Note de l'Auteur _ Troixième chapitre! ^^ Désolée pour le retard... Il n'est pas corrigé alors je m'excuse d'avance pour les fautes... Pas d'humeur à blablater...

merci à tOus pOur tOut vOs reviews ! J'espère que ça continuera cOmme ça.

Bonne lecture !

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Inexistence _ Chapitre 03

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"La fuite est futile, nOus sOmmes tOus prisOnniers au milieu d'un cercle, quelle que soit la façOn dOnt nOus vivOns nOtre vie, l'anéantissement nOus attend, la mOrt n'Oublie persOnne."

Andrei Stoiciu

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Certaines forêt sont qualifiés de dangereuses: celle proche du collège Poudlard par exemple où des créatures pouvant être dites mortelles avaient élus domicile. Près du conté de Wiltshire, une forêt d'autant plus impénétrable cependant s'était imposée. Les cotes y étaient escarpées, et les arbres trop nombreux. Personne ne pouvait y faire plus de dix pas sans tomber.

La neige et le verglas recouvraient le sol, faisant glisser la jeune fille y marchant. Elle ne s'était pas arrêter depuis la veille -jour où elle avait quitté le Manoir où elle travaillait, et la fatigue commençait à se faire sentir. Le sentiment d'être perdue ne faisait qu'accentuer ses craintes et son estomac criait famine.

Keira tomba pour la dixième fois au moins, son derrière commençant à être douloureux. Les chaussures qu'elle portait n'étaient guère utilisé pour marcher dans la neige, et elle ne sentait même plus le bout de ses pieds tant ils étaient gelés. Le froid qu'elle connaissait depuis toujours n'était rien en comparaison de ce qu'elle ressentait depuis la veille. Ses lèvres étaient si bleues et gercées qu'elles semblaient gonflées. Il lui était impossible d'ouvrir la bouche, la commissure se mettant à saigner si elle le faisait. Malgré la veste qu'elle avait piqué à son frère, elle mourrait littéralement de froid. Chacun de ses membres étaient douloureux et elle se demandait comment elle faisait pour continuer à marcher...

Sans doute n'avait elle pas réellement le choix.

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Harry traversa le petit village moldu sous sa cape d'invisibilité, ses pas laissant tout de même des marques dans la neige. Mais il n'y avait pas âme qui vive. Chaque personne habitant le quartier fêtait Noël à l'intérieur des maisons bien organisées, s'offrant cadeaux et mangeant plus que nécessaire. Son estomac gronda quand il y pensa, et il s'efforça de trouver un quelconque commerce où il pourrait voler quelque chose.

Une vieille boutique mal décorée attira son regard. Les moldus semblaient passer devant elle sans la voir ce qui l'étonna grandement. Hermione lui avait dit un jour que chaque ville avait sa boutique sorcière permettant le passage à leur monde, mais il ne s'attendait pas à ce que ça concerne également une aussi modeste bourgade.

Il resta une dizaine de minutes dans la rue, attendant que quelqu'un entre dans la boutique ce qui lui aurait permit d'ôter ces doutes de son esprit fatigué. Il aurait tant voulu retrouver le monde sorcier qu'il craignait d'imaginer cette échoppe, comme un homme parcourant le désert verrait un oasis. Mais personne ne s'en approcha, et il finit par le faire, ses pas le guidant naturellement vers la porte qui tinta quand il l'ouvrit.

L'homme derrière ses étalages sembla penser qu'il s'agissait d'un coup de vent. Harry esquissa un sourire un peu idiot en voyant des photos sorcières sur les murs ternes. Les étagères étaient couvertes de poussières et de bibelots vieillis à l'image des stars du Quidditch d'un autre siècle. Un vieux tourniquet arborait cependant quelque chose de neuf. La Gazette du sorcier. Harry redouta qu'il ne s'agisse d'une vieille édition, mais la date était la bonne. 24 Décembre 1997. il s'en empara, prenant garde à ne pas faire grincer le portant qui paraissait déjà s'écrouler. Il le glissa sous sa cape sans y jeter un autre regard car il devait faire vite pour ne pas se faire prendre. Il se dirigea ensuite vers les étalages de nourriture et de boissons. Il eut presque envie de se mettra à danser -ce qui n'aurait pas été très prudent- tant il fut heureux de retrouver toutes ses sucreries et boissons qui lui manquaient.

Il jeta un coup d'oeil au vendeur, qui s'était désormais installé sur une chaise avec un journal, avant de commencer à prendre tout ce qu'il aimait, prenant garde à ne faire aucun bruit: bouteilles de jus de citrouilles et de bière au beurre, des dragées surprises de Bertie Crochue, des chocogrenouilles, des bulles baveuses, des fondants du chaudron, des patacitrouilles et autres sucreries qui lui remonteraient bien le moral dès qu'il quitterait le lieu magique.

