Et voilà, le chapitre tant attendu, enfin, j'espère. Il a été long à cause des vacances et du taf que j'ai eu. Les autres devraient être plus rapides à arriver. J'espère pouvoir mettre le chapitre 5 avant le 24 mars, jour où je commence mon stage qui ne me laissera plus beaucoup de temps pour l'écriture.
Autre info : je devrais très bientôt mettre en ligne " Merlin qu'ils sont stupides " dès que Kirjana m'aura donné son accord ( vous comprendrez pourquoi à ce moment-là ).
Bonne lecture et n'oubliez pas les reviews. Les découpages sont faits pour faciliter votre lecture. J'ai essayé de faire au mieux.
Chapitre 4 : Intimité
Blaise et moi nous sommes vus tous les soirs de la semaine et de la suivante, déjà pour notre plan et aussi pour être ensemble. Je n'ai toujours pas réussi à lui trouver un surnom convenable, j'ai pensé à mon ptit Etalon mais vu que c'est moi qui vais le prendre, ça ne me semble pas très approprié. Je voudrais trouver quelque chose en lien avec sa couleur de peau, on dirait du chocolat, du chocolat en fusion et j'adore la dévorer, en plus, elle a un petit goût sucré, pour moi qui suis gourmand et un affamé chronique, c'est juste parfait. Bon, ok, j'avoue, je suis amoureux, je suis sûr que vous ne l'aviez pas remarqué. C'est que je sais cacher mes sentiments, moi, je suis un vrai gryffondor.
Ok, je sais très bien que je ne sais pas cacher mes sentiments mais qui voudrait cacher ses sentiments pour un aussi superbe mec, ça serait de la folie ! Bon, il est à Serpentard, oui, bon, il n'est pas parfait et alors, moi aussi, j'ai des défauts, pas beaucoup, certes mais quand même. De toute façon, mes défauts lui plaisent ou tout du moins, il ne s'en plaint pas. Et puis, on participe à l'entente gryffo-serpentarde. On s'affiche pas ouvertement, pas encore, on attend que d'autres, plus célèbres, ne montrent l'exemple. On est que leur bras droit, Blaise, celui de Drago et moi, celui d'Harry. Bras droit n'est pas le bon mot mais beaucoup pensent que nous ne sommes pas là par amitié mais par besoin ou par goût du pouvoir. Bien que ce soit faux, nous ne l'avons jamais clamé haut et fort.
Enfin bref, revenons-en à mon brownie, non, ce surnom-là est ridicule. Oui mais je peux quand même l'appeler " mon amour ", c'est trop cliché et puis, je risque de rougir, oui, c'est sûr ou alors juste, juste dans l'intimité. Oui, une fois dedans, il pourra plus s'échapper. Voilà, je vais faire ça. Mais ça ne me donne toujours pas son surnom. De toute façon, il va bientôt falloir que je rejoigne mon petit chéri. On est en week-end et cet après-midi, nous ne serons que tous les deux.
Harry, Hermione et Drago partent à Pré-au-Lard. Blaise et moi allons pouvoir nous câliner à loisir et peut-être même en faire plus. Ça y est, je suis excité rien que d'y penser. Eh mais c'est que ça fait longtemps que je ne me suis pas… soulagé avec quelqu'un et mon pauvre petit poignet a beau être musclé grâce au Quidditch, ça ne me suffit pas. Je veux un mec et j'en ai un alors autant en profiter. Oh oui, mon cœur, cet aprèm, tu passes en dessous. Oh, oh, oh, j'ai trouvé son surnom : ma panthère, ma belle panthère noire. Une panthère, c'est sexy, sensuel, alléchant, félin, gracieux. Oui, c'est ça son surnom. Ma panthère, en plus, c'est noir naturellement. Whaouh, c'est parfait, j'ai trouvé son surnom.
- Eh Harry, tu sais quoi, j'ai trouvé le surnom de mon nouveau chéri ? dis-je en finissant de boutonner mon jean.
Ben quoi, je suis pas exhibitionniste, je viens juste de finir ma douche. Je suis dans mon dortoir, on est samedi matin et j'ai fait une grasse mat. Y a plus qu'Harry et moi dans le dortoir. D'ailleurs, Harry a fait des efforts pour s'habiller, il va certainement profiter de l'après-midi pour se promener avec sa future conquête. Et merde, moi qui pensait qu'il allait rester célibataire le temps que je le mette avec Drago.
- Et c'est quoi ce surnom ? me demande-t-il.
- Ma panthère.
- Sympa, pour un black, c'est très mignon.
- Oui mais c'est quand même viril ?
- Bien sûr, ce n'est pas mielleux.
- Et toi, tu comptes attaquer qui ?
- Colin mais juste pour me le taper parce qu'il a un de ces petits culs. Et puis, je suis en manque alors ce soir, il y passe. Il me voue une telle vénération que ça ne devrait pas être trop dur, en plus, je vais le faire tellement boire cet aprèm que ça passera tout seul.
- Tu sais que t'es gore. En plus, je suis sûr qu'il est vierge.
- Et alors ? Il va avoir ce qu'il a toujours voulu : son cher Harry Potter dans l'intimité. Il va juste falloir que je lui retire son appareil-photo pour éviter de voir les photos de mes ébats circuler dans Poudlard.
