Ce chapitre a été écrit par Natacha
18 h 00 pilent. Je rentre enfin à la maison.
J'aurais voulu partir plus tôt, mais des policiers ont été appelés, dont moi, pour une affaire.
Je passe le pas de la porte et Stiles vient m'accueillir après avoir cessé son activité. Il blanchit immédiatement en voyant du sang sur mon uniforme.
Je retire ma veste lorsqu'il s'interroge et me fait part de sa surprise.
— C'est du sang ?
Sans que je puisse répondre, il déboutonne ma chemise et vérifie si je n'ai pas été touché ou blessé quelque part. Je prends son visage entre mes mains, le forçant à me regarder.
— Ce n'est pas mon sang. C'est celui d'une victime.
L'expression de mon visage est fermée, il comprend immédiatement ce qui s'est passé et n'insiste pas. Il me sourit de manière rassurante et je ne peux m'empêcher de le prendre dans mes bras, fourrant ma tête dans le creux de son cou. Il me caresse le dos, m'indiquant que tout va bien.
— On peut annuler ce soir. La meute comprendra.
– Non, j'ai besoin de me changer les idées. Et Liam me doit une revanche aux jeux vidéo.
Il lève les yeux au ciel au moment où je le regarde. Il doit sûrement se dire qu'il a épousé un gamin. Je lui donne une légère tapette derrière la tête et il me tire la langue, me faisant éclater de rire. Il est fier d'avoir réussi son coup.
J'en profite pour passer une main dans ses cheveux et il fait une mine surprise, une seconde.
— Merde !
— Stiles ! Ton langage !
— Oh ça va ! Matthéo est dans sa chambre en train de jouer !
— Ce n'est pas une raison.
— Tu veux vraiment te disputer ? Maintenant ? À ce sujet ?
Je lève les yeux au ciel puis les mains, montrant que je le laisse gagner pour cette fois. Il bombe le torse fier et je marmonne entre mes dents que j'ai épousé un gamin. Ce qui le fait rire.
— Tu attendais la visite d'un notaire ?
— Non, pourquoi ?
— Le notaire... Heu... Je sais plus quoi... est passé car il voulait te voir. Il repasse ce soir.
— Il t'a dit pourquoi ?
— Non, il est parti sans me laisser le temps de répliquer quelque chose.
— Ça ne doit pas être important et...
— NOTTET !
Je sursaute à sa prise de parole soudaine. Je le fixe, attendant une explication.
—C'est le notaire Nottet.
— Ça ne me dit rien. Je verrais bien.
Il hoche la tête puis vérifie l'heure sur l'horloge du couloir.
— Tu devrais aller te doucher. La meute va bientôt arriver.
Je dépose un baiser sur ses lèvres puis y monte rapidement.
Après ceci, je me dépêche de rejoindre la meute qui est arrivée le temps de me nettoyer et de mettre à laver mon uniforme.
Le repas se déroule parfaitement bien. Les discussions coulent à flots et les enfants sont tranquilles dans leur coin, à jouer entre eux.
Au bout d'un moment, la porte sonne. Je cesse toute activité pour rejoindre Stiles qui est allé ouvrir. Je l'enlace à la taille et je regarde l'homme qui se présente face à nous.
— Bonsoir. Je suis maître Nottet. J'aimerais vous parler en privé.
— Vous pouvez parler devant mon époux, je n'ai rien à lui cacher.
— J'ai reçu des ordres stricts. Avez-vous une pièce où nous pouvons parler ?
Je hoche la tête, puis embrasse Stiles.
— Va retrouver nos invités, je vous rejoins rapidement.
Je monte dans mon bureau avec le notaire derrière moi. Me posant toutes les questions du monde du pourquoi il est là.
Après s'être installé, je ne veux perdre aucun temps alors j'entre dans le vif du sujet.
— Pourquoi vous êtes là ?
Il sort un papier et une photo d'un enfant peu âgé. Je jette un coup d'œil sans trop d'intérêt.
— Il se trouve que je suis le notaire américain, mandaté par le cabinet Delanueva, de la défunte Mademoiselle Santana Villanueba, décédée le mois dernier d'un cancer des poumons.
Attendez. Ce nom me dit quelque chose...
— Je ne vois aucun rapport avec moi ou mon époux.
— Il se trouve aussi que vous aviez eu une liaison il y a quelques années avec cette femme. Et elle est tombée enceinte de vous. Un test de paternité pourra être fait s'il est demandé, mais cela ne sera peut-être pas nécessaire, puisque la ressemblance physique, entre vous et l'enfant, est flagrante.
Il me tend la soi-disant photo, sans même me laisser le temps de digérer la nouvelle. Je la prends et suis choqué. On dirait un mini moi, mais avec une peau plus caramel.
Je me souviens d'elle...
— L'enfant s'appelle Nigel. Étant vous le paternel, nous vous l'amenons demain matin à la première heure. Félicitations, vous êtes père.
— Quoi ? C'est une blague ?
Est-ce que vous vous y attendiez à cela ?
Comment Stiles va réagir en apprenant la nouvelle ?
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