Je vous ai tous surpris avec le retour de Jenny ! Ce n'est pas le personnage que je préfère, loin de là, mais je trouve ça bien de la faire revenir, surtout avec Tony et Ducky au courant. Que se soit clair pour tout le monde, il y aura des explications plausibles à son retour. Je ne vais rien occulter de ce qu'il s'est passé dans la série ! Ce qui risque de ne pas toujours être facile d'ailleurs...
PBG : Héhé ! C'était le but ! ... Cherisch : Tant mieux ! ... WJ : Heu... ça va ? ... coco : C'est sûr que c'était difficile de comprendre. C'était aussi le but ! ... Dil : C'est vrai que tu n'étais pas loin. ... Nanoushka : Arrières pensées totalement satisfaites ! ... Miryam : Oui, ça va venir. Une confrontation entre les deux arrivera forcément, mais pas tout de suite ! ... Ayahne : Relis les chapitres précédents avant celui-là, ça ira déjà mieux. ... Bones : Tout le monde ? Pourtant je n'ai eu aucune review dans ce sens !
J'invite ceux qui n'aurait pas relu les deux premiers chapitres suite à la fin du troisième à le faire, ça vous permettra de comprendre pas mal de choses.
Dans ce chapitre et le suivant, je reviens sur ce qu'il s'est passé dans la série. Ces rappels sont nécessaires avant que je poursuive l'histoire. Donc vous aurez une majorité de flashbacks sous forme de dialogue directement tiré des épisodes.
Chapitre 4 – Le point de départ
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Ducky attrapa son manteau comme il en avait l'habitude depuis de nombreuses années. Ses yeux en profitèrent pour s'égarer sur le bureau où Jimmy avait rangé le fouillis des dossiers du matin.
Il récupéra son chapeau et éteignit la lumière. La journée était finie, mais il savait que c'était loin d'être terminé. L'homme qu'il avait engagé avait tenté de tuer ses jeunes amis. Tout le monde était mobilisé pour le retrouver. Parmi l'équipe, seuls Tony et lui savaient la vérité sur le qui et le pourquoi. Ils devaient la taire encore et c'était loin de leur plaire. Cela signifiait en effet tenir tous les autres à l'écart et les empêcher à tout prix de la découvrir.
Si on lui avait dit il y a cinq ans qu'il en serait là, il ne l'aurait jamais cru.
Il ne saurait dire à quel moment exactement tout a commencé mais, pour lui, il s'agit assurément de l'année précédent la disparition de Jenny. Bien sûr, pour en arriver là, il aura fallu du temps. Du temps et des hommes.
Au début, il n'y avait que trois personnes : Riley McAllister, celui par qui tout a commencé, Withney Sharp et Leon Vance, ses pions.
« Essayons une autre approche, soupira Sharp en salle d'interrogatoire, dites-moi de quoi je suis accusée ?
- Amsterdam, répondit Gibbs. Pourquoi avoir choisi Leon Vance ?
- C'est mon crime ? D'avoir choisi l'homme qui deviendrait directeur ?
- Il ne correspond pas exactement à vos "paramètres de l'agent idéal".
- À cette époque, on était peu en Europe. Après la guerre du Golfe, les ressources ont été détournées vers le Moyen-Orient. J'ai parcouru les académies recherchant des candidats intelligents, et courageux. Car c'était dangereux.
- Le pauvre noir ne manquerait à personne si ça tournait mal.
- Il n'avait pas de famille, mais Vance était qualifié.
- En quoi ? Qu'est-ce qui dans son passé le rendait qualifié ?
- Disons simplement qu'il y a des incohérences dans son passé qu'il préfère évidemment qu'on n'explore pas.
- Vous l'avez menacé.
- Non.
- Si, vous lui avez mis le couteau sous la gorge.
- Vous connaissez McCallister. Il aurait protégé Vance, si Eli ne s'était pas mis entre eux. Le Russe était un tueur.
- Pas pour le sport, seulement pour l'argent.
- Quel communiste, hein ?
- Vous le connaissiez ?
- Seulement ce que j'avais lu dans le plan de McCallister.
- Attendez, d'après vous, qui aurait payé ce type pour tuer Vance ? Quel était le nom du Russe ?
- C'était... Quelque chose avec un Z et un V. Comme Zurov, Zubov...
- Zukov ? Anatoly Zukov ?
