Jour de publication : 25 avril 2010
Me revoili me revoilou pour le chapitre 4 ! C'est un chapitre un peu noir pour Rosalie où on en apprend beaucoup sur elle.
J'espère que ça vous plaira
Bonne lecture
Punkie1001
Chapitre 4 : Oh, non ! Tout mais pas lui !
POV Emmett
Un mois et deux semaines que je connaissais Rosalie. Un mois que j'étais son ami. Un mois que je devais faire attention à ne pas lâcher une parole qui révèlerait mon stupide béguin d'adolescent pour elle.
POV Rosalie.
Pourquoi avait-il fallu qu'elle prenne un rendez-vous chez le gynécologue ? Je lui avais dit que mes nausées n'étaient en rien dues à un grossesse, mais elle avait insisté. Et, moi j'avais fini par céder. Comme un idiote.
***
Un mois auparavant
- Rosalie ? demanda Esmé en frappant à ma porte. Je peux entrer ?
- Oui, oui vas-y, entre.
Elle entra, un air compatissant sur le visage.
- Carlisle m'a dit que tu avais été malade, aujourd'hui. Est-ce vrai ?
- Oui, mais je vais mieux, maintenant, me bornai-je à répondre, comme à chaque fois que cela m'arrivai.
- . Était-ce encore comme la dernière fois ? Mal de tête, nausées ?
- Oui.
- Je pense que tu devrais consulter un médecin, me conseilla-t-elle, d'une voix plus douce qu'à l'accoutumé - bien que sa voix fut toujours douce, quelques soit les circonstances (sauf quand elle était en colère …).
- Je suis aller voir Carlisle, répondis-je, étonnée.
- Je pense que tu devrais aller voir un médecin plus … approprié aux circonstances.
Je voyais où elle voulait en venir. Mais j'avais déjà pensé aux éventualité.
- C'est impossible, lui-dis.
- Qu'est-ce qui est impossible, Rose ?
- Que je sois enceinte.
- Et pourquoi pas ?
Malgré le ton empreint de douceur qu'elle avait employé, je m'énervai.
- Parce que je n'ai jamais couché avec un homme, hurlai-je.
Un silence suivit ma déclaration. J'étais sûre que toute la maison m'avait entendu.
- Pas de mon plein gré, du moins.
Malgré moi, j'éclatai en sanglots, agrémentés de larmes qui coulaient en flots intarissables.
***
J'étais dans ma voiture, garée devant la clinique. Je ne voulais pas y aller, j'avais un mauvais pressentiment. J'essuyai les larmes qui avaient - encore - débordé, et sortis courageusement de la voiture.
Je me rendis à l'accueil, où l'on me dit d'attendre là-haut. Je montai les étages, pour enfin parvenir à une salle d'attente où je m'installai. Je sortis un magazine de mon sac et commençait à en feuilleter les pages. En théorie, je n'aurais pas dû être seule. J'étais mineure et Esmé aurait dû m'y accompagnée. Mais en mère formidable qu'elle était, elle m'avait laissé le choix et j'avais voulu être seule. Elle avait prétendu que j'avais dix-huit ans, ce qui n'était pas un mensonge, dans le fond - et la plupart des gens le croyait facilement.
- Melle Hale, appela la secrétaire.
Je me rendis dans une salle aux murs blancs qui donnait une dérangeante sensation de vide - mais quoi de plus normal pour un hôpital ? - et une infirmière me dit de me déshabiller et d'enfiler la tunique vert pâle qu'elle me tendit.
J'enlevai mes chaussures, mon tee-shirt, mon jean et commençai à dégrafer mon soutien-gorge, quand des mains emprisonnèrent les miennes et enlevai définitivement mon sous-vêtement. Je me retournai, prête à frapper et poussai un cri d'effroi.
- Alors, chérie, comment tu vas depuis la dernière fois que l'on s'est vu ?
- Lâche-moi, Royce ! M'écriai-je.