- Surtout que cela pourrait finir entre de mauvaises mains.
- Celles de Malfoy ?
- Oui, celles de ce blond sexy.
- Sexy ? Je croyais que tu avais déjà quelqu'un.
- Bien sûr mais reconnais qu'il est sexy.
- Peut-être mais vu que c'est mon ennemi et qu'il est hétéro, je ne le regarde pas.
- Eh bien, profites de l'après-midi pour regarder surtout s'il est aussi hétéro que tu le penses.
- Et toi, n'oublies pas que nous rentrons à 17h30. Je m'en voudrais de t'interrompre en pleine séance de sport.
- C'est que je voudrais surtout éviter que tu ne découvres qui est mon petit-ami avant d'être sûr de le garder.
- Ok donc arrange-toi pour faire ça avant.
- Attends, c'est pas encore sûr que je le fasses, je sais pas s'il est prêt.
- Tu serais pas amoureux, toi par hasard.
- De plus en plus à chaque seconde.
- Eh ben, c'est de pire en pire. Tu vas finir par te faire prendre, mon grand.
- Faut peut-être pas abuser quand même. Je suis un dominant, pas un dominé. Je le laisserais pas m'enculer.
- Du calme, Ron, je plaisantais. C'était qu'une blague, le seul qui pourrait t'avoir, c'est moi mais malheureusement, t'es pas mon type, je préfère...
- Les blonds sexys dominés tout comme Malfoy.
- Blond sexy peut-être puisque tu le dis mais dominé, faut pas rêver.
- Qui sait ! Bon, t'es prêt, j'ai faim.
- Ça change de d'habitude, dit-il en suivant son meilleur ami vers la porte du dortoir.
Colin les attendait dans la salle commune.
- Quel merveilleux petit toutou, s'extasie Harry en le voyant.
- Bonjour Colin.
- Bonjour Harry Potter.
- Tu m'accompagnes toujours cet après-midi ?
- Bien sûr, je ne vais pas louper une occasion de passer du temps avec toi.
- J'espère que tu tiens l'alcool.
- J'essaierai.
- Hermione passe son après-midi avec ...
- Comme d'habitude, Ron.
- J'espère qu'ils ne lui font rien de mal.
- A voir comment elle rentre, ils ne doivent lui faire que du bien mais bon, tu sais, à deux, ils doivent beaucoup plus la fatiguer.
- Sacrés frangins.
- On descend, propose Hermione qui vient de descendre.
- Tu es déjà prête ? Au vu de ton programme de l'aprèm, je ne pensais pas que tu serais aussi rapide.
- Tu sais, je n'ai pas vraiment besoin de vêtements pour mon programme, autant ne pas mettre de vêtements trop chers vu la façon dont ils me les enlèvent.
- Eh bien, voilà qui m'a ouvert l'appétit, intervient Harry.
- Vous vous êtes vraiment trouvé tous les trois, fait remarquer Colin.
- T'inquiètes pas mon beau, toi ausi, tu vas y passer.
- Ah bon ? fait-il, innocemment.
- Tu veux un avant-goût, s'excite Harry.
- Non, crie Ron, on va manger, tu lui feras goûter ce soir ou cet après-midi.
- Ça te tenterait qu'on se prenne une chambre au lieu de se balader ? continue Harry sur sa lancée.
- Vous verrez ça pendant le petit-déjeuner. J'ai faim et j'ai pas le temps.
- Désolé, Ron, il ne faudrait pas faire attendre ta nouvelle conquête.
- Il n'est pas très patient et je suis sérieusement en manque, là.
- Mais de qui es-tu en manque, Ron ?
- Mon nouveau mec mais je ne te dirais pas de qui il s'agit.
- Tu ne t'es pas encore tapé tous les blacks de Poudlard ?
- Non, pas lui et j'en crève d'envie. Donc, je mange, vous partez à Pré-au- Lard et je passe mon aprèm à prendre mon pied.
- J'aime ta délicatesse, Ron.
- Parce que tu comptes faire une partie d'échecs version sorcier, toi avec mes frères.
- Je pensais plutôt à une grande chambre, un grand lit et les meilleurs amants du monde.
- Ben tu vois.
- Oui mais moi, j'ai la décence de ne pas expliciter ce que je vais faire.
- En tout cas, j'ai toujours faim donc, je me casse, tant pis pour vous.
- Ça y est, il boude.
- Je boude pas, j'ai juste faim.
- Bon, ok, on descend, dit Harry en saisissant par la main Colin, son très futur coup.
Non mais il est presque dix heures. Il va finir par en avoir marre de m'attendre. Je plaisantais pas quand j'ai dit qu'il était pas patient, en réalité, ce n'est pas tout à fait ça. Il doit se lever quand Drago se lève et ce dernier se lève tôt même s'il a la tête dans le cul. J'espère que si notre plan marche, Harry lui montrera les bienfaits de la farniente et de la grasse mat.
Je crois que je rêve un peu trop. Je doute que ce puisse être un couple qui tienne, ils sont beaucoup trop semblables. Ça va être explosif. J'ai encore oublié d'en parler à Blaise. Il va falloir que j'y pense. Si on se balade cet aprèm, peut-être, si on n'est pas trop occupé à s'embrasser. Ça y est, je suis en manque de baisers. Il faut que je l'embrasse mais je ne sais pas où il est. Merde, ça me fait chier. Bon, je vais aller faire un peu mes devoirs. Vous vous demandez sûrement pour quoi alors que je déteste ça. Eh bien parce que c'est la seule chose qui me prenne suffisamment la tête pour que j'arrête de penser à Blaise, c'est qu'il est dur à oublier mon mec.
