Title : Cauchemars
Author : Rikka-yomi
Rating : T
Pairing : Royed (un petit faux Royai )
Chapter title : Amnésie et attachement
Note : Je suis horriblement désolée de ne pas avoir posté ce chapitre plus tôt !!! Après un orage, mon écran, mon clavier, ma live box, et même la machine à café ont planté !!!!!!! Pour l'écran, le clavier et la machine à café, çà été plutôt vite réparé… Mais le reste ….. Deux semaines et demi sans ordi !!!!!!! Vous imaginez l'horreur !!! Ma mère a même faillit m'envoyer par la fenêtre parce que ça faisait une heure (ou un peu plus) que je tournais autour de la table de la cuisine … xD
Dans le chapitre précédant :
Roy se fait réveiller par un gémissement empreint de douleur. Se souvenant de l'identité de la personne dans ses bras, il ouvre rapidement les yeux pour voir le visage d'Edward crispé de douleur. Les yeux fermés se rouvrent quand il l'allonge correctement et le cœur de Roy se brise en voyant les deux topazes d'Edward vides et ternes. Il se tend encore plus quand elles se tournent vers lui et, le regard toujours aussi froid, Edward lui demande d'une voix dénuée d'expression :
« Qui êtes-vous ? »
Chapitre 4 : Amnésie et attachement.
Roy écarquille les yeux face à cette question des plus inattendues, puis blanchit en réalisant ce qui est derrière cette question. Le néant. L'absence de mémoire. De sentiments. L'amnésie.
Dans son état, Edward n'aurait pu trouver pire situation. Avec ses crises, le jeune blond a besoin de stabilité, et la perte de mémoire est loin de se classer dans un des facteurs de tranquillité émotionnelle.
Il se reprend en voyant le jeune commencer à paniquer dans ses bras, et lui sourit tendrement sans montrer son actuelle détresse. Il berce inconsciemment le corps fragile prisonnier de son étreinte et, tout en le couvant d'un regard des plus doux, il chuchote :
« Ne t'inquiète pas, ce n'est rien. Tu es malade, je te soigne. Tu te souviendras de tout un peu plus tard, d'accord ? »
Le blond acquiesce lentement, se calmant légèrement, puis, voyant qu'il n'y a pas de danger apparent dans le comportement de l'homme, il se blottit un peu plus dans son étreinte en poussant un soupir de quiétude. Roy reste figé un moment puis, soufflant, le sourire aux lèvres, raffermit sa prise sur le petit corps d'Edward et le cale encore plus contre lui, le berçant lentement pour le faire s'endormir.
Le petit blond finit par s'endormir dans l'étreinte de du brun, terrassé par la fatigue autant mentale que physique. Roy pousse un soupir, et voyant que le plus jeune ne se réveillera pas de si tôt, il l'allonge sur le lit, le borde confortablement puis va voir l'aubergiste pour demander à téléphoner.
Roy se dépêche d'appeler Riza pour lui expliquer la situation et lui demander un chauffeur rapidement pour faire enfin déménager le petit blond. Il raccroche aussitôt cela fait, ne se préoccupant pas des réponses de sa subordonnée, trop inquiet qu'Edward ne se réveille sans sa présence à ses côtés.
Il fait bien car quand il re- rentre dans la chambre, il entend un faible gémissement et, se précipitant vers le lit, met un petit moment à comprendre que celui-ci est vide. Il panique et regarde aux alentours. Il ne trouve pas Edward et commence sérieusement à paniquer quand il réentend un gémissement venant de sous le lit. Soupirant, il s'agenouille et se courbe vers le sol pour apercevoir le blond recroquevillé en position fœtale, les mains sur le visage et le corps secoué de sanglots silencieux.
Il tends doucement la main vers le petit corps et, tout en parlant doucement, l'attire hors du lit pour le ramener entre ses bras dont l'étreinte semble apaiser le jeune qui se calme aussitôt. Il le calme rapidement, caressant les cheveux du blond, s'amusant d'entendre des bruits ressemblants étrangement à des ronronnements sortir de la bouche du plus jeune. Enfin, le chauffeur affrété par Riza arrive et il prend le blond dans ses bras, laissant la valise au chauffeur, pour l'entraîner à l'intérieur de la voiture et l'installer confortablement sur ses genoux.