Il ne prenait plus du tout garde au vendeur quand il sentit une toux très désagréable près de son oreille. Le vendeur se racla la gorge et dit:

« J'ai une baguette magique. Je vous conseille de ne plus bouger! »

Harry effectua tout de même un tour sur lui même pour dévisager le vendeur. Il était plus petit que lui, vieux et maigrichon. Il aurait put le bousculer et s'en aller, mais il se retint de le faire, n'osant faire de mal à une personne qui n'avait rien demander.

Alors qu'une voix claire, se voulant rassurante, il demanda au vendeur si il pouvait se montrer en retirant sa cape et le vieillard acquiesça. Il se débarrassa du tissus fluide, ses mains pleines de ce qu'il avait volé. L'homme le scruta intensément, passant des bonbons et boissons à son visage -s'attardant sur la cicatrice en formant d'éclair.

« Vous êtes Harry Potter ? Articula t-il avec craintes.

–Oui. Je... n'appelez personne, s'il vous plait.

–Je n'en avais pas l'intention. Cracha le vieillard en n'ayant l'air de ne pas croire en la présence d'Harry dans sa boutique. Vous... Vous êtes Harry Potter. Pourquoi je vous dénoncerai ?

–Beaucoup de personnes saines d'esprit le feraient. Chuchota le jeune homme avec amertume.

–Et bien, pas moi. Je n'ai aucune intention d'appeler un quelconque Mangemort. Et, mon petit fils vous connaissait. Jimmy Peakes. Il était à Gryffondor.

–Oui, oui je connais Jimmy. Il est batteur... Sourit Harry, de plus en plus rassuré.

–Connaissait. Il a disparut pendant une visite à près au lard... Nous l'avons enterré le mois dernier. »

Le sourire de Harry s'effaça brusquement et il baissa les yeux.

« Je suis vraiment désolé... » Balbutia t-il en rougissant, se sentant tout à coup mal à l'aise et surtout très stupide.

Le vieillard posa sa main sur l'épaule du jeune homme plus grand que lui et proposa:

« Et si nous allions prendre un petit quelque chose à grignoter tout les deux à l'étage ? Vous m'avez l'air d'avoir besoin de manger. Vous n'avez que la peau sur les os... Commenta t-il avec une mine sévère comme si le manque de nourriture était la faute d'Harry. Allons y. »

Harry suivit le vieillard qui habitait à l'étage au dessus dans un misérable deux pièces, et s'excusa d'avoir voulu le voler.

« Oh, ce n'est rien. C'est une époque difficile pour tout le monde. Et même si c'est Noël... Chacun se terre cette année. Il n'y aura pas vraiment de fête. Je m'appelle Joe, pour information. Mais si quelqu'un vous le demande, je n'ai pas de nom... Il vaut mieux être invisible ces temps ci. »

il proposa à Harry de s'asseoir, ce que le jeune homme fit en posant son sac à dos au sol. Le regard de Joe se posa sur l'épée et il fronça les sourcils.

« C'est une arme bien dangereuse que tu tiens là, fiston. Et où est ta baguette ?

- Elle s'est cassé il y a peu de temps... » Avoua Harry.

Joe acquiesça tristement en préparant un repas. Même si ça n'avait pas l'air savoureux, Harry avait tellement fin qu'il avala tout à la rapidité de l'éclair ce qui fit rire le vieil homme. La Gazette reposait sur la table et il s'en empara à la fin du repas, sans cesser de discuter avec Joe. Le journal était déjà contrôlé par Voldemort et les informations données étaient futiles ou mensongères.

« Il n'y a même plus de rubrique nécrologique ? S'étonna Harry après avoir parcourut plusieurs fois les pages pour s'en assurer.

–Oh non. Il faudrait un journal entier pour y mettre tous les morts désormais. Plus personne n'est en sécurité. Tu cherchais quelque chose en particulier ? »

Harry baissa la tête en soupirant. Le retour au monde normal n'avait rien de particulièrement joyeux en fin de compte. C'était comme faire une chute du haut d'un immeuble: les nouvelles arrivaient trop vite sans qu'il y soit préparé, et il était déjà trop tard pour agir.

« Mes amis... Ronald Weasley, Hermione Granger... Ginny aussi... Et Remus Lupin... Ce qui se battent contre Vol...Vous-savez-qui. Sont ils encore vivants ?

–Je sais qu'un des fils Weasley est mort hier... »

Harry sentit sa gorge se nouer et fit tout son possible pour réfréner sa soudaine envie de pleurer. L'un des fils Weasley ? Ça pouvait être n'importe qui: Bill, Charly, Percy, Fred, George, ou encore Ron. Que ferait il si Ron était mort ? Son coeur se mit à battre plus fort et ses yeux picotèrent légèrement. Sa cicatrice également, qui comme toujours se manifestait au moment le plus inopportun . Il fallait qu'il y retourne. Il fallait qu'il aille au Terrier pour l'enterrement. Qui que ce soit, le défunt était l'un de ses frères de coeur...

« Vous connaissez bien la région ? S'enquit il brutalement alors que Joe continuait la liste des personnes décédées.

–Oui, bien sûr. J'y vis depuis toujours...