Après le petit-déjeuner, Harry est parti se changer puisque l'heure des réjouissances a fait de même. Il a dû sortir l'un de ses beaux sous-vêtements d'une couleur irréelle, ils s'assortissent à la tenue, le teint et la couleur des yeux. C'est vraiment trop beau mais excessivement cher. Harry m'a dit qu'il m'en offrirait un pour mon anniversaire. Espérons qu'il n'oublie pas.
Avec mon teint pâle, mes cheveux roux et mes yeux noisette, ça rendra trop bien. Blaise aura envie de me manger, trop excitant comme pensée. Bon alors, qu'est-ce qui me manque ? Lubrifiant, protection, fouet, menottes (non, je plaisante), bougies, encens. Ça va être très spontané ! Je veux juste que ce soit parfait, j'adore trop ce mec, j'ai vraiment envie que ça se passe bien avec lui, qu'il apprécie et qu'il ne puisse plus se passer de moi. J'adore créer des dépendances chez mes partenaires, je ne veux pas qu'ils puissent m'oublier…
Sadique, manipulateur, moi ? Toujours ! Mais chut, c'est un secret, il faut pas que tout le monde l'apprenne. Je veux garder mon image de garçon sage et tête en l'air, il faut cacher le tigre sous une apparence rassurante. Vous ne saviez pas que je pouvais être intelligent, c'est sûr que de ce côté-là, Hermione est beaucoup plus visible mais là, on parle de sexe et un mec est capable de tout pour arriver à ses fins. Plus que dix minutes avant que je ne le revoies. Et dans une heure, je serais seul avec. Hum ! J'ai hâte.
Je vérifie une dernière fois mes cheveux, mes vêtements et descends dans la salle commune. Hermione a revêtu sa cape, Harry porte maintenant une chemise rouge pourpre et sa cape noire en velours. Il est assis à côté de Colin, sa main caressant distraitement sa nuque. Eh bien, c'est qu'il prend de l'avance. Il commence les préliminaires avant le déjeuner. Je l'ai jamais vu autant en manque. On descend tous les quatre dans la Grande Salle. Ma panthère est déjà là, toujours à droite de Drago. Ce dernier est très bien apprêté avec sa cape en soie anthracite et sa chemise blanche.
Ah la la, ces samedis à Pré-au-Lard, c'est devenu tout un business du sexe. Les auberges font salle comble, généralement, on tourne. Une fois, c'est aux uns d'aller à l'extérieur laissant les dortoirs libres pour les autres. Le pire, c'est la salle sur demande. Heureusement qu'il n'y en a pas trop qui sont au courant et qu'Harry a désormais sa chambre perso. Hermione l'utilise les week-end où elle ne peut pas se rendre à Pré-au-Lard.
Le planning change tout le temps au gré des envies et besoins de chacun. Moi, cet aprèm, j'ai le dortoir, Neville a hérité de la salle sur Demande (ce qui m'arrange parce que Blaise n'aime pas le lit).
Il est beau quand même et le blanc lui va super bien, on dirait une petite chose pure et innocente.
Ouh, le méchant, je sais très bien qu'il n'est pas si pur et innocent que ça. Je ne suis pas son premier, je ne me fais pas d'illusions, ça y est, je recommence à m'exciter. Mais c'est pas possible d'être comme ça. J'espère que je parviendrais à me calmer après cet après-midi sinon je vais devoir enchaîner les douches froides. Il me sourit, c'est trop mignon.
Il a un sourire qui me fait fondre et ses yeux sont tellement… Douche froide ! Pense à quelque chose de moins excitant, regarde Parkinson avec sa tête de bulldog. Regarde comment elle aguiche la fille là-bas. Yeurk ! Ça fait pas partie de mes fantasmes deux meufs ensemble. Deux mecs par contre… mais calme-toi ! Assied-toi et mange ! Oui, il faut que je prenne des forces. J'ai un après-midi câlins en prévision, câlins avec ma petite panthère. Qu'est-ce que j'ai dit ? Mange sans penser.
Une demi-heure plus tard, Hermione part en compagnie de Colin et de Harry tandis que je me retrouve enfin seul. Je rejoins Blaise dans le parc.
FIN POV Ron.
Hermione entra dans l'auberge où l'attendaient, attablés, les Weasley ou plus précisément deux d'entre eux, Fred et George avec lesquels elle sortait depuis l'été. Ils lui avaient tous les deux fait des avances et ne sachant lequel choisir, elle leur avait fait une proposition : sortir avec les deux en même temps, ils avaient le droit de ne se voir qu'à trois.
Hermione leur avait expliqué qu'elle les appréciait beaucoup trop pour se contenter d'un seul jumeau, qu'elle préférait se prendre la paire directement, qu'il risquait de lui manquer quelque chose sinon. Elle n'avait jamais regretté son choix, aussi anticonformiste soit-il. Ses parents avaient eu un peu de mal à imaginer leur fille avec deux hommes mais, vu qu'ils ne faisaient pas la différence entre les deux, ils préféraient se dire qu'elle n'en avait qu'un. Ils se levèrent, lui embrassèrent les joues et lui avancèrent un siège.
