Salut, Salut !

Voilà enfin le tant attendu dernier chapitre de cette fic ! Et oui, la longue semaine d'attente est terminé et j'espère que vous avez attendu cette suite (et fin) avec impatience ^^

Je ne vais pas vous déranger plus longtemps et ne peux que vous souhaiter : une Bonne lecture et n'oubliez pas de laisser une trace de votre passage par le biais d'un commentaire ( j'apprécierais beaucoup ^^)

A une prochaine fois pour de nouvelles aventure :)

PS : Encore Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, par ailleurs, poste aussi ses fics maintenant.

Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille ^^

°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°

Chapitre n°4 : Un monde sans vous...

Une respiration lente et faible, le faible son du goutte à goutte, le bip du monitoring emplissait la pièce de l'appartement qui, autrement, était plongé dans un silence absolu. Carter et Fusco avaient quittés l'immeuble plus d'une demi-heure auparavant après s'être assurés que le blessé ne manquerait de rien s'il venait à se réveiller. La respiration lente, le teint blême, cela faisait déjà quasiment trois jours qu'il était plongé dans le coma suite à ses blessures. Le médecin lui-même ne pouvait rien faire et selon lui, tout dépendait du mental de son "patient".

Reese ouvrit soudainement les yeux, se redressant alors sur son lit. Il regarda autour de lui : personne. Une grimace de douleur lui rappela alors qu'il s'était bel et bien prit une balle, dans ce cas... cela voulait dire que Finch, lui... Non, ça ne pouvait pas être possible. Il ne pouvait pas être responsable une nouvelle fois de la mort de la personne qu'il aimait. Pourquoi le destin semblait ainsi s'acharner sur lui ? Était-ce son karma ? Il n'avait jamais crû en ces balivernes, mais était-il finalement en train de payer les erreurs de son passé ? De ses vies passées même ? Il n'arrivait pas à faire cesser le tremblement de ses mains.

- Finch ! Murmura-t-il faiblement, ne voyant pas l'informaticien à ses côté comme il l'était pourtant à chaque fois qu'il était blessé. Finch, répondez ! s'écriait-il péniblement cette fois-ci, la peur au ventre.

Il défit immédiatement son intraveineuse avant de quitter péniblement son lit. Il tituba comme il put vers la salle de bains, pièce la plus proche de lui. Le cœur battant à tout rompre, la respiration désormais saccadée, il n'y trouva cependant personne. Pris de vertige par la peur et par la douleur combinées, il se laissa alors glisser le long du mur.

- Mr Reese, mais que faites vous ? Crut-il vaguement entendre au loin.

Il se tourna lentement vers la porte où il aperçu Finch, l'air inquiet.

- Finch ? Murmura-t-il complètement sous le choc.

- Évidemment, qui voulez-vous que se soit d'autre ?, répondit ce dernier.

Finch commença à se pencher vers Reese pour l'aider à se relever, quand ce dernier l'attira au contraire vers lui, le prenant ainsi dans ses bras. Désormais assis entre les jambes de l'ex-agent de la CIA, il pouvait sentir le souffle de Reese dans son cou.

- Mr Reese, qu'est-ce que... tenta Finch perdu.

- J'ai eu si peur... J'ai cru que je vous avais perdu aussi.

- De quoi parlez-vous ? Demanda Finch sans même chercher à se défaire de l'étreinte de Reese voyant à quel point ce dernier semblait plus que déboussolé.

- Karl, il nous a rejoins dans la cave et... et puis ensuite... commença Reese en rassemblant du mieux qu'il pouvait ses souvenirs de ce soir là.

- Oui, vous avez une nouvelle fois été blessé. J'ai donc appelé les lieutenants Carter et Fusco pour qu'ils nous rejoignent et...

- Non, le coupa Reese, ça ne s'est pas passé comme ça, dit-il en secouant légèrement la tête.

Finch dû alors lui relater les événements tels qu'ils s'étaient réellement passés. À aucun moment lui n'avait été blessé. Il eut beaucoup de mal à faire admettre à Reese que les souvenirs que lui avait du sauvetage d'Abigail n'était en réalité que le fruit de son imagination, de ses blessures et des médicaments mélangés. Sentant à quel point son partenaire était encore sous le choc, il l'entoura alors de ses bras et tenta ainsi de l'apaiser.

- Je ne pourrais pas vivre dans un monde sans vous, murmura alors Reese au creux de l'oreille de Finch.

