NO TOUCHING !
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NA : Salut ! Désolée pour le retard. Je viens de subir deux semaines de partiels assez intenses et il me fallait bien une autre semaine pour m'en remettre ^^
Voici la suite des déboires de Lily. J'espère qu'elle vous plaira.
Bonne lecture :)
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CHAPITRE 4
Vaincre ou mourir
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15 novembre
Ce qu'on ne vous dit pas dans L'art de larguer, c'est comment vivre après, avec cette peur au ventre et cette douce paranoïa qui semble prendre davantage de place à chaque seconde qui s'écoule. L'art de larguer raconte comment ranger les couteaux de cuisine avant de passer à l'acte, comment s'y prendre avec le tact et la délicatesse qui s'impose et surtout, comment éviter le ce n'est pas toi, c'est moi qui se retournera à coup sûr contre vous. Ce bouquin est édifiant mais cependant inutile pour ceux qui, comme moi, sont passés à la pratique sans vérifier la théorie.
Le problème avec le club d'échec, c'est qu'ils sont extrêmement fidèles entre eux. Ils ne parlent pas. Même Remus, à qui j'ai tenu la jambe pendant plus d'une heure pour qu'il me raconte les plans maléfiques d'Antonin Dolohov, s'est contenté de me dire que je délirais complètement... avant de me murmurer au creux de l'oreille de faire très attention à ce que je mangeais.
- C'est bien parce que tu es la copine potentielle de James, dit-il avec un clin d'oeil.
J'ai bien essayé de lui soutirer d'autres informations mais je ne suis pas aussi doué que lui pour transformer mon regard de lionne en chaton abandonné. Résultat, il m'a décoché un sourire ironique, m'a gentiment tapoté la tête et est parti avec un joyeux fou-rire. Je le déteste.
Bref, depuis un peu plus de trois jours, je suis attaquée de tous les côtés. Qui aurait cru que le club d'échec était une secte si nombreuse ? En dehors de l'asticot retrouvé dans mon poulet, des flaques d'eau qui apparaissent soudainement devant moi et les lustres qui ont tendance à se détacher quand je suis dessous, je reçois des regards noirs de la part de la moitié de la population de Poudlard. On se croirait aux beaux jours de l'inquisition, quand tout le monde soupçonne la voisine d'à côté d'être une sorcière, tout ça parce qu'elle séduit les hommes et qu'elle a des cheveux roux. Bonjour la discrimination et l'évolution de la société !
Toutes ces tentatives de meurtre - déjouées mais sincères - m'ont conduite à renouer avec ma paranoïa habituelle. Résultat : la peur de mourir m'a incitée à m'enfermer dans un placard, dans lequel je suis cachée depuis deux bonnes heures. A mes côtés, mon journal et des gâteaux pour ne pas décéder vaincue par la faim, ainsi qu'un magazine de mode piqué à Mary que je m'amuse à découper lentement.
(La vie est dure. Ceux qui prétendent le contraire n'ont jamais largué personne.)
Soudain, la porte du placard s'ouvre en grand et quelqu'un pousse un grand cri.
- Lily ?
Quelle probabilité y avait-il pour que James Potter ouvre précisément mon placard à balais ? Assez peu pour que j'en déduise que le monsieur là-haut me hait sincèrement. Quoi qu'il arrive, où que je me cache, Potter finit toujours par me retrouver. A croire qu'il possède un radar branché sur la fréquence Lily parmi ses attributs.
- Euh, qu'est-ce que tu fais ?
- Je décapite méthodiquement des mannequins de papier dans un magazine de mode. Tu devrais essayer, c'est fou ce que ça détend. Et toi, une envie soudaine de balayer le couloir ?
Il me regarde, hébété, comme s'il n'y avait absolument pas réfléchi.
- Oui ! finit-il par s'exclamer. C'est fou ce que c'est sale ici...
- Arrête tes salades Potter, je doute même que tu saches plier tes caleçons. Alors dis-moi, pourquoi tu es là ? Est-ce que...