- Tu veux boire quelque chose ? demanda Fred.
- Et si nous montions plutôt une bouteille pour ne pas perdre de temps, lui répondit Hermione.
- Ça te démange tant que ça ? l'interrogea George.
- Oui et ose me dire que ça ne te fait pas plaisir.
- Cela nous fait extrêmement plaisir, la rassura Fred.
- Nous allons te choyer comme une princesse. Tu auras le droit de nous faire tout ce que tu veux.
- Tout ce que je veux, hum, intéressant, se dit pour elle, Hermione. Et ma bouteille ?
- Que veux-tu ? Bièraubeurre ou Whisky Pur Feu ?
- Plutôt bièraubeurre, je veux profiter de vous pleinement.
- Une bouteille de Bièraubeurre, Madame Rosmerta.
- Bien, bien, les jeunes, souffla Madame Rosmerta, fatiguée de ces week-end où les étudiants sortaient pour s'envoyer en l'air, quoi que ce couple ne soit atypique : deux garçons et une fille.
Elle en avait vu passer des couples depuis qu'elle avait ouvert son auberge. Des couples infidèles, des jeunes mariés, des couples gays, des étudiants échevelés, des incestes, des adultères mais jamais elle n'avait vu une jeune fille si jeune avec deux garçons et encore moins des jumeaux. Les fameux jumeaux, les Weasley, ils étaient devenus célèbres dès Poudlard grâce à leurs farces.
Ils avaient depuis ouvert un commerce de farces et attrapes fleurissant. Ils étaient devenus en quelques temps de très bons partis puisqu'en plus, issus d'une famille de sang-purs. Mais aucune n'a réussi à séparer les jumeaux. Dans le fond, la petite Hermione avait peut-être trouvé le meilleur moyen : prendre les deux et elle ne semblait pas s'en plaindre, bien au contraire. De plus, elle semblait savoir les distinguer. Mme Weasley était-elle au courant de la vie sexuelle spéciale de ses fils et si oui, qu'en pensait-elle ?
Fred, George et Hermione étaient arrivés devant la porte de la chambre. Le lit, drapé de soie blanche, était d'une taille phénoménale, bien assez grand pour eux trois.
Fred aida Hermione à enlever sa cape tandis que George lui ôtait délicatement ses chaussures. Après quoi, Fred lui ravit ses lèvres.
- Enfin, ça faisait longtemps que j'en avais envie.
- Moi aussi, Fred, moi aussi, murmura-t-elle après leur baiser.
- Et moi ? demanda, tout penaud, George. Tu n'avais pas envie de m'embrasser, moi aussi ?
- Bien sûr que si, j'ai toujours envie de vous embrasser. Vous avez beau être jumeaux, vous n'embrassez pas de la même façon, vos langues et vos goûts sont différents. Quand vous êtes près de moi, je ne peux que mieux vous distinguer. Viens par là, mon beau.
Elle empoigna le col de la chemise de George pour venir déposer sur ses lèvres un baiser bruyant et humide.
- Tout ce que j'aime, murmura-t-il, un peu essoufflé.
- Fred, tu peux nous servir un verre, demanda-t-elle en défaisant sa cravate rouge et or.
- A vos ordres, princesse.
Il lui tendit un verre puis un autre vers son frère, il se saisit, pour finir, du sien.
- A quoi trinquons-nous, mademoiselle ? demanda George.
- A notre merveilleuse histoire !
- A notre merveilleuse histoire ! reprirent en chœur les deux jeunes frères.
Pendant ce temps, dans l'auberge d'Abelforth, Harry et Colin avaient commencé à boire. Ils en étaient déjà à leur troisième verre de Whisky pur feu quand Harry amorça un rapprochement discret. Il posa la main sur la cuisse du blond qui sursauta légèrement mais il ne fit aucun commentaire.
Et d'un point pour moi, pensa Harry.
Il commença à faire des petits mouvements circulaires sur la jambe, remontant progressivement. Harry le vit rougir timidement avant que le blond ne pose lui aussi sa main sur la sienne pour les faire remonter jusqu'à l'endroit tant convoité. Harry se releva brusquement et saisit la bouteille par le goulot.
- Tu viens ? dit-il à Colin qui ne comprenait pas son empressement.
Il s'adressa à l'aubergiste pour avoir les clés d'une des chambres.
- La 11, ça te va, lui demanda l'aubergiste.
- Parfait, j'embarque ça, dit-il en faisant un signe de tête vers la bouteille.
Harry saisit la main de Colin de sa main libre et ils montèrent à l'étage, dans la chambre 11.
À Poudlard.
Ron se baladait main dans la main avec Blaise dans le parc déserté. Ils se serraient l'un contre l'autre, il faut dire que la température diminuait très vite dès que le soleil se cachait derrière les nuages.
- Tu n'as pas trop froid, lui demanda-t-il.
- Non, ça va mais si tu veux me proposer quelque chose, je doute que je refuserai.
- Tu viendrais dans le dortoir des gryffondors.
- A condition que la prochaine fois, ce soit toi qui vienne.
- Moi dans le dortoir des serpentards ?