Alors qu'il regarde tendrement le corps d'Edward avachit dans ses bras, il entend le chauffeur monter à sa place et lui répond d'une voix désintéressée sans lâcher le blond des yeux quand il lui demande leur destination. Tout le temps du trajet, ses yeux ne quittent pas Edward, retraçant les courbes de son corps parfait, les traits fatigués mais détendus de son visage, ses mains crispées sur le tissu de sa veste dans une étreinte de fer et ses lèvres si tentantes laissant parfois échapper un langoureux gémissement. Roy finit par détourner le regard et souffle, tentant désespérément de reprendre un certain contrôle de lui-même que le petit blond tend à faire disparaître comme un fétu de paille emporté par un vent fort.
Il reste comme ça, écoutant les bruits émis par Edward sans pour autant oser le regarder de peur de perdre le peu de self-control qui lui reste. A chaque bruit, l'envie lui prend de baisser les yeux et de vérifier si Edward a laissé échapper ce bruit à cause de son sommeil ou d'un rêve, et si c'est le cas, de vérifier si c'est un cauchemar.
'D'ailleurs, pense Roy. Il n'a pas besoin de dormir pour cauchemarder. Sa vie entière est un cauchemar. La seule différence, c'est qu'un cauchemar, même s'il nous poursuit après notre réveil, on peut quand même en réchapper. Sa vie, il est obligé de la vivre sans pouvoir se réveiller.'
Il soupire de lassitude et de désespoir, secouant la tête avec résignation. Il sursaute légèrement quand il entend la voix du chauffeur retentir dans la voiture auparavant silencieuse et remarque alors que la voiture ne roule plus. Il descend du véhicule, prenant soin de ne pas trop ballotter le plus jeune, ne voulant pas le réveiller en pleine rue.
Il entraîne le chauffeur portant sa valise derrière lui jusqu'à une petite maison à l'apparence confortable mais au mobilier neutre qui apporte une sensation de réconfort et nous donne l'impression de rentrer dans une maison qui peut nous appartenir. Roy remercie le chauffeur d'un hochement de tête, lui intimant de fermer la porte, lui-même se dirigeant instamment vers sa propre chambre qu'il ouvre d'un mouvement de pied, l'envoyant claquer contre le mur.
A ce bruit, Roy se fige, ayant peur d'avoir réveillé le petit blond en faisant tout ce raffut, mais le concerné, fatigué, se contente de se bouiner encore plus dans l'épaule du colonel en émettant un geignement de protestation contenant un bon paquet de frustration. En entendant ça, Roy tousse un petit rire et, dégageant une main pour caresser la chevelure blonde drapant le beau visage de l'endormi, il murmure :
« Mais oui… Promis, j'arrête de faire du bruit et je te laisse hiberner tranquille petite marmotte… »
Il repasse son bras sous le corps d'Edward et s'approche du lit pour l'y déposer. Il le borde comme à l'hôtel et sort de la pièce pour préparer quelque chose à manger. Enfin, plutôt, il s'apprête à sortir hors de là, quand un geignement le fait se retourner. Il s'approche de l'adolescent tremblant, et essaye de le rassurer, lui expliquant qu'ici, c'est chez lui, et qu'il doit faire à manger pour eux deux. Il s'apprête à se relever voyant le convalescent un peu plus calme mais la main d'Edward fermement agrippée à sa manche l'en empêche. Il soupire et s'accroupit à nouveau en face de lui, cherchant à lui faire comprendre qu'il n'irait nulle part hors de la maison sans l'emmener, mais peine perdue. Alors qu'il commence à désespérer, une voix dans son dos le fait sursauter et fait se recroqueviller le plus jeune dans une position défensive.
« Eh bien ? Que se passe t'il ici ? demande Riza.
- Riza ! Proteste Roy en soupirant de soulagement. Tu ne dois pas entrer comme ça ! Imagine que j'ai eu mes gants aux mains ! Tu serais morte carbonisée !
- Colonel, le réprimandé Riza. Si vous ne voulez pas être surpris, ne laissez pas votre porte d'entré non verrouillée.
- Je sais, se désole le brun. Mais une fois que je l'ai déposé ici, il n'a pas voulu que je le laisse pour ne serais-ce que cinq secondes. »
C'est à ce moment là qu'il remarque la position d'Edward. Il s'approche doucement et entoure le blond de ses bras, le laissant s'y détendre tout en lui expliquant que Riza allait l'aider à prendre soin de lui. Le petit commençant à trembler dans ses bras, il le resserre un peu plus contre lui et le berce lentement contre lui.