- Toujours aussi têtue, à ce que je vois …
Il commença à enlever mon shorti, et profitant que son attention soit concentrée ailleurs que sur mes mains, le giflai de toute mes forces. Il se figea, me laissant le temps de remettre mon soutien-gorge. Je courus vers mes vêtements, les pris - par chance, j'avais posé mes chaussures dessus - et m'élançai vers le cabinet adjacent à la pièce d'examen où se tenait encore mon harceleur. Je m'enfermai à clé et entrepris de me rhabiller.
- Pas de chance, Rosie. Tu es enfermée dans mon bureau.
J'entendis la clé cliqueter dans la serrure. Des frissons me parcoururent. Une seule issus se présentait à moi. La fenêtre. Je n'hésitai pas. Par chance, une énorme branche de vigne-vierge grimpait juste à côté de la fenêtre. Je m'y accrochai tant bien que mal. J'entendis la porte du bureau claquer. Je me dépêchai de descendre le long de la branche autant que je le pus - ou plutôt autant que c'était possible avec des talons aiguilles - et vis la tête de Royce penchée par-dessus le rebord de la fenêtre.
- Tu ne m'échappera pas, Rosalie, lança-t-il furieux, mais toute fois assez bas pour que je sois la seule à l'entendre.
Et il disparut. La terreur embrumait mon cerveau, mais mon instinct me dictait une seule chose : fuir. Aussitôt en bas du bâtiment, je courus jusqu'à ma voiture. Porter quasiment toujours des talons aiguilles de plus de cinq centimètres m'avait au moins aidé à une chose : courir vite, même en portant ce type de chaussures. Je fus rapidement à ma voiture, mis le contact et démarrai. Je vis Royce sortir de la clinique, soufflant comme un bœuf. Fort heureusement pour moi, il ne se dirigea pas vers sa voiture.
- Mademoiselle ! Revenez ! l'entendis crier, sûrement pour ne pas attirer l'attention.
Mon ouïe surdéveloppée me permit -malheureusement -d'entendre ce qu'il chuchota tout bas.
- Je ne lâcherai pas. Je reviendrai. Cette fois, tu ne t'échappera pas. Cette fois, personne ne te sauvera. Et cette fois, tu seras à moi. Encore.
Les frissons qui parcouraient mon corps se transformèrent en spasmes de frayeur. Je luttai tout le trajet contre les larmes.
J'avais besoin de voir quelqu'un. Pas Carlisle ; lui, il appellerai la police et Royce s'en sortirai indemne, comme la dernière fois. Esmé, répugnant à la seule idée d'utiliser la violence - ce que je comprenais très bien -, lui parlerait, ce qui ne marcherait pas. Edward, étant d'un nature facile à s'emporter, irait le voir et le frapperait à mort - non que cela me gêne que Royce meure, mais mon frère risquerait la prison, et je me sentirai vraiment coupable d'être la cause de son incarcération. Alice déciderai d'aller le voir - et pas pour parler : elle le taperai -elle aussi - jusqu'à ce qu'il jure de ne pas recommencer ou qu'il meure. Elle serait sans aucun doute rejointe par Jasper, qui n'accepterait jamais, au grand jamais ! de laisser sa petite amie se battre (du moins pas seule). Et il finirait tous deux en prison. Si Edward ne venait pas se joindre à la fête - auquel cas ils seraient trois à croupir à l'ombre.
Il n'y avait qu'une seule personne que je voulais voir. Et cette personne, j'ignorai où je pouvais la trouver.
POV Alice
Hum… Quel bonheur d'être dans les bras de l'homme qu'on aime… Rien ne pourrait venir gâcher cela.
À part une vision. Et oui, je vois le futur. Et non, ça n'a rien à voir avec les déchets radioactifs qui peuplent notre environnement !
Avec la chance qui me caractérise parfois, j'eus une vision juste à ce moment là. Mais c'était mieux que je l'ai eue. Car c'était une vision des plus terrifiantes.
Je me raidis, ce qui alerta mon compagnon et la vision débuta.
Rosalie était dans une salle d'examen. Elle se dévêtait. Un homme venu de derrière elle emprisonna ses mains. C'était Royce.
