Terres Sauvages
Eyàn revint à elle sur les grondements sourds et continus d'Arsan. Son dos curieusement léger reposait contre le tronc d'un frêne qui abaissait ses branchages résineux jusqu'à frôler le sol. On l'avait encore délesté de Dergamsa. Des élancements parcouraient sa nuque. En s'avisant que ses mains étaient liées dans son dos, ce ne fut pas l'envie qui lui manqua de mêler son grognement à celui de son frère. Elle préféra cracher à l'adresse de l'Elfe posé sur une souche, occupé à aiguiser son glaive à poignée d'ivoire :
- Je commence sérieusement à douter qu'il y ai une once d'intelligence entre ces oreilles pointues.
La pierre ponce s'immobilisa sur le fil de la lame et Legolas leva un sourcil aussi hautain qu'interrogateur. En dépit de ses entraves, la jeune femme se leva pour l'incendier du regard.
- C'est contre les Orcs qu'Arsan et moi avons combattu tout à l'heure, pas contre toi ! Si nous étions des leurs, ils nous auraient suffit de les rallier pour t'abattre.
L'Elfe émit un rire nasal. Il glissa son arme dans son fourreau puis se mit à son tour sur ses pieds, les commissures des lèvres étirées en un sourire d'amusement et de mépris.
- Soit. Ton frère et toi ne servez plus l'Ennemi. Est-ce cependant parce que vous êtes des renégats, ou parce que vous n'avez plus votre place dans ses rangs ?
Le cœur d'Eyàn se mit à pulser plus fort. Elle crispa les poings dans son dos.
- Que veux-tu dire ? S'enquit-elle prudemment.
Legolas se rapprocha, le regard rivé au sien.
- Le Mordor ne s'embarrasse ni des faibles, ni des incapables. Ton frère et toi n'avez pas changé de peau depuis des jours alors que cela vous aurait permis d'être loin à présent.
Muselé et attaché à un arbre, Arsan intensifia ses grognements, ses pupilles noyées par la rage dans l'océan pâle de ses prunelles. Sans lui prêter la moindre attention, l'Elfe leva présomptueusement le menton, attendant une réaction de la part de la Louve. Comme celle-ci se bornait à le dévisager, frémissante de colère, il reprit :
- Vous n'avez plus de meute, plus de maître, et vous êtes sous l'emprise d'un sortilège puissant. Rien de plus que deux pitoyables exilés. Deux chiens errants.
Les inflexions mélodieuses de sa voix et son timbre sourd, n'atténuait en rien le fiel dont elle débordait. Elle perça Eyàn comme une lame acérée. Une bise hurlante se leva sur son cœur. Elle siffla, sa riposte saccadée par la colère :
- Je te le répète : nous n'obéissons plus à l'Unique. Quelle qu'en soit la raison. Tu n'as nul besoin de nous traiter en ennemis.
- Je devrais donc laisser deux Loups-Garou vagabonder à leur guise sur les Terres Solitaires ? Combien de temps avant que les Elfes ne vous trouvent à rôder autour de nos bois, dans ce cas ?
- Nous ne vagabondons pas.
- Ah non ?
Ulcérée par le ton doucereux et le dédain de l'Elfe, la jeune femme poussa une exclamation de fureur, reprise en écho par les grognements caverneux d'Arsan.
- D'accord, tu avais raison sur un point : un sort nous confine dans notre peau actuelle. Tous ce que nous voulons, c'est nous en défaire.
L'amusement s'estompa du visage de Legolas, effacée par une soudaine suspicion. Il reprit à mi-voix, moins pour elle que pour lui-même :
- Peut d'Êtres sont capables de rompre un tel sort.
Elle observa un silence prudent, alertée par la lueur menaçante qui venait de s'allumer dans ses yeux. Tout à coup, un sifflement feutré s'éleva sous les frondaisons, et en l'espace d'une battement de cils, une lame rutilante vint se plaquer contre la gorge de la Louve. Elle se retint de déglutir au froid contact du fil contre sa trachée.
