BONJOUR CHERS AMIS FANFICTIONERS (qui est un mot qui n'existe pas bien sûr...enfin je crois)

Voilà un chapitre bouclé et posté ! J'espère qu'il va vous plaire. ENCORE UN MERCI A SILICA ET DÉSOLÉE POUR LE RETARD.

Au fait, si vous trouvez des incohérences, il se peut que cela soit normal. Mon cerveau est totalement fou, mais j'ai découvert qu'il était plus intelligent que moi! Ce qui est étrange, je vous l'accorde...

Bisous bisous ! (j'ai envie de vous faire des bisous et alors!?)

RAR:

Donc d'abord, merci à ceux qui m'ont écrit !

Et non, la plupart des informations sur les familiers d'Harry viendront plus tard, plutôt en même temps que les informations sur le couple Harry/Severus/Draco. Désolée ! Et pour ceux qui trouvent bizarre qu'Harry et Mathias fassent copains-copains, frères-frères après 10 minutes, c'est une vision idéalisée de leur rencontre faite par mon cerveau : il a été romantique et niais pendant un petit bout de temps, je vous l'accorde ! J'espère aussi que cela ne se reproduira plus, je l'ai grondé pour vous, rassurez-vous. :)

Je pense que j'ai éclairci tous les problèmes, mais je serais ravie de le refaire si vous en avez encore !

BONNE LECTURE ET BONNES VACANCES OU FIN DE VACANCES !

Je vous ai entendu et j'avancerai plus vite pour le chapitre d'après. ;)


CHAPITRE 3: Installation et rencontre.

Un toit aux tuiles de craies, d'un noir camouflé par la couche de neige tombée, apparut au dessus des branches hautes. Les pas feutrés du félin résonnaient presque dans le silence glacial de la nuit, son pelage noir, éclatant sur la neige, comme une tâche sur une toile vide. Les animaux veillèrent sur leur maître avec attention jusque dans la maison.

Là-bas, ils trouvèrent une cheminée dans le salon, que le phénix alluma de ses flammes, tandis que le lion noir déplaça la poussière, rendant l'atmosphère épaisse et scintillante à la lumière. Le grand corps fit glisser le plus petit de son dos jusque sur son flanc, puis se coucha et s'enroula autour de lui pour le garder au chaud.

L'aube les trouva inchangés. Les corps emmêlés dans un tas indescriptible de poils et de plumes. Le tas remua un instant, une main sortit et retomba lourdement sur le museau du lion. Le bâillement et les ronronnements se firent échos dans la pièce. Harry caressa paresseusement sa bouillotte poilue tandis qu'il émergeait lentement de son univers vaporeux.

Le Gryffondor ne semblait pas décidé à bouger plus que ça, mais la faim et la nature gagnent toujours sur la paresse. Et Harry dut se lever pour soulager sa vessie et son ventre, qui se manifestait bruyamment, accompagné de celui de Néas, à grand renfort de grognements et autres bruits étranges. Il le fit de mauvaise grâce et traîna sa carcasse jusqu'aux toilettes, où une violente nausée le prit. Il finit de cracher tripes et boyaux et se rinça la bouche, heureusement d'ailleurs, qu'il avait l'eau courante.

Il se déshabilla ensuite pour entrer dans la douche. Il profita de l'eau, juste à une température agréable, pour dégager toute la poussière, les poils, la neige fondue et la boue. Il se prélassa un moment encore, détendant ses muscles endoloris et courbaturés. Le jeune sortit de la douche, des gouttes d'eau glissant le long de son torse fin, quasiment maigre, dont les côtes étaient visibles.

Il invoqua une serviette, puis des vêtements, dont il commença à se vêtir. Se faisant, il croisa son reflet dans la vitre : au milieu d'un visage fin au contour en forme de cœur, deux yeux vert émeraude ternes, l'éclat animant la pupille autrefois ayant disparu. Les deux yeux surplombaient un petit nez légèrement en trompette, lui-même au dessus de lèvres pleines, encore un peu rouges à cause de la douche.

Il s'écarta pourtant rapidement du miroir, comme écœuré par ce qu'il voyait et surtout, ce qu'il ne voyait pas. Harry s'éloigna, son corps s'arquant d'une grâce dont il ne se rendait pas compte. Sa démarche féline et agile attirait, autant que sa célèbre cicatrice, regards et convoitises sur son corps, de petite taille pour un jeune homme. Ses cheveux noirs d'encre lui arrivaient jusque dans le creux du dos, disciplinant le nid d'oiseaux qu'il lui servait autrefois de tignasse. Les mèches retombaient délicatement autour de son visage, de plus courtes couvrant le front d'une mince épaisseur, cachant aussi la marque de sa célébrité passée, de ses soucis actuels et de son destin malheureux, semé de morts et de trahisons.

