons... Je dois te laisser, on en reparlera une autre fois.
Et sans lui laisser le temps de répliquer, Tsuna s'en alla. Takeshi l'avait énervé. Ce garçon ne comprenait rien et prenait tout pour un jeu. Sauf que dans ce jeu, si tu mourrais, c'était définitif... Il faudrait trouver une solution à ce sujet le plus rapidement possible. Désireux de chasser cette conversation de son esprit, il rentra chez lui pour prendre une douche et se coucher.
Voilà... C'est "tout" !
Bien, comme promis, je crois que je vous dois des explications (ou pas, c'est ma fic je fais ce que je veux d'abord... non ?):
- L'hyper intuition est une arme invincible aux jeu de hasard ^^
- L'hyper intuition est une arme invincible pour coter en bourse ^^ (même principe que pour les jeux de hasard, mais avec des gains plus importants)
- Il n'est pas possible de passer de quelques centaines d'euros à plusieurs millions en quelques mois à moins de posséder une hyper intuition
- Si la devise utilisée (la monnaie pour les autres) est l'euro, c'est parce que Tsuna avait de l'argent européenne à utiliser et que Mammon est italien. Il n'aurait pas fait une erreur aussi bête que de dévoiler son pays d'origine par accident en proposant des yens.
- Si Tsuna possède plusieurs comptes et autant d'argent, c'est principalement pour payer Mammon lorsqu'il se fait passer pour Genesis, bien qu'il y ait d'autres raisons mineures...
- Mammon vénère l'argent (mais ce n'est pas une découverte)
- Mammon est toujours un Varia, dont le boss par interim est Squalo, en attendant le retour du boss légitime (après tout, Squalo était censé le devenir s'il n'avait pas croisé Xanxus et abandonné volontairement cette position)
- Mammon a beaucoup de temps libre et cherche à arrondir ses fins de mois (il serait prêt à remonter le temps pour gagner encore plus d'argent... note: ne jamais le laisser approcher du juunen bazooka)
- Xanxus a été congelé depuis six ans.
Voilà ! Si j'ai oublié quelque chose, prévenez-moi et je vous en dirais plus.
Bon, il ne me reste plus qu'à quémander des rewiews et à vous prévenir que le prochain chapitre sortira la semaine prochaine !
Rewiew ?