Un doute absurde fait soudain irruption dans ma tête.
- Tu appartiens au club d'échec ?
- Quoi ? Mais non !
La panique retombe aussitôt. Évidemment qu'il n'en fait pas partie, il n'a jamais été foutu de comprendre les règles. Bon, il n'est pas une menace immédiate, c'est déjà ça.
- Qu'est-ce qui se passe, Lily ? Tu es bizarre. Tu as même séché le cours de Slughorn !
Ha ha ha. Je ne suis pas suicidaire. Qui dit potion dit Antonin et qui dit Antonin dit ta mixture t'explosera à la figure et tu mourras dans d'atroces souffrances. Pas besoin d'être voyante pour le prévoir. Toutefois, pas question d'en toucher un mot à Potter : il va sans doute en profiter pour jouer au chevalier servant et je refuse de prendre le risque de lui être redevable.
- Moi ? je m'indigne. Non, je n'aurais jamais fait ça ! Tu ne m'as pas vue sans doute parce que j'étais sur la table cachée par l'armoire...
- J'étais sur cette table, je voulais me cacher de Slughorn.
- Ca alors, mais quel bigleux tu fais ! Dire que j'étais juste à côté de toi et que tu ne m'as même pas vue !
Potter me lance un regard d'une ironie mortelle.
- Bon ! dis-je un peu gênée. Ce n'est pas tout mais il faut que j'y aille !
Je prends mes gâteaux, mon magazine et toi cher journal, avant de me mettre à courir dans le couloir pour m'éloigner de Potter au plus vite. J'allais tourner dans celui de droite quand il hurle quelque chose derrière moi. Je m'arrête brusquement.
- LILY, ATTENTION AU LUSTRE !
Et celui-ci tombe à deux centimètres sous mon nez dans un grand fracas.
Oh. Merlin...
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18 novembre
Cinquième jour de survie.
J'ai commencé à rédiger mon testament mais j'ai tellement peu d'amis à qui confier mes affaires que ça me déprime plus qu'autre chose. Finalement, j'ai laissé tomber, que tout aille aux orphelins démunis et n'en parlons plus.
Je me sens un peu dépassée en ce moment.
- Tu ne sors plus de la salle commune, Ev ? Des gens te veulent du mal, à ce qu'il paraît ? C'est d'une tristesse...
Black s'assied à côté de moi, encore sur mon canapé préféré mais je n'ai pas la force de protester.
- Si tu me sors « je t'avais prévenue » : je t'étrangle.
- Ce n'est pas mon genre, minaude-t-il avec un sourire narquois. Je voulais juste te signaler que tu n'es pas davantage en sécurité parmi les Gryffondor que dans les couloirs de l'école. Tu sais pourquoi ?
- Vas-y, balance.
- Parce que tu es préfète-en-chef, ma grande... et que les lions sont les premiers à en subir les conséquences. Combien de retenues as-tu distribuées ? Combien d'associations illégales as-tu démantelées ? Crois-moi, faire de la vie de Lily Evans un enfer est très tentant pour beaucoup de gens. Méfie-toi !
- Oh merci, je me sens beaucoup mieux maintenant. Peux-tu dégager ?
Au lieu d'obéir, Black se met à l'aise et étale ses pieds nauséabonds sur mon canapé.
- Tu ne pourras pas te cacher indéfiniment Ev.
C'est quand même dingue, ça. On ne peut pas attendre sa mort en paix, il y a toujours des gens pour venir vous chercher des noises. Oh Merlin, quand je serais un fantôme, y'en a qui vont baver, c'est moi qui vous le dis !
- Sois raisonnable. Fais-toi aider.
- Oh, vraiment ? j'ironise. Merci pour ton conseil, Black, mais je crois que je peux me débrouiller toute seule.
- Pas si tu veux survivre.
Argument qui peut peser dans la balance.
- Qu'est-ce que t'en as à faire, de ma survie, étant donné que tu me hais plus que tous les délinquants de Poudlard réunis ?
