Bonjour, bonsoir ! Oui, vous ne rêvez pas, je poste un chapitre de cette fiction. J'ai eu un élan d'inspiration, surement à cause de l'anime qui a redémarrait. J'aimerais toutefois que vous me donniez un peu votre impression parce que je suis pas habituée à mettre de l'action dans mes fictions lol.
Merci et bonne lecture !
Chapitre IV
- Chef !
Dans la nuit noire, deux cavaliers arrivèrent en trombe, une torche à la main, devant le dit-chef : un homme aux cheveux grisonnants à la carrure imposante dans l'uniforme prestigieux de l'Armée Royale. Sur son torse, son insigne de capitaine brilla à la lumière du camp implanté au milieu de nulle part et accueillit ses subordonnés d'un regard dur mais intrigué, en compagnie de deux autres militaires avec qui ils semblaient discuter.
Celui qui l'avait interpelé, descendit brutalement de son canasson et s'avança au pas de course pour lui faire face. Il plaça les bouts de ses doigts à la hauteur de sa tempe, signe de salut mais surtout de soumission envers son supérieur hiérarchique.
- Chef ! Répéta l'officier pressé. Le train détourné par Fairy Light continue sa course et se dirige tout droit vers nous…
Les mages de Phantom Lord auraient échoué ? S'étonna intérieurement le haut gradé.
Il remarqua la présence d'un troisième homme qui descendit de cheval à la suite du deuxième cavalier. Il était grand et son manteau rougeâtre brilla à la lumière des torches de ses subordonnés. Lorsqu'il s'avança vers l'officier de l'Armée Royale, il le reconnut aussitôt de par son étonnante chevelure couleur pie et son tatouage lui barrant le visage.
- Totomaru-sama, s'étrangla presque le capitaine, qui avait perdu son air hautain. Que s'est-il passé ?
Le jeune homme regarda légèrement son apparence sale et abimé. Son combat contre Titania avait laissé quelques traces et se rappeler de sa cuisante défaite déforma amèrement les traits de son visage. Heureusement – en quelque sorte – une patrouille passait par là où il s'était téléporté avec sa magie et il pouvait participer à présent à la phase finale du plan. Peut-être évitera-t-il les ennuis avec son maitre de guilde pour avoir fui lâchement le combat…
- La phase d'incursion a échoué, répondit le mage de Feu. Quant est-il de votre côté, Wilkes ?
Son ton décisionnaire agaça le haut-gradé qui n'aimait surement pas que ces mages à la botte du Roi se croient au-dessus d'eux. Même si c'était l'éthique de leur Roi, les humains, ceux prêts à mourir pour leur pays, avaient aussi leur part de travail dans cette histoire et ils savaient surement mieux que lui que l'enjeu était décisif. Après tout, c'était Phantom Lord, leader de la phase d'invasion, qui avait raté leur objectif, non ? Cela serait sans aucun doute une victoire pour l'Armée dès que…
- Dans combien de temps le train sera-t-il là ? Questionna Wilkes en s'adressant aux deux soldats qui entouraient Totomaru.
- Dans une vingtaine de minutes environ, monsieur, répondit l'un des deux d'une voix grave.
Un laps de temps trop court, pensa le mage de Phantom, les sourcils froncés. Ce que le capitaine nota également avant de se tourner vivement vers ses subordonnés qui s'activaient à quelques pas d'eux autour du campement.
- Officier Horas ! Où en est-on là-bas ?!
Un homme chétif aux cheveux blonds mal peigné se tourna vers son supérieur et son air apeuré ne laissait rien présager de bon pour le capitaine.
- Ce n'est pas encore prêt, monsieur…
- Activez-vous, bon sang ! Rugit nerveusement l'autre. Vous avez moins de vingt minutes !
- Mais monsieur… !
- Si nous échouons Horas, je…. !
Mais Wilkes ne continua pas son sermon. En effet, Totomaru avait posé une main puissante sur son épaule pour le faire taire et le plus vieux des deux croisa son regard noir déterminé à la lueur des flammèches du camp.
- Je vais m'en occuper.
- Quoi ? Mais Totomaru-sama…
- On n'a pas le temps de jouer, Wilkes, répliqua le jeune homme en faisant apparaitre une boule de feu rayonnante dans son autre main, ce qui impressionna le capitaine. Ma magie sera plus efficace que vos explosifs archaïques.