–Alors, quel est le chemin le plus rapide pour se rendre dans le Sud ? Près le Loustry Sainte Chaspoule ? »

Le vieillard sembla réfléchir quelques instants et finit par grommeler.

« C'est le plus court... Mais le plus dangereux...

–Je m'en sortirais. Contrat Harry, soucieux de faire vite, même si il devait en sortir avec quelques cicatrices supplémentaires.

–Et bien... En partant vers l'Est, il y a une forêt, près de Wiltshire. Elle est redoutée car particulièrement mortelle. Mais, si vous arrivez à la rivière sans encombre, il vous suffira de la longer pour arriver près de Plymouth. C'est à une dizaine de kilomètres de Loustry Sainte Chaspoule. »

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La neige tombait en gros flocons sur les arbres nus, virevoltants autour du cercueil que six hommes roux transportaient jusqu'à un trou creusé dans la terre sous un arbre -un immense chêne. Derrière eux marchaient une dizaine de personnes. Quelques rangées de sièges avaient été installés face au trou. Quatre femmes habillées tout de noir s'installèrent au premier rang dès que les hommes furent près du lieu où ils devaient poser le cercueil de Percy Weasley: Molly, Ginny, Hermione et Fleur -l'épouse de Bill.

La mère du défunt semblait inconsolable. Sa fille posa sa main sur la sienne, retenant ses larmes, jouant les filles fortes pour ne pas en rajouter aux malheurs de sa famille. Hermione avait les yeux brillant, mais ne pleurait pas. Fleur -comme toujours- était un roc, ne laissant aucune émotion transparaitre sur son splendide visage.

Les fils Weasley et leur père qui portaient le cercueil gardaient un visage calme, mais leurs yeux étaient rouges, signe qu'ils avaient longuement pleuré avant de venir et de sécher leurs larmes.

Les autres invités étaient des membres de l'Ordre ou d'anciens amis de Poudlard. Ils semblaient tous incapable de comprendre ce qu'il s'était passé, ne voulant croire à cette absurdité qu'était la mort d'un jeune homme âgé de seulement vingt et un ans.

Une fois le cercueil à sa place, les hommes Weasley s'installèrent auprès de leur mère et épouse. Un par un, ils se levèrent, prenant une poignée de terre pour la jeter sur le cercueil, disant quelques mots quand ils le désiraient. Molly n'eut pas la force de se lever, et Arthur fut le dernier à le faire.

Il se pencha légèrement, comme pour s'adresser réellement à son défunt fils.

« Percy a longtemps été une tête de mule, à ne pas vouloir croire ce qu'on lui disait... Vouloir y croire, enfin en nous rejoignant à nouveau lui aura fait perdre la vie. Mais il l'aura fait en se battant pour ses convictions, et je sais qu'il n'est que le premier d'une longue série à perdre la vie pour cette raison... Je suis certain que là où il est, il est heureux désormais... »

Molly se remit à pleurer, ses épaules secoués par ses sanglots. Arthur ne dit plus mot, et jeta sa poignée de terre avant de rejoindre sa femme, la serrant contre lui.

Bill et Charly se levèrent, prirent les pelles qui reposaient contre l'arbre et finirent le travail, faisant leurs adieux à leur frère alors que la neige tombait de plus en plus fort, recouvrant la terre battue d'une fine poudreuse blanche...

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Drago s'écroula sur son lit, son sang battant contre ses tempes. Il avait passé la journée à parcourir la forêt à la recherche de Keira, se demandant où elle était passé, et surtout pourquoi elle était partie sans le prévenir.

Son père était rentré dans une colère noire en remarquant son départ, et Yaxley avait parut déçu pour une raison qu'il n'arrivait pas à saisir. Tant qu'à sa mère... Narcissa était resté calme avec son coeur de pierre, ne dévoilant aucun sentiment, ni inquiétude, ni angoisse concernant le départ de sa fille. Même si elle n'estimait avoir aucun lien avec Keira, Drago ne pouvait comprendre cet indifférence d'une cruauté incroyable pour une mère. Pas que Narcissa était particulièrement maternel avec lui néanmoins...

Il se doutait bien qu'il avait dût se passer quelque chose de grave pour que Keira parte sans le prévenir, mais il avait beau chercher, il ne trouvait pas. Leur soirée ensemble avait était banale, semblable à toutes les autres... Il avait donc dût se passer quelque chose ensuite, le lendemain sans doute. Il savait qu'elle lui avait prit une veste et un sac pour transporter ses minces effets personnels.

La porte de sa chambre s'ouvrit à la volée, interrompant ses interrogations intérieures qui n'aboutissaient à aucune réponse concrète. Lucius Malefoy apparut dans toute sa splendeur, le teint plus violacé que d'ordinaire, ce qui ne lui allait naturellement pas du tout. Le regard qu'il lança à son fils aurait put le transir plus que la tempête au dehors, mais Drago ne le laissa guère impressionné, trop habitué pour y prêter une réelle attention.

« Père. Dit il simplement d'un ton qui semblait poli pour qui ne l'analysait pas vraiment, mais où suintait une pointe de condescendance.

