Auteuse : YuLu-ChAn
Disclaimer :Aucun personnage ne m'appartient
Résumé : Comment ? Je dirais très difficilement. Oui j'ai eu bien du mal à en arriver là. Mais laissez-moi, moi Draco Malfoy, vous compter cette histoire.
Note de l'auteuse : Et voilà un chapitre en temps et en heure, j'espère qu'il vous plairai autant que le dernier parce que j'ai eu un mal fou à l'écrire ! Sérieusement, j'ai mis une semaine alors que pour tous les autres j'ai passé deux jours. Vous avez intérêt à me montrer votre satisfaction dans des reviews xD
Bonne Lecture
Chapitre 4
( version éditée )
Comment je me suis rendu
Me serais-je transformé en marmotte ?
Je touche mes dents de devant et ne les trouve pas plus longues qu'à leur habitude. Alors, Merlin, expliquez moi pourquoi après un mois et demi de sommeil je me sens encore épuisé ? 'Dame Pomme me force à faire la sieste. La sieste ! Comme un gamin de trois ans. Faire des nuits de treize heures et une sieste de une heure au cours de l'après midi est plaisant au départ, mais arrivé un moment ça devient passablement ennuyeux. Je reste dans ma chambre pendant tout ce temps, interdiction formelle de sortir, ordre du médecin. Et je ne me sens pas de lui désobéir, j'ai entendu suffisamment d'histoires sur elle pour savoir que c'est une très mauvaise idée. Elle dit que je suis totalement guéri mais que mon corps a du puiser dans ses réserves physiques et magiques et qui leur faut du temps pour se recharger, surtout à cause du Rejet qui m'a soit-disant totalement vidé. Mouais. Sev' est passé et m'a amené quelques livres de sa bibliothèque personnelle pour m'occuper. Mais potasser les potions pendant des heures, bien que ça puisse être intéressant quelques fois, me gave profondément.
Harry m'a rendu visite aussi, à ma plus grande joie. Des fois il vient m'apporter mon repas, et oui je mange au lit aussi, et il reste discuter avec moi avant de ramener mon plateau en cuisine quand j'ai fini. Autant dire que je prends le temps de mastiquer consciencieusement chaque aliment pour faire durer le plaisir. Je ne crois pas qu'il s'en rende vraiment compte, peut-être que si mais en tout cas il n'en a jamais fait la remarque et n'a pas paru gêné. Et maintenant il m'appelle Draco. Il a dit que c'était normal entre amis. J'ai cru pleurer quand j'ai pu prononcer son prénom, pour la toute première fois. Bien sur que non je ne l'ai pas fait !
On est le dix-sept mai aujourd'hui et il est neuf heure. Et je me demande si m'échapper d'ici est une option envisageable. Mais voilà 'Dame Pomme qui vient, gardons les plans d'évasion pour plus tard.
« Je suis venue vous annoncer une bonne nouvelle aujourd'hui, Draco. Vous êtes libre. Ne me regardez pas comme ça je sais très bien ce que les jeunes gens de votre âge pensent, me dit-elle faussement exaspérée, mimant un soupir énervé. Vous pouvez sortir de votre chambre et arrêter la sieste. Mais ce n'est pas une raison pour vous épuiser ! Je vous préviens, si je vous retrouve à faire de la magie à tout bout de champs je vous ramène illico presto dans votre lit ! me menace-t-elle les mains sur les hanches.
-Pas de problème de ce côté là, je soupire. Sans baguette je ne risque pas de faire des folies.
-A ce propos, Severus vous attend dans la salle à manger avec une surprise. Allez dépêchez vous, prenez un bon petit déjeuner et allez faire mumuse dehors. »
Je rie doucement devant sa mauvaise imitation de la matrone irritée. Je m'habille, des sempiternelles robes noirs que l'on me donne, me répétant pour la énième fois qu'il faut que je passe prendre mes affaires au Manoir, et vais dans la salle à manger. Harry m'a décrit la maison, je pense pouvoir m'y retrouver assez facilement.
La pièce est sombre, mais la maison est sombre, un peu de lumière ferait tache sincèrement. Sev' est assis au bout de la table, bien loin des autres personnes en train de prendre leur petit-déjeuner. Harry me salue de la tête avant de retourner à sa conversation avec la rouquine, qui tire sur son bras pour récupérer son attention. Saleté de gamine ! Pour qui se prend-elle pour accaparer Harry ainsi alors qu'ils ne sortent même pas ensemble ! Non, même si ils sortaient ensemble ça serait inconcevable qu'elle l'ait pour elle toute seule.
Je m'assoies face à Sev', qui s'accorde parfaitement à l'ambiance lugubre de la demeure.
« Que veux-tu manger Draco mon chéri ? me demande Madame Weasley avec un grand sourire maternelle. »
Elle fait parti des gens qui ont pleuré en entendant 'Dame Pomme parler de mon viol. Et depuis elle se fait un devoir de me traiter comme une petite chose précieuse et fragile. Et je n'arrive même pas à la rembarrer. Avant je l'aurais fait sans hésitation et surtout ça m'aurais fait bien rire. Mais là, si je la traite mal, ça serait un peu comme brisée la paix précaire entre Harry et moi. Et je crois que je n'en ai pas vraiment envie. Sans pour autant répondre autrement que froidement, il faut pas rêver, je lui dis avoir envie d'un chocolat chaud et de croissants. Elle va les chercher et les dépose devant moi. Je lâche un petit merci et ça semble lui suffire amplement vu ses yeux brillants. Elle va encore pleurer ? Ah non alors ! Mais elle renifle rapidement et retourne auprès de sa famille. Je commence à boire mon lait, savourant le délicieux goût chocolaté qui emplit ma bouche. Je pousse un petit soupir de contentement et regarde Sev'. Il fait glisser une boite qu'il vient de sortir de sa poche vers moi et me fait signe de l'ouvrir.