L'officier haut-gradé rumina intérieurement son impuissance. Les chiens mages du Roi avaient un statut supérieur au sien, il ne pouvait que regarder faire cet arrogant personnage qui lui volerait sans doute la vedette lorsqu'ils reviendraient au QG et finit par se détendre lentement pour s'écarter de son chemin. A quoi bon discuter les ordres ? Il n'avait surement pas envie d'être brûlé vif.
Le mage sourit en voyant l'air ravisé de cet homme et s'avança vers les autres travailleurs, notamment ce Horas complétement figé devant l'apparition l'un des soldats les plus puissants du Royaume de Fiore et l'observa discrètement s'aventurer sur les rails du train qui recouvrait le pont reliant la vallée des Edelweiss et celle d'Amaryllis. Wilkes ordonna à ses hommes de s'écarter loin de la zone à risques et jeta un œil vers l'horizon sombre et imperturbable – pour le moment, avant de se mettre à l'abri.
Une puissante déflagration secoua violemment le train et déstabilisa les deux adversaires qui se faisaient face dans un wagon de train totalement délabré. Djumei pensa furtivement à ses camarades qui s'acharnaient eux aussi à bord du train détourné et essuya du revers de sa manche déchirée sa lèvre qui saignait sans pour autant lâcher du regard son opposante : une femme au teint laiteux contrasté par sa chevelure noire mi- longue totalement éparpillée sur ses épaules. Comme elle, la plupart de ses vêtements avaient subi les dégâts de leur affrontement et Djumei arracha son tee-shirt noir en piteuse état pour se retrouver avec simplement son bandana noir qui aplatissait parfaitement sa poitrine sans doute généreuse.
Son ennemie constata sinistrement que la belle aux longs cheveux verts emmêlés à cause de l'agitation n'avait aucune blessure grave apparente, comme si son corps était habitué à encaisser autant de coups et ce qui l'agaça réellement, était que contrairement à elle, cette mage ne semblait nullement fatiguée. Est-ce qu'elle résistait vraiment à sa magie ? Si c'était le cas, qui était donc cette femme ? Est-ce que ces rebelles posséderaient plusieurs « Titania » ? Ce serait, sans hésitation, malheureux pour eux.
- Quelle est la nature de ta magie ? Demanda alors la brune.
- Tu te dis mage de Phantom et tu n'as pas saisi la nature de ma magie ?
- Je ne vois pas le rapport ! Répliqua-t-elle, énervée par son air moqueur.
Djumei la sentit arriver droit sur elle et encaissa l'enchainement de ses poings sur ses avant-bras, avant de se baisser subitement pour la faire trébucher sur le sol mais la mage châtaine sauta au même moment et se recula loin de son adversaire. Elle plaça ses mains devant elle et invoqua une ribambelle de dagues que la fée eut du mal à esquiver dans un endroit aussi restreint. Elle réussit à se caller derrière une rangée de siège encore en bon état et évita de justesse une dague qui frôla le sommet de son crâne.
Ce n'était pas dur de deviner que cette femme utilisé quasiment la même magie qu'Erza, le ré-équipement sauf que son amie avait un arsenal complet prêt à être déployé sans difficulté. Cependant, ce mage avait quelque chose d'autre en réserve que Djumei commençait à ressentir à peine maintenant : la lame de ses dagues était empoisonnée et à force d'être touché – même à petite dose le poison commençait à percer son métabolisme auto-régénérant. Si elle ne s'en débarrassait pas vite fait, elle pourrait se retrouver dans de beaux draps…
Avec le boucan que le train laissé derrière lui, la verte n'évita que très tardivement le coup de la brune et réussit à rouler sous les sièges. Voyant ses chevilles, Mei changea son bras en grosse liane mouvante qui la saisit alors qu'elle s'avançait vers sa cachette et dans un cri d'effroi, la mage se retrouva plaquer brutalement au sol. La verte se releva difficilement et constata avec stupeur que la femme de Phantom avait déjà tranchée son membre transformé pour se libérer. A terre, la liane continua à bouger sous les yeux horrifiés de l'ennemie et la fée retrouva miraculeusement sa main, pourtant douloureuse.
- Etrange magie de métamorphose ! Dit l'autre en découvrant sa main intacte alors que la chose vibrait toujours, comme si elle était vivante.
Mais Djumei avait dû mal à penser correctement. « Récupérer » sa main n'était jamais un souci en général mais là, c'était comme si sa capacité de régénération avait pompé ses réserves de magie – dite infinies. Qu'est ce qui m'arrive, bordel ?