- Samedi soir prochain. On organise une beuverie et les dortoirs seront vides.
- Vides ?
- Oui et tu pourrais peut-être passer toute la nuit avec moi.
- Serait-ce une proposition indécente, monsieur Zabini ?
- Seulement si tu n'acceptais pas.
- Et si je te faisais la même proposition maintenant pour le restant de l'après-midi ?
- J'accepterai sans hésiter.
- Alors on y va ?
- Je te suis.
Ron escorta Blaise jusqu'à la salle commune des gryffondors pour ensuite courir jusqu'à son dortoir. Ce dernier était vide, comme prévu. La décoration rouge et or fit légèrement grimacer le serpentard.
- De mon lit, tu ne verras plus cette couleur.
- Alors allons-y vite.
Il le guida jusqu'à son lit, l'y poussa et s'installa confortablement sur lui. Sauvagement, avec un sourire machiavélique aux lèvres, il passa ses mains sur ses épaules pour retirer sa cape avant de s'attaquer juste après à sa chemise, desserrant très légèrement sa cravate. Ceci fait, il enleva lui aussi sa robe noire et sa chemise blanche. Sa cravate vola à travers la pièce, la sienne vint la rejoindre quelques secondes plus tard. Il fondit sur le bout de chair dévoilé par la chemise de Blaise.
- Ça y est, j'ai faim, murmura-t-il en se léchant les lèvres.
- Alors qu'est-ce que tu attends pour me manger.
- Je peux vraiment, demanda Ron, un petit sourire aux lèvres.
- Je n'attends que ça.
POV Blaise.
Je pourrai m'y faire au rouge. Finalement, les gryffondors ne sont pas ce qu'ils semblent être. Ils ne sont pas aussi prudes et frileux et, au vu de mon rouquin et de son best, visiblement, ils sont tous comme ça. Cependant, peut-être que les filles ne sont pas comme ça.
- Ron, où sont les autres ?
- Les autres, demanda Ron, relevant la tête de la chemise de Blaise.
- Tes amis, ceux avec lesquels tu partages ce dortoir.
- Ah, eux ! Harry se tape Colin, Seamus et Dean doivent être à l'auberge à boire et Hermione est avec mes frères.
- Tes frères ?
- Mes frères jumeaux.
- Elle les aide dans leur entreprise.
- Pas vraiment, elle les aide plutôt à se soulager.
- …
Je lui jette un regard interloqué.
- Elle est avec mes deux frères, elle couche avec.
- Deux mecs.
- Ben oui, elle ne pouvait pas choisir et eux ne voulaient pas se séparer. Et selon eux, elle est hum…
- Eh bien, vous cachez bien votre jeu.
- Nous sommes plein de surprises, nous autres, gryffondors.
Je te le fais pas dire, mon beau. Qui aurait pu croire qu'en si peu de temps, on se retrouverait sur un lit, toi sur moi, à lécher délicatement mais avec fougue, mon torse. Je ne sais pas ce que tu me fais avec ta langue mais j'adorerai que tu me fasses la même chose un peu plus bas. Tu te décides enfin à m'enlever ma chemise.
Je me tiens toujours sur mes coudes, profitant de la vue que tu m'offres. Cependant, cela m'empêche de le toucher. Je me rattraperai plus tard, après tout, nous avons tout l'après-midi et même plus. Il a ce petit côté pervers qui me plaît tant. En plus, il est musclé parfaitement (merci le Quidditch), ce qui ne gâche strictement rien. D'habitude, je ne suis pas trop pour les roux mais ses cheveux mi-longs, légèrement bouclés lui donnent un aspect sauvage délectable.
Il défait ma ceinture, déboutonne mon pantalon et, avant que je comprenne ce qu'il fait, je me retrouve nu, totalement offert à ses caprices. C'est la première fois qu'il me voit entièrement nu, ça doit être pour ça qu'il me scrute de haut en bas. Je ne déroge pas à la règle, je suis un grand black qui a des atouts bien placés. Atouts dont il semble vraiment appréciés la vue.
- Mais c'est que tu serais bien monté, ma panthère.
- Qu'est-ce que tu crois, les panthères ont toujours de grandes queues.
- Peut-être mais tu es la première VRAIE panthère que je rencontre.
Et sans attendre ma réponse, il avale ma verge déjà durcie, la faisant s'étendre encore plus entre ses lèvres. Et, comme je le prévoyais, il y assène de petits coups de langue encore plus délectables à cet endroit que sur mon torse. Mes reins se cambrent de plus en plus, accentuant son emprise sur moi.
Ma grande taille ne semble pas le perturber outre mesure car il avale l'intégralité de mon sexe à chaque aller, malaxant mes bourses entre ses doigts longs. Il joue avec comme avec des boules de relaxation. Je ne pense pas pour autant que cela l'apaise, moi en tout cas, je ne suis que gémissements. Comment résister à de tels assauts ?
- Att…attention, je vais venir.
Je sais que tous les mecs n'aiment pas qu'on leur éjacule dans la bouche, surtout pas les serpentards. En réalité, le seul avec lequel je le fais, c'est Drago. Il est toujours très demandeur de ce genre de choses. Il en est même un adepte mais ça, je laisserai à Harry le plaisir de le découvrir.