- C'est lui. Vous pensez qu'il est revenu pour nettoyer son foutoir ?
- Il est mort.
- Sûr ? »
Sharp engageait Leon sur « ordre » de McAllister. La machine était en marche. Le grain de sable qui allait l'anéantir s'appelait Eli David.
« Donc, résuma Gibbs, vous vous êtes rencontrés la première fois à Amsterdam ?
- Ce dossier ne dit pas tout, annonça Eli. Leon et moi espérions en révéler tous les aspects pendant la conférence.
- Vous avez organisé cette conférence ensemble ?
- Oui. J'ai poussé Leon à inclure Amsterdam. Son rôle dans cette mission n'était pas ce qu'on lui avait dit.
- Vous le saviez ?
- Depuis ces vingt dernières années, tous les joueurs se sont éparpillés à travers le monde.
- Vous les avez trouvés. Le directeur Vance les a invités. Pour révéler quoi ?
- Pas quoi. Qui. Qui aimerait voir Leon mort, Gibbs ?
- L'agent Russe. Son nom est rayé.
- Je n'ai jamais su son nom. Un autre détail que j'avais espéré découvrir.
- D'après le rapport de Vance, vous avez dit au Russe que Vance avait été envoyé pour le tuer ?
- Oui. C'est vrai.
- Donc vous saviez que cela ferait de Vance une cible.
- Ce fut le cas. »
Les deux directeurs n'étaient pas grand chose à cette époque. Leon était dans les études lorsque Sharp l'avait engagé. Quant à Eli...
« Ma femme... ne peut plus vivre avec ce que je fais. Elle a pris ma famille, mes enfants, pour s'assurer qu'en grandissant ils ne soient pas comme leur père. Ça, je ne peux pas le combattre. J'ai besoin d'une cible. »
Sans le vouloir, Rivka David avait permis à son mari de faire une chose qui allait décider de la suite des évènements.
« C'était un excellent agent de terrain à part entière, expliqua le directeur du Mossad au patron de sa fille. Leon a été honoré pour son rôle dans l'élimination de l'équipe de tueurs. Le Russe a disparu de Hollande. Je n'ai pas pu garder sa trace. Au même moment, j'ai été réintégré au Mossad.
- Et repris votre ascension vers le sommet. »
Il était certain que l'histoire des David n'avait pas pris le meilleur des tournants. Cependant, ce n'était pas elle qui les intéressait.
« Eli ne pense pas que cette attaque était une vengeance du Russe. Il pense que c'était l'un des nôtres. Depuis toujours. Je ne sais pas ce qui est arrivé au Russe après Amsterdam, Gibbs. Secoue le cocotier. Quelqu'un à cette conférence doit le savoir.
- Combien de temps ça a mijoté, Leon ?
- Le SecNav a signé il y a presque deux ans. Même la suggestion d'un traître à l'époque était inacceptable. »
L'existence d'un traître était toujours inacceptable. C'était bien normal. Son identité, ils l'auront ignoré jusqu'au bout.
« J'ai toujours cru que j'avais été choisi car j'étais spécial, annonça Leon. Ce n'est pas ça du tout. Tu m'avais choisi car je n'aurais manqué à personne une fois mort.
- Ce n'est pas vrai, rétorqua Riley. Ça aurait été une grande tragédie.
- Le marine américain assassiné par un agent russe. L'agence aurait été en colère.
- Le monde changeait sans toi.
- Ma mort aurait reporté l'attention sur ton domaine d'expertise. Et alors...
- Au lieu de devenir l'agent en charge du bureau de San Diego, j'aurais été sur la voie royale vers le poste de directeur.
- Tu étais coincé dans le passé. C'est pour ça qu'ils ont promu des avant-gardistes avant toi. Comme Morrow, comme Shepard, comme moi. Tu voulais ma mort depuis le premier jour.
- Tu n'étais pas censé réussir.
- Tu penses que ton héritage peut vivre en tuant Eli et en me tuant ?
- Pour une fois, tu ne peux pas mourir comme il faut ? »
Finalement Riley McAllister avait perdu la partie. Il en aura fallu de peu pour les directeurs du Mossad et du NCIS.
Sans cesse au cours de cette affaire la mention du Russe revint. Peu connaissait son nom. Withney Sharp avait eu du mal à se le rappeler. Ce qui n'avait pas été le cas de Gibbs. Et pour cause, Anatoly Zukov était l'homme qu'il devait abattre, bien qu'il l'ait ignoré quand McAllister lui fit part de ses partenaires pour cette mission.