L'autre sourit, appréciant le spectacle.
- Vu que tu es plutôt robuste, j'ai gonflé la dose de poison dans ma dernière lame. D'ici, quelques minutes, tu n'auras plus une pincée de magie dans tout le corps…
La brune s'avança vers Djumei alors que celle-ci tenait difficilement sur ses jambes. Elle tomba même à terre et la mage saisit une poignée de ses longs cheveux verts pour relever son visage qui n'éprouvait pas la moindre peur vers le sien, ce qui fit rire machiavéliquement cette femme à la solde du Roi Maudit.
- Maintenant, tu peux peut-être me dire quelle sorte de monstre tu es ?
Les yeux violets de la verte clignotèrent lentement, signe que ses dernières forces la quittaient et sa bouche essaya d'articuler quelque chose qui parut inaudible pour l'autre. Cette dernière se rapprocha alors et …
La brune écarta ses yeux sombres de surprise. Comment est-ce possible ? Avec une facilité déconcertante, Djumei avait attrapé férocement le coup de la jeune femme et n'hésita pas à faire pression dessus, la paralysant sur place.
- Tu aurais dû prendre plus de précautions, Esther, dit difficilement Djumei avec l'ombre d'un sourire. Parce que tu as raison, je suis bien un monstre…
Elle pencha alors suspicieusement sa tête en arrière et Esther, apeurée et peinant à respirer, essaya tant bien que mal de se débattre mais tout se passa tellement vite qu'elle ne réalisa pas que son adversaire cracha à bout portant un sorte de souffle verdâtre terriblement chaud, l'envoyant valser à travers le toit du wagon toujours en marche et Djumei fut propulsée sur sol secoué par de violents spasmes. La jeune femme ouvrit douloureusement les yeux et découvrit les débris volés et la fumée s'échapper par l'énorme trou laissé au-dessus d'elle puis fut surprise de comprendre que le train n'avait pas déraillé face à la violence du choc. Son Souffle du Dragon n'avait pas été si puissant que ça finalement et Esther devrait surement s'en tirer. Pas comme elle qui venait d'atteindre sa limite à cause de son maudit poison !
Comme pour répondre à une dernière prière, la porte du wagon grinça et Djumei ferma les yeux, espérant que ce fut l'un de ses nakamas mais elle entendit une voix masculine inconnue – sans doute un soldat rescapé de la bataille.
- On dirait qu'il n'y a plus aucun danger par ici.
- Profitons-en Moki-san ! On arrive bientôt au pont !
- Tu as raison, Diego ! Sautons avant de finir brûler au fond d'un ravin !
Djumei ouvrit subitement les yeux de terreur. Des explosifs ?! L'Armée avait saboté le pont reliant la vallée des Edelweiss à celle d'Amaryllis ?! Alors leur mission première n'était pas de récupérer le train pour faire bonne figure auprès des habitants du Royaume mais d'éliminer les rebelles tout bonnement !
Merde ! Ces amis étaient à bord et elle ne pouvait même pas bouger. Son cœur cogna douloureusement dans sa poitrine et essaya de rassembler un minimum de force lorsqu'elle aperçut la radio de contrôle du wagon qui s'était décrochée du mur et gisait sur le sol à quelques misérables pas d'elle. Il le fallait pour ses frères d'armes ! C'était elle la foutue responsable de leurs vies !
Après plusieurs soubresauts dus aux mouvements fracassants du transport en fuite, son bras ankylosé se tendit avec difficulté vers l'appareil. Elle était encore trop loin et essaya de se mouvoir au sol comme l'aurait fait un asticot mais son corps dépourvu de vitalité refusa laborieusement de bouger. Si je ne me bouge pas, on va tous crever ici !
Animée par la rage de vaincre, la jeune femme réussit à gigoter assez pour toucher du bout des doigts le combiné et réussit à le saisir par la suite. Fatiguée, la respiration haletante, elle appuya sur tous les boutons et le porta à sa bouche.
- Fairy Light…
A quelques pas de là, Grey et Lyon affrontaient un homme fin, voire rabougri, dans un costume marron sobre. Malgré les protestations de l'ainé aux cheveux d'argent qui avait engagé le combat le premier contre ce type aux cheveux verts pointés vers le ciel, Grey n'en avait fait qu'à sa tête, déterminé à rentrer avec ses amis sains et saufs au QG de Fairy Light. Surtout que ce mec était un Element Four, un des quatre mages appartenant à l'élite de Phantom Lord, un certain Monsieur Sol et qu'il n'était pas à prendre à la légère bien que son apparence laissait penser le contraire.