Je n'avais pas besoin d'en savoir plus. Mais mon don ne se pliait hélas pas à mes exigences.
Il lui arracha son soutien-gorge tandis qu'elle émettait un hoquet terrifié. Il entreprit de lui retirer le dernier vêtement qui la recouvrait.
Faites que ça s'arrête là. Faites que ça s'arrête là.
Rosalie se dégagea et le gifla. Elle courut prendre ses affaires, s'enferma dans la pièce adjacente et se rhabilla. Déjà la clé de Royce ouvrait la porte.
La vision s'arrêta. Elle serait piégée. Et à nouveau il la …
- Calme-toi Alice, me dis gentiment Jasper en me caressant le dos.
Qu'est-ce que j'avais de la chance que ce soit mon petit ami …
À non ! Pas une vague de calme ! Je luttai autant que faire se peut contre la léthargie qui m'envahissait - à cause de lui, qui plus est ! -.
- Jasper ! Il faut aller l'aider ! M'exclamai-je.
- Qui ?! Qu'est-ce qui s'est passé ?!
- Le médecin de Rosalie, c'est Royce.
Il eut un moment de silence.
- Je vais le frapper ! Rugit-il. Je vais le tuer !
- Ça ne sert à rien, dit Edward en entrant.
- Si, ça détend les nerfs ! répliqua Jasper.
Je ne l'avais jamais vu aussi énervé. Si, à la réflexion, la dernière fois
- Rosalie nous en voudra si nous intervenons, tenta de le calmer Edward.
- Je m'en fous qu'elle m'en veuille, je vais le tuer !
Il disait sûrement ça sous l'effet de la colère, car en temps normal, que Rosalie lui en veuille était l'un de ses pires cauchemars. Mais là, mon Jasper n'était pas dans son état normal.
Edward le saisit par la taille pour l'empêcher de partir, et Jasper se débattit comme un diable. Je me plaçai devant lui pour tenter de le calmer. Une nouvelle vision m'assaillit, ce qui eut l'effet souhaité car il arrêta de hurler quelques instants.
- Elle sera avec Emmett, souris-je.
Edward sourit et Jasper se calma un peu.
- Royce ne va pas lui faire de mal ? S'inquiéta mon amour de petit ami, une fois un peu plus serein. (et je sus tout de suite qu'il ne parlait pas d'Emmett)
Il avait insufflé tellement de haine et de hargne dans le nom que j'en frémis.
- Non, elle va pouvoir s'échapper cette fois.
Il soupira de soulagement.
- Quand même, si je le croise, je le tue.
- Et je pense que vous serez deux à le tuer, dis-je avec un sourire.
- Trois. Il ne faut pas m'oublier, s'indigna faussement Edward.
- Qui est le deuxième, alors ? S'enquit- Jasper en fronçant les sourcils.
- Emmett… Elle va tout lui raconter.
Edward sourit franchement - sourire qui se figea bien vite quand il lut dans mes pensées - , tandis que Jasper esquissa un semblant de sourire.
- Et moi qui croyait que ça vous embêterai si elle lui racontai notre secret !
Le tout petit sourire de mon homme s'affaissa , qui s'affaissa aussi vite que celui de mon frère un instant plus tôt quand je parlai.
- Oups …
POV Emmett
Nous étions samedi. Et comme tous les samedis, je m'ennuyai. Mais contrairement à d'habitude, j'étais sorti de la maison. Pas vraiment de mon plein gré. Enfin, si. C'était moi qui avait décidé, face aux deux alternatives qui s'étaient présentées. Joanne recevait son petit copain, et entre rester à la maison, les voir s'embrasser - et oui, ma cousine n'avait aucune retenue ! - et tout le tintin ou aller à Seattle, la question ne se posait même pas. Mélinda m'avait emmener - j'avais découvert que, en fait, William n'était pas si maltraité que ça, et que ma tante conduisais ! (sans pour autant baisser le salaire de son chauffeur) - et m'avais dit de l'appeler pour qu'elle vienne me chercher.
- Pas la peine, avais-je répondu. Je rentrerai en bus !
