NdA: Me revoilà!

Là, je suis pas mal fière de moi! J'ai officiellement commencé à traduire cette fanfic en anglais! Disons que, étant la deuxième fanfic en français sur Saw, les hits ne plafonnent pas vraiment...

Par contre, mon anglais n'étant pas parfait... ma traduction ne l'est pas non plus... mais je crois que ce n'est pas trop mal... je crois...

Enfin bon... Je tiens aussi à m'excuser pour l'apparition soudaine de Jeff dans la note de l'auteur. C'était un léger emportement de ma part et...

Jeff:Non mais! Pour qui tu te prends pour t'approprier MES actions!!??

(soupir) Pas encore...

Jeff:J'ai des copyrights sur mes dialogues!

(soupir)

Jeff:Ne soupire pas comme ça! Je suis sérieux!!!

Écoute, c'est moi l'auteure! Si tu fais encore l'imbécile, tu vas vraiment te suicider dans ce chapitre!

Jeff:...

Quoi?

Jeff:...

C'est bien ce que je pensais...

DONC! Voici le quatrième chapitre!!!


Problème

Le soleil brillait dans le ciel. C'était une très belle journée. Pourtant, les quelques rayons qui étaient parvenus à se frayer un chemin à travers les rideaux arrachèrent un grognement au seul occupant de la pièce. Celui-ci remonta ses couvertures jusque sur ses yeux, dans l'espoir de pouvoir se rendormir. En vain...

Il repoussa brusquement les couvertures et se redressa lentement. Il était encore épuisé et aurait encore dormi de nombreuses heures, s'il en avait seulement été capable. En fait, s'il avait pu ne jamais se réveiller...

Jeff s'extirpa du lit et jeta un rapide coup d'oeil aux alentours. Rien n'avait changé, bien sûr. Il se frotta les yeux d'une main endormie et se leva pour de bon, afin de se diriger vers la cuisine.

Étrangement, en plein jour, son humeur avait tendance à devenir un peu plus joyeuse. Un peu...

Comme si la lumière du jour calmait sa dépression et ravivait les restes d'humanité en lui. Comme si, lorsqu'il faisait clair, il se sentait un peu plus vivant. Un peu...

...mais pas beaucoup. Très peu, en fait.

Il se dirigea, en traînant les pieds, vers la télévision, qu'il ouvrit. Il aimait avoir un bruit de fond. Cela lui permettait parfois de penser à autre chose. Parfois...

Il retourna à la cuisine, d'où il pouvait voir le téléviseur. Un bol, des céréales, du lait... il avait tout! Il assembla le tout et partit à la recherche d'une cuillère.

«...l'identité de Jigsaw, ce tueur en série qui a fait de nombreuses victimes...»

Son attention fut aussitôt portée sur les paroles du présentateur de nouvelles, et non plus sur la cuillère qu'il ne parvenait pas à trouver.

«...En effet, il nous fut confirmé qu'il s'agissait de John Kramer, décédé récemment lors de l'un de ses jeux macabres. Il fut révélé qu'il était atteint du cancer du cerveau, et qu'il était à un stade très avancé de sa maladie...»

John Kramer... c'était son nom... Ce voleur de vie, ce vieil homme qui respirait difficilement...qu'il avait tué... qui avait emmené le secret de l'emplacement de sa fille dans la mort... John Kramer...

«...aurait perdu la vie alors que l'une de ses victimes, Jeff Reinhart, se battait pour sa vie...»

Se battait pour sa vie...Se battait pour sa vie!!! Qu'est-ce qu'ils pensaient? Croyaient-ils rendre l'histoire plus jolie en la décrivant ainsi? Se battait pour sa vie... Il se battait pour la vie de ceux qu'il aimait! Et qu'est-ce que ça lui avait donné? IL vivait. Lui, et personne d'autre. La vérité, c'était que l'histoire ne serait jamais belle...

«...la petite Corbett Reinhart est toujours portée disparue...»

Corbett... Il avait vu juste. Ils parlaient d'elle. Elle était la saveur du moment. Tout le monde devait se dire «Oh! Pauvre petite!», ou encore «Si jeune...quelle horreur!». Tout le monde agissait certainement comme s'ils la connaissaient, comme si leurs paroles pouvaient vraiment être réconfortantes... Comme si leur sincérité était réelle... Peut-être y croyaient-ils. Peut-être se croyaient-ils vraiment sincères... Mais ils ne l'étaient pas. Pas pour Jeff.

«Maintenant, en manchette...»

Eh voilà... Ils avaient débité la nouvelle, et c'était terminé... Ils n'avaient pas à s'éterniser là-dessus. Après tout, ce n'était qu'une histoire de petite fille kidnappée. Rien de bien nouveau ou même surprenant.

Jeff jeta un coup d'oeil à son bol de céréales et vit qu'elles commençaient à sérieusement ramollir. Il n'avait toujours pas trouvé sa cuillère, mais il n'avait plus faim. La simple vue de nourriture lui donna envie de vomir, et ce fut pourquoi il prit le bol et en versa le contenu dans l'évier avant d'aller éteindre la télévision. Il avait mal à la tête...