La voix éreintée de leur leader dans la petite radio invisible aux yeux du jeune Fullbuster avait résonné, attirant l'attention des trois hommes qui se faisaient face. Lyon, à moitié dénudé dont le corps robuste était parsemé de blessures plus ou moins graves, était essoufflé et jeta un œil à l'autre mage de glace qui lui aussi avait laissé tomber la chemise pour une meilleure rapidité au combat. Comme lui, le brun avait déjà dépensé une grande quantité de magie au cours de l'incursion des soldats du Royaume et même en joignant leur force, ce Monsieur Sol semblait avoir plus d'un tour dans son sac.
- Fairy Light, répéta la voix féminine qui grésilla atrocement. Barrez…Vous… Le pont…. Saboté…
Le jeune Fullbuster fronça les sourcils d'incertitude – Djumei semblait mal en point, alors que son ennemi remonta nerveusement son monocle sur le haut de son nez. D'après ces calculs, c'était pour bientôt ! L'heure de la phase finale approchait ! Il commença alors à se tortiller dans tous les sens sous le regard méfiant des deux mages de glace.
- Oï ! C'est quoi ces conneries ?! S'enquit le plus jeune des disciples de Ul.
- Non, non, non ! Fit l'autre en faisant apparaitre un nuage de sable chaud qui s'abattit sur les garçons les empêchant de voir leur adversaire se déplacer. Votre amie dit la vérité !
Lyon fut touché le premier par un coup de pied magistral qui l'envoya contre la paroi abimé du train en marche et Grey surprit par sa vitesse, n'eut pas le temps d'esquiver l'homme qui s'était enroulé de la tête aux pieds autour du corps du brun, tel un serpent chassant sa proie. Son visage répugnant était à quelques centimètres du sien…
- D'ici quelques minutes, il y aura un beau feu d'artifice !
Lyon se releva, tout en constatant que son ami luttait pour se dégager de l'emprise étouffante de Monsieur Sol et jeta un œil par la fenêtre cassée qui se trouvait à sa droite. Ses yeux s'agrandirent de frayeur quand il vit à quelques kilomètres, le fameux pont en question.
- Grey, on n'a plus le temps de jouer ! Le pont n'est plus très loin !
Le brun sourit, confiant et son corps se transforma en glace qui se brisa sous les yeux scandalisés de son adversaire puis le mage de Fairy Light réapparut dans son dos, prêt à en redemander.
- Je m'occupe de lui, assura-t-il au mage aux cheveux gris hirsutes. Trouves Mei et tirez-vous !
- Crois-moi, Grey. A deux contre un, on pourra se tirer plus rapidement d'ici et …
- S'il te plait, Lyon.
Le mage aux cheveux gris hirsutes fut déstabilisé par sa supplication inespérée et croisa un instant son regard chocolat déterminé, avant de soupirer. Le brun se faisait du souci pour leur leader, c'était certain. Et puis après tout, depuis qu'il le connaissait, il n'avait jamais réussi à le faire changer d'avis sur quoique ce soit, alors pourquoi insister ?
- J'en aurais pas pour longtemps, t'en fais pas…
- Moi, m'en faire pour toi ? Tu as sûrement dû rêver !
Les deux garçons s'échangèrent un dernier sourire complice et l'ainé se précipita vers la porte menant à la locomotive
- Non ! Non ! Non ! Penses-tu que Monsieur Sol va te laisser partir, Lyon Bastia ?
- Oï ! C'est moi ton adversaire, enfoiré !
Grey s'était précipité vers ce type bizarre qui préparait une attaque contre son ami d'enfance et rival de glace, pour lui asséner son poing dans la figure. La tête de Monsieur Sol se décala d'abord vers la gauche, avant que tout son corps ne suive. Il réussit néanmoins à éviter de passer à travers le mur, se retenant avec son corps élastique aux parois du train. Le mage de Fairy Light enchaina en sortant son marteau de glace mais l'ennemi évita son premier coup et lui balança une mélasse boueuse dans sa direction. Grey la gela sur le champ remontant même jusqu'à l'ennemi qui se retrouva avec un bras gelé et dû s'en séparer pour éviter la prochaine attaque qui brisa le mur boiseux du wagon.