- Appelle-moi quand même, je serai rassurée.
Je souris à cette pensée. Mélinda se comportait un peu comme une mère avec moi, parfois. Elle était vraiment gentille. Mais n'égalerai jamais ma mère biologique, Nymphadora. En pensant à elle, une boule se forma dans ma gorge.
Je traversai l'une des rues de Seattle, et je vis une M3 rouge me foncer dessus - pour ceux qui ne sauraient pas ce qu'est une M3 (honte à vous !), c'est une voiture BMW, bande d'incultes ! Par bonheur - ou malheur, ça dépend comment on voit les choses-, le conducteur s'arrêta à temps. La portière s'ouvrit. Il n'allait quand même pas me reprocher de traverser, quand même ?! En plus le feu était vert, pour moi !
Telle ne fut pas ma surprise lorsque ce fut Rosalie qui descendis et se précipita sur moi.
- Rosalie ?
Elle ne me répondit pas. En même temps, ce n'était pas une question, mais un constat. Des tremblements agitaient tout son magnifique corps, et je sentais ma chemise légère qui commençait à coller à ma peau à cause de ses larmes intarissables que je sentais couler de ses yeux.
- Chut. Là, là. C'est fini.
Je ne lui posai aucune question. Après tout, j'étais son meilleur ami.
- Viens, dis-je d'un voix rassurante en l'entraînant vers sa voiture.
Elle se détacha de moi et me laissa m'installer sur le siège du conducteur. Je garai la berline sur un parking et stoppai le moteur. À peine le contact fut-il coupé qu'elle se jeta sur moi et enfouit sa tête dans mon épaule. Je me rapprochai d'elle et la consolai maladroitement.
Au bout d'interminables minutes de chagrin - ou de peur, je ne saurai le dire - pour elle et de torture pour moi - sa souffrance provoquait inévitablement la mienne - , elle parut se calmer. Elle releva son visage parfait, même strié par les larmes, vers moi et dit :
- Excuse-moi.
- Ne t'excuses pas, la rassurai-je. C'est le rôle d'un ami de faire ça.
- Tu dois me prendre pour une folle, maintenant, soupira-t-elle.
- Non. Je peux juste constater que tu es une femme sensible et délicate. Et magnifique, par-dessus le marché.
Qu'est-ce qu'il m'arrivait ?! Pourquoi lui avais-je dis ça ? C'est moi qu'elle allai prendre pour un fou !
Contrairement à ce que je pensai, et à ma grande surprise, elle sourit. De ce sourire magnifique et délicat qu'elle m'avait fait il y avait maintenant un mois, lorsque nous étions devenus amis.
Une émotion passa sur son visage. Étais-ce la joie ? Étais-ce la surprise ? Étais-ce l'euphorie ? Je ne saurai le dire.
- Ça va mieux ? Demandai-je.
- Oui, je crois.
- Tu veux aller boire ou manger quelque chose ?
- Oui, mais avant, je te dois quelques explications.
- Vas-y, je t'écoute.
- Euh … Par où veux-tu que je commence ?
- Par le commencement, bien sûr !
- Sérieusement, dit-elle avec un sourire.
- Là où ça te sera le plus facile de commencer.
- D'accord. En fait j'ai été un ''accident'' . Mes parents étaient des gens plutôt riches qui n'aspiraient qu'à l'argent et au succès. Ils ne voulaient pas d'enfants mais désiraient quand même … commettre le pêché de la luxure, si tu vois ce que je veux dire. (Je ris) Ne te moque pas ! Bon, je continue. Ils m'ont placés à l'orphelinat dès mon plus jeune âge. Vers seize ans, l'orphelinat m'a envoyé travailler en Ukraine, à Tchernobyl, dans les champs. C'était en 1986 …
- Pardon ?!
- Laisse-moi finir. C'était en 1986. Comme tu le sais sûrement il y a eu l'accident nucléaire mais les médias ont dit que les populations avaient été évacués. Mais pas nous, qui travaillions dans les champs. Nous avons été irradiés et la plupart d'entre nous sont morts. Mais certains sont restés vivants et sont devenus … ce qui je suis maintenant.
