Yo ! J'avoue, j'ai eu un petit moment où je vous est abandonné... Pardon ! T_T Mais me revoilà, avec un nouveau chapitre plus frais que jamais ! N'hésitez SURTOUT PAS à laisser une petite review, pour savoir si ça vous plait, si vous avez des suggestions pour la suite ( parce que, autant l'avoué, j'ai l'histoire en gros en tête, mais j'improvise complètement ! ) et, surtout, si vous avez deviné qui sont les parents de Mojuna, Tsukare, Usotsuki et Shai ! Et ouais, je vous lance un défi ! Bon, j'ai pas encore votre récompense, mais bon... Le principal, c'est de participer ! Et puis, je vous laisse quand même pas mal d'indices sur leurs parents...

Allez, bonne lecture !

Phoénix

CHAPITRE 4

KONOHA

On avait lancé un kunai, et parfaitement bien. Les yeux qui les fixaient était un viseur hors-pair. Il avait visé juste au nœud du bandeau de Tsukare, sans la toucher elle. Alors, qu'elle avait la tête complètement retourné. Son bandeau frontal était cloué par terre, le kunai bien planté. Kiby fixait le vide, et n'osait pas bouger pendant quelques instants. Tsukare aussi était bien trop choquée pour tourner la tête. Mais lorsqu'ils se décidèrent à bouger, le regard leurs firent regretter leurs gestes. Ils avaient pensé à appeler au secours, mais avec la personne qu'ils avaient devant eux, il se rendirent vite compte que c'était bien trop dangereux. Kiby fit volte-face et lança trois shurikens en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Les shurikens se perdirent dans la fumée, et furent déviés.

Tsukare et lui lui faisaient face. Désormais, il fallait vite trouver un plan s'ils voulaient, soit s'échapper, soit savoir qui se cache derrière ce sale regard.

Tsukare commençait à réfléchir à leur situation, mais la fumée commençait à se désépaissir, pour laisser apparaître une silhouette sombre. Une silhouette masculine. Mais ses traits n'apparaissaient pas. Soudain, cet inconnu brisa le silence et commença dans une voix sépulcral :

- Allons, je veux juste discuter.

Aussitôt, Kiby et Tsukare lancèrent des kunais, accrochés à des parchemins explosifs, qui se perdirent à leur tours dans la masse de fumée encore constante. Ils profitèrent tout deux de cet instant d'inattention pour se jeter sur leur invité.

- RAITON, LES MILLE OISEAUX !

Tsukare plaça sa main sur son avant-bras droit et se jeta sur l'ombre. Kiby disparut subitement dans un nuage de fumée. La silhouette continuait de fixer la scène, et ne bougeait pas. Kiby réapparut soudainement derrière la silhouette, et lui planta un kunai dans le ventre au même moment où l'éclair de Tsukare était sur le point de toucher le torse de l'intrus. Mais en un mouvement de bras, il dévia la trajectoire de la jeune fille et retourna le kunai de Kiby.

En un mouvement de bras, il avait complètement retourné la situation. En un mouvement de bras, il avait retourné les armes de ses adversaires contre eux.

L'éclair de Tsukare frappa les jambes de Kiby.

Le kunai de Kiby frappa l'épaule de Tsukare.

Un silence insupportable s'installa. Kiby et Tsukare se regardèrent, complètement pétrifiés par ce qu'ils avaient devant eux. L'épaule de la jeune fille commençait à saigner, et les jambes de son ami perdaient leurs forces à vue d'œil. Kiby s'étala par terre, mordant littéralement la poussière. Tsukare s'agenouilla devant lui, se tenant l'épaule.

- K...Kiby... implora-t-elle.

Mais celui-ci était complètement inconscient. Ses jambes tressautaient, et un filet de sang s'écoulait le long de sa jambe gauche. Une boule se noua dans sa gorge. Elle ne parvenait plus à respirer correctement.

Avait-elle...tué son meilleur ami ?

- Qui es-tu ? demanda-t-elle à l'inconnu, sans tourner la tête.

Sa voix avait changer de ton. Il n'était plus apeuré, il était imposant, presque menaçant.

- Qui je suis ne te regarde pas, répondit-il, avec un moment d'hésitation, ce que Tsukare parvint à entendre.

- Qu'est-ce que tu veux ? continua-t-elle, en ayant toujours son air menaçant, mais on pouvait percevoir les larmes qui coulaient le long de ses joues.

- Je veux simplement discuter.

Tsukare sourit. Elle avait bien fait de garder le dos tourné, car ainsi, et pouvait composer ses mudrâs sans qu'il la voit.

Invocation, se dit-elle.

Au même moment, cinq chiens apparurent. Ils portaient tous le bandeau de Konoha.

- Vous deux, ordonna-t-elle, sans se retourner, emmener Kiby à la première infirmerie que vous trouverez. Toi, tu vas prévenir le Hokage, et vous deux vous restait avec moi.

Les chiens s'exécutèrent. Deux traînèrent Kiby loin du combat, un s'envola prévenir le Hokage, et les deux autres, un gros molosse, et un plus petit, se mirent face à la silhouette.

- Qui est ce type ? demanda le petit.

Tsukare se retourna. Son apparence