J'attrape l'étui et reste stupéfait en voyant ce qu'il contient. J'attrape délicatement la baguette. Ma baguette. Dés que je l'ai en main, des étincelles blanches crépitent à son extrémité, comme si elle aussi était heureuse de me retrouver. 28,3 centimètres, bois de cerisier, pétale de rose noir. Dure à apprivoiser, à cause du pétale si rare, mais fidèle à son utilisateur. Une très bonne baguette. Père m'avait emmené à l'allée des embrumes pour l'acheter. Il détestait Ollivander. J'arrête un instant de la contempler pour revenir sur Severus. Il a l'air content de son petit effet et arbore son sourire moqueur en ricanant. Mais c'est qu'il se fout de moi ! Sous la table je lance mon pied et frappe quelque chose, son mollet vu le sursaut qui le prend. C'est à mon tour de sourire et il me jette un regard noir. Je caresse tendrement ma baguette, heureux de pouvoir retrouver cette sensation. Je lui demande comment il a pu accomplir ce miracle et il répond :
« Elle a brûlée la main de tous ceux qui ont voulu l'essayer. Ils voulaient tous se vanter de pouvoir utiliser une baguette contenant un pétale de rose noire, ces idiots, grogne-t-il. Au final le Seigneur des Ténèbres m'a dit de l'en débarrasser. Tu le connais, faire ce genre de choses lui-même ne l'intéresse pas, termine Sev' avec un geste vague de la main. »
Sous son regard amusé je commence à faire tourner ma baguette entre mes doigts, comme je le faisais lorsque je m'ennuyais en cours. Grâce à une simple impulsion du pouce elle fait le tour de ma main et se positionne entre mon index et mon majeur en lançant une gerbe de paillettes argentées et dorées. Je m'amuse à faire plusieurs figures différentes, ignorant le 'gamin' que marmonne Sev'. Quelqu'un commence à m'applaudir en riant lorsque je la fais passer d'une main à l'autre et je lève très brièvement le regard, pour ne pas me louper. Harry fixe mes mains, ébahie, et rigole comme un enfant à chaque mouvement périlleux. Profitant de son attention, je me lance dans un enchaînement plus difficile, accélérant les gestes de mes doigts, la baguette tournoyant gracieusement dans tous les sens. Les étincelles sont devenues multicolores et comme des centaines de petites étoiles brillent autour de mes mains. Pour clore mon ballet, je lance la baguette en l'air, la faisant tourner sur elle-même, avant de la rattraper et de la tenir en équilibre dans ma main ouverte. Lupin et Harry m'applaudissent et je fais une petite révérence en souriant sous les regards stupéfaits ou amusés des personnes présentes. Je rigole doucement devant le regard faussement consterné de Sev' et reprend mon petit-déjeuner.
Je finis mon deuxième bol de chocolat chaud. Que faire de cette journée qui m'attend ? Dormir n'est pas une option. M'ennuyer non plus. Je lirais bien mais pas des potions par pitié. Et puis la bibliothèque des Black, d'après ce que m'a dit Mère, contient de nombreux ouvrages historiques et sur les Arts sombres. Ça permettrait sûrement de faire avancer les recherches sur les Horcruxes que je les aide à trier les ouvrages, même si Granger les a sûrement déjà tous éplucher. Harry ne m'a pas parlé d'une bibliothèque donc je ne peux pas m'y rendre seul. Pas le choix je dois demander. Il est en train de parler avec son parrain et Lupin avec animation. Je me lève et vais vers eux.
« Excusez moi, dis-je pour attirer leur attention. Harry où se trouve la bibliothèque ? »
On m'a un jour dit que le mot s'il te plaît m'ouvrirait plus de portes. Je n'en vois pas l'intérêt, je me débrouille très bien sans.
« Il n'y en a pas, me répond-il simplement. Ou du moins je ne l'ai jamais vu, enchaine-t-il en lançant un regard interrogateur à mon cousin. »
Baliverne ! Une maison de Sangs Purs possède obligatoirement une bibliothèque !
« Si il y en a une. Mais je n'y ai pas accès. J'ai été renié je te rappelle, dit Black en voyant les yeux surpris de Harry. Ma très chère mère a fait en sorte que le patrimoine de la famille reste loin de mon sang souillé par la traîtrise, singe-t-il en agitant les mains et en levant les yeux au ciel.
-Où se trouve son portrait ? je demande ensuite. »
Autant aller chercher les informations à la source.
« Je vous déconseille d'essayer de lui parler Monsieur Malfoy. La mère de Sirius est quelque peu bruyante dirons-nous, m'annonce Lupin me faisant hausser un sourcil.
-Et puis pourquoi vouloir y aller de toute manière ? m'interroge soupçonneusement Black. »
Mais il sait rien de sa propre famille ou quoi ? Il ne sait pas que les merveilles de sa bibliothèque pourrait nous dire où se trouvent les Horcruxes ? Apparemment non.
« Les Blacks ont toujours été férus d'histoire et de magie noir cher cousin, dis-je pour toutes explications. »
Mais ma phrase le laisse perplexe. Granger semble avoir compris où je voulais en venir parce qu'elle se redresse brusquement en envoyant sa chaise valser derrière elle, criant qu'elle aurait du y penser. Elle commence à avancer à grands pas vers la sortie avant de stopper net. Elle vient de se rappeler d'un léger détail qui l'empêcherait de demander elle-même à Madame Black. Et oui son sang en effet.
« Quelqu'un pourrait m'expliquer ? Je comprends absolument rien ! »
Évidemment Weasley que tu n'as pas compris. Tu comprends jamais rien de toute façon.
« L'art de confectionner des Horcruxes est considéré comme Sombre à cause des sacrifices qu'il nécessite. Et qui dit histoire dit Fondateurs. »
Un instant de vide avant que ces yeux ne s'illuminent d'une lueur de compréhension. Bien on pourra peut-être en faire quelque chose en fin de compte. J'interroge Granger du regard et elle me fait signe de la suivre. Tout le monde se lève à notre suite, curieux de voir ce qu'il va se passer. Je me retrouve bientôt dans le hall de l'entrée, devant d'immenses rideaux. Je fais signe à tout le monde de se reculer là où le tableau aura le moins de chance de les voir. Il ne faudrait pas la brusquer la pauvre. Me rappelant des paroles de circonstances je prends une grande inspiration et me lance.