Au loin, Lyon entendit les enchainements des attaques avec un certain malaise. Il avait la très nette impression que cette histoire allait mal finir et cela se confirmait en voyant les soldats de la Garde royale encore debout se précipitaient brutalement hors du train en marche. Le jeune homme arriva enfin sur les lieux dévastés du combat entre Djumei et cette autre mage de Phantom et la retrouva, totalement inerte à terre. Il tata son cou pour trouver son pouls et avec soulagement, Lyon la hissa sur son dos endolori. Il regarda une fois de plus en direction du pont qui était, à présent, très clairement en vue puis vers Grey qui n'en avait vraisemblablement pas fini avec ce trou du cul de Monsieur Sol. Putain, qu'est-ce que tu fous Grey ?! T'es un mage de Fairy Light, oui ou merde !
- Lyon… Entendit-il murmurer contre son dos. Tu dois… Avoir foi en lui…
Djumei avait compris et comprenait toujours tout. Personne ne savait comment mais cette femme avait un don pour comprendre les sentiments des gens sans même les voir. Les Dragons Slayers étaient vraiment des mages étranges et impossibles à cerner. Malheureusement, Lyon n'avait pas le temps de débattre à leur sujet et déglutit péniblement à l'idée d'abandonner son frère d'armes. Mais la pression de la main de son leader d'équipe sur son épaule dénudée le ramena à la réalité et à contre cœur, le jeune mage aux cheveux argentés se prépara à sauter…
T'as intérêt à survivre, Grey !
A des centaines de kilomètres de là, une jeune femme habillée simplement sous une neige fraiche tourbillonnante sentit quelque chose se briser en elle et stoppa sa marche dans la poudreuse blanchâtre pour jeter un coup d'œil vers l'horizon montagneuse mais embrumée.
- Un problème, Ul-chan ?
Le ton charmeur de son acolyte mâle la ramena dans le monde réel, oubliant le trouble précédent et lui adressa un regard peu avenant.
- Combien de fois devrais-je me répéter, Clive ? Ne m'appelle pas de façon aussi familière !
- Tu es vraiment comme ta magie, répondit Guildartz sans perdre sa bonne humeur habituelle. Une vraie reine des glaces ! Dérides-toi un peu ou tu ne trouveras jamais de petit-am…
L'homme grand à la chevelure rousse plaquée vers l'arrière et à la barbe naissante n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se prit un coup de poing fracassant dans la mâchoire.
- Et toi, si tu étais moins idiot, on serait déjà arrivé ! S'emballa la belle brune aux cheveux courts. Je comprends mieux pourquoi tu mets cent ans à revenir de mission, tu n'as aucun sens de l'orientation ! Abruti fini, va !
- Tu es sûre ? Tenta quand même son partenaire, en se massant rudement la joue. Regardes par là…
Le mage à la carrure imposante recouvert de sa grande cape noire lui montra du bout du doigt une direction particulière. Un temple – ou un caveau, peut-être - était accroché à la montagne rocailleuse enneigée. On ne distinguait que l'entrée faite de grandes pierres polies qui semblaient anciennes et à côté, trônée une statue étrange représentant une silhouette mi-homme, mi- démon de par ses petites cornes et ses dents tranchantes. Ul Milkovich se rapprocha légèrement impressionnée par cette découverte. Alors leur indic ne s'était pas foutu d'eux, cet endroit existait bel et bien ! Guildartz affichait un sourire fier, parce que oui, il n'avait pas un parfait sens de l'orientation mais il arrivait toujours à destination - malgré les détours en plus et même sa coéquipière devrait l'admettre !
- Alors ? J'ai le droit de t'appeler « Ul-chan », maintenant ? Demanda le grand gaillard qui bombait le torse.
- Même pas en rêve ! Rétorqua avec dédain la belle mage de glace, avant de se diriger vers l'intérieur du caveau mystérieux.
Guildartz soupira mollement. Un jour, j'y arriverais ! S'était-il dit pour se reprendre et s'empressa de rejoindre la jeune femme vers leur destination. Qu'est-ce que cet endroit pouvait bien leur réserver ?
Voilà, j'espère que ça vous aura contenter. Guildartz et Ul sont un duo un peu spéciale et je trouve qu'ils font un couple intéressant héhé.
Bref, est-ce que Grey va survivre ? A votre avis ? (J'attends les menaces de mort à mon encontre lol)
Pour le prochain chapitre...EUh, j'essaye de faire moins long. héhé.
A bientôt ! Merci de m'avoir lu.