Il tituba jusqu'à la salle de bain et, dans la pharmacie, tenta de trouver des aspirins. Sa vue devenait floue et la tâche devint particulièrement difficile. Plusieurs pots tombèrent des étagères lorsqu'il les effleura de sa main tremblante. Tout devenait de moins en moins clair, et sa tête tournait.

Il agrippa finalement les deux rebords du lavabo et tenta de reprendre ses esprits. Il ne s'était pas senti trop mal en se levant, ce matin-là, mais c'était fichu. Il ne s'agissait que d'une pensée en direction de sa famille et il perdait la tête.

Il ouvrit le robinet et s'aspergea le visage et le cou d'eau froide. Il faisait cela très souvent. Cela avait le don de le calmer.

Il ferma les robinets et laissa la fraîcheur l'imprégner. Il commençait à sentir un léger courant d'air dans son cou et cela lui faisait un grand bien.

L'été en était à ses débuts, mais l'humidité était à son paroxysme. Les quelques rares courants d'air étaient toujours accueillis avec bonheur.

Puis, le courant d'air, qui persistait étrangement, se définit. Il devenait de plus en plus précis, de plus en plus près... C'était comme si...

...quelqu'un soufflait dans son cou.

Il se retourna d'un coup, pour faire face au vide. Personne. Évidemment.

Ce fut alors qu'il réalisa que la seule fenêtre de la pièce qui donnait sur l'extérieur était bien fermée. Aucun courant d'air ne pouvait y passer...

Il secoua la tête. La lucidité lui faisait définitivement défaut...

Il retourna dans sa chambre et s'assit sur son lit. Il était épuisé, mais ne parviendrait certainement pas à trouver le sommeil. Il avait l'impression qu'il n'arriverait jamais à se débarrasser de cette constante fatigue.

Les yeux fermés, il tenta de se calmer et d'ainsi faire diminuer son mal de tête. La peur qu'il avait eue n'avait en rien aidé. Qu'est-ce qu'il pouvait être effrayé pour rien!

Il ouvrit les yeux à nouveau et tenta de réhabituer ses yeux à la clarté du jour.

Et il la vit...

Une longue traînée rouge sur le plancher, qui traversait sa chambre d'un côté jusqu'à l'autre, de la porte de la salle de bain à la porte du couloir. Elle était d'un rouge... sang.

Il se leva lentement de son lit et observa la trace. Elle semblait partir de l'intérieur de la salle de bain, et se poursuivre assez loin dans l'appartement. Intrigué et, il devait l'avouer, un peu effrayé, il commença à suivre jusqu'où elle menait.

Elle traversait le couloir entier. C'était comme si quelqu'un au pied ensanglanté s'était traîné à travers l'appartement. C'était... en fait, il n'y avait pas de mot pour décrire la chose. C'était irréel.

Ce le fut davantage lorsqu'il pénétra dans la cuisine et se mit à entendre le bruit de la télévision. Cette même télévision qu'il avait fermée un peu plus tôt. La traînée de ce qui semblait être du sang se rendait jusqu'à elle.

Stupéfié, Jeff mit du temps à réagir et marcher jusqu'au téléviseur, qu'il éteignit. Il eut à peine le temps de voir la photo de sa fille affichée à l'écran avant que ce dernier ne devienne complètement noir. Lorsqu'il se retourna à nouveau, il fut bouche bée devant ce qui fut offert à sa vue.

Rien... Plus aucune trace de sang...

Il refit le chemin en sens inverse. Plus rien. C'était comme s'il n'y avait jamais rien eu.

Ça y était. Il devenait fou.


NdA: J'espère que vous avez peur! Parce que moi oui... (Au moins, si vous aviez aussi peur que moi, je me dirais que je ne suis pas qu'une pissoue finie!)

Jeff: Qui a peur de ce qu'elle a elle-même écrit, je tiens à le préciser!

Oh, toi...

Jeff:Quoi?? Ce n'est que justice! Je croyais que tu me laisserais tranquille si je me taisais, mais tu n'as pas tenu ta promesse!

Je n'ai pas tenu ma promesse!? J'ai dit que tu ne te suiciderais pas! Aux dernières nouvelles, tu es toujours vivant!

Jeff:Oui, mais dans quel état! Je suis fou!

Qui dit que tu es fou?

Jeff:Ben là...

Écoute, prend ton mal en patience et vois comment l'histoire se poursuivra!

Jeff:C'est de la maltraitance! Je suis le personnage principal et je ne sais même pas ce qui va m'arriver!

Pfff... Cause toujours...

Jeff:C'est vrai!!

Mouin...pauvre petit... Aurore et toi: même combat!

Jeff:Tu te fous de moi?

Un peu...

Jeff:Oh! Et puis laisse donc tes lecteurs s'en aller!

Ouais! Pour une fois tu as une bonne idée!

À la prochaine!