Je suis de retour, avec un disclaimer inchangé : JKR JKR etc...

Comme vous pouvez le constater, voici la suite (Tozi1: oh seigneur, mais qui m'a fichu un alter ego pareil?)En espérant que vous l'apprécierez à la lecture autant que je l'ai appréciée à l'écriture...

PS: j'avais prévu d'attendre une semaine avant de mettre la suite, mais je n'ai pas pu résister en voyant que j'avais fini avant ma dead time-line...


Son sommeil fut lourd, comme plongé dans de la poix épaisse. Un sommeil confortable, un de ceux duquel on n'a pas envie de sortir. Il n'entendit rien, pendant un temps qui lui parut infiniment long, mais aussi trop court tant il était agréable. Ce qui le réveilla fut une caresse incroyablement douce sur sa joue. Ce qui le caressait montait et descendait maladroitement de sa joue à son oreille, avant de glisser sous son nez. Il renifla, et eut envie d'éternuer.

Mais qu'est-ce que… ?

Tu ferais bien d'ouvrir un œil, mon chéri.

Paresseusement, Harry Potter, The-Boy-who-lived, Grand vainqueur du tournoi des trois sorciers, fils de James et Lily Potter, filleul du fantôme Sirius Black, ami de Ronald Weasley et Hermione Granger et de Rémus Lupin, élève favori d'Albus Dumbledore, ennemi farouche de Draco Malfoy ouvrit un œil.

Et failli mourir d'une crise cardiaque fulgurante.

Deux énormes yeux jaunes le regardaient avec circonspection. Ils étaient entourés d'anneaux de plumes blanches, et la tête de l'animal était tournée vers lui à 95°, tandis que l'aile lui passait doucement sur le front. Hedwige laissa échapper un doux hululement, Et Harry se redressa d'un coup de coude, la faisant fuir.

HEDWIGE !

L'animal revint se poser sur son épaule. Harry remarqua que le temps était radieux, et que les fenêtres étaient grandes ouvertes.

« Comment vas-tu ma belle ? Je me suis fait du souci pour toi, au début des vacances.

- Hou.

- Oui. Moi aussi. C'est bizarre comme certaines personnes peuvent se contrôler, n'est-ce pas ?

- Hou. Houhou hou. Hou.

- J'ai vraiment dormi si longtemps ?

- Houhon.

- Ah. D'accord, je me suis réveillé, mais je ne m'en suis pas rendu compte. Comment as-tu su que j'étais ici ?

- Hou. Honhuhou.

- Sacré Sirius. »

Il n'avait pas remarqué que quelqu'un était entré, et le regardait avec circonspection.

Petit Harry, regarde, tu as de la visite.

Harry redressa la tête, et aperçu un jeune garçon de son âge, un peu plus grand, peut-être. Les cheveux blonds et courts. « Et bien, non seulement, le Survivant parle aux mort, mais le mieux, c'est qu'il entretient un conversation civile et intelligente avec sa chouette. La chouette est, rappelons-le, un animal à l'intelligence encore limitée.

- Il est aussi en train d'écouter le bavardage intempestif et fort inintéressant d'un être encore inférieur à la chouette, le scrout à pétard décérébré. Scrout a pétard, qui, notons le, a jugé bon de se couvrir d'une perruque blonde. »

Voilà, ça c'est envoyé.

Merci. Voyons voir ce qu'il peut répondre à ça.

« Au moins, le scrout a pétard n'a pas confondu sa perruque avec une dépouille de porc-épic. »

Hou ! C'est facile, mais ça fait mal.

« De plus, devrai-je te faire remarquer, tu as fait un compliment au scrout à pétard à propos de cette même perruque. »

J'ai fait ça, MOI ?

Aïe aïe aïe…. Il se sert d'informations dont tu n'as aucun souvenir, c'est très bas et parfaitement Serpentard.

Harry repoussa les couvertures, il avait un peu chaud. Puis, il avisa la fenêtre. Avec précautions, il se redressa sur son séant, et passa ses pieds hors du lit. Il jeta un regard interrogateur à Draco, et voyant celui-ci répondre par un signe de tête, tenta maladroitement de se lever.