- Vous recherchez les Istari, siffla l'Elfe.
- Seulement pour qu'ils nous libère, articula-t-elle. Rien de plus.
- Les Loups ne sont pas dignes de recevoir leur aide.
- Ce n'est pas à un Elfe d'en juger.
Ils se dévisagèrent à couteaux tirés, le regard plus glacial l'un que l'autre. Puis, lentement, Legolas recula en rengainant.
- Je vous emmène à Mirkwood, où vous nous livrerez toutes les informations que vous détenez. Après quoi mon père décidera de votre sort.
Minas Thar, Douze jours plus tôt
Minas Thar, embrasée, gémissait. Le feu rongeait le bois, engloutissait la chaume et noircissait la pierre, arrachant à la ville des Hommes des craquements et des grésillements d'agonie. Au cœur du brasier, Eyàn courrait, enfilant à toute allure les rues jonchées de cadavres. Ses pieds nus foulaient tantôt le pavé brûlant, tantôt l'ardente terre battue, et la morsure que lui infligeait chaque pas ne faisait qu'accélérer sa cadence.
Suffoquée par la fumée environnante, les yeux larmoyants, la jeune femme suivait Arsan à travers le dédale flamboyant. La violence des émotions qui l'avaient assailli un moment auparavant avait été durement réprimée par un puissant instinct, aussi sauvage et ancien que leur race. Elle se pliait sans résister aux injonctions de cette voix intérieure, sachant pertinemment qu'elle constituait son unique chance de survit.
Cours. Tu sens cet air putride qui te brûle la peau ? Tu dois y échapper. Tu dois sortir de là. C'est tout ce qui importe. Peu importe que tu fuis sur deux jambes et non quatre pattes, il te suffit de courir. Peu importe qu'il n'y ait plus qu'Arsan à tes côtés, tu ne dois pas t'arrêter. Cours. Cours. Cours.
Tout à coup elle dépassa en trombe un groupe d'Hommes qui fuyaient les flammes indomptables. Les cordes claquèrent contre le bois des arcs. Ni le frère ni la sœur ne ralentirent alors qu'une volée de flèches s'abattait en sifflant autours d'eux. Mais alors Eyàn sentit le duvet de sa nuque se hérisser.
Le choc du trait qui se fichait en craquant dans son épaule l'ébranla toute entière. Elle hurla. Tomba à genoux. Arsan fit volte-face et se rua sur les Hommes. Les flèches que ceux-ci décochèrent se fichèrent dans le cuir épais recouvert de sa fourrure noire mais ne l'arrêtèrent pas. Il claqua des mâchoires de droite et de gauche, grogna, griffa, déchiqueta à qui mieux mieux tandis que son aînée, haletante de douleur, se remettait sur ses pieds. Le sang tiède s'écoulait par lente pulsation de sa blessure, dégoulinait le long de sa colonne. Les Hommes, plus préoccupés par leur survie immédiate que par la victoire ou la défaite, se sauvèrent en poussant des jurons.
La vue brouillée par des larmes dont elle ne savait plus si elles étaient dues à la fumée, au chagrin ou à la souffrance, Eyàn sentit son frère lui pousser le bras de la truffe. Elle empoigna une touffe de poils mouchetés de cendres. Plongée dans un état de semi-conscience, la jeune femme se laissa entraîner dans ce qui ne lui apparaissait plus que comme un enfer de chaleur aveuglante.
C'est alors qu'un faux pas déstabilisa sa prise sur la fourrure d'Arsan. Sa main glissa sur son échine musclée et les poils sous sa paume se firent tout à coup poisseux. Elle la porta à son nez et y flaira l'odeur du sang. Pas le sien toutefois. Celui de son cadet.
Une giclée d'eau glaciale jetée en pleine face ne l'aurait pas d'avantage revivifié. Un grondement s'échappa d'entre ses dents serrées. Elle allongea le pas et raffermit sa prise sur la fourrure du Loup.