Au bout d'un moment, il s'endort et Roy le rallonge sur le lit, puis suit Riza dans la cuisine.
« Il ne parle pas ? S'enquit Riza au bout d'un moment de silence.
- Non, soupire Roy, se frottant le visage et en particulier ses yeux qui le brûlaient de fatigue. Juste une phrase quand il s'est réveillé.
- Roy, fait Riza tendrement. Ce n'est pas ta faute. Tu as prit les meilleures initiatives possibles avec cet enfant.
- Non, justement, fait Roy d'une voix brisée. Sinon, je ne l'aurait pas se présenter pour un poste d'Alchimiste d'état. Je ne l'aurais pas laissé faire un boulot dont même un homme ne sortirait pas indemne, et surtout, je ne serais pas tombé amoureux de lui ! Ce n'est qu'un gosse putain !
- Mais si tu ne l'avais pas fait, il l'aurait fait autrement et tu as limité la casse, rétorque Riza gentiment. Ce boulot lui permet de ne pas sombrer définitivement en ayant un espoir auquel se raccrocher, et puis tu l'as dit toi-même. Il fait un boulot dont un homme ne sortirait pas indemne. Il a été forcé de grandir plus vite que quiconque, et il ne réfléchit pas en tant qu'enfant malgré son attitude puérile. Il est déjà un adulte. Un adulte brisé par la dureté de la vie. Un adulte de 16 ans, mais un adulte quand même.
- Mais… commence Roy.
- Pas de mais ! La coupe Riza. De toute façon, que tu sois le meilleur pour lui ou pas, tu es le seul à pouvoir t'occuper de lui.
- Hein ? s'exclame Mustang, surpris.
- Ne me dis pas que tu n'as pas remarqué qu'il ne supporte pas ma présence et cherche toujours ta silhouette des yeux ?! S'écrie Riza, en faisant tout de même attention de ne pas trop monter le volume de sa voix pour qu'elle n'atteigne pas la chambre. Ta seule présence le rassure. Tu es celui qu'il a vu en premier, donc celui en qui il a confiance. »
Roy secoue la tête de frustration et soupire en s'affalant sur la chaise derrière lui. Il plonge sa tête dans ses deux paumes ouvertes devant lui et reste dans cette position un long moment, sous le regard inquiet et douloureux de sa subordonnée.
Un hurlement retentit dans la maison, les faisant tous les deux sursauter, puis un bruit de transmutation le suit, ponctué de bruits sourds. Roy, loin de ses tergiversations de tout à l'heure, se précipite vers la chambre de son protégé suivit de près par Riza, tous deux diablement inquiets pour un certain petit blond. Arrivés dans la chambre, Roy se précipite pour prendre Edward dans ses bras alors que Riza, choquée, reste sur le pas de la porte, détaillant la pièce ravagée sous ses yeux.
PoV Edward
Je papillonne des yeux et scrute la pièce, cherchant du regard l'homme si gentil. Je ne le trouve pas et vois à la place un homme blond foncé assis à côté du lit. Je m'affole aussitôt. Où est le gentil monsieur ? Qu'est-ce que cet homme lui a fait ? Qui est-il ? Que me veut-il ? Je me recroqueville et lance un regard méfiant à l'adulte en face de moi qui me sourit en commençant à me parler.
« Salut Edward ! Je suis Havoc, Je travaille avec Roy, le propriétaire de cette maison, celui qui s'occupe de toi. Tu ne te souviens vraiment de rien ? »
Il me regarde avec une pointe d'espoir, cherchant visiblement à ce que je me souvienne de lui. Mais je ne le connais pas. Il me sourit avec tristesse et me dit que ce n'est pas grave. Il approche une main de mon visage et, alors que je me recule, il se lève pour mieux pouvoir m'atteindre. A l'instant où il me touche, je me mets à agir par instinct. Il ne doit pas me toucher, je ne veux pas qu'il me touche. Sa chaleur est désagréable sur ma peau sensible, je ne veux pas que quiconque me touche à part lui.