–Drago... Je viens d'avoir une discussion très intéressante avec Nuzarg.

–Parce que vous conversez avec la race inférieur, maintenant ? Railla Drago, avec défit. Je suppose que la discussion se faisait dans un seul sens, non ? Des Doloris et des coups contre quelques informations futiles ? »

Lucius se figea, son visage changeant à nouveau de couleur. Embêter son père était presque jouissif pour Drago... Une sorte de drogue qui pourrait s'avérer mortelle le jour où il dépasserait des imites invisibles. Lucius finit par reprendre une teinte normale et siffla entre ses dents serrés.

« Il m'a dit que cette...

–Ta fille. Corrigea Drago en se redressant sur son lit.

–Cette domestique et toi passiez souvent des nuits ensemble... Je me doute que tu n'es pas encore devenu fou au point de risquer une liaison consanguine, alors je voudrais savoir ce que vous fabriquez tout les deux ? L'as tu aidé à s'enfuir ?

–Les liaisons consanguines vous dérangent depuis quand ? Pouffa Drago, acerbe. Tous les sang purs viennent du même parent. Je me demande même pourquoi je n'ai pas les pieds palmés...

–Drago! Coupa Lucius pour faire taire ses idioties pourtant bien réalistes.

–Oui, père ? S'enquit Drago avec un rictus soudain très innocent.

–L'as tu aidé à s'enfuir, oui ou non ? »

Drago eut un petit rire en se mettant debout, s'arrêtant à une distance peu convenable de son paternel, le jaugeant, le défiant.

« Penses tu vraiment que je passerais mes journées à me geler dehors pour la retrouver si je savais où elle était partie ? »

Lucius resta silencieux et son fils le regarda comme si il était un parfait crétin. L'adolescent finit par en avoir assez de son manque de réaction et quitta la chambre pour poursuivre ses recherches, entendant un objet se briser contre la porte de sa chambre dès qu'il la referma.

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Harry s'arrêta, ses pieds gelés le faisant trop souffrir pour qu'il ne continue à marcher. Malgré les multiples sorts de réchauffe qu'il lançait à son corps tout entier, il lui semblait impossible de continuer. Il avait été tenter de survoler les lieux sur son balai, mais du ciel, il ne pouvait voir la rivière, les arbres la cachant. De plus, il avait l'étrange impression que son éclair de feu commençait à rendre l'âme. Il ne s'en était jamais autant servit et il n'avait guère le temps de s'en occuper, et de le nettoyer. Le matin même, il avait faillit rentrer dans un arbre car le balai avait fait une embardée non contrôlée, se prenant sans doute pour un cheval, envoyant Harry au sol. Son manche était aussi complètement givré par le froid.

Il tenta de recommencer à marcher. Il longeait la rivière depuis trois jours maintenant, mais ne savait pas encore quelle distance le séparer de Plymouth, priant pour que le grand père de son ancien batteur ait encore toute sa tête et l'ai envoyé dans la bonne direction. Il craignait presque d'entendre Big Ben d'un moment à l'autre. En fin, il aurait au moins sut où il se trouvait, aurait volé un peu d'argent et aurait prit un bus ou un train... Mais il préférait éviter les mouvements de foule.

Il sauta par dessus un tronc d'arbre déraciné et son regard fut brusquement attirée par une masse informe sur le chemin longeant la rivière. Il prit son épée et avança, prêt à affronter une terrible créature malfaisante.

Mais il se retrouva face au corps d'une jeune fille qui devait avoir son âge. Il se pencha doucement vers elle, observant son visage pâle et bleui par le froid. Il baissa la tête, et se releva. Il avait déjà vu des morts, et elle y ressembler un peu trop. Alors qu'il s'éloignait, se demandant ce qui lui était arrivé, un bruit dans son dos l'arrêta. Elle avait ouvert les yeux et chuchotait inlassablement:

« Aidez moi... aidez moi... »

Harry balança son sac au sol pour revenir vers elle et prit sa baguette, lui lançant de multiples sorts pour la réchauffer autant qu'il le pouvait, prit de panique devant ses petite blonde au regard bleu mais cerclé de noir. Elle avait déjà l'air d'un cadavre mais semblait tout disposer à s'accrocher au peu de vie encore présent dans son corps.

Il était tôt, et il n'aurait pas dût s'arrêter alors que le soleil brillait encore, mais il ne put s'empêcher de vouloir l'aider. Il déplia sa tente sans la quitter du regard, vérifiant si elle respirait encore.

Une demi heure plus tard, elle était allongée sur son lit et couverte de toute les couvertures qu'il possédait -en plus de dizaine de vêtements chauds qu'il lui avait mit. Il se réchauffa lui aussi un minimum en lançant un sort à la tente toute entière, prenant garde à ne pas s'endormir pour veiller sur elle, mais finit par plonger quand la chaleur le mit à l'aise.

Quelques heures plus tard, une crise de toux effroyable l'obligea à ouvrir les yeux. La jeune fille s'était réveillé, et semblait presque s'étouffer. Elle était toujours aussi glacée malgré les sorts et multiples couches de tissus. Quand elle se fut calmer, il se pencha vers elle pour qu'elle puisse le voir.