- Sortons d'ici, petit frère.
Terres Sauvages
- Je te tuerai avant qu'on ne soit arrivé.
La menace glaciale n'émut par d'avantage Legolas que toutes les précédentes.
- Tu as déjà eu ta chance. Tu l'as manqué. Ne t'en prends qu'à toi-même, rétorqua-t-il depuis l'étalon rouan qu'il chevauchait.
De quelle manière s'y était-il prit pour acquérir deux splendides montures elfiques en pleines Terres Sauvages, la Louve n'en avait pas la moindre idée. Les chevaux étaient simplement venus les trouver la veille, leurs grands yeux sombres pleins d'intelligence, comme si, d'une façon ou d'une autre, ils avaient été en mesure de deviner les nécessités de l'Elfe et s'empressaient d'y répondre.
Elle-même était montée à cru sur un alezan, les poignets liés devant-elle, et non plus dans son dos, pour lui permettre se s'accrocher à sa crinière en cas de perte d'équilibre. Toujours muselé, Arsan suivait en silence, et bien qu'il soit à peine moins haut de garrot qu'eux, les chevaux ne manifestaient pas la moindre peur à son contact.
- Foutu Elfe, maugréa-t-elle pour la énième fois.
Attends que la lune soit ronde et tu vas regretter de ne pas m'avoir tué, ajouta-t-elle en son for intérieur.
Depuis le début de son périple, Eyàn n'avait eu de cesse de réfléchir aux ultimes paroles du Sorcier. Ce qui lui était tout d'abord apparu comme une énigme fumeuse s'était avéré être une précision cruciale. Son frère et elle ne pouvaient plus changer de peau, c'était un fait. Mais un tel sort requérait une puissance que le Sorcier de Minas Thar était loin d'avoisiner, quand bien même lui aurait-t-elle été conférée par son sacrifice. Car le pouvoir des Loups découlait de la lune, et un simple mortel ne pouvait s'y opposer sans contrepartie. En se fiant à ces déductions, la jeune femme était prête à parier que les derniers mots de l'assassin de sa Meute ne pouvaient avoir qu'une seule signification : à la prochaine pleine lune, et tout le temps que celle-ci durera, son frère et elle seraient délivrés de l'entrave magique.
Ils chevauchèrent deux jours durant à une allure modérée. Lorsqu'il faisaient halte, Eyàn guettait les occasions de s'enfuir, mais Legolas l'avait assuré que la monture qu'il lui avait accordé possédait une foulée moindre que le rouan et qu'elle ne lui obéirait pas. Au surplus, il n'hésiterait pas à ficher une flèche entre les yeux d'Arsan à la moindre tentative. Affirmation qu'elle se gardait de remettre en doute. Il ne montrait jamais aucun signe de relâchement, et elle le savait prompte à réagir. La nuit, elle observait le ciel, constatant l'accroissement lent de l'astre d'argent au milieu des étoiles. Comme la prédatrice qu'elle était, elle en était réduite à patienter et à se contenir en attendant son heure.
La pluie se mit à tomber au matin du sixième jour, soit celui qui devait s'achever sur une pleine lune. D'abord fine et froide, elle devint au bout de quelques heures une véritable averse tiède. Arsan et les chevaux avaient de la boue jusqu'aux chevilles, chacun de leur pas était accompagné d'un couinement spongieux. Les deux cavaliers étaient trempés. Leurs cheveux leurs collaient au visage, les aveuglant de concert avec la pluie, et leurs vêtements alourdis d'eau ne les préservaient plus depuis longtemps. A l'Est, l'horizon était noir de nuages d'orage. Et effectivement, un éclair finit par les déchirer aux alentours de midi. La Louve compta mentalement. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit. Un long roulement de tonnerre gronda.
- Huit, lâcha Legolas d'une voix basse, à peine plus qu'une brise susurrant entre les feuilles. L'orage est loin, mais il sera bientôt sur nous...