« Je viens en invité dans votre noble demeure, grande dame, et viens me présenter à vous comme votre humble serviteur. Au nom de la famille Malfoy je tiens à vous assurer que je laisserai vos biens tels que je les ai trouvés, intacts, que je ne souillerai pas de sang vos sols et vos intérêts seront maintenant considérés comme mien. »
Tout en récitant cette incantation sans queue ni tête et surtout totalement hypocrite, je fais de grands gestes devant moi avec ma baguette, une obligation pour que ma déclaration soit prise au sérieux.
« Il y a bien longtemps que je n'ai été si bien saluée, jeune maître Malfoy. »
Les rideaux se sont écartés pour laisser place à un tableau représentant une femme à la mine renfrognée. Ses yeux et ses cheveux sont noirs tout comme sa robe. Elle tient un éventail qu'elle agite devant elle négligemment.
« C'est un honneur pour moi de vous rencontrer Madame Black. J'espère que ma venue ne vous importune pas.
-Oh non ne vous inquiétez pas de ça. Vous êtes certainement le seul que je voudrais voir en ces lieux, malheureusement ils pullulent de vermines plus qu'indésirables à mes yeux, renifle-t-elle. »
Je me force à échanger avec elle des phrases vides de sens et d'intérêts pour entrer dans ses bonnes grâces. Ses manières surfaites et ses airs de traumatisée m'écœurent mais mon sourire reste aimable et avenant. Quand enfin je peux en placer une dans son monologue sur la honte qui éclabousse sa famille je demande :
« A ce propos chère Dame, j'aurais aimer consulter vos archives pour une affaire urgente.
-Mais bien entendu mon ami ! Votre sang a moitié Black vous permet d'accéder à presque toutes les salles de la maison. La bibliothèque se trouve au deuxième étage, dissimulée derrière un pan de mur. Vous n'aurez qu'à appliquer un peu de votre noble sang la où se trouve la marque de main sur la tapisserie. Je l'avais scellée avant ma mort que ces Sangs de Bourbe et ces traîtres à leur sang ne puisse lire nos manuscrits, fanfaronne-t-elle fièrement.
-Merci de votre confiance Madame, dis-je avec un sourire aguicheur. Je m'y rends de ce pas. Je reviendrai vous parler dés que je pourrais me libérer, votre compagnie est des plus plaisantes. »
Je m'incline légèrement et entends son gloussement quand les rideaux se referment doucement. Je reste immobile devant le mur. Sev' vient poser sa main sur mon épaule, inquiet de mon peu de réaction.
« J'ai fait du gringue à ma grand-tante. J'ai fait du gringue à une morte ! dis-je d'une voix dégoûtée alors qu'il se met à rire. »
Un rire franc et chaud. Je l'ai toujours aimé et je savoure le peu de moments où il se laisse assez aller pour rire sincèrement. Il se rappelle bien vite la présence des membres de l'Ordre, qui le regardent fixement. Et oui, Sev' est humain wouhou quelle nouvelle. Granger nous appelle et nous dit qu'il faut y aller. Bien entendu dés qu'il s'agit de livres Mademoiselle est pressée. Nous arrivons en haut du deuxième escalier et nous suivons mon cousin, qui dit s'être demandé plusieurs fois que pouvait bien faire là le dessin d'une main. Nous entrons dans un pièce presque vide, à part un fauteuil miteux dans un coin. Black me montre du doigt la trace de main, aux doigts boudinés et courts. Je lève ma baguette, pour m'entailler la main d'un sort, et quand le sang se met à couler, j'en badigeonne toute sa surface avant de la poser sur la marque. Ses contours bougent, s'agrandissent et se modifient jusqu'à ce qu'elle prenne la forme de ma main. Un léger déclic et une porte apparaît, sa poignée juste au niveau de ma main ensanglantée. J'entre donc. Des dizaines d'étagères remplissent la salle, pas bien grande mais suffisamment tout de même pour contenir quelques centaines d'ouvrages. Granger me pousse, s'excuse par dessus son épaule et commence déjà à fouiller dans les rayons. Mais c'est une folle ! Je lève la main pour me la passer dans les cheveux mais quelqu'un attrape mon poignet et m'en empêche. Ma main est toujours en train de saigner et plusieurs lignes rouges atteignent le creux de mon coude alors que la personne, Harry, examine la plaie.
Je me mors furieusement la joue, réprimant les frissons qui me parcourent alors que ses doigts se baladent sur ma paume, délicats et si doux. Ils palpent ma peau, vérifiant que la blessure n'est pas trop grave. Mon souffle se bloque quand il fait courir ses doigts sur la peau fine de mon poignet, les sourcils froncés.
« Quelle idée de te blesser si profondément, me gronde-t-il.
-Si je voulais que ça saigne suffisamment pour ne pas attendre des heures avant d'en avoir assez je n'avais pas le choix, je rétorque qu'une voix rauque. »
Trop rauque. Je me racle la gorge mais rien n'y fait, le nœud qui la serre reste. Harry sort sa baguette en soufflant et murmure un sort. La peau de ma main se ressoude, fumant légèrement, sous son regard concentré.
« Et voilà, tout neuf ! en se passant une main dans les cheveux, vieux reflex chez lui.
-Tu connais la médicomagie ? je lui demande, curieux.
-Et bien en fait quand tu es arrivé je me suis dit que connaître quelques sorts de soins ne pouvaient pas me faire de mal, dit-il en souriant de toutes ses dents. »
Je lui souris, sans lui dire que je connais ce sort depuis bientôt plus d'un an maintenant. Ses yeux sont ancrés dans les miens, son sourire les remplissant d'une joie toute enfantine. Si pur. Je crois que nous restons figés ainsi quelques instants, même si cela aurait pu être pour moi quelques heures.
« Euh je crois qu'on devrait aller empêcher Hermionne de dévaliser la bibliothèque, chuchote-t-il en détournant le regard.
-Oui sûrement, je réponds sur le même ton.
-Qu'attends-tu pour te lancer ? Je croyais que tu voulais faire des recherches toi aussi ? reprend-il.
-Que tu me rendes ma main, dis-je avec un petit sourire malicieux. »
Il baisse les yeux et voit qu'il tient toujours ma main enfermée dans les siennes, la serrant inconsciemment. Il la lâche prestement, m'arrachant presque un grognement de frustration. Ses joues sont brûlantes et il tente de bredouiller une excuse ou une explication, je ne suis pas sur de comprendre tout ce qu'il baragouine. Il sort de la bibliothèque la tête basse, sans plus me regarder. Mon cœur bat fort et une petite voix me dit que le sien n'est pas dans un meilleur état.