« Bonjour. Chuchota t-il en tentant d'avoir l'air sympathique malgré la barbe qui avait poussé sur sa mâchoire depuis peu, lui donnant un air de sauvage. Je m'appelle Harry.

–Kei... Keira... Bredouilla t-elle en claquant des dents.

–Salut, Keira... Tu as toujours froid ? -Elle acquiesça lentement- Est ce que tu serais capable de marcher ? Je ne connais pas de moyens de te guérir...

–Avec... ta baguette ? Balbutia t-elle avec espoir.

–Tu es une sorcière ?

–Plus... plus ou moins...

–D'accord. Mais... je suis désolé... Je ne connais pas ce genre de sort. Je ne suis pas médicomage, tu comprends. Il faudrait que je t'emmène voir quelqu'un susceptible de te soigner. Tu es d'accord ? »

Elle se contenta d'acquiescer et il comprit qu'il aurait du mal... Beaucoup de mal à la faire quitter son lit. Sauf si il la portait, bien évidemment.

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Le soleil semblait avoir enfin réussit à percer derrière les nuages, envoyant quelques rayons bienfaiteurs autour de lui. Harry Potter marchait depuis sept jours maintenant, dont trois avec une fille qui -malgré son extrême maigreur- pesait plus que le sac à dos moyen. Il avait hissé son bagage sur les épaules de Keira, et la portait elle même, son souffle bouillant sur sa nuque restant le seul moyen qu'il avait de savoir si elle était en vie. Il ne s'était pas arrêté depuis plus que douze heures et se demandait si il ne s'était pas perdu.

« Tu sais où tu vas ? »

La question qui fut murmuré à son oreille lui arracha un rire. Il risquait sa vie pour tenter de sauver celle de cette inconnue, et elle ne semblait même pas avoir confiance en lui. Comme tout sorcier, elle avait entendu parler de lui, mais ne le traitait ni comme un héros ni comme un déserteur ayant fuit une guerre toute proche. Il se doutait qu'il aurait put la conduire ailleurs qu'au Terrier, mais craignait trop qu'on le reconnaisse malgré sa barbe et ses yeux creusés de cernes. Il l'avait interrogé sur sa famille, et elle était resté silencieuse. Il ne savait absolument rien d'elle, et lui accordait pourtant toute sa confiance alors qu'elle doutait de lui. C'était assez ironique en sachant que la moitié du monde des sorciers le recherchait lui.

« Je crois savoir où je vais... éluda t-il avec affabilité.

–Ce n'est pas pour me rassurer ça...

–La prochaine fois, je te laisserai mourir dans cette forêt, ça me permettra de ne plus t'entendre ! » répliqua t-il.

Elle pouffa et lui même esquissa un sourire en continuant à avancer. Les arbres étaient de moins en moins nombreux. Harry se doutait que la civilisation était toute proche. Il entendit un bruit bizarre, qui fit sursauter Keira. Un camion sans doute qui klaxonnait. Il soupira:

« Je crois qu'on va bientôt arrivé sur une route...

–Non ? C'est pas vrai ! Se moqua t-elle, comme pour lui faire comprendre qu'il n'était pas si intelligent que ça.

–Tu pourrais être un peu plus agréable ? Répliqua t-il sans se départir de son sourire, simplement heureux d'avoir un peu de compagnie. Bon, tu veux qu'on mange quelque chose ? Je n'aurais pas assez d'argent pour nous payer un repas... Et j'aimerai mieux ne pas t'embarquer dans un vol.

–Tu sais, ça ne me dérangerai pas. Sourit Keira. Ça serait marrant.

–Je n'en doute pas, mais la prison moldue, ça ne me tente pas trop... surtout que vu la tête que j'ai...

–Affreux. Commenta t-elle. On dirait Sirius Black. »

Harry baissa la tête et perdit brusquement son sourire. Elle le sentit se raidir et se souvint que Sirius était son parrain. Elle chuchota un vague « Excuse moi » à son oreille et il la fit glisser de son dos, sans faire de remarque désobligeante, ne voulant pas être désagréable avec elle alors qu'elle avait l'air toujours aussi fatiguée. Lui même ne sentait plus aucun de ses muscles. Il souffla:

« On va manger... Tu pourras marcher un peu une fois qu'on sera sur la route ? Ce sera plus droit, donc plus simple...

–C'est à cause de ce que j'ai dit ? S'inquiéta t-elle.

–Non... Juste que je suis assez fatigué... Tu veux bien alors ? »

Elle acquiesça sérieusement, montrant qu'elle s'en sentait parfaitement capable. Il lui adressa un sourire alors qu'elle posait le sac à terre pour prendre le peu de nourriture qu'il leur restait.

