Cela faisait plusieurs jours qu'Hermione était enfermée et elle n'avait plus revu Lucius depuis leur dernier entretien. Oh, elle ne s'en plaignait pas, mais elle ne pouvait s'empêcher de s'interroger.
« Qu'attend-il de moi ? Pourquoi me laisse-t-il enfermée ici sans même venir me harceler de questions ? Qu'est-ce qu'il prépare ? Je doute qu'il m'ait oubliée. Donc il doit y avoir une raison au fait qu'il prenne la peine de me nourrir et de me soigner »
En effet, Hermione voyait apparaitre, tous les jours, dans sa cellule, un morceau de pain et de l'eau. Le plus étrange fut le jour où, à son réveil, elle remarqua que sa cheville et son poignet avaient été soignés et que la plaie sur sa cuisse avait été désinfectée et recousue.
Après de nombreuses heures de réflexion – après tout, elle n'avait pas grand-chose d'autre à faire – elle en arriva à la conclusion que Lucius avait dû s'absenter et qu'il avait confié le soin à un elfe de maison de s'occuper de sa prisonnière. Hermione avait d'ailleurs tenté de rester éveillée de plus longtemps possible afin de surprendre l'esclave et peut être s'en faire un ami mais en vain.
Hermione se sentait seule, loin de ses amis, loin de sa famille, loin de Poudlard. Elle ne cessait de scruter le ciel et lorsqu'elle apercevait un oiseau, elle ne pouvait s'empêcher de lui envier sa liberté. La nuit, elle confiait ses peines et ses doutes aux étoiles. Et il lui semblait parfois que celles-ci brillaient plus fort comme pour lui montrer qu'elles l'écoutaient et la comprenaient.
Hermione en vint même à tenter d'apprivoiser un des cafards qui semblait être tombé amoureux de son oreiller et ne cessait de venir s'y loger. Elle était d'ailleurs occupée à essayer de l'amadouer avec une mie de pain quand elle entendit un vacarme retentissant derrière la porte.
Elle entendit des pas dans les escaliers et le bruit de quelque chose de lourd que l'on traine sur le sol. Une porte qu'on ouvre avec violence et qui vient heurter un mur. Des bruits de chaines que l'on fixe au mur. Et puis, tout à coup, une voix, SA voix.
- Tenez-le pendant que je l'attache. Mais tenez-le ! Bande d'incapables…. Tonna Malfoy
- Regarde le beau collier que le Maitre t'a offert. Tu sais ce que c'est n'est-ce pas ? Poursuivit-il
- …
Hermione entendit un vague murmure, mais ne put distinguer la voix de l'interlocuteur.
- Allons, on ne refuse pas un cadeau, ce n'est pas poli… De plus, il te va à merveille.
- …
- Tu n'es pas en position de menacer qui que ce soit. Mais peut être as-tu besoin que je te rafraichisse la mémoire.
Un hurlement déchirant se fit entendre. Il était évident pour Hermione que Lucius avait puni son hôte avec quelques doloris. Elle ne put s'empêcher de trembler.
- Bien. Je crois que tu as compris.
Ensuite, il y eu de nouveau des bruits dans le couloir. Une porte qui se referme, un homme qui soupire et un autre qui rigole doucement. Et enfin, le silence. Hermione attendit un long moment, pour s'assurer qu'aucun des hommes ne revenait, puis elle s'approcha de la porte et tenta timidement de héler l'autre détenu.
- Hé ! Y a quelqu'un ? Vous m'entendez ?
Seul un grognement lui répondit.
- Est-ce que ça va aller ? D'où venez-vous ? Pourquoi êtes-vous-la ?
-…
- Savez-vous quel jour on est ? Que se passe-t-il dehors ?
-…
- Je vous en prie, qui que vous soyez, répondez m…
Avant d'avoir pu finir sa phrase, la porte de sa cellule s'ouvrait à la volée et Hermione se retrouvait projetée contre le mur derrière elle. Elle eut tout juste le temps de croiser deux yeux gris acier avant de se sentir soulevée dans les airs et rapidement attachée à l'imposante chaise de torture.
- Miss Granger, vous m'avez manqué lui susurra Malfoy
- Détachez-moi espèce de pourriture
- Allons, un langage pareil dans votre bouche. Cela me choque.
Hermione pouvait sentir son souffle chaud près de son oreille.
- J'en ai rien à faire de vous choquer. Relâchez-moi !
- Sinon quoi ? N'avez-vous pas remarqué que vous n'étiez pas en mesure de faire quoique ce soit ?
Hermione senti alors la main de Lucius frôler sa cuisse et remonter imperceptiblement vers son entre-jambe.
- Ne me touchez pas espèce de vieux pervers dégueulasse. Vous n'êtes qu'un lâche. Je vous hais, vous me dégoutez. Otez vos sales pates d'assassin de ma cuisse et allez tripoter les petites copines de votre sale fouine de fils. A croire que la noble lignée des Malfoy est remplie de vicelards répugnants
A ces mots, Lucius se redressa et Hermione senti rapidement qu'elle était allée trop loin. Il la fixa intensément, il était fou de rage. Hermione n'osait plus respirer attendant avec angoisse une réaction. Après un long moment, elle le vit retrouver son calme. Ses yeux reprirent leur couleur gris clair, presque bleue. Elle crut alors avoir échappé à sa colère. A peine eut elle osé un soupir de soulagement qu'elle l'entendit dire :
- Une fois de plus. Vous vous êtes égarée. Mais n'ayez crainte, je saurai me montrer patient et vous faire comprendre que vous n'êtes rien.
Le voyant relever sa baguette, Hermione comprit qu'elle allait souffrir.