- Waouh.
- Comme tu dis.
- Et pour tes frères ? Et ta sœur ? Et tes parents ?
- Carlisle est un vampire. Je crois qu'il est parmi les seuls encore en vie. Esmé a été irradiée en 1952. Carlisle l'a trouvée. Elle avait été tellement irradiée qu'ils l'ont mis directement à la morgue, dans une pièce stérile. Ça été le coup de foudre. Il l'a alors emmenée chez lui jusqu'à ce que sa 'tranfsormation' s'achève. Et depuis, ils vivent heureux. Elle habitait au Canada, en Otario. Alice, elle, habitait en Californie, près de Simi Valley. Ses parents l'avaient mise à l'orphelinat car elle avait un don. Elle voyait l'avenir. D'ailleurs c'est une chose qu'elle a toujours. Elle a été irradiée en 1959. Carlisle avait entendu parler d'elle et il lui a couru après jusqu'à ce qu'il la trouve. Elle a décidé de se joindre à eux, peu après imitée par Edward, qui a été irradié en 1961 à Idaho Falls. Ils m'ont après trouvée, moi, en 1986.
- Et ton frère ? M'enquis-je.
- Lui, il n'a pas été irradié. Lorsqu'il avait seize, pendant que je travaillais en Ukraine, l'Etat (d'Amérique, bien sûr), l'a pris comme … cobaye, on va dire. Ils lui ont fait toutes sortes de traitements, si bien que maintenant, il est immortel, a une ouïe et une vue surdéveloppée et cours très vite.
- Et toi ?
- Alice, Edward, Esmé, Carlisle et moi avons les mêmes 'caractéristiques', sauf que Carlisle court beaucoup plus vite, scintille au soleil et a une intelligence beaucoup plus développée, dit-elle sur le ton de la conversation. Non que les autres soient bêtes, mais c'est sa nature de vampire qui veut ça. Ah, et aussi il se nourrit de sang.
J'écarquillai les yeux.
- Mais pas de sang humain, s'empressa-t-elle d'ajouter. Il est végétarien. Il se nourrit de sang animal. Il n'a jamais cédé à la tentation que le sang humain représente pour ceux de son espèce.
- Il travaille à l'hôpital , non ? Comment ça se fait qu'il puisse y travailler ?
- Ah, ça fait partie de son don. Il a un self-control à toute épreuve. L'autre partie consiste à compatir envers les gens qui l'entourent. Il dit que c'est parce que les vampires emportent dans leur secondes vie leurs caractéristique humaines le plus fortes.
- Ça fait beaucoup de choses à avaler tout ça.
- Bois de l'eau ça va passer, rigola-t-elle.
Je fus étonné de la voir rire après ce qui venait d'arriver.
- Et Edward, il a quoi de spécial ? Tu sais l'autre jour… Bon, ça fait maintenant un mois, mais bon … Et Jasper aussi. Ils me paraissent … bizarres.
Elle rit encore.
- Ah, oui ! Je t'ai pas dit ! Jasper est empathe - il contrôle les émotions des gens qui sont autour de lui - et Edward lit dans les pensées.
Edward lit dans les pensées ?! Glups …
- Tu viens ? M'enquis-je.
- Où ? S'étonna-t-elle.
- Boire un verre. Tu m'as bien dit que tu avais soif ? M'empressai-je d'ajouter.
- Je ne t'ai pas tout raconté, se renfrogna-elle.
- Tu n'y es pas obligée, tu sais, assurai-je, sentant ses réticences.
- J' en ai envie, répondit-elle. Même jure de ne pas me juger.
- Je jures solennellement de ne pas juger ni me moquer de Rosalie Hale à cause de l'histoire qu'elle va me raconter, déclarai-je en mettant la main sur mon cœur, ce qui eut pour effet de la détendre un peu.