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Un silence endeuillé régnait au Terrier alors que le soleil se couchait derrière les montagnes enneigées. La tempête avait enfin cessé mais personne ne quittait le salon, certains jouant aux échecs version sorcier en silence, d'autres -comme Hermione- plongeant dans leurs lectures pour éviter de croiser le regard vide de Molly Weasley qui n'avait pas dit un mot depuis la mort de son fils. Tous semblaient plongés dans leurs pensées. La plupart des membres de l'Ordre étaient retournés au Quartier Général au 12 square Grimmaurd, laissant la famille faire son deuil. Seul Hermione était resté, car elle n'avait pas d'autres endroits où aller. Lupin et Tonks lui avaient proposé de la loger mais étant donné qu'ils étaient encore un jeune couple et allaient avoir un enfant, elle ne souhaiter guère s'imposer. Elle voulait également être près de Ginny et Ron qui avaient bien besoin de soutien.

Le jeune rouquine somnolait sur le fauteuil devant le feu de cheminée. Ron jouait aux échecs contre Bill, Fleur l'encourageant comme si il s'agissait d'une partie très importante. Arthur semblait lire la même ligne de son journal depuis des heures. Fred et George montraient leurs dernières inventions à Charly, chuchotant leurs explications à voix basse pour ne pas déranger leur mère qui de toute façon se semblait rien voir ou encore entendre.

N'en pouvant plus de ce silence, Ginny se leva d'un bond, son regard parcourant le salon terne et plus sale qu'il ne l'avait jamais été, ses frères ayant levé leurs yeux bleu ou marrons vers elle, lui demandant silencieusement pourquoi elle s'était levé. Elle ne répondit rien et quitta la pièce d'un pas guindé, montant quatre à quatre les multiples escaliers menant à sa chambre.

Elle s'écroula sur son lit, son coeur battant trop fort comme si il allait exploser. La lettre d'Harry était caché sous son oreiller et elle s'en emparant, la lisant pour la centième fois au moins. Elle s'en voulait tant de ne pas réussir à pleurer son frère qu'elle aimait pourtant tellement, mais son esprit tout entier était centré sur une seule personne. Son Harry qui à des centaines de kilomètres de là sans doute, devait mourir de faim et de froid. Elle aurait tant voulu qu'il soit aussi proche d'elle qu'il l'avait été lors de leur dernière nuit ensemble. Elle se sentit honteuse d'espérer une telle chose en vue de la situation de sa famille mais son corps tout entier réclamait Harry comme si il était une sorte de drogue pour elle. Le soulagement qu'elle avait éprouvé en lisant sa lettre pour la première fois s'était estomper alors qu'elle se rendait compte qu'il avait peut être énoncé son souhait de revenir sans y penser réellement. Il avait sans doute simplement voulu la rassurer... Mais elle ne se faisait plus d'illusion désormais. Il ne reviendrait pas.

La porte de sa chambre s'entrouvrit légèrement et une masse de boucles brunes lui apparut, ainsi qu'un magnifique visage orné d'un petit sourire aimable.

« Je peux rentrer ? S'enquit Hermione.

–C'est aussi ta chambre maintenant. Rappela Ginny avec une grimace.

–Si tu le dis. Je suis d'ailleurs désolée... Vivre avec tes frères tous les jours... Je suppose que tu as bien besoin d'espace. Je peux redescendre et te laisser si tu le souhaite. »

Ginny fit signe que non avant de l'inviter à rentrer complètement. Hermione obéit, refermant la porte derrière elle avant de rejoindre la rouquine sur son lit. Elle remarqua la lettre dont les bords étaient abimés, prouvant qu'elle avait été lu plus d'une fois.

« Il dit des choses importantes ?

–Qu'il m'aime. Marmonna Ginny, son coeur brûlant du désir de croire ces mots tout en étant certaine que c'était impossible.

–Et... ce n'est pas une bonne chose ? Bredouilla Hermione, surprise par le ton de sa meilleure amie alors qu'elle la savait aussi éperdument amoureuse d'Harry que le jeune homme l'était d'elle.

–Désolée d'être si pessimiste... Mais je n'y crois pas trop. »

Hermione se figea, une expression de pure stupeur sur ses traits fatigués. Elle n'y croyait pas trop ? Hermione connaissait Harry depuis six années et elle savait qu'il n'était pas vraiment du genre à faire des déclarations d'amour auxquelles il ne croyait pas. De plus, elle savait très bien qu'il aimait vraiment Ginny, le sentant dans sa façon de la regarder quand ils étaient ensemble, jusqu'au sourire éclairant ses traits quand il la voyait le matin après une nuit séparée.

« Bien sûr qu'il t'aime, petite sotte ! Pourquoi te l'aurais t-il dit autrement ?

–Je n'en sais rien moi... Pour que je me sente mieux... Pour que je ne déprime pas... Une raison quelconque à la Potter. Tu sais comment il est, il veut toujours le bonheur de tout le monde, quitte à risquer sa vie pour ça.