Néas grogna, tirant Harry de ses pensées, qui s'engageaient doucement mais sûrement sur une pente dangereuse. Celui-ci soupira. Il se dégoûtait toujours autant mais d'autres vies étaient maintenant en jeu et il ne devait pas se laisser aller à déprimer, ni se laisser aller tout court. Même si, franchement, il ne faisait quasiment que cela. Pas du tout au fort de ses résolutions, mais la faim l'emportant sur les réflexions, il se dirigea tout de même vers ce qui devait être la cuisine.

La pièce était dotée d'une petite gazinière semblant avoir fait son temps, d'une petite table avec une chaise bancale et d'un réfrigérateur tout aussi petit que la table. Il fit venir à lui son sac d'un geste et fouilla dedans pour ressortir un pauvre petit sandwich écrasé et son estomac se manifesta bruyamment. Il n'oublia bien sûr pas le casse croûte de ses mignons petits (pas si petits que ça d'ailleurs), qui s'étaient d'ailleurs attroupés autour de lui, en attente de leur pitance.

Après avoir distribué les rations de chacun, il mangea la sienne, plus par nécessité que par réelle envie. Il faisait ça pour eux.

Les pieds de la chaise grincèrent, agressant les oreilles sensibles du félin, qui suivit son maître dans le salon. Là, Harry sortit toutes les possessions qui lui restaient. Des vêtements, des objets utiles au quotidien tel que du savon, des serviettes... Il ne fit pas l'inventaire de ce qu'il avait, il y avait si peu de chose qu'au premier coup d'œil, il était facile de voir ce qu'il manquait. Après tout, il avait uniquement des vivres et ses plus précieuses affaires, comme son album photo, sa cape et les bijoux, que lui avaient offert ses aimés en gage de leur affection très poussé pour le Survivant, ainsi que des photos d'eux trois qu'il n'avait pu se résoudre à jeter comme toutes les autres.

Il trouva enfin ce qu'il cherchait et /réalisa un de ses rêves de gosse/fit ce qu'il avait vraiment envie de faire depuis le début de son échappée. Sa main saisit une…voiture miniature…et un sourire anima ses lèvres. Harry sortit de la maison, sautillant presque d'excitation. Dans l'allée de terre battue qui menait à un sentier de même allure, il disposa la voiture au sol avant de lui rendre sa taille normale d'un geste de la main.

De retour dans la maison, il se saisit de son manteau gisant au sol, la météo n'étant pas vraiment clémente. Mais à quoi s'attendre avec Forks ? Les clés dans la poche et une bonne épaisseur de vêtements, il fit une dernière papouille à ses mignons et s'installa au volant. Dans le rétroviseur, on voyait le gros lion noir, assis sur les pattes arrières, un phénix noir et un serpent argenté qui semblaient dire au revoir depuis le perron.

Il s'engagea sur le petit chemin de terre, et de là, rejoignit la route.

La ville de Forks était une ville plutôt banale avec ses balcons et ses jardins fleuris, mais elle était aussi construite sur le modèle des villages de la vieille Amérique et de ses cow-boys et indiens. Elle ressemblait à une brochette avec sa grande rue traversant de part en part la commune. Sur une sorte de place ou d'esplanade, il trouva une place de parking.

Et là, maintenant, il regretta presque d'être venu. Cette ville était si petite que tous les habitants se connaissaient et que la moindre rumeur passait par toutes les oreilles et toutes les bouches en un après-midi seulement. Cela lui rappela désagréablement Privet Drive avec ses nombreuse commères et ses enfants insupportables. Mais, là encore, c'était différent. Il n'était plus un gamin, soit disant fou et "délinquant", mais un nouveau venu avec sa voiture plutôt luxueuse et hors de prix, une BMW x5 aux vitres teintées de noir.

Il inspira un grand coup avant de couper le moteur et de sortir de la voiture.


Il sortit rapidement du magasin, se retenant de toutes ses forces de s'enfuir en courant. Sur la courte distance entre le magasin et sa voiture, il ne dévia pas le regard de son chemin, droit devant lui. Objectif : la VOITURE. Ses courses en mains, il fit semblant de ne pas sentir les nombreux regards qui lui brûlaient le dos, ainsi que les murmures que soulevait son passage. La discrétion n'était vraisemblablement pas sa plus grande qualité, ni celle des habitants de cette ville. Cette banale sortie lui avait coupé tout envie de ressortir un jour. Tant pis pour le reste, il trouverait un autre moment.

Un soupir passa ses lèvres pincées alors qu'il atteignait enfin la voiture et son habitacle sécuritaire.

On toqua à la fenêtre.

« Hey jeune homme ! »

Harry se retourna, surpris et effrayé, vers la fenêtre où se tenait un homme aux cheveux grisonnants, habillé d'un uniforme de policier. Harry se trouva un instant figé, de peur, d'angoisse, de tout ce que vous voulez. Les pires scénarios lui traversèrent l'esprit, le tout créant un mélange tumultueux et tempétueux, le faisant presque suffoquer.