Ron ne me lâche pas pour autant. Il accélère même le rythme. Je viens mais il ne cesse ses mouvements, ralentissant tout de même, avalant au fur et à mesure avec délectation. Une dizaine de va-et-vient plus tard, il se redressa, les yeux dans le vague, visiblement épanoui.
Il se rapproche de moi, pose ses mains sur mon torse et m'embrasse légèrement les tétons. Doucement, je fais glisser mes bras pour m'allonger complètement. Nous avons le temps de prendre notre temps, il est encore tôt.
Après quelques baisers et suçons, il s'empare de mes lèvres pour un baiser fougueux.
- Tu es trop bon, me dit-il.
- Et toi, tu es trop doué, mon beau.
- On me le dit souvent, se vanta-t-il.
Je me renfrogne et boude.
- Je ne veux personne d'autre que toi, ma jolie panthère. Tu es juste parfait.
- Parfait ?
- Bien sûr, en plus, tu as juste ce que je veux là où je l'adore.
- Donc je suis parfait pour toi.
- Reste à savoir si je suis fait pour toi.
- Tu me montres, lui demandai-je de façon aguicheuse.
Il se lève du lit, retire son boxer et vient se réinstaller sur le lit, s'allongeant.
- A moi de t'explorer.
Quelle magnifique pièce ! Ni trop épaisse, ni trop fine, ni trop grande, ni trop petite. Eh, c'est vachement important, c'est quand même moi qui vais l'accueillir. Je ne lui ai pas dit mais comme Drago, je préfère être dominé. J'ai quand même eu quelques expériences en tant que dominant, comme avec Drago mais je ne m'y suis jamais senti à ma place. Je n'ai pas le bon rythme, heureusement que le blond me guidait, ça, c'est un bon point pour lui. En même temps, certaines positions y sont plus propices.
Je m'amuse à laper le bout de son gland rougi, juste histoire de le goûter parce que j'ai envie, très envie de le sentir en moi. Il a un léger arrière-goût sucré. Pour lui faire comprendre que je le veux, je lui prends les doigts et les suce avidement. Je me rallonge sur le dos, l'entraînant avec moi. Ses doigts restent dans ma bouche tandis que ses lèvres redescendent le long de mon torse. Arrivé au nombril, je libère ses doigts pour qu'il vienne m'en faire grâce.
Je m'allonge plus confortablement pendant qu'il se prépare. Il me propose un coussin que j'accepte. Il est prévenant, c'est bien, ça me change. Il me demande de prendre du lubrifiant et des préservatifs dans sa table de nuit. Je lui donne, il le pose à côté de lui. Il s'installe devant moi, m'écartant les jambes, les rehaussant légèrement pour m'installer au mieux.
Il insère délicatement un premier doigt, se servant de sa main gauche pour me caresser le bas du torse, effleurant de temps à autre ma verge tendue. Je ne suis pas trop contracté, ce n'est pas ma première fois mais vu que ma dernière fois commence légèrement à dater, j'apprécie sa douceur. Il sait être aussi tendre qu'il peut se montrer impulsif. Que de surprises chez ces gryffondors. Je crois que je suis bien tombé avec mon rouquin. En plus, il ne faut pas lui dire, bien sûr mais je crois que je suis en train de tomber amoureux de lui. Drago me tuerait s'il savait.
- Hum…
Il vient d'introduire un deuxième doigt et c'est un pur délice. Ça y est, j'ai repris le rythme. J'ondule légèrement du bassin, le forçant à entrer un peu plus en moi.
- Ça te suffit ou tu veux que je continue.
Je le regarde, éberlué, un peu surpris par sa proposition. Je n'ai pas l'habitude que l'on me laisse le choix.
- Que veux-tu, toi ? demanda Ron.
- Je te veux, toi.
- Moi ou une autre partie de mon anatomie ?
- Bon, j'avoue, là, tout de suite, c'est une autre partie de ton anatomie, la plus dure dont j'ai envie.
Il fait ressortir ses doigts, prend un préservatif, le pose sur son sexe et y applique du lubrifiant en quelques allers et venus.
Il me regarde droit dans les yeux, sondant mes envies, mes appréhensions. Il vient m'embrasser une dernière fois pour sceller notre union puis entre, d'un coup sec, en moi. Je laisse échapper un léger cri partagé entre la douleur et le plaisir. Tout en vérifiant mon état, il se retire totalement avant de rentrer de moitié pour finir lentement sa progression.
Il semble chercher quelque chose. Du bout, il effleure un petit point qui me fait gémir de plaisir. Il me sourit et s'attarde sur ce point, s'amusant à y appliquer de petits mouvements de frottements. Je serre le drap, c'est plus qu'agréable, c'est transcendant. Putain, il est doué. Coucher avec lui, c'est tout à fait différent que de coucher avec un serpentard.
Pour eux, il n'y a que le sexe pour le sexe, juste son plaisir compte. J'étais comme ça aussi, au début, avant Drago. Il m'a montré quelques principes de base du plaisir, comment en donner à l'autre, il m'a tellement montré comment lui en prenait. Je ne sais pas si c'est un Maître du sexe mais c'est un Maître de l'orgasme. Ron, par contre, oh, lui, c'est un pur dieu du sexe.