–Oui, Ginny. Répliqua Hermione avant que celle ci ne puisse ajouter un mot. Il risque sa vie en ce moment même à chaque seconde. Et la seule chose qu'il te demande, c'est d'être heureuse. Il a besoin de soutient, où qu'il soit. Nous devons croire en lui, tout simplement. Il n'est pas partie aux Bahamas pour se dorer au soleil. Il se bat pour nous. Il se bat pour un monde dans lequel nous pourrons vivre heureux. Et il se bat encore plus pour toi. Il se bat pour être près de toi un jour, pour t'aimer dans un monde où vous en aurez le droit... Alors, ne me dit pas que tu n'y crois pas ? Ce serait injuste envers Harry. »

Ginny baissa la tête en rougissant, les larmes aux yeux. Elle se sentait de plus en plus coupable à chaque seconde, sentant le poids du monde peser sur ses frêles épaules. Elle craignait pour tant de choses, en espérait tant d'autres... Le barrage de ses yeux céda, et elle se mit à pleurer, vraiment. Hermione posa sa main sur la sienne, l'incitant à se confier autant qu'elle le désirait et Ginny bredouilla après un court silence, entrecoupé de sanglots.

« Il vous a dit... Il vous a dit où il allait, ce qu'il y ferait avant de partir... Et moi, je... Je n'ai que son amour... Vous avez sa confiance. Pourquoi ne m'a t-il pas dit ce qu'il se passait ? Pourquoi ne m'a t-il pas expliqué qu'il allait partir ? Je me suis réveillé toute seule, au beau milieu de la salle sur demande, m'interrogeant sur ce que j'avais fait de mal, tentant de le retrouver alors qu'il était déjà à des centaines ou des milliers de kilomètres de moi ! »

Sa tristesse s'évanouissait à mesure que la colère prenait de la place dans sa poitrine, la rongeant soigneusement, des larmes de rages coulant sur ses joues.

« Il est partit le lendemain même de notre première fois ensemble... Alors ça veut dire quoi, hein ? Que si ça avait été mieux, il serait resté ? Ou que... Ou qu'il voulait des adieux dignes de ce nom ? Je n'arrête pas de me dire que si j'avais refusé ce soir là... il serait resté un peu plus longtemps... Et en même temps, ça voudrait dire qu'il... C'est comme si il s'apprêtait à mourir et ne voulait pas le faire sans avoir fait l'amour avec moi avant... Je sais que c'est complètement stupide, qu'Harry n'est pas comme ça. Mais en même temps... Pourquoi est il partit le lendemain de cette nuit là ? »

Hermione resta silencieuse quelques instants, sentant les mains de Ginny se crisper sous les siennes, cherchant les mots exacts qu'elle devait dire. Au bout d'un moment qui sembla être une éternité pour Ginny, elle soupira:

« Il avait déjà prévu de partir. Je le savais, Ron aussi. Nous savions depuis des mois qu'il finirait par s'en aller, mais nous pensions qu'il le ferait avec nous. Il nous a trahit nous aussi. Mais c'est pour notre bien. Ron et moi savons ce qu'il fait. Il ne t'en a pas parlé pour ne pas te mettre encore plus en danger... Ce sont des informations importantes que Dumbledore a partagé avec lui avant de mourir, et il lui avait conseillé de n'en parler qu'à deux ou trois personnes. Il ne voulait pas t'embarquer dans d'autres problèmes... Peut être que si tu en parlais avec lui, il te le dirait... à son retour.

–Et si il ne revenait pas ? S'inquiéta Ginny, ses yeux encore humides.

–Il reviendra. Je suis certaine qu'il reviendra. » lui promit elle avec foi.

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Le souffle de Keira était de plus en plus imperceptible sur la nuque d'Harry qui avait recommencé à la porter lorsqu'elle s'était évanouie alors qu'ils quittaient Plymouth. Il avait étendue sa cape d'invisibilité au dessus d'eux, mais elle n'était pas assez longue et dévoilait ses pieds. Avec la neige cependant, personne ne le remarquait vraiment. Le village de Loustry Sainte Chaspoule lui apparut et un bref sourire éclaira son visage bleuté. Il n'avait même pas la force de sortir sa baguette de sa poche pour se réchauffer.

Keira respirait si faiblement qu'il craignait à chaque pas de sentir les bras de la jeune fille se déserrer autour de son cou, imaginant qu'elle se laissait tomber dans la neige, morte. Sans savoir exactement pourquoi, il savait que ça le rendrait extrêmement triste, malgré le fait qu'il ne la connaisse que depuis cinq jours. Il se doutait bien que se rencontrer dans de tels circonstances tissaient de vrais liens entre deux personnes, aussi différentes soient elles. Il la sentit frissonner et chuchota d'une voix douce.

« Plus qu'une vingtaine de minutes, Keira... Tiens encore un peu...

–J'ai... si froid... » grelotta t-elle.

Il releva sa main, la posant sur celle de la jeune fille qui enserrait son cou, la tête calé sur une de ses épaules, somnolant à moitié tant elle était fatiguée. En effet, elle était plus froide encore que la sienne, aussi froide que la main de Dumbledore l'année précédente alors qu'il ne respirait plus au pied de la tour. Il craignait d'avoir aidé cette fille, d'avoir prit tant de risques supplémentaires pour ensuite la voir mourir dans ses bras. Il avait vu trop de personnes s'en aller ces dernières années sous ses yeux et sut qu'il ne le supporterait pas une nouvelle fois, songeant en même temps que ça ne s'arrangerait sans doute pas avant que la guerre ne soit finie. Et à ce moment là, la liste des morts se serait rallongée...