« J'ai trouvé ! »
Granger brandit un livre, vieux et rapiécé, triomphante. Elle commence à parler plus bas à Lupin et Black, les autres étant retourné à leur repas. Je m'approche pour mieux entendre.
« C'est une véritable mine d'or ! Une biographie de chacun des Fondateurs, avec des illustrations de moments et des objets les plus importants ! Tout ce que Voldemort pourrait avoir utiliser se trouve dans ce livre ! Ding' pourra nous retrouver tout ce que nous voulons. Le dernier Horcruxe est tout prés je n'ai qu'à lire tout ça et je trouverai !
-Un peu d'aide peut-être. »
Ma voix traînante la fait se tourner vers moi, suspicieuse. J'ai beau avoir été un espion pou eux, me faire confiance c'est trop demander. Et dire que je me suis fais casser la gueule pour eux. Ingrats. Finalement elle copie le livre et me la tend, me remerciant. Et bien c'est un effort de fait. Lupin et Black nous abandonnent lâchement, rejoignant les autres, tandis que Sev' farfouille à la recherche de livres sur, grand moment de suspens, les potions ! Surpris n'est-ce pas. Granger et moi nous installons à la seule table de la salle et commençons notre lecture, notant sur des parchemins que nous avons fait apparaître les différentes informations que nous trouvons. Granger me jette régulièrement des regards discrets qui me mettent peu à peu les nerfs à vifs. Mais qu'est-ce qu'elle a à la fin ?! J'ai un truc sur le visage ?
Je commence à tourner les pages rageusement en fronçant les sourcils, énervé par son comportement. Je suis de leur côté qu'est-ce qu'il leur faut de plus ! Des dessins de poignards, de boucliers et autres se suivent sur les pages mais je ne les regarde que d'un œil ennuyé, trop absorbé par mes pensées. Je passe l'illustration d'un médaillon en argent, de fines gravures en forme de serpents parcourant le fermoir. Mais qu'elle est chiante à me fixer ! Je reviens à la page précédente, une étrange impression me tiraillant le ventre. Ce médaillon. Je l'ai déjà vu.
« Granger.
-Oui ?
-Je sais où se trouve l'Horcruxe que nous cherchons. »
Je m'en souviens encore. J'avais cinq ans et je fouillais le Manoir, à la recherche des salles secrètes dont Grand-père m'avait parlé et je suis entré dans une des salles de la vieille aile du Manoir, où plus personne ne va. J'avais trouvé une salle, qui pendant plusieurs jours hantât mes rêves ensuite. Elle était très grande et il y avait en son centre un petit autel entouré de grosses bougies rouges qui formaient, je l'ai compris bien plus tard, un pentacle. Je m'en suis approché et j'ai vu posé dessus le pendentif représenté dans le livre. Je me rappelle surtout la terreur que j'ai eu en voyant l'aura noir qui l'entourait, se gonflant au même rythme que des battements de cœur. Sur ce Père est arrivé, m'a tanné avec sa canne en m'interdisant de revenir ici avant de me traîner jusqu'à ma chambre. J'y suis retourné, malgré l'avertissement de Père, mais il l'avait déplacé. Je ne l'ai jamais retrouvé mais je suppose qu'il est toujours au Manoir, dans une des nombreuses salles de la maison.
Je le raconte à Granger, qui commence à sautiller sur son siège, excitée comme une puce à l'idée de partir à la chasse à l'Horcruxe. Elle prend en note tout ce qui est dit dessus, notamment qu'il a appartenu à Serpentard qui l'avait souvent utilisé pour recueillir quelques gouttes de sang des victimes de ses sacrifices, information qui nous fait grimacer. Nous redescendons et annonçons la nouvelle aux gens présents. Immédiatement ils se lèvent et vont chercher vestes, baguettes et accessoires et Severus va prévenir Dumbledore par cheminée. Je reste au milieu de toute cette pagaille sans bouger. Tout le monde revient enfin, prêts à partir ce qui fait que nous sommes neuf : Harry, Monsieur et Madame Weasley, Weasel, Granger, Black, Lupin et Severus. La jeune Weasley a l'air contrariée et Harry m'explique que quelqu'un doit toujours rester Square Grimaud en cas d'urgence et que aujourd'hui c'est son tour. Sev' nous dit que personne d'autre ne peut se libérer et que Dumby nous demande d'être prudent. Bien sur que non, nous allons tous nous mettre délibérément en danger, c'est évident ! Franchement peut-on faire plus bête comme demande.
Nous utilisons la poudre de cheminette pour nous rendre au Manoir, je me suis arrangé pour que nous arrivions par le Petit Salon, le Grand Salon contenant très certainement encore le corps de Père. Il faudra que je vienne le faire disparaître avant que des aurors trop zélés viennent à nouveau inspecter le Manoir.
Je les guide à travers les couloirs sans fins du Manoir, saluant quelques tableaux au passage. Le luxe transpire de tous les meubles que nous croisons et je me sens à nouveau chez moi. C'est dans ces couloirs que j'ai appris à marcher. C'est là que Dobby m'a fait dire mon premier mot et que Lyba me racontait des histoires sur les elfes, peuple qui me fascinait enfant. Oui, je suis chez moi. Nous arrivons à l'entrée de la vieille aile, une porte miteuse en bois vermoulu, qui détonne vraiment avec le reste de la maison. Je sais que derrière nous attendent cinq chemins différents. Je le leur dis et nous décidons rapidement de nous séparer. Je meurs d'envie de me précipiter sur Harry pour être avec lui mais je n'ai pas d'excuse valable. Une personne sera seule et je pense que se sera Severus, ce qui l'arrangera à mon avis. Timidement Harry vient vers moi et me propose de faire équipe avec lui. Ramasse ta mâchoire Weasel, tu vas abîmer mon parquet ! J'accepte en souriant, accentuant sa rougeur. Une fois les groupes formés, nous passons la porte et prenons chacun un couloir différent, Weasel souhaitant bonne chance à Harry tout en me lançant un regard d'avertissement après avoir convenu de nous retrouver ici dans deux heures au maximum.
