Disclaimer : Tout appartient à Mr Jeff David enfin presque...

Résumé : "Stiles et Derek ne savaient pas vers qui se tourner : ils avaient besoin d'un vagin. Par chance (ou pas), la solution n'était pas si loin." STEREK

SuperBêta : Les SUPER TheCrasy & Voidonce *toutlemondeleurenvoiedescookiesparcequellesonttropfortequelquunaluecettephraseàralongeoupas*

Note de l'auteuse : Je dois avouer que sans Crasy et Voidonce vous ne liriez rien du tout ! Et est il n'y a que Tahlly qui les a remercié, c'est pas bien ! Allez j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant *coeur*

xoxo

Peace and Laugh

Mrs S

oOOo MOIS 3 oOOo

Stiles était sur la route pour rentrer de son travail au commissariat. Il chantait à tue-tête comme souvent depuis qu'il avait enfin entendu le cœur des bébés lors de l'échographie. La nouvelle des jumeaux avait été un choc. Il avait eu peur. Non, il avait grave paniqué. Mais Lydia l'avait vite rassuré avec ses mots et, surtout, elle leur avait fait une proposition merveilleuse. C'était un petit mois auparavant.

-Le manoir est immense. Je ne voulais pas proposer plus tôt parce que je ne savais pas comment la cohabitation allait marcher, mais on est bien là, non ?

Les garçons n'avaient pas été sûrs de comprendre où elle voulait en venir et ils l'avaient regardée avec insistance attendant la fin de ce qu'elle avait à dire, ne jugeant pas utile de répondre à sa question. Bien sûr qu'ils étaient bien.

-Outre le fait que vous auriez pu vous en sortir sans moi, je pourrais venir habiter ici ? Je ne veux pas vous forcer ou quoi que ce soit. C'est juste une idée. Enfin bon, je me doute que ça sera sûrement compliqué. Notre situation, je veux dire. Mais je serai vraiment heureuse d'être là pour les petits bouts.

Elle ne leur avait jamais semblé aussi timide qu'à cet instant. Lydia Martin s'était montrée timide face à deux mâles. Stiles se dit de noter cette date d'une croix dans le calendrier. Il la prit dans ses bras avant de chuchoter à son oreille :

-Je sais pas pour Derek, mais pour moi ce serait avec plaisir.

Après cela, Derek avait rejoint le câlin. Lui aussi était heureux de cette proposition et ce fut dans cette profusion d'amour qu'il décidèrent de finalement faire le gâteau de Lydia pour fêter cette décision.

Un mois plus tard, c'était donc en chantant toujours qu'il arriva face à l'entrée du manoir. À ce moment précis, il sut que quelque chose n'allait pas. Il n'y avait pas de sang sur la porte, pas de cris ou quoi que ce soit qui pourrais annoncer de violents événements. Mais il savait au plus profond de ses tripes qu'il se passait quelque chose.

Pourquoi ? À cause du silence. Un silence pesant qui était tombé sur le loft. Derek, qui travaillait de chez eux, était quelqu'un de silencieux qui parlait peu. Mais depuis que Lydia habitait avec eux, dès qu'il rentrait il entendait des vives conversations. Souvent, Lydia qui disait à Derek comment faire son travail. Mais là, justement, pas une parole et il avait pourtant bien vu toutes les voitures devant la maison.

Sentant la panique monter en lui, Stiles courut jusqu'au salon et ce qu'il vit le stoppa net. Lydia reniflait dans le tee-shirt de Derek qui la serrait dans ses bras sur le canapé, une main réconfortante dans son dos et dans ses cheveux. Derek avait regardé Stiles d'un air indéchiffrable qui n'aida aucunement Stiles à ne pas paniquer. Au contraire il sentait une peur insidieuse monter en lui. Que s'était-il passé ? Lydia était-elle malade ? Les bébés n'allaient-ils pas bien ? Sentant la panique de son compagnon, Derek fit les gros yeux en comprenant ce qu'il était en train d'imaginer.

-Stop Stiles. Ce n'est pas ce que tu crois.

Derek eut un sourire à sa phrase. En d'autres circonstances Stiles l'aurait relevé mais il comprenait que l'imagination débordante de ce dernier lui ait joué des tours. Pour expliquer la crise de larmes de la jeune femme, qui n'avait pas levé son nez du tee-shirt de Derek, il indiqua d'un mouvement de tête la télévision.

Stiles reconnut immédiatement l'acteur et le film qui était sur pause. Ce n'était personne d'autre que Heath Ledger, dans Le secret de Brokeback Mountain*. Stiles réfléchit quelques instants et regarda à nouveau Derek qui mima en silence le mot « Hormones » suivi d'un froncement de nez qui fit sourire le plus jeune.

Enfin soulagé, il pourrait presque rigoler face à la détresse qu'il remarquait enfin chez les sourcils de Derek qui semblaient lui dire : « Au secours ! Libère-nous ! ». Stiles, étant bien trop gentil, vint au secours des sourcils en détresse. D'un mouvement de main, il fit signe à Derek de lui laisser la place pour pouvoir prendre la relève. La jeune femme loucha sur le nez de Stiles quand elle comprit qu'elle changeait de bras, et elle lui fit un sourire humide.

-Allons ma Lily, faut pas se mettre dans tous tes états comme ça ! Tu vas ruiner ton maquillage. Tu avais oublié ta glace au chocolat avant de commencer le film ?

Lydia eut un rire dans un reniflement et enroula ses bras autour de la taille de Stiles, puis elle posa ses jambes en travers des siennes pour être bien installée et pouvoir poser sa tête sur l'épaule de celui-ci. Derek regarda le spectacle qu'ils offraient avec des sentiments de jalousie et de soulagement savamment mélangés. Consoler n'était décidément pas son truc. Il se décida donc à les laisser ensemble quand Stiles lui fit un signe de tête pour lui dire que c'était bon. Et il partit préparer le repas du soir : des lasagnes. Au moins il était sûr que ça, Lydia mangerait.

Dans le salon, un reniflement retentit sous la masse de cheveux vénitiens avant que Lydia prenne la parole.

-C'était tellement vous...

Stiles comprenant qu'elle parlait du film tenta de se souvenir de ce film qu'il avait vu il y a longtemps maintenant. Se souvenant de leur histoire impossible, et de la fin tragique, il caressa le dos de la jeune femme.

-Mais enfin, Lydia, ne dit pas des bêtises. À leur place, Derek m'aurait enlevé et il aurait bâti une maison dans les bois, loin des jugements. On aurait vécu heureux avec de l'amour et de l'eau fraîche.

Un rire plus fort que les pleurs secoua la jeune femme.

-Il aurait chassé des animaux pour vous nourrir ?

Stiles sourit à la question de Lydia.

-Bien sûr, il aurait chassé le caribou à mains nues, ou les pauvres petits écureuils.

Imaginant Derek chasser le caribou et les écureuils seulement muni de ses griffes était tellement cocasse que Lydia se mit à rire franchement. Elle riait tellement qu'elle fut obligée de s'éloigner de Stiles pour se tenir les côtes douloureuses. Derek intrigué se déplaça jusqu'au salon pour savoir ce qu'il se passait, mais cela ne fit que redoubler les rires. Derek ne chercha pas plus à comprendre et retourna cuisinier, sous les rires de Stiles et ceux de Lydia qui se mélangeaient.

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* « Le secret de Brokeback Mountain » J'ai essayé de ne pas trop en dire pour ceux qui n'ont pas vu mais sincèrement regardez-le !