Elle se hérissa de constater qu'il avait eu la même pensée qu'elle. L'Elfe fit tourner la tête de son cheval et quitta la route. Ils se firent saucer encore plus qu'elle ne le croyaient possible en traversant la forêt détrempée. Finalement, à force de longer une longue façade rocheuse dégoulinante de ruisselets, une grotte s'ouvrit à eux. Legolas mettait pied à terre quand tonna un nouveau coup. Toujours aussi loin, mais Arsan coucha les oreilles en grondant. La jeune femme démonta à son tour et contint un soupir de soulagement en gagnant l'abri. Celui-ci était suffisamment spacieux pour y faire entrer les deux bêtes puants le poney mouillé, en plus de son frère. Celles-ci entrèrent d'ailleurs dans faire de résistance. Le Loup-Garou s'approcha de l'Elfe pour s'ébrouer vigoureusement - lequel condescendit à lui décocher un regard agacé- avant d'aller se poster à l'entrée de la grotte. Eyàn s'assit devant le feu qu'allumait son geôlier et regarda bourgeonner une petite flambée réconfortante.
Elle se crispa brusquement lorsque Legolas tira sa dague, mais il ne fit que rompre les cordes attachés à ses poignets.
- Les règles valent toujours, la prévint-il.
La Louve se garda de répondre.
La pluie formait un épais rideaux devant l'ouverture de l'abri, et il y avait quelque-chose de délectable à être retranché derrière les flammes dansantes. Elle prit sans un remerciement le morceau de lembas que Legolas lui tendait, et le picora, les yeux rivés sur Arsan. Sa fourrure dégoulinante luisait à la lueur du feu. Il ne bougeait pas d'une oreille et scrutait l'horizon, son regard de loup brillant d'une lueur indéchiffrable. Son comportement fit monter l'impatience de son aînée. Avait-il suivit le même raisonnement qu'elle ? Se pourrait-il qu'il soit en train d'attendre exactement la même chose ?
La jeune femme maudit leurs différentes peaux. D'ordinaire, ils adoptaient toujours la même. Jamais auparavant ne s'étaient-ils trouvés si longtemps incapable de communiquer, et la situation, en plus de la mettre mal à l'aise, était maintenant source de nervosité.
Là dehors, derrière l'épaisse couche de nuage, la lune finissait de sortir de l'ombre. Sous cette forme, Arsan était plus réceptif au phénomène qu'elle. Eyàn décida de s'en remettre à lui, certaine qu'il saurait prendre les directives nécessaires au moment voulu.
Elle enfourna la dernière bouchée de pain elfique avant de se lever pour le rejoindre. Il couina à son approche tandis que Legolas les observait avec suspicion. Ignorant sa fourrure mouillée, elle se blottit contre lui. Craignant que l'Elfe soit sujet aux soupçons, elle lança :
- Mon frère devra se nourrir un jour ou l'autre, il faudra bien le laisser chasser.
Il y eut un temps avant que la réponse ne monte sèchement dans son dos :
- Tant qu'il ne s'écroulera pas de faim, il n'ira nul part.
Encore une poignée de secondes égrenées par le martèlement de la pluie s'écoula, puis il ajouta :
- Il tiendra jusqu'à Mirkwood. Il pourra prendre sa pitance là-bas.
Non, mon frère se nourrira se soir-même, corrigea-t-elle intérieurement.
Une bourrasque souffla au dehors, faisant s'incliner les cimes des aulnes et des ormes. Un souffle chargé de pluie s'engouffra dans la grotte pour cingler les deux frère et sœur. Eyàn se recula en étouffant un grognement incommodé tandis que son cadet inclinait les oreilles avec irritation. Un coup de tonnerre vibra sous la voûte, mais elle aurait pu jurer avoir entendu l'Elfe lâche un rire nasale l'instant précédent.