Nous avançons lentement et en silence, examinant chaque pièce que nous croisons. La plupart sont des salons, des chambres ou encore des bureaux abandonnés, couverts par la poussière que le temps y a déposé. Nous passons bien une heure et demi à fouiller chaque recoin et nous sommes plus gris que noir, couverts nous aussi par la poussière.
Nous entrons dans une nouvelle salle et nous figeons. Harry soupire brusquement, sûrement heureux d'approcher un peu plus prés de son but. L'Horcruxe est là. Comme je l'ai vu il y a des années, au centre d'un pentacle, il est posé sur l'autel en pierre, le flux et le reflux de ténèbres vibrant autour de lui. J'avance de quelques pas vers lui, la main serrée sur ma baguette.
« Draco ! »
A peine ais-je le temps de me retourner qu'un poids me jette au sol. Un éclair de lumière rouge frôle nos têtes avant que nous ne tombions, sûrement un Doloris à retardement utilisé comme protection. Je percute le sol, sur le dos, et le choc me coupe la respiration. Je secoue la tête pour reprendre mes esprits. Le sort est venu par la gauche, voilà pourquoi je ne l'ai pas vu. Le poids sur moi gémit doucement.
Harry est allongé de tout son long sur moi, sonné. Son genoux frotte dangereusement contre mon entrejambe et son visage se trouve seulement à quelques centimètres du mien. Il a une main dans la nuque, les yeux fermés et les sourcils froncés. Il gémit à nouveau. Merlin, je commence à réagir et vu notre promiscuité, il n'a aucune chance de le louper. J'essaie de me dégager, avant la catastrophe, mais cela ne fait qu'aggraver les choses, rapprochant nos corps à l'extrême. Il ouvre les yeux, plongeant instantanément dans le mien. Mon souffle se calme et le feu dans mes reins disparaît. Je l'aime. Il est serein tout comme moi.
Ses yeux si verts restent sur moi. Son visage se rapproche, lentement. Au fur et à mesure ses paupières se ferment, les miennes aussi. Nos yeux sont fermés quand nos lèvres se rencontrent. C'est un baiser doux, tendre. Sans luxure ni impatience. Juste des sentiments. Juste de l'amour. Nos lèvres se frôlent, se caressent. Nos souffles se mêlent. Son odeur, chaude et fruitée, m'enivre. Ma main vient se poser dans son dos et la sienne se perd dans mes cheveux. Merlin que c'est bon. Son autre main vient sur ma joue, la caressant. Mes bras se serrent autour de lui. Son cœur bat à l'unisson contre le mien. Nos bouches se scellent une dernière fois puis nous nous éloignons. Sa main est toujours sur ma joue, l'autre sur mon torse pour se surélever un peu.
Il sourit de bonheur. Je resserre mon étreinte et enfouie ma tête dans son cou en échangeant nos positions. Il rit à mon oreille, le plus beau son qu'il m'ait été donné d'entendre. Je suis ivre de lui. Je l'embrasse à nouveau et nos lèvres sourient quand elles se touchent. Je pourrais rester là des heures à le couvrir de baisers mais ...
« Harry ! Harry t'es où gars ? »
Weasley va mourir, dans d'atroces souffrances. D'après le froncement de sourcils de Harry je ne suis pas le seul à le penser. En soupirant je me relève et lui tends main pour l'aider. Il l'attrape, je le tire pour le faire se redresser et il s'appuie sur moi, me volant un baiser au passage. Il se prend vite au jeu dites donc. Il reste contre moi, les mains derrière mon cou, et appelle son ami. Nous avons du dépasser les deux heures prévues. Je l'embrasse avant de le repousser d'un pas lorsque les voix se font proches.
Nous sommes félicités pour notre découverte, je reçois même une claque dans le dos de mon cousin. Bon il est vrai que sur le principe je m'en serais bien passer. Mais c'est l'intention qui compte. Sev', celui qui est le plus calé en magie noir, brise les sorts qui protège l'Horcruxe. Il me fait signe d'aller le prendre quand il finit, mais je refuse. Pour rien au monde je ne toucherais cette chose. Il lève les yeux au ciel, comme devant un enfant qui ferait un caprice particulièrement idiot, et va le prendre. Tant qu'il aura ça dans sa poche il ne doit pas s'attendre à ce que je l'approche. Je recule quand il va vers la sortie, l'aura noire englobant toute sa partie droite me terrifiant. Et je frôle par la même la main d'Harry. L'idiot me sourit, goguenard. Il paiera. Nous prenons le chemin du retour et Weasley harcèle Harry de question sur ce qui lui a prit tant de temps. Il répond simplement que nous n'avions pas vu le temps passer. Tout à fait vrai. Granger, elle, continue à me lancer des regards en coin. Elle a une idée derrière la tête. Maintenant il faut savoir laquelle.
Enfin de retour, où Dumby nous attend. Il me remercie pour l'aide que je leur ai à nouveau apporter. Je me retiens tout juste de lui dire qu'il m'en doit beaucoup et que je compte bien tout récuperer avec les intérêts. La journée se poursuit sans que je puisse isoler Harry pour reprendre là où nous nous sommes arrêtés. Ou plutôt la où nous avons été interrompu, merci Weasel. Lui aussi semble essayer, mais il y a toujours quelqu'un pour nous empêcher de nous voir. Un coup c'est Sev' qui le chasse d'un regard, un autre la rouquine qui me vire à grands renforts de critiques. Elle ne m'aime pas elle. Tant mieux moi non plus. Elle est la seule à me traiter encore avec mépris. Les autres en sont au stade du doute, connard ou salaud, se demandent-ils ? La nuance est subtile mais elle est là, c'est déjà ça.
Je me suis couché sans pouvoir parler à Harry. Je ne sais même pas ce que j'aurais pu lui dire mais je voulais lui parler. Le prendrait-il mal si je lui disait que je l'aime ? Ais-je rêvé les émotions qu'il a mis dans notre baiser ? J'espère que non. Je prie pour que non. Je m'endors sur cette pensée, plus perturbé que je ne le voudrais.
« Debout ! s'écrie la chose qui saute sur mon lit, me réveillant en sursaut. »
L'esprit encore brumeux, j'enregistre à peine ce qui se passe. J'attrape la personne la plus proche, la plaque contre le matelas et pose mon coude sur sa carotide. Vieux reflex de survie apprit chez les Mangemorts. Les Pions ne sont pas tendres entre eux et une jolie gueule comme la mienne attire la convoitise de certains.