- J'aide un ami.
Black me désigne Potter du regard et je lui assène un coup de coude bien senti. J'aurais dû m'en douter.
- Ne sois pas stupide Ev, une bande d'intellos est prête à tout pour te détruire et tu préfères ta fierté plutôt que demander de l'aide ? Je suis sûr que James est prêt à te donner un coup de main.
- Et pourquoi tu ne le ferais pas, toi ?
- Pas envie.
Ha ha ha. Connard.
C'est ce moment précis que choisit un gamin pour me balancer une tarte à la crème en pleine face. Timing parfait, cible touchée, nom d'un troll il va souffrir. Sans s'en émouvoir plus que ça, Black lève son poing en direction du gosse déjà reparti en courant. Puis il m'adresse une grimace amusée.
- Je te laisse y réfléchir ma grande. C'est vrai que tu es mignonne avec un mélange de crème et de haine sur ton joli visage.
Il se lève de mon canapé en souriant, pleinement satisfait. Il me tend un mouchoir et pousse un soupir compatissant.
- Bon courage.
...
J'adore ma vie mais parfois, je me demande si je ne ferais pas mieux d'y mettre fin.
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22 novembre
Mon existence n'est plus qu'un immense champ de bataille. J'ai l'impression d'être un moldu qui s'est trompé de chemin pour se retrouver au beau milieu d'une réunion de Mangemorts. Ce n'est pas hyper agréable comme sensation.
Pourtant, je refuse de rendre les armes. Je ne veux pas demander de l'aide à Potter. Même si j'en suis réduite, comme en cet instant précis, à squatter les toilettes de Mimi Geignarde qui, chacun le sait, est l'endroit du dernier recours, celui qui signifie tu es vraiment dans la merde.
Non, je suis mauvaise langue... Le dernier des derniers recours est la tour d'astronomie. Merci Merlin, je n'en suis pas encore là ! Cependant, ça ne va pas tarder si Mimi continue à se montrer aussi déprimante.
- On me persécutait aussi, à l'époque ! s'écrie-t-elle. Tout ça parce que je portais des lunettes !
Pas que, à mon avis... mais vu ma situation, j'évite de trop la ramener. Et puis, je déteste quand les gens pleurent.
- Et toi Lily, pourquoi le monde entier est contre toi ?
- Pas le monde entier, juste la moitié de Poudlard. En fait, j'ai largué le président du club d'échec. Disons qu'il ne l'a pas très bien pris.
Toute compassion s'évanouit soudain des yeux de Mimi et elle me lance un regard noir.
- Oui, je sais ce que ça fait d'être abandonnée ! C'est ce qu'il a dû ressentir... Si Adam Burke n'avait pas déménagé en Hongrie, j'aurais probablement essayé de le tuer, moi aussi. Il a fui, ce lâche, cet immonde vermisseau. Tout le monde m'a laissé tomber un jour ou l'autre...
Et la revoilà qui recommence à inonder le carrelage de ses larmes interminables.
Heureusement, personne n'a laissé de corde ni de chaise dans les toilettes. Sage décision. Je serais sûrement en train de me pendre à l'heure qu'il est.
La question est : entre Potter ou Mimi Geignarde, lequel est préférable ?
Choix difficile.
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25 novembre
Je viens de parcourir le règlement de Poudlard et c'est scandaleux, aucun article n'indique qu'il est interdit de tuer dans l'enceinte du château. Je devrais aller rappeler à Dumbledore que nombreux sont les élèves qui ont du mal avec l'évidence.
En même temps, à quoi ça servirait puisque personne n'a jamais lu le règlement ?
Je suis en train de réfléchir à la question quand j'entends un grand bruit juste à côté de moi. J'ai à peine de le temps de faire quelques pas en arrière qu'une énorme bombabouse explose juste devant mon nez. J'ai de la matière nauséabonde partout, mes vêtements en sont pleins, mes cheveux aussi et j'aperçois rapidement deux élèves qui s'enfuient en riant.