Pourquoi ça circule pas dans les couloirs, ce genre d'informations ! Quoi que, à y réfléchir, je comprends, ses ex devaient vouloir le garder pour eux. Hum, je me mords les lèvres pour ne pas hurler de plaisir. Ce ne serait pas serpentard. Il passe mes jambes au-dessus de ses épaules et, de sa main gauche, il m'entrouvre les lèvres. Un feulement s'échappe de ma bouche. Il me regarde avec envie. Je réitère le bruit et ses coups de reins s'accélèrent. Alors c'est à ça qu'il carbure, le petit, aux bruits ! Alors, attend, mon beau. Je vais te faire plaisir.
Les feulements se transforment en gémissements puis en petits cris qui, peu à peu, se transforment en petits mots, non pas murmurés mais criés. Ça le rend fou et je trouve ça superbement excitant. Mon sexe pulse sur mon ventre, j'ai l'impression qu'il va exploser. Au moment où je veux m'en saisir, il me devance et commence à me masturber. Ses mouvements sont saccadés, irréguliers, forts. Un vrai régal et une vraie torture pour moi. Je ne vais pas tenir longtemps s'il continue.
Semblant lire dans mes pensées, il ralentit ses mains en même temps que ses coups de reins qui se font plus lents et plus profonds. Il prend son temps pour venir et pour me faire venir. Mes gémissements se muent progressivement en halètements pour finir par un cri rauque, celui de ma libération. Mes yeux plongés dans les siens, je me déverse entre nos deux corps, nous unissant d'une autre manière, tout aussi sensuelle. Il se penche vers moi et dans un dernier coup de reins salvateur, se libère, scellant ses lèvres aux miennes pour un chaste baiser.
FIN POV BLAISE.
Pendant ce temps, à l'auberge de Rosmerta.
Quatre mains se baladaient sur un corps assez pâle. Ce corps féminin était assis entre deux autres corps, couverts de taches de rousseur. Deux corps puissants entouraient de tout leur amour le corps gracieux. Ils l'effleuraient du bout de leurs doigts, comme s'ils craignaient de pouvoir la casser.
De faibles sons, semblables à des ronronnements de chat, s'échappaient de sa gorge. Il ne lui restait déjà plus que ses sous-vêtements, en satin rouge. Les deux jeunes hommes ne portaient, eux aussi, plus que leur boxer, l'un avec une tête de chien, la langue pendante, semblant baver, l'autre avec un coq, marchant fièrement, queue et crête dressées. En même temps, cela n'aurait choqué quiconque les connaissait puisqu'ils avaient toujours été originaux et farceurs.
POV Hermione.
Quand ils parlaient de princesse, j'ai l'impression d'être du cristal.
- Mes chéris, vous savez que je ne vais pas me casser ?
- Tu n'aimes pas notre tendresse, demanda Fred, devant moi, jouant avec mon nombril.
- Si, bien sûr mais… nous n'avons pas autant de temps que pendant les vacances. Il va falloir que vous alliez un peu plus vite.
Je sens ma poitrine retomber très légèrement. George m'a enlevé mon soutien-gorge et Fred attaque déjà mes seins. C'est divin. Je suis totalement enveloppée de douceur et de chaleur.
Ma tête se penche en arrière tandis que George s'applique à me rendre dingue en me faisant des légers suçons dans le cou. Fred tête mes seins comme un enfant tandis que ses mains passent sous mon shorty. J'essaie de résister à ne pas tomber contre George, me laissant totalement aller.
Ma main gauche se positionne au niveau du nombril de Fred, descendant avidement vers sa virilité. Ma main droite s'accroche désespérément à la nuque de George.
- Hum, plus vite, leur ordonnai-je.
Après tout, ils sont à mes ordres.
Tandis que George me penche plus vers lui pour que je prenne appui, Fred fait descendre mon dernier vêtement. Sitôt ceci fait, mes deux amants se lèvent, m'allongent à leur côté et je subis leurs assauts avec délice, l'un s'occupant du haut, l'autre du bas. Mes yeux sont fermés mais je peux les reconnaître, décidément, ils n'utilisent pas leur langue de la même façon. Pas qu'il y en ait un qui le fasse moins bien que l'autre mais leur méthode diffère et me remplit de joie autant l'un que l'autre.
J'ai bien changé depuis ma première année, je suis toujours une Miss-je-sais-tout aux yeux de tout le monde mais mes amants, anciens et actuels, savent que je ne suis pas toujours comme ça, en apparence seulement.
Tout le monde croit aussi que je veux sortir avec Ron ou Harry alors qu'en réalité, je suis beaucoup trop proche d'eux pour m'y intéresser, sans compter le fait qu'ils sont tous les deux gays. Je me souviens encore du jour où je l'ai découvert. Ça avait provoqué un de ces fous rires. Tout se passait toujours dans le dortoir des garçons, c'est pour ça que je ne l'ai pas su tout de suite. Même entre eux, c'avait été long et fastidieux.
Finalement, la découverte s'était faite par hasard grâce à un beau garçon, ce dernier possédant un arrière-train d'enfer. Ils s'étaient fourvoyé en regardant, de manière envieuse, cette croupe bien dessinée. J'ai découvert, pour Harry, son inclinaison pour les hommes en le surprenant, avec l'une de ses conquêtes, lors d'une de mes rondes de préfet. Je savais qu'Harry se baladait souvent la nuit et je ne lui disais jamais rien. Mais je ne savais pas qu'il en profitait pour jouer avec des hommes et pour leur faire connaître l'extase.