« Draco ? couine la personne sur laquelle je suis assis à califourchon.
-Je vous avais prévenu qu'il ne valait mieux pas le surprendre dans son sommeil Potter. Mais bien entendu vous n'en faites qu'à votre tête comme d'habitude, résonne la voix de mon parrain. »
Je relève lentement mon bras, sans changer de position.
« Harry ? dis-je d'une voix pâteuse.
-Oui, c'est moi Draco. Tu veux bien descendre de là ? »
J'obéis docilement. Si j'avais été plus réveillé j'aurais honteusement profité de ma position. Mais je suis totalement comateux et je ne peux que me dire que plus tard, je vais regretter mon geste. Je me rallonge sur le lit, prés à me rendormir.
« Eh non, reveilles-toi !
-Il est quelle heure ?
-Minuit. »
Quelle idée de venir me réveiller une heure après que je me sois couché ! Harry attrape ma main et me tire des couvertures, décidé à me pourrir ma nuit. A contre cœur je me lève et me laisse emporter jusqu'au salon, toujours en pyjama. Nous entrons dans la salle qui est plongée dans le noir. Harry lâche ma main et je me retrouve seul, sans rien voir.
« Qu'est-ce que ...
-Joyeux anniversaire ! »
Dans un chœur parfait, la foule amassée autour d'un gâteau au glaçage vert entame un joyeux anniversaire. La salle est pleine de ballons, flottant ça et là, et une banderole ' un an de plus, quelques neurones en moins ' scintillent. Je vois les jumeaux Weasley me faire un clin d'œil quand je la fixe. Une blague de leur crue. Le rire me vient d'un coup quand Madame Weasley le remarque et leur lance un regard assassin. Harry tire la chaise au bout de la table et me fait signe de m'y asseoir. Je demande comment ils ont su que c'était aujourd'hui et Sev' dit qu'il a du laisser malencontreusement échapper cette information. Mais bien sur, je te crois Sevichou, ne soit donc pas si timide ! Molly, elle m'ordonne de l'appeler par son prénom, me sert la première part de gâteau. Gâteau à la pomme je remarque dés la première bouchée. J'écoute le récit des préparatifs, compliqués par ma présence bien entendu. Lupin et Black commencent à raconter des anecdotes de leur temps à Poudlard, ponctuées de temps en temps par un commentaire bien senti de Severus. Mais l'ambiance reste bon enfant et les rires fusent de tous les côtés. Et c'est un des jours les plus heureux de ma vie.
Je suis assis devant une table branlante, en pantalon de pyjama, au milieu de la nuit, entouré de personnes que je ne connais presque pas et je suis heureux. L'euphorie me gagne quand Harry dit que le moment est venue d'ouvrir les cadeaux et les fait apparaître d'un coup de baguette. Ils ne sont pas nombreux, pas autant que lorsque les Serpentards m'en offraient mais bien mieux à mon sens. Tout d'abord j'ouvre celui des Weasley, un pull tricoté main avec un grand D stylisé sur le devant. Un petit mot l'accompagne et Molly me dit que je fais parti de la famille. Ému, je la remercie. Lupin et Black m'offrent des photos de Père et Mère, à l'époque de leur scolarité, dans des moments hilarants. J'explose de rire lorsque je vois celle où mon père part en arrière et tombe violemment sur les fesses devant toute une assemblée de Gryffondors en pleurs et rouges de rire. Lupin m'avoue avoir hésité avant de me faire ce cadeau, ne sachant pas comment j'y réagirais. Il semble plutôt rassuré par mon rire. Ensuite celui de Granger qui est, oh surprise !, un livre. Mais pas n'importe quel livre non plus. Un recueil des enquêtes d'Hercule Poirot ! J'ai toujours beaucoup apprécié Agatha Christie mais je n'ai jamais pu m'acheter ses livres, trop moldu pour ma famille. Je fixe la Gryffondore avec incrédulité.
« Harry m'a dit que tu appréciais cette auteure. Je me suis dit que ça pourrait te plaire, dit-elle en souriant calmement. »
Et bah ça alors. Je la remercie, heureux qu'elle est réussi à m'accepter finalement, avant d'ouvrir le cadeau de Sev'. J'enlève le drap de velours noir qui recouvre, je le vois tout de suite, une cloche en verre dans laquelle flotte une rose noir. Les pétales lisses et mates renvoient faiblement la lumière. Sa tige, couverte d'épines longues et acérées, est d'un vert vif. Les roses noirs sont rares car elles ne poussent que grâce à la magie, jamais vous n'en verrez à l'état sauvage. Il faut au moins six mois rien que pour créer la graine et l'entretien que nécessite l'unique bourgeon qu'elle produit et énorme et long. Cela doit faire au moins deux ans qu'il travaille dessus. Cette rose, que beaucoup trouve sinistre de part sa couleur, symbolise l'indépendance, le libre arbitre et, ce que peu acceptent de croire, l'amour. Car un des ingrédients dans la préparation de la graine est l'amour. La personne la créant doit donné quelques gouttes de sang et il faut qu'il contienne de l'affection pour la personne à qui est destinée la fleur. Une fois la rose pleinement épanouie, la coutume veut qu'on lui lance un sort qui permettra de la conserver intacte durant des décennies. Je ne dis rien et repose le drap sur le cadeau , attrapant le dernier paquet. Si je dis un seul mot je pleure. Sev' l'a compris. De toutes façons, il fixe le mur opposé à moi, l'air absent. Si je le remercie il va renifler avec mépris et retourner à sa contemplation.