Mes mains se déplacent toutes seules et je me recule en criant, tirant mon corps endolorit hors du lit, le plaçant ainsi entre moi et l'homme. Je ne sais pas pourquoi, mais quand l'homme me regarde et m'entend claquer des mains, il blêmit et fait quelques pas en arrière.
Je souris sadiquement, lui en voulant de m'avoir touché, et, ignorant toujours ce que je fais, guidé par des réflexes biens encrés, je poses mes mains à plat sur le sol et des pics en sortent, éventrant le lit et l'envoyant valdinguer de l'autre côté de la pièce. L'homme essaye de les éviter mais il ne peut pas et s'en prends un dans le flanc gauche, en gémissant doucement de douleur.
J'ignore pourquoi mais ce son me fait réaliser quelle bêtise je viens de faire. J'ai blessé un homme qui a dit connaître l'homme brun. Juste parce qu'il m'a touché. Je me mets à sangloter doucement. Et si l'homme ne me voulait plus ? S'il se rendait compte qu'il ne devrait pas rester avec moi parce que je ne lui apporterais que des embêtements ?
La porte s'ouvre brusquement et je le vois s'approcher brusquement pour me prendre dans ses bras. Je me mets à pleurer encore plus fort et me blottit tout contre lui, profitant de ces minutes de réconfort qui ont sans doute les dernières qu'il va m'offrir. Cette idée m'est impensable et je m'agrippe encore plus fort à sa chemise blanche ouverte et dévoilant son torse plus qu'appétissant. Je ne m'attarde cependant pas sur cette vue bien qu'alléchante et enfonce mon visage dans son épaule, le suppliant de ne pas me laisser, de ne pas m'abandonner, de me pardonner, et autres suppliques visant à le faire rester auprès de moi.
Au bout d'un moment, je commence à percevoir que le bourdonnement qui retentit à mes oreilles est le son de sa voix, tandis qu'il essaye de me calmer, débitant sans interruption des sons inarticulés sur le ton le plus doux que je penses possible. Je me redresse, plongeant mon visage dans son cou pour inhaler son odeur si délicieuse, et, voyant que je suis à nouveau conscient de mon entourage, il murmure à mon oreille sur un ton presque… Tendre, amoureux diraient sûrement certains :
« Ne t'inquiète pas chaton. »
Etrangement, dans sa bouche, le surnom ne me parait pas déplacé, comme si c'est un accord tacite entre nous deux depuis très longtemps qu'il me traite comme une petite chose et moi que je lui réplique quelque chose. Ce que je fais de suite :
« Tu veux les voir, les griffes du chaton ? Je demande, d'une voix menaçante.
- Non merci, j'aurais trop de mal à expliquer ça à Riza, rigole t'il alors que mon cœur se fissure. »
Riza. La femme de tout à l'heure. Rien que l'idée qu'ils puissent être ensemble me déchire le cœur et fait monter une bouffée de… Jalousie ? Je ne peux pas m'en empêcher, ce qui me fait penser si mes sentiments pour cet homme ne sont pas plus profonds que je crois depuis le début. D'ailleurs, je ne sais toujours pas son nom… Je ne peux pas l'appeler monsieur éternellement…
« Quel est votre nom ? Je demande timidement, levant un regard timide vers lui.
FIN PoV Edward
^^ j'espere que ce chapitre vous a plu, et qu'il n'y a pas trop de fautes d'orthographe ... je n'ai pas pu le faire corriger, vu que je voulais déjà le mettre il y a deux semaines ^^ ne vous inquietez pas, le prochain chapitre arrive plus vite !!
Kisu, Rikka-yomi
RaR anionymes:
Matsuyama: Disons que j'ai craqué, mais c'est vrai qu'au départ je voulais faire qu'un two chot .... voilà le chapitre 4 .... ^^" et c'est pas terminé ... Et puis comment ça "ah, oui..." Tu veux me tuer (larmes de crocodile) tsssk méchant(e) ....... Sinon, merci pour la rewiew !!!!!!
Ayu : Je suis sadique et j'en suis fière (rire de démente) moi, sinon, je dirais plutot pauvre Havoc .... (mais pourquoi vous plaignez toutes Roy ? (reregarde le chap précédent) ah ... j'étais dans ma péiode massacrons les persos à coup de coups du destin ... xD J'espère que ce chap t'as plu, Kisu, Rikka-yomi
Clemence : merci pour la rewiew, c'est gentil ^^ et encore désolée pour le retard ^^