Finch n'en revenait pas de cet aveu aussi soudain que spontané. Il ne sut quoi répondre et Reese d'ailleurs ne lui laissa pas non plus le temps de vraiment y réfléchir. Le sentiment d'avoir perdu Finch pour de bon était tellement ancré dans sa chair qu'il avait encore du mal à réfléchir de manière censée. Il releva son visage à hauteur de celui de Finch avant de l'embrasser délicatement de peur que tout ceci ne soit à nouveau le fruit de son imagination. Quand il ouvrit de nouveau les yeux, Finch était toujours là, devant lui quelque peu sous le choc de ce baiser inattendu.

- Ce n'est pas encore un rêve, n'est-ce pas ? Demanda Reese d'un ton suppliant. Vous êtes bien là, en chair et en os ? Demanda tout de même Reese alors que le soulagement s'emparait peu à peu de tout son être.

- Oui, je suis bien là. Un peu sous le choc je vous l'avoue mais bien là, répondit l'informaticien d'une voix douce.

- Je vous aime Harold, avoua alors Reese de but en blanc. Je vous aime plus que tout et ne peux pas m'imaginer vivre sans vous à partir de mainte...

Ne sachant pas comment le faire taire et surtout ne sachant pas vraiment comment lui avouer ce que lui même ressentait à son égard, Finch fit alors la première chose qui lui passa par la tête et s'empara à son tour des lèvres de son vis-à-vis le coupant ainsi en pleine phrase.

Comment pouvait-il penser une seule seconde garder pour lui ses réels sentiments ? Le faire, revenait à douter de la sincérité même de Reese. Il avait cru le perdre et lui avait finalement ouvert son cœur. Certes, il l'avait fait sous le coup de l'émotion, mais cela n'enlevait rien au fait que Reese l'aimait sincèrement. Tout comme lui avait fini par l'aimer. Pour une fois que le destin ne semblait pas se liguer contre lui, ou même contre eux, comment pouvait-il faire la sourde oreille ?

- Je vous aime aussi John, murmura enfin Finch pour le plus grand plaisir du concerné.

- Vous ne pouvez pas savoir comme j'ai rêvé d'entendre ses mots.

- Je crois au contraire que si, s'amusa Finch.

Reese resserra son étreinte et sourit à cette remarque avant d'ajouter :

- Au fait Harold, ça vous dirait de ne rien faire pendant quelques jours ? Demanda Reese au comble du bonheur. Après tout je crois que j'ai besoin de repos et je vous avais promis qu'un jour je vous prouverais que moi aussi je suis capable de passer une journée à ne rien faire du tout, ajouta Reese comme si de rien était.

- Évidemment que vous n'allez rien faire ces prochains jours, et j'y veillerais personnellement, s'emporta quelque peu Finch.

- Encore mieux, ajouta l'ex-agent. On commence maintenant dans ce cas, dit-il avant déposer de légers baisers dans le cou de Finch.

Il put sentir ce dernier se tendre légèrement dans ses bras, mais pas se mordre la lèvre sous le coup du plaisir soudain que Reese s'amusait à lui faire ressentir.

- Mr Reese, vous avez besoin de repos, marmonna Finch d'une voix pas aussi assurée qu'il l'aurait pourtant voulu. Vous devez retourner vous couchez.

- Si c'est avec vous, ce sera avec plaisir, lui répondit Reese d'un ton malicieux.

- Je ne plaisante pas Mr Reese, renchérit-il.

- Mais moi non plus. Hors de question que je vous lâche, pas après avoir cru que je vous avais perdu pour de bon.

- Il est vrai que je ne peux qu'imaginer ce que vous avez ressenti, mais j'ai du travail qui m'attend. Le lieutenant Fusco s'occupe pour le moment de notre numéro du jour et va avoir besoin de moi concernant l'ex-mari de Mme Clarckson. Vous n'avez pas fini ! Dit-il alors que Reese ne l'écoutait que d'une oreille et continuait d'embrasser et de mordiller chaque centimètre carré de la peau de Finch qu'il pouvait atteindre.

- Non, je ne fais que commencer.

- Vous ne croyez pas que cela pourrait attendre que vous soyez complètement rétabli ? Tenta Finch plus que gêné par le soudain et inattendu côté très tactile de John.

- Non, je ne veux plus attendre une journée de plus, ne serait-ce qu'une heure, je refuse d'attendre. Et ne me dites pas que vous n'aimez pas, je me sentirai vraiment blessé.