Le cadeau que je tiens vient de Harry, le papier cadeau rouge et or en atteste. Je tourne et retourne le paquet entre mes mains, essayant de deviner ce qu'il peut bien contenir. Mais une petite boîte rectangulaire ça peut être bien des choses, il faut le reconnaître. Je renonce, défais le papier, essayant de ne pas le déchirer dans mon impatience, et ouvre l'écrin caché dedans. après un instant de fascination, je fais courir mes doigts sur la chaîne en argent, sertie de deux pierres, une rouge et une verte, qui forment les yeux du serpent qui sert de fermoirs. Je le soulève de son lit de soie noir, l'admire encore un peu, puis l'attache autour de mon cou en silence. Je lève enfin les yeux et cherche ceux d'Harry. Il me fixe avec hésitation. Je lui souris et murmure un merci inaudible tant ma voix est étranglée. Il répond à mon sourire en disant que ce n'est pas grand chose et qu'il espère que ça me plaît. Je ne crois pas qu'il comprenne vraiment ce que ce bijoux représente pour moi. Un bout de lui, quelque chose qu'il m'a donné volontairement. Je t'aime.
La soirée se poursuit jusqu'à trois heure du matin, dans le rire et l'ivresse de Black, qui a abusé du Firewisky et essaie d'entraîner tout le monde avec lui, même si Lupin s'efforce de le calmer. Quand les yeux commencent à se fermer, tout le monde remonte dans sa chambre. Je pose mes précieux cadeaux sur le bureau, la rose sur ma table de chevet et m'installe pour me rendormir paisiblement quand :
« Alors Malfoy content de cette petite sauterie ? »
Weasley fille est dans l'encadrement de la porte de ma chambre, en nuisette transparente. Fait un. Weasley fille a mis des porte-jarretelles. Fait deux. Je vais être malade. Fait trois.
Prenant mon silence pour une invitation, elle s'avance en ondulant des hanches après avoir fermé la porte derrière elle. Non mais elle se croit où ? Je me lève, prêt à la foutre dehors de ce pas, mais elle vient se coller à moi de manière dégoûtante et pose ses mains sur mon torse, qu'elle commence d'ailleurs à caresser. Reprenant mes esprits je la repousse brutalement, m'écartant d'elle comme si elle avait la rage. Quoique qui sait si elle a pas une variante de cette maladie. Vache folle je dirais. Son regard lubrique fait place à de la fureur et elle se jette sur moi en hurlant. Je recule et quand je rencontre le lit, tombe dessus. Elle me suit et continue à me frapper. J'attrape ses poignets et la force à s'arrêter. Mais c'est une pure malade !
« C'est à cause de toi ! Tout est à cause de toi je te hais ! hurle-t-elle. »
Hein ?
J'ai du penser à voix haute parce que ses yeux, jusque là fermés, s'ouvrent et me fixent.
« Il parlait tout le temps de toi, même quand on était que tous les deux. Quand il te voyait dans un couloir je pouvais être sur d'en entendre parler toute la journée ! Il ne pensait qu'à toi jamais à moi ! Alors que je ferais n'importe quoi pour lui, je l'aime ! »
De quoi elle me parle ? Elle est avachie sur moi, toujours assise sur mon ventre, et pleure à chaude larmes. Euh je fais quoi maintenant ? Elle renifle bruyamment puis, sans transition particulière, se met à rire. Elle rit sans s'arrêter, les yeux fous et reprend :
« Alors je veux savoir. Je veux savoir ce que tu as de plus que moi ! Je vais voir oui, souffle Weasley en se penchant lentement vers moi. »
Je capte rien, je me sens comme la belette, plus jamais je ne me moquerai de son incapacité mentale, je le promets. Ses lèvres se posent sur ma bouche et là c'est le blanc totale. Je veux mourir.
« Casse toi de là ! »
On enlève le poids, boulet irait bien aussi notez le, de mon ventre et on le secoue comme un prunier sous mes yeux effarés. Harry attrape la Weasley par le poignet et la jette dehors sans ménagement. La gamine commence à hurler comme une banshie et tambourine sur la porte. D'un tour de main, Harry jette un sort d'insonorisation ainsi qu'un scellé sur la porte. Je peux la voir continuer à trembler sous les coups de l'autre furie mais je ne les entends pas.
« Ca te plaît tant que ça d'embrasser tout ce qui se trouve autour de toi ? me demande Harry méprisant. »
Son ton me blesse mais je remarque à peine le serrement de mon cœur tellement je suis surpris par sa question.
« Moi hier, Ginny aujourd'hui c'est qui le suivant ? Albus ?! crie-t-il.
-Parce que tu crois que j'étais consentant ? dis-je incrédule.
-Tu ne donnais pas vraiment l'impression de te débattre, crache-t-il. »
Alors ça. Il est jaloux ! C'est trop beau pour être vrai. Il fait les cent pas devant le lit, où je suis toujours assis, l'air particulièrement contrarié. Je souris et ça le fait sortir de ses gonds. Furieux, il vient se poster en face de moi et me gifle violemment avant que j'ai le temps de lui expliquer. Toujours aussi sanguin.
« Et bien n'essayes même plus de venir me quémander des baisers. Espèce de bâtard ! »
Il se dirige vers la sortie mais je suis plus rapide que lui. Je lui attrape le bras, le retourne et le prend dans mes bras. Je sais c'est neuneu, ça fait fillette et tout le tralala. Mais il est tellement mignon quand il est jaloux. Il se tortille pour sortir de mon étreinte en vociférant tout un tas d'insultes fleuries mais je suis plus musclé que lui et je le retiens sans trop de peine. Ça continue quelques minutes avant qu'il ne se calme. Il pose légèrement les mains sur mes hanches et relève la tête.
« Mais qu'est-ce que tu veux ? chuchote-t-il, perdu. »
Toi. Pour toute réponse je me penche doucement, lui laissant l'opportunité de m'éviter. Mais il ne bouge pas. Je l'embrasse avec tout mon amour. Comme tout à l'heure le baiser est tendre. Mais quand il entrouvre la bouche et me mordille la lèvre je perds la tête. Je le soulève et il enroule ses jambes autour de ma taille, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Je nous emmène vers le lit, où je l'allonge doucement, sans jamais rompre le contact de nos lèvres. Il parcoure mon torse de caresses qui enflamme mes reins. Merlin il me rend fou. Je délaisse sa bouche pour m'attaquer à son cou. Je le picore de petits coups de langue, lui arrachant de gémissements graves, m'arrête plus longtemps contre sa jugulaire que je suce avidement, me perdant dans le rythme fou des battements de son cœur. Mes mains glissent sous le large T-shirt qui lui sert de haut de pyjama et je savoure la douceur de sa peau sous mes doigts. Je soulève ce bout de tissu plus que gênant et il s'empresse de m'aider avant de le jeter par terre. Ses tétons couleurs prunes m'hypnotisent et je commence à les lécher consciencieusement Son souffle se fait saccader. Ses mains se resserrent brusquement sur mon dos quand j'en prends un entre mes dents. Je veux aller plus loin. Je veux lui faire l'amour. Je veux mais ... et lui ? Je me redresse lentement et me rassois sur le lit, m'éloignant de lui.