Ses pieds s'enfoncèrent dans la moquette qui recouvrait le sol. La pièce tangua un moment, et la fenêtre se fit un peu plus floue qu'avant. Il avait oublié de mettre ses lunettes. Sa tête lui tourna brusquement, et il eut mal au ventre. Il se rassit, et glissa un doigt dans sa bouche. « J'ai la tête qui tourne.

- Ca montre bien qu'elle n'est pas si pleine. »

Harry respira un bon coup, et se pencha pour attraper la fine armature de ses lunettes. Elles étaient désormais bien plus légères, et c'était un avantage dont il ne faisait que se féliciter a présent. Le décor se fit plus net, et il distingua un parc vert sous le balcon. Prenant une autre grande inspiration pour se donner du courage, il se tourna vers son ennemi de toujours. « Tu m'aides ? »

Woooow ! Alors là, pour lui clouer le bec, tu pouvais difficilement trouver mieux ! Mes félicitations. Je ne savais pas qu'un être humain pouvait ouvrir une bouche si grande.

Draco Malfoy considéra son ennemi d'un œil suspicieux et toujours perplexe, puis, il s'approcha. « Pourquoi tu me demandes ça, Potter ? » Harry eut un sourire. Il haussa les épaules, et se sentit instantanément fatigué. « Bof. Comme ça. Peut-être parce qu'il faudra bien que je remarche un jour, et que ça te rendra utile à quelque chose pour une fois dans ta vie. »

Le blond debout considéra encore le brun assit, et se pencha pour lui présenter une main. « Disons que ça sera ma BA de la journée. »

Harry fut donc sur ses pieds. Pour la première fois depuis dix-neuf jours. Il pensa d'abord que c'était une sensation étrange, puis qu'il avait fini par redevenir humain, puisque les humains avaient l'exclusivité de la station debout. Avec l'aide du blond, en reposant la plus grande part de son poids sur son épaule, il arriva jusqu'à la fenêtre, et regarda d'un air rêveur le grand jardin qui s'étendait jusqu'à perte de vue. Un jardin anglais dans toute sa splendeur. Il respira une grande goulée d'air frais, et s'aperçut que ce n'était pas le matin, mais le soir. Il demanda à Draco quelque précision sur l'emplacement où ils se trouvaient.

« Nous sommes au deuxième et dernier étage de l'aile ouest du Manoir de Slendher. La résidence principale des Malfoys. ». Harry chercha à regarder sur les côtés, mais sa nuque raide le rappela à l'ordre. « Les autres ailes comptent trois étages, et quelques tour, mais l'aile ouest est néanmoins la plus protégée, c'est pourça qu'on t'a mis là. Le bâtiment central n'a qu'un étage, et c'est le plus vieux bâtiment de l'ensemble. Tu visiteras quand tu iras mieux. »

Oh. C'est beau comme maison. Tu as vu le jardin Sirius ?

Il est magnifique. Quand tu seras parfaitement guéri, je te suggèrerai de demander à pouvoir le visiter également.

Harry hocha la tête pour lui-même et pour Sirius. Draco Malfoy semblait le regarder bizarrement, mais après tout n'était-il pas bizarre ? Il retira son bras de l'épaule du blond, et s'agrippa à la rambarde de la fenêtre. Puis, il lâcha. Bouger lui avait fait du bien, il tenait debout tout seul. « Tu vas avoir pas mal de difficultés à redevenir comme avant, Potter. Mon père pense que tu ne pourras pas retourner à Poudlard en même temps que les autres.

C'est stupide, regarde, je suis debout. Il ne va pas me falloir tant de temps que ça.

Je ne parlais pas de cela. »

Malfoy lui reprit le bras ; le guida vers son lit où il l'aida à se rallonger. « Dumbledore a reçu notre rapport, à mon père et moi. Il l'a fait analyser par Pomfresch, et celle-ci pense que pour que ton corps retrouve un métabolisme qui te convienne, il va te falloir au minimum trois mois. » Le blond marqua une pause.