- Mr Reese, je n'ai pas l'intention de partir où que se soit, alors vous n'avez pas d'inquiétude à avoir et pouvez me lâcher l'esprit tranquille. Dois-je vous rappeler que vous avez été une nouvelle fois blessé par balle et que vous avez besoin d'un repos absolu ?

- Pas la peine Harold. Sinon, vous n'avez toujours pas dit si vous aimiez que je vous embrasse ainsi et que je...

- Ça suffit Mr Reese ! S'indigna Finch. Comme si je pouvais dire quelque chose d'aussi...

Finch s'interrompit devant le regarde amusé de Reese. Encore une fois ce dernier s'amusait à le taquiner en sachant pertinemment que Finch était plutôt du genre réservé.

- Je vois, ça vous amuse vraiment beaucoup de jouer ainsi avec moi ? Ajouta Finch avec tout de même un faible sourire sur le visage.

- Oui, je dois l'admettre. Mais c'est aussi pour ça que vous m'aimez, non ?

- Je ne me souviens pas avoir dit une telle chose, dit Finch d'un air faussement innocent, refusant d'entrer dans le jeu de Reese.

- Si vous le dites, j'accepte de me recoucher sans histoire, alors ?

- Vous êtes pire qu'un gamin John, vous le savez ? Ajouta l'informaticien.

- Est-ce là votre réponse ? Votre manière de me dire que je peux continuer ? Demanda Reese.

Finch soupira devant le "chantage" de celui qu'il aimait.

- C'est bien ce que je disais, pire qu'un enfant. Mais si cela peut faire que vous alliez vous reposer sans faire d'histoires alors oui, c'est aussi pour ça que je vous aime, satisfait ? Demanda-t-il les joues rosies.

- Pas vraiment, j'aurais préféré continuer. D'accord, d'accord, je vais me coucher ! Ajouta-t-il précipitamment devant le regard désabusé et légèrement contrarié de Finch.

Ils se relevèrent alors, et Reese se coucha sans histoire. Son intraveineuse remise en place, Finch remonta les draps sur lui.

- Bien, je vais peut-être pouvoir me remettre au travail, ajouta Finch tout en s'éloignant du lit du blessé.

- Vous restez ici, n'est-ce pas ? Demanda-t-il d'une voix où perçait son inquiétude.

- Oui, je vais juste chercher mon ordinateur portable, le rassura Finch. Hors de question que je vous laisse seul. Vous seriez capable de venir me rejoindre à la bibliothèque malgré vos blessures.

- Y a pas à dire vous me connaissez sur le bout des doigts, ajouta Reese.

Finch ne s'éloigna pas plus de trente secondes avant de revenir s'installer près du lit de Reese.

- Vous devriez dormir un peu.

- J'ai droit à un baiser de "Bonne nuit" au moins ? le taquina Reese.

Il ne s'était pas attendu à ce que Finch se relève et encore moins à ce qu'il dépose ses lèvres sur les siennes, l'embrassant aussi tendrement qu'il le put. Reese posa une main sur la nuque de l'informaticien avant d'approfondir un peu plus leur baiser. Il glissa sa langue entre les lèvres entrouvertes de ce dernier. Un frisson de plaisir remonta alors le long de son échine alors qu'un soupir de bien être franchissait les lèvres de Reese et venait mourir contre les siennes.

Finch s'éloigna à contre cœur de Reese, reprenant peu à peu son souffle. L'embarras inscrit en toutes lettres sur son visage il se réinstalla avant d'ajouter :

- Maintenant dormez.

- Avec plaisir. Harold ? L'appela Reese.

- Oui ?

- J'espère que vous êtes prêt parce que vous allez devoir me supporter jusqu'à la fin de vos jours.

- Je le suis, tant que vous vous l'êtes à nous supporter moi et les numéros.

- Je vous aime plus que tout Harold, alors oui sans hésiter. Et plutôt deux fois qu'une, lui dit-il en souriant de plus belle.

Finch n'aurait su dire à quel point ces mots le touchaient au plus haut point. Il rendit simplement son sourire à Reese avant de porter toute son attention sur son ordinateur et sur les recherches qu'il avait entreprises un peu plus tôt dans la journée. Quelques minutes plus tard, Reese retournait dans les bras de Morphée, un sourire toujours dessiné sur son visage et le nom de Finch sur les lèvres...