Je ne veux pas le faire si ça n'a pas la même signification pour lui que pour moi. Je ne veux pas qu'il voit ça comme une simple aventure d'un soir. Je ne le supporterais pas.
« Draco ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
-Il ne vaut peut-être mieux pas que nous allions plus loin Harry.
-Et pourquoi ? dit-il sur un ton de défis. J'en ai très envie et d'après ce que je vois toi aussi, rajoute-t-il avec un sourire carnassier. »
Évidemment que je bande abruti ! Ça fait des années que je rêve de ça alors je réagis vite c'est normal. Il pose sa main sous mon menton et me force à le regarder, comme il l'avait fait le soir de mon arrivée. Je plonge dans ses yeux et y vois de l'espoir, de la peur, du désir mais aussi de ... de l'amour ? Est-ce qu'il m'aime ?
« Harry je ...
-Chut, me coupe-t-il en mettant un doigt sur ma bouche, on aura tout le temps de parle après. Je crois que nous nous sommes arrêtés sur un sujet très intéressant, dit-il en se rallongeant langoureusement, écartant les jambes pour que je puisse me placer confortablement. »
Je me mets au dessus de lui en souriant avant de lécher son nombril, doucement, sensuellement. Le désir qui était un peu retombé revient de plus belle, nous submergeant totalement. Je ne sais pas exactement ce qui se passe maintenant, juste que c'est bon et que c'est lui. Ce sont les seuls choses qui comptent. Je ne vois que baisers, caresses et ses yeux Merlin ses yeux. Bien vite nos vêtements sont en trop et vont s'échouer sur la moquette, nous laissant nus l'un contre l'autre. Il répète comme une litanie un mot qui m'échauffe de plus en plus. 'Viens, viens pitié viens.' Patience amour. Je place une main dans son dos pour le surélever. J'enfonce doucement un doigt dans son intimité et il se cambre en se mordant durement la lèvre, étouffant un nouveau gémissement. Je l'embrasse et il continue à murmurer contre mes lèvres, me suppliant de le prendre au plus vite. J'enfonce un deuxième doigt, sourd à ses prières et continue de le préparer. Son souffle caresse ma joue. Ses cheveux sont collés à son front par la transpiration et son torse se soulève irrégulièrement. Qu'il est beau. Impatient j'ajoute un troisième doigt et fait de lents mouvements de va et vient en lui.
Il tremble entre mes mains, ses yeux ancrés dans les miens. Je retire ma main et me place entre ses cuisses. Il pose une main sur ma nuque et lève la tête pour m'embrasser fougueusement. Je le pénètre aussi délicatement que possible, mais malgré toutes mes précautions je le sens se crisper. Je reste immobile, lui disant de se détendre, lui disant que je l'aime, lui disant qu'il est tout pour moi. Il sursaute et me regarde les yeux brillants. Je lui ai dit que je l'aimais. Merde. Mais il ne semble pas le prendre mal. Au contraire il sourit d'une oreille à l'autre et me sert dans ses bras en rigolant. Il a par contre l'air d'oublier que je suis en lui et que le moindre de ses mouvements me rend fou. Je gémis dans son cou, mordant la peau tendre qui s'offre à moi. Son érection frotte contre mon ventre, ce qui met ma patience à rude épreuve. Mais il enroule ses jambes sur mes fesses et les referment d'un coup, me faisant entrer en lui brusquement, nous faisant crier de plaisir. Nous restons les yeux dans les yeux alors que j'assène mon premier coup de rein. Cela ne ressemble en rien à tout ce que j'ai vécu avant. Avant je baisais. Aujourd'hui je fais l'amour. Mon va et vient se fait plus rapide et nos respirations effrénées nous font voir les étoiles.
Il me regarde toujours. Il pose une main sur ma joue et murmure une chose à laquelle je n'osais pas rêver. Je ne sais pas si je le lis sur ses lèvres ou si je l'entends distinctement, en tout cas je l'ai compris. Et je jouis. Lui aussi se déverse sur mon ventre en criant mon nom.
Je m'allonge sur lui, épuisé. Il nous lance distraitement un sort de nettoyage et, malgré la lourdeur de mes membres, je remonte le drap sur nous. Il se blottie dans mes bras en soupirant d'aise. Il embrasse mon omoplate en me disant 'Bonne nuit'. Je lui caresse amoureusement les cheveux et nous nous endormons rapidement, heureux.
Je me réveille avec l'étrange impression qu'il s'est passé quelque chose d'important. Mais quoi ? Bof il est tôt je verrais plus tard. Je resserre mes bras sur la masse chaude prés de moi et respire son parfum avec délice. Perplexe j'ouvre les yeux pour me retrouver face à une touffe de cheveux noirs en désordre. Harry. Le souvenir de notre nuit me revient et j'ai du mal à y croire. Ses mots. Il les a dit. Il les pense. Des larmes perlent à coin de mon œil, que je m'empresse de fermer. J'enfouis ma tête dans ses cheveux. Je me rendors, sachant qu'au réveil rien ne serait pareil.
Je t'aime.
Ce jour là j'ai rendu les armes ... Car son cœur il me l'a donné sans concession.
Note de fin :
Prochain chapitre : Comment je suis mort
Alors là avec un titre pareil vous êtes obligés d'avoir des idées sur ce qui va arrivé à notre petit blond ! Dites les moi ! Le prochain chapitre sera beaucoup plus court ( 6 pages au lieu de 10 ... désolée j'ai fait de mon mieux ! ) mais le contenu est croustillant :D
Ce que fait Dray avec sa baguette s'appelle du pen spinning, je pense que tous les étudiants connaissent ( c'est un des seuls moyens de s'occuper en cours ) mis pour les autres( moi je maîtrise ... une figure ! wouhouuu )
Maintenant, reviews chères amies !