Harry longea la colline Têtafouine surplombant le village, sachant qu'il devait passer par là pour se retrouver au Terrier. Et en effet, une dizaine de minutes plus tard, la maison bancale lui apparut et il entendit Keira rire, un peu moqueuse mais surtout euphorique d'être enfin arrivé au lieu qu'ils cherchaient depuis des semaines.

« Jolie... commenta t-elle, railleuse.

- La ferme. » répliqua-t-il.

Il fut soudain envahit d'un sentiment étrangement, mélange de mélancolie et de bonheur, ayant une folle envie de dévaler la colline, pour se ruer à l'intérieur de la maison bringuebalante, serrer ceux qu'ils considérer comme sa famille contre lui et Ginny…

Un nouveau frisson parcourut Keira et il pressa le pas. Il n'était pas question qu'elle meure maintenant. Avec une impatience limité, et se mit à courir -bien plus lentement que ce qu'il aurait autrefois été capable de faire. Cette fois, il se laissait presque tomber, ses pieds glissant dans la neige le faisant aller plus vite comme si il dérapait sur une luge.

En quelques minutes à peine, il se retrouva devant le portail du jardin, le souffle court à cause de sa course, sa tête lui tournant comme si il venait d'user ses dernières forces.

Alors il retira sa cape d'invisibilité, craignant qu'ils pensent être attaqué. Un silence de mort régnait, et il se demanda si il avait jamais entendu quelque chose d'identique dans cette maison qui semblait toujours respirer la joie de vivre. Il se souvint alors qu'il était là pour une raison bien particulière. L'enterrement de l'un de ses frères. Il avança dans la neige, le souffle de Keira sur sa nuque balayant quelques mèches de cheveux, signe étrangement rassurant car habituel.

Il posa sa main sur le battant de la porte et frappa. Trois coups secs. Il réalisa que c'était la première fois qu'il frappait. Il y eut des bruits de pas et une voix -celle de Fred ou de George, il n'aurait sut faire la différence en cet instant- demanda un mot de passe. Il hésita quelques instants, se demandant si ils le croiraient si il avouait son prénom. Sans doute pas mais le souffle de Keira ralentissait et il décida de prendre le risque.

« C'est moi, Harry. »

Il y eut un long silence, d'autres bruits de pas encore plus précipités et une foules de murmures, sûrement un débat sur la véracité ou non de ces propos. Puis quelqu'un -Ron- demanda:

« Qu'Est-ce Romilda Vane pense que tu as tatoué sur ta poitrine ? »

Harry esquissa un sourire, n'ayant pas la force de rire.

« Un Magyar à pointe… »

Il eut un nouveau silence et il tenta de les convaincre d'avantage.

« Ginny trouvait ça plus macho. »

La porte s'ouvrit à la volée et il se retrouva face à d'éblouissants sourires ainsi qu'à une masse de cheveux roux -agrémenté de ceux bruns d'Hermione. Mais étrangement, il n'eut d'yeux que pour une seule personne, la seule qui compta vraiment en cet instant, son regard plus flamboyant encore que lors de leur premier baiser, un an plus tôt.

« Qui Est-ce ? » S'enquit brusquement Hermione en pointant du doigt Keira.

Harry n'eut pas le temps de répondre car sa cicatrice lui lança brusquement, et il dut s'accrocher à la porte pour ne pas tomber. Les bras de Keira se desserrèrent autour de son cou, et il la sentit glisser, jusqu'à ce que plusieurs personnes se ruent sur eux deux pour les empêcher de s'écrouler.

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Note de l'Auteur _ Et vOilà, c'est finiii ^^ J'espère que vOus avez aimé ! J'aurais pu blablater pendant des heures sur keira et harry dans la forêt mais c'est censé être une fic sur le cOuple HermiOne/DragO alOrs... xD Faut peut être que j'me mette à parler un ptit peu d'eux (j'écris le chapt 6 depuis deux semaines alOrs c'est mal barré xD ils sOnt tOujOurs pas face à face une seule fOis mais j'crOis que dans le chapt 6, ils serOnt au mOins au même endrOit :/ Mes persOs fOnt encOr' de la résistance xD)

POur ceux qui attendent des nOuvelles sur mOn blOg j'vOus préviendrais quand j'mettrai d'autres scènes bOnus de BJ mais pas avant les vacances, dOnc dans deux semaines. Par cOntre, pOur le prOchain chapt, j'sais pas encOr' quand je le pOsterai parce que j'suis pas censé être chez mOi le week-end prOchain. Je tenterai de le mettre dimanche sOir si j'suis pas trOp fatiguée ou lundi ^^

BisOus bisOus, reviews reviews !

°¤ Bewitch_Tales ¤°