« Une mission à Paris, annonça-t-il. Decker est sur place. Je te veux sur l'affaire. Tu as déjà travaillé avec Jenny Shepard ? »
Voilà, ils arrivaient à Paris et ce qu'il s'était passé il y a quatre ans.
« Vaudrait mieux que ce soit une sacrée bonne raison pour me faire sauter dans le premier avion de Mexico, pesta Mike Franks.
- Avez-vous déjà travaillé avec l'agent spécial William Decker ? interrogea le directeur Shepard.
- Il a été engagé l'année où j'ai pris ma retraite. Pourquoi ? Il a des problèmes ?
- Il est mort. Et je suis la prochaine. J'ai besoin de votre aide.
- Mon aide ? Vous êtes le directeur d'une agence fédérale armée.
- Ça doit rester en dehors de l'agence, j'ai besoin de quelqu'un de confiance et vous êtes sur la liste restreinte.
- Je ne savais pas que vous étiez une fan.
- C'est la liste restreinte de Gibbs. Il vous confierait sa vie et c'est suffisant pour moi.
- Je vous écoute.
- Il y a dix ans, je suis allée en Europe avec un autre agent.
- J'imagine que c'était pas pour faire du tourisme.
- Si... mais ce qu'on visitait n'était pas dans les guides touristiques.
- L'opération ?
- Confidentielle.
- Sympa d'avoir parlé avec vous. Profitez des chaînes câblées gratuites.
- On tentait d'infiltrer une cellule d'espionnage russe. L'agent spécial Decker était notre agent de liaison. Il a obtenu nos identités, s'est chargé des contacts... Le nom Oshimaida était un code qu'on devait utiliser dans le cas où notre couverture serait compromise. On pensait qu'on s'en était bien sorti. Mais aujourd'hui, aux funérailles de Decker un homme a demandé M. Oshimaida. Seuls trois d'entre-nous connaissaient ce nom. Qui que ce soit, il a entendu ce nom de Decker. Et Decker ne l'aurait utilisé que s'il était sur le point d'être tué.
- Vous avez dit qu'il était mort d'une crise cardiaque.
- Le coroner a dit qu'il est mort d'une crise cardiaque. Decker a essayé de me laisser un message.
- Vous êtes la prochaine ?
- Mon équipier est aussi en danger. Qui que ce soit, il croit que l'un d'entre-nous est Oshimaida.
- Qui est l'autre agent ?
- Gibbs. »
Tout cela lui rappelait sa disparition.
« Docteur. Je n'ai jamais eu... à autopsier une collègue.
- Je vous assure, M. Palmer, le suivant ne sera pas plus facile. »
Même si ce n'était pas elle sur la table d'autopsie.
« Vous étiez, ma chère, une femme qui savait toujours ce qu'elle voulait. Un trait que certains auraient pu voir comme de l'arrivisme, plutôt que le vrai sens du devoir qui, je sais, vous portait. C'est pourquoi je ne peux m'empêcher de me demander si votre mort, aussi, était selon vos conditions. »
Ses conditions, oui. Elle préparait sa disparation depuis des mois, mais de façon à ce que cela passe mieux pour ses proches qu'une exécution.
« Elle était mourante, Jethro. Elle savait que la détérioration aurait été rapide. Douleurs débilitantes, perte des capacités motrices. Aussi difficile que ça puisse être, ça a peut-être été plus charitable. »
Le vieil homme soupira. La disparition de Jenny devait être temporaire mais, au final, ce qui aurait dû se terminer avec la conférence sur Amsterdam n'avait, en réalité, que débuté.
Je n'exclue pas les erreurs dans les dialogues tirés des épisodes. J'ai en effet repris les sous-titrages des épisodes pour cela (le temps que ça m'a pris de tout lire, trier, inclure, à quel moment, pour que ça colle avec le reste, que tout s'organise correctement... un boulot de dingue!). Je n'ai pas vraiment le temps ni l'occasion de revisionner le double épisode 518, le 808 et le 809.
Prochain chapitre sur Tony et Jenny pour éclairer totalement le retour de Jenny et le fait qu'elle ne soit pas morte à LA. Il aura plus ou moins la même forme que celui-là.