Je m'assieds le long du mur, épuisée. C'est la cinquième qu'on m'envoie depuis le début de la journée et la seule jusqu'ici que je n'ai pas réussi à éviter. Je n'en peux plus. J'en ai marre. C'est même plus de l'acharnement c'est carrément... du putain d'acharnement !
- Il y a des meilleures techniques de dissimulation, tu sais.
- Je suis un peu énervée Potter, et si tu revenais plus tard ?
Il se marre, ce salaud.
- On ne rit pas du malheur des autres !
- Avoue que ce serait dommage de s'en priver.
- Tu vas te prendre un coup dans les parties et tu verras si c'est encore drôle.
Potter s'assied à côté de moi mais pas trop près non plus, sans doute à cause de la merveilleuse odeur que je dégage.
- Tu sais ce que j'adore chez toi ?
- Mon QI ? je demande naïvement.
- Ta capacité à rester digne en toutes circonstances, et ça même sous des kilos de bouse.
- Ca alors, tu sais parler aux filles !
Il esquisse un léger sourire sans pour autant me répondre. Il semble attendre que je dise quelque chose mais comme je me tais, il finit par pousser un long soupir.
- Est-ce que ça va ? demande-t-il.
Je le détaille du regard pendant une longue minute. J'espère qu'il plaisante.
- Je suis dans la merde jusqu'au cou, dis-je, au sens littéral comme au figuré. J'en peux plus, tu comprends ? Je suis fatiguée d'être toujours sur le qui-vive, de me prendre tous les jours des tartes, des bombabouses, des lustres... Hier, quelqu'un a même renversé la litière de Miss Teigne sur ma tête ! Je ne savais même pas que ce foutu chat en avait une ! Alors oui Potter, comme tu peux le voir, je pète la forme.
- Lily...
- Ne me dis pas que tout va s'arranger, s'il te plait. Ils sont sacrément remontés et sur la bonne voie pour me pousser au suicide !
Waouh. Ca fait quand même du bien de le dire à quelqu'un. Avant de parler à Potter, je ne m'étais pas rendue compte à quel point j'étais en colère. Tellement que j'en aurais presque les larmes aux yeux et je vois bien que Potter ne sait pas trop comment gérer ça.
- Tu sais, dit-il, je peux faire en sorte que ça s'arrête. Il suffit juste... juste que tu me le demandes et je le ferais.
- Toi contre la moitié de la population de Poudlard ? Je sais que tu es plein de ressources, Potter, mais ce n'est pas un peu prétentieux ?
Il m'adresse un sourire énigmatique.
- Crois-moi, je ne serais pas seul.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Le Fan-Club des Maraudeurs, Lily ! Tellement plus nombreux et dévoués que le club d'échec. Je n'ai qu'à claquer des doigts et le premier qui t'embête se retrouve avec une bombabouse en pleine face.
- Et un lustre ? je demande pleine d'espoir.
- Tout ce que tu voudras.
Je soupire à mon tour. L'offre est tentante et Potter le sait très bien, il attend simplement ma réponse. La vérité, c'est que je ne pourrais pas tenir très longtemps à ce rythme et que je vais bientôt tomber en dépression - si ce n'est pas déjà fait. Mais il y a problème : la contrepartie qu'il attend probablement de moi. Où est le piège exactement dans tout ça ?
- Je n'ai pas envie d'avoir une dette envers toi, Potter.
- Je me contenterai d'un merci.
Je le regarde, essayant de décrypter l'expression de son visage mais il paraît sérieux. Il attend simplement que je le lui demande et il le fera. Il veut que je joue la demoiselle en détresse, rien de plus.
- Alors... (Les mots sont difficiles à prononcer.) Je veux bien de l'aide, Potter. S'il te plait.
Il me renvoie un sourire éclatant.
- Tu vois que ce n'était pas si compliqué.
Je le déteste.
Potter se lève et me tend la main, ignorant la bouse qui macule la mienne. Soit. Il m'aide à me relever et désigne du menton le bout du couloir.