« De plus, est-ce que tu te sentirai près à affronter toute l'école ? Tu serais près à dormir de nouveau entouré de dizaines de personnes dont tu ne connais pas les pensées à ton égard ? Tu pourrais redevenir en un mois le Survivant que tout le monde connais ? Le grand le beau le fort Harry Potter ? » Harry se mordit la lèvre. Il sentit les bras inconsistants de Sirius se poser sur ses épaules, et le serrer doucement. Draco remarqua la présence invisible à ses côtés, et la désigna approximativement du doigt.

« Tu pourrais vivre sans l'avoir pour te faire la conversation ? Tu pourrais vivre sans lui pour soutenir ton esprit ? Poudlard est fermé à des esprits dans son genre.

- De quel genre tu veux parler ? demanda Harry, soudain agressif.

- Black est passé dans un développement psychique très particulier. Il peut changer de place, de mode de manifestation, d'interlocuteur très facilement. Comme les fantômes de Poudlard, mais il est invisible, et surtout il peut se trouver dans la tête des gens, c'est-à-dire leur parler sans que personne d'autre que son interlocuteur du moment ne l'entende. Je suis sûr que tu sais de quoi je parle. Cela, c'est un signe de puissance particulier, et Poudlard y est réfractaire. Cela pour une raison de sécurité. Black est dans la même état que Voldemort lors de notre première année, enfin, seulement si les rumeurs qui courraient à ce moment-là étaient exactes.

- Alors le moyen pour Sirius de rentrer à Poudlard est de squatter la tête de quelqu'un ?

- Et d'accepter de tuer cette personne en partant. »

Le blond se leva, et sortit. Harry fut alors seul, et replongea dans les méandres d'un esprit encore un peu divaguant.

Je te préviens tout de suite je refuse de faire comme Voldychou.

Je dois rester à Slendher, alors.

Prend ça comme des vacances. Je suis sûr qu'il y a des dizaines de chose à faire, dans cette baraque. Et comme ça, on sera ensemble.

Et Ron ? Et Hermione ?

Je m'en charge. Quand tu dormiras, j'irai faire un saut au QG, pour leur donner de tes nouvelles et prendre des leurs

Merci, c'est gentil.

Harry se reposa dans ses oreillers, et tourna la tête vers la fenêtre. Le soleil avait tourné de quelques degrés, et un rayon étincelant passait par le premier carreau. Il touchait doucement le coin sombre de l'armoire, et traçait un grand triangle clair sur le mur peint. Ce serait sa chambre. La première chambre digne de ce nom qu'il n'aurait à partager avec personne. Curieux que ce soit la famille de son ennemi de toujours qui lui fournisse cette première occasion. Il se promit de remercier Lucius Malfoy dès qu'il en aurait l'opportunité. Même s'il doutait fortement de le revoir suffisamment longtemps pour aborder le sujet. Hedwige qui était sortie, revint, se posa sur la rambarde de fer du balcon avant de s'envoler de nouveau vers l'intérieur.

Elle se posa sur le haut montant du lit, et roucoula doucement, un doux air sauvage. Harry, allongé sous les draps confortables, leva un regard floué par l'absence de lunettes, et sourit d'un air absent.

Fais dodo, Colas mon p'tit frère,

Fais dodo, t'auras du lolo…

Le plafond blanc s'assombrit un peu, la chambre sentait que son propriétaire avait besoin de sommeil.

Maman est en haut qui fait du gâteau…

Hedwige s'envola, et le simple courant d'air qu'elle provoqua ferma les yeux du jeune garçon.

Papa est en bas, il fait du chocolat…

Harry exhala un long soupir et s'endormit sans entendre la haute personne entrer dans sa chambre, jeter un coup d'œil au lit, et aller fermer silencieusement les rideaux des grandes fenêtres.

Fait dodo…


Bouaaaaah... je commence à être à court de chansons idiotes...(mes excuses si quelqu'un est fan.)Va falloir que je fasse des recherches... booouuuh. Comme d'habitudes, les commentaire sont plus que les bienvenus...A!