- Avec ma famille, nous nous étions installés en Angleterre, dans les années 1995.(Sa voix était plus triste, plus ferme et plus dure que lorsqu'elle parlait de sa famille adoptive.) Je prétendais avoir 25 ans, même si je paraissais jeune. Tout allez bien, j'aillais à l'université de Cambridge où je suivais des cours d'art avec Edward qui faisait de la littérature, Jasper - qu'Alice m'avait aidé à cherché car je l'avais 'perdu de vue' - étudiait l'histoire à Oxford avec Alice qui étudiait les langues étrangères.
Jusqu'à ce que je rencontre Royce. Je l'avais trouvé charmant au début et avait tout fait pour obtenir un rendez-vous avec lui. J'avais atteint mon but et nous nous étions retrouvés au restaurant. Il m'avait paru être un parfait gentleman. Suite à un autre rendez-vous, il avait voulu … passez à la vitesse supérieure.
Je pouvais sentir le malaise de Rosalie, je pouvais presque sentir ma gorge se serrer sous l'effet des sentiments que lui remémorait ce souvenir.
- J'avais refusé et là … et là … il … il …
Sa voix se brisa. Elle fut incapable de continuer et éclata en sanglots. Je la pris doucement dans mes bras, l'attirant sur mes genoux. Je la berçai telle une enfant qui aurait fait un cauchemar. Je paraissais calme, mais j'avais des envies de meurtres. Si jamais je croisais ce gars, j'étais sûr qu'il n'en ressortirais pas indemne - ou même qu'il n'en ressortirais pas tout court.
J'attendis qu'elle se calme, ce qu'elle finit par faire.
- Excuse-moi, s'excusa-t-elle encore.
- Tu n'as pas à t'excuser. Je te l'ai dit, ce n'est pas grave.
- Pour en revenir où j'en étais …
- Tu n'es pas obligée de continuer, la coupai-je, je crois que je commence à comprendre… Tu l'as revu, c'est ça ? ajoutai-je tout doucement.
Elle hocha la tête, se mordant la lèvre inférieure, sûrement pour retenir les sanglots qui naissaient dans sa gorge, accompagnant les larmes qui coulaient silencieusement sur ses joues. Je les essuyai du revers de ma main, et elle ferma les yeux.
Elle se ressaisit, et les larmes cessèrent peu à peu.
- On va boire un verre ? Lui demandai-je.
- Je dois être hideuse, marmonna-t-elle.
- Non, tu es magnifique, comme toujours.
- C'est gentil, sourit-elle tristement.
Malgré les longues minutes, peut-être même les heures, qu'elle avait passé à pleurer, ses yeux n'étaient pas rouges, son nez était de porcelaine, comme le reste de sa peau.
- Allez, viens, l'encourageai-je.
Elle sortit tant bien que mal de la voiture, tangua légèrement et se mit en route. Je la rejoignis rapidement.
Rosalie était une femme magnifique, personne n'aurait pu le nier. Si bien que dans la rue, tout le monde la regardait.
Plusieurs hommes lui lancèrent des coups d'œil salaces.
Ne pas les frapper. Ne pas les frapper.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle.
Sans m'en rendre compte, j'avais fermé les yeux . Je les rouvris.
- Rien, c'est juste que … quand ils te regardent comme ça, j'ai envie de les frapper…
Elle sourit. Un autre gars passa et la regarda semblablement. J'allai le frapper mais une main douce s'empara de la mienne. Je regardai ma main entrelacée avec celle de Rose. Elle suivit mon regard et me lâcha, rougissante. Je l'attirai un peu plus près de moi. Nous entrâmes dans un café, où nous nous assîmes. Le serveur arriva presque aussitôt pour prendre nos commandes. J'interrogeai Rosalie du regard.
- Je prendrai juste un verre d'eau, dit-elle.
- Tu devrai manger, lui conseillai-je.
- Je n'ai pas faim.
- C'est dommage, je vais devoir choisir pour toi, souris-je.
- Bon, d'accord. Je vais prendre un … muffin au chocolat.
- Deux muffin au chocolat et une bouteille d'eau, adressai-je au serveur, qui dévisageai bêtement Rosalie.
Pourquoi voulais-je frapper tous ceux qui la regardaient ? Je me raclai la gorge et répétai-je la commande à l'intention du serveur, qui partit.
Un silence gêné s'installa entre nous. Le serveur arriva et nous déposa notre commande.
- Mange, tu iras mieux après, lui conseillai-je.
Elle dut se rendre compte qu'elle avait vraiment faim car elle engloutit presque son gâteau. Elle regardai maintenant le mien avec convoitise.
- Emmett a tout prévu, ris-je en lui tendant le muffin.
- Merci.
Elle but ensuite toute la bouteille - qui contenait un litre d'eau. Je payai l'addition et nous retournâmes sur le parking où était garée sa voiture.
Elle se dirigea vers le siège conducteur mais je lui bloquai le passage.
- Quoi ? Je vais mieux maintenant !
- Il n'empêche que ce sera moi qui conduira !
- Si ça te fait plaisir, soupira-t-elle.
- Ce n'est pas que ça me fait plaisir, c'est juste que c'est mieux après cette journée.
Je m'installai au volant et elle me passa ses clés. Le trajet se déroula silencieusement. Arrivés à Forks, je lui demandai :
- Tu habites où en fait ?
- Continue comme si tu voulais aller dans la forêt.
Je suivis ces instructions. Quand nous arrivâmes à l'orée de la forêt, je réitérai ma question et elle me dit de suivre le chemin, ce que je fis, surpris.
- Arrête-toi là, ça ira.
C'était en plein milieu de la petite route sur laquelle nous roulions.
- Mais, il n'y a rien ici ! M'exclamai-je.
- Si, si.
Je sortis de la voiture et elle prit ma place.
- Tu es sûre que ça va aller ?
- Oui. Mais comment tu vas faire pour rentrer ?
- Je peux marcher.
- Tu es sûr ? Tu ne veux pas que je demande à Edward de te ramener ?
- Ça va aller, je te dis ! Occupes- toi de toi, ça sera déjà bien.
- À bientôt, Emmett.
- À bientôt, Rose.
Je rentrai donc chez moi à pied. Au bout de quelque mères, je me souvins que ma tante voulait que je l'appelle, ce que je fis donc.
POV Rosalie
Je le regardai s'éloigner, sentant déjà la fissure s'ouvrir, comme à chaque fois qu'il partait. J'étais toute à mes pensées, ce qui expliqua sûrement pourquoi je n'entendis pas Jasper arriver.
- Tu l'aimes, hein ?
- Non, crétin, je le déteste.
Il secoua la tête.
- Ne mens pas.
- Je ne mens pas, j'ironise.
- Je sais. Mais je sais aussi que tu essayes de lui cacher tes sentiments.
- Pourquoi lui montrerai-je ? Il ne m'aimes pas. Et puis, de toutes façons, qui voudrait d'une épave irréparable.
- Si tu fais allusion au blessures que ce sal** t'a fait subir, je suis sûr qu'il s'en contre-fiche.
Mon jumeau faisait vraiment peur quand il s'énervait. Mais je savais qu'avec lui je ne risquais rien. Pas plus qu'avec Emmett.
- Esmé s'en veut terriblement, me confia-t-il. Tu devrais aller la voir, elle s'inquiète.
J'entrai dans la maison, mais je n'eus à peine le temps de voir les murs blancs de l'entrée que ma mère - même si elle n'était que ma mère adoptive, elle était de loin la meilleure que j'ai eu et du coup, je considérai que nous étions liées par un lien sanguin - ma sauta au cou, se répandant en excuses. Je la rassurai et lui dit que j'étais fatiguée et que je montais dans ma chambre. À peine assise sur le lit, ce fut à mon lutin de sœur de m'attaquer. Elle m'assaillit de questions concernant ce qui s'était passé - plus sur le 'rendez-vous' avec Emmett que sur mon agression, ce dont je lui fus reconnaissante - même si elle avait sûrement déjà tout vu dans ses visions.
Un chapitre de plus terminé !
N'hésitez pas à me laisser votre avis dans une review, qu'il soit positif ou négatif !
J'espère que vous aimez toujours autant (pour celles qui aiment ^^ !)
Punkie1001