C'était à peu près à ce moment-là que j'étais arrivée. Je les ai observé un petit moment, une lueur perverse dans les yeux mêlés à une pointe de gêne. Quand je le lui avais dit le lendemain, il m'a répondu qu'il était effectivement gay mais que, si je regardais sur ma gauche, je verrais un autre gay qui n'y allait pas de main morte le soir avec Dean. C'est comme ça que j'ai appris pour Ron. Depuis, nous avons pris l'habitude de parler de nos conquêtes.
Ron n'a même pas été gêné quand je lui ai parlé de mon attirance pour ses deux frères. C'est même lui qui lui avait proposé de sortir avec les deux puisque je ne pouvais pas choisir. Je ne sais toujours pas comment s'appelle sa nouvelle conquête. C'est la première fois qu'il ne nous dit pas immédiatement de qui il s'agit. D'habitude, de toute façon, il couche avec lui et après, il sort avec. Là, il a fait l'inverse. Bien que maintenant, il doit avoir eu son moment d'extase. Et ça sera bientôt le mien.
Mes gémissements ne cessent de retentir dans la chambre, se mêlant à leurs soupirs. Fred s'est allongé sur moi, il ondule contre moi, jouant avec mes seins, rythmant ma respiration. Un froissement me pousse à ouvrir les yeux. George est debout, il ne porte plus rien. Il est nu, beau et fièrement dressé. Fred se lève et est vite remplacé par George que j'accueille à bras ouverts. Il m'embrasse tendrement, passionnément, intensément. J'aime ces derniers instants, plein d'anticipation.
George me fait rouler sur le côté, Fred s'installe derrière moi. Les choses sérieuses vont commencer. Un frisson me parcourt tandis que, l'un après l'autre, ils me pénètrent. George commence, me prenant d'un seul coup de reins. Fred attend, déposant sur ma nuque de petits baisers, me collant tout contre son corps. Une fois que les coups de reins se font fluides, Fred entre lentement, tendrement, avec douceur puis s'harmonise avec George. Je me sens bien entre eux, protégée, rassurée, aimée. Oui, je me sens aimée.
Grâce à eux, j'ai découvert l'amour à trois. Fred continue à poser ses lèvres sur ma nuque, George m'embrasse par effleurement. Leurs mains s'entrelacent sur ma hanche. L'autre main de Fred me caresse les cheveux. Comment ne pas se sentir à sa place, ici, entre eux. J'ai découvert une nouvelle sorte de pénétration avec eux. Je ne pouvais pas me résoudre à les avoir indépendamment l'un de l'autre. Je les voulais à deux ou rien.
Bien sûr, les premières fois avaient été laborieuses. Ils n'avaient jamais été à trois dans un lit. Ils n'avaient jamais pratiqué la double pénétration individuellement. Aucune fille ne leur avait fait une proposition comme la mienne. Heureusement qu'ils ont le même corps sans quoi, cela aurait été un problème supplémentaire. De ce côté-là, je n'allais pas être embêtée. Leur complicité a fait le travail pour moi.
Ils ont trouvé leur place, progressivement, instinctivement en fonction de leurs envies, de leur curiosité. Ce qui est fascinant chez eux, c'est qu'ils ne se parlent jamais, ils trouvent leur place directement, alternant parfois pendant l'acte. Aujourd'hui, ce ne sera pas le cas. Ils prennent à la fois leur temps et jouent avec mon corps.
D'un autre côté, je les sens très excités, pressés dans leur envie de me donner du plaisir. Mes mouvements se font plus profonds, plus entiers. Leurs mouvements sont langoureux. Je les sens se coller encore plus à moi. Leur chaleur est étouffante mais j'adore ça. J'ouvre les yeux pour les plonger dans ceux, bruns de George. Il me regarde tellement tendrement que je ne peux m'empêcher de l'embrasser.
Pour me punir, Fred en profite pour me mordre l'épaule, avant de la lécher et d'y déposer un magnifique suçon. C'est le paroxysme de cette relation, l'instant de bonheur et d'extase qui précède la béatitude. Je les sens se fondre en moi comme si nous ne faisions qu'un. Je sais qu'ils sont venus. Malgré les préservatifs, j'ai ressenti la tension de leurs corps, les soubresauts de leur membre. Le rythme ralentit, leurs corps s'écartent plus à chaque va-et-vient.
La récréation se finit. Un vide se propage en moi : ils se sont retirés. Je me remets sur le dos et ils viennent se coller à moi, m'enlaçant de leur présence.
FIN POV Hermione.
Hermione, Fred, George et Harry se retrouvèrent devant chez Zonko pour rentrer au château ensemble. Colin était déjà parti, sachant qu'Harry ne s'encombrait pas de petit-ami. Certes, il était déçu de s'être laissé dépuceler par son héros sans qu'il y ait de relation sérieuse à la clé. Cependant, il avait déjà eu de la chance, Harry avait été doux avec lui, n'ayant pas croisé Drago de la journée. Colin pleurait au détour d'une petite ruelle, au fin fond de Pré-au-Lard. Il n'aurait jamais tenu jusqu'à son dortoir.