La pensée que ses vêtements n'allaient pas sécher de la nuit amena une réflexion subite à son esprit. En admettant qu'elle soit capable de se métamorphoser d'un moment à l'autre, cela induirait la perte de ses habits. Ce qui en soit ne poserait pas de problème... jusqu'à ce qu'elle reprenne forme humaine. Elle coula un regard à son frère Loup. Dans le cas ou la malédiction ne s'estompait pas tout à fait, mais échangeait simplement les rôle, lui aussi se retrouverait dans le plus simple appareil sitôt que la lune serait pleine.
Elle se concentra, tâchant de déterminer le temps qu'il lui restait. Assez, estima-t-elle. La jeune femme se remit sur ses pieds pour reculer plus loin dans la caverne, puis entreprit de se défaire de sa longue mante brune et de son pourpoint de cuir. Elle s'assit ensuite sur une aspérité de la paroi, retira ses chausses et les renversa pour les égoutter. Legolas ne prêta aucune attention à son manège, jusqu'à ce qu'elle déboucle sa ceinture afin d'ôter ses braies de laine. Son masque fermé se brisa alors que ses yeux s'écarquillaient d'effarement, puis il les détourna bien vite. Sa bouche se pinça sur ce qu'Eyàn se figura être une moue embarrassée. Elle se retint de glousser. Évidemment, les Elfes n'avaient pas le même concept de la pudeur que les Loups-garou !
Lorsqu'elle ne fut plus vêtue que de sa tunique de lin qui lui tombait à mi-cuisses, elle étendit ses effets comme elle pouvait sur la roche, à proximité du feu, maquillant ainsi une préparation à la métamorphose en une tentative de faire sécher ses vêtements. La jeune Louve alla ensuite s'asseoir dans un renfoncement de la roche, frictionnant ses bras pour lutter contre les tremblements qui la prenaient. Il allait sans dire que sa chevelure mouillée et encore dégoulinante n'aidait pas.
Comme l'Elfe la dévisageait, les sourcils à présent froncés d'un air tracassé, Arsan quitta brusquement son poste pour venir s'étendre entre eux, faisait écran de sa masse. Eyàn se blottit derechef contre son flanc. En dépit du fait que sa fourrure soit encore trempée, il émanait de lui une chaleur animale et revigorante.
Ils attendirent en silence. Le feu craquait, la pluie crépitait, le vent gémissait. A mesure que le jour se retirait, la jeune femme s'efforçait de contenir sa fébrilité. Bientôt, elle serait de nouveau Louve. L'Elfe ne pourrait rien faire contre eux deux. Carcharoth, Seigneur des Meutes, faites que la lune nous délivre de la malédiction, fusse ne serait-ce que le temps qu'elle soit ronde, conjura-t-elle. Ce contre-temps avait assez duré, il était temps pour eux de reprendre le chemin de Minas Eriol.
Tout à coup, Arsan se dressa sur ses pattes, le museau tourné vers l'extérieur. De sa gueule entravée sourdit un chuintement semblable à un hurlement informulé. Alors, son aînée sentit un courant la parcourir de la tête au pied, comme une onde qui ruissellerait sur elle mais aussi dans ses membres, dans ses veines, au cœur de ses os. Cela se produisait.
Notes : Merci à ma guest Princess pour sa review ! J'espère que ce chapitre t'a plu tout autant. :)
Alors, ce chapitre ? Trop long, trop court ?
Vous n'avez pas trop de mal avec la personnalité de Legolas ? C'est un sale petit b*tard pour l'instant mais ne vous en faite pas, ça ne durera pas (éternellement).
Vous en avez peut-être assez des flash-back sur Minas Thar. Je vous rassure, c'était le dernier. Il y aura d'autres flash-back par la suite, mais sur une autre période du passé d'Eyàn et d'Arsan.
L'histoire de la malédiction n'est pas trop confuse ? Hâte de voir Arsan en humain ? Comment l'imaginez-vous ?