- Je t'accompagne à la salle commune, au cas où.
- Okay.
Je le laisse partir un peu devant et le suit machinalement. J'ai vraiment besoin de sommeil.
Et surtout, d'une bonne douche. Oh oui.
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28 novembre
Dans la salle commune, en train de siroter tranquillement un jus de citrouille en compagnie de Mary, ma meilleure amie à temps partiel.
(Tranquillement est le mot-clé de cette phrase.)
J'avais presque oublié ce que c'était, la méthode Potter est efficace. Il a convoqué son Fan-Club pour une réunion spéciale et le bruit s'est rapidement répandu : quiconque s'approche de Lily Evans aura de sérieux problèmes. D'après la rumeur, Potter serait allé lui-même trouver Antonin pour lui faire peur, le reste s'est fait naturellement. Je suis redevenue une fille (presque) comme les autres et non l'ennemi public n°1, c'est plutôt agréable.
- Tu lui as dit merci ? demande Mary l'air de rien.
Je m'étouffe à moitié avec mon jus mais réussis à temps à reprendre mes esprits.
- Pas encore.
- Tu ne pourras pas retarder le moment indéfiniment, Lily.
- Si tu le dis.
Mary se met à rire.
- Si tu savais comme j'admire ta mauvaise foi, vraiment. Tu es incroyable.
Je la fusille du regard mais blondinette ne se démonte pas. Elle se contente de me désigner Potter du regard, occupé à... euh, j'ai absolument aucune idée de ce qu'il est en train de faire. Soit il imite la mort d'un centaure unijambiste, soit il vient de se fracturer le tibia. J'hésite sincèrement.
Je m'approche de lui prudemment.
- Je peux te parler ?
- Oui, bien sûr. J'étais en train de montrer à Sirius et Peter qu'il faut viser le genou quand on se retrouve face à un Mangemort.
Ah, j'étais vraiment pas loin !
- Euh, d'accord.
- Qu'est-ce que tu voulais me dire ?
- Juste, tu sais, pour la dernière fois... Je voulais...
Te dire merci. Ca ne peut pas être si compliqué, pas vrai ?
- A propos du lutin enragé ? propose charitablement Potter, qui voit bien que je suis en train de m'embrouiller complètement.
- Ouais, c'est ça. Ou le joueur d'échec cinglé, qu'importe comment tu veux l'appeler.
Potter sourit, il voit parfaitement où je veux en venir mais à voir le l'expression satisfaite de son visage, il n'a pas l'intention de m'aider davantage.
- Tiens, tu as vu le panneau d'affichage ? Il y a des ateliers qui présentent les différents métiers et...
- Lily...
- Ca va, c'est bon. Tu as en quelque sorte sauvé ma vie, ou au moins ma santé mentale alors... merci pour ça. J'apprécie le geste.
- Ce n'était pas grand chose. Dolohov était à deux doigts de mouiller son caleçon lors de notre petite discussion. Il n'a pas été trop difficile à convaincre.
Quelle chance qu'il soit moins têtu que Potter.
- Ca te dirait de passer une soirée avec moi un de ces jours ? demande-t-il.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne perd par le nord !
- Non mon grand, je n'en ai pas du tout envie. Mais comme tu m'as rendu service, je peux plaider ta cause auprès du calamar géant. Lui pourrait éventuellement être d'accord.
- C'est un mec, non ?
- Pas sûr. Et il est surtout assez stupide, ça te laisse une chance.
Potter se mordille la lèvre inférieure et finit par m'adresser une grimace amusée, à laquelle je réponds par un grand sourire.
- Ne me remercie pas, dis-je. Je t'arrangerai le coup gratuitement.
Un coup sur l'épaule et je file rejoindre Mary, qui me regarde avec un air blasé. Elle me tend son verre et on trinque joyeusement.
- Au retour de cette chère routine ! s'exclame-t-elle.
Et pour une fois, je suis bien d'accord avec elle !