Alerté, l'homme, enfin le shérif Swan, frappa de plus belle à la fenêtre, puis tenta d'ouvrir la portière. Il n'allait pas laisser ce jeune en détresse en train de faire une quelconque crise de panique ou autre. Foi de shérif. Tant qu'il aurait cette étoile, il ne laisserait personne en danger.

Réfléchissant un peu, la solution ne pouvait pas être la précipitation, ni la violence. Il se calma finalement. Ses yeux perçants, mais fatigués et inquiets, survolaient avec rapidité la fine silhouette devant lui, silhouette dont la poitrine se soulevait vite, trop vite, signe d'hyperventilation.

L'entrée à la police donnait l'accès, ou plutôt l'obligation, de faire un stage des premiers secours pour les soins en cas d'urgence. Se souvenir des cours et les appliquer sont deux choses différentes. Alors il calma sa respiration hachée. Allons, ce n'était pas lui le malade ici, tout de même ! Il tenta le tout pour le tout.

« Eh ! Tout va bien ! Je ne vais pas te faire de mal ! Euh... Tu sais... Je te comprends, peut être pas tout à fait, mais j'ai une fille moi aussi, une ado. Tu as quel âge toi, hein?! Quinze ? Seize ans ? En tout cas ma fille, elle en a dix-sept, elle. D'habitude, elle vit avec sa mère loin d'ici, mais elle va entrer au lycée de Forks cette année. Elle sera en terminale. »

Il était vrai que, dans à peine une semaine, commençaient déjà les cours de cette nouvelle année scolaire.

Le shérif continua de parler au jeune homme doucement, tout en l'observant de ses yeux inquiets. Il vit avec soulagement que le garçon commençait à se calmer.

Il en vient, après de longues minutes de babillages intensifs sur des petites choses du quotidien, qui avaient apaisé et rassuré le jeune brun sur ses intentions plus que bienfaisantes, il put enfin poser la montagne de questions qu'il avait. Ce n'est pas tous les jours qu'on voyait débarquer un nouvel habitant à Forks, surtout un aussi jeune, sans accompagnateurs adultes, parents ou tuteurs qui plus est.

C'est d'ailleurs ce dernier point qui avait éveillé l'attention du shérif, shérif qui s'était promis de jeter un œil dans le registre des personnes portées disparues en comparant avec la description et, peut être ainsi, trouver une photo du jeune en question.

Il commença par lui demander s'il avait des parents et, si oui, où étaient-ils, après, bien sûr, une approche plus tranquille et moins directe pour aiguiller la discussion -enfin son monologue- vers le but de sa venue. Aucune réponse ne lui parvint.

L'homme ouvrit la bouche, une nouvelle interrogation sur les lèvres, mais se ravisa devant le peu de coopération de la part du petit brun. Avisant les courses dans la voiture, il se demanda si c'était la raison de sa venue et se résolut à poser la question, tout en croisant les doigts :

« Tu es juste venu pour faire les courses, ou tu a besoin d'autre chose ? Je serai ravi de t'aider. Je connais très bien la ville, après tout elle n'est pas très grande », rigola t-il.

Le silence fut sa seule réponse et, alors qu'il se grattait la tête d'un air gêné, soulevant un peu son chapeau, il s'aperçut que le nouvel arrivant avait relevé la tête vers lui, un air curieux dans ses grands yeux verts.

De son côté, Harry, pesant le pour et le contre, se dit qu'il était plutôt perdu dans cette ville et qu'il avait bien besoin d'aide car il était un peu fatigué. D'ailleurs, les informations sur le lycée de Forks l'intéressaient pas mal, puisqu'il avait l'intention d'avoir son diplôme moldu pour trouver un travail. L'argent ne manquait pas en soit, mais ne rien faire dans une si petite ville, autre que de rester cloîtrer chez soi et sortir faire les courses , attirerait plus l'attention sur lui que le contraire.

Donc, timidement, il s'adressa au policier :

« Je cherche le lycée pour pouvoir m'inscrire. »

Malgré sa surprise, le shérif ne resta pas longtemps sans rien dire, avant qu'un sourire engageant vienne à nouveau fleurir sur ses lèvres et qu'il s'engage à le conduire là-bas. Il regagna sa voiture en faisant signe au jeune de le suivre.


Finalement, l'inscription fut simple et rapide, ses faux papiers complètement en règle pour sa nouvelle identité, grâce aux gobelins. Et il put vite rentrer chez son nouveau chez lui retrouver ses bêtes et continuer sa soirée avec un bon repas, pour enfin aller se coucher, découragé et démoralisé de tout ce qu'il lui restait encore à faire. Prochaine étape : se trouver un lit, des draps et des fournitures de cuisine : assiettes, verres, poêles, casseroles et tout le tralala.

Voilà, voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Reviews ou pas reviews ? Je ne vais pas vous forcer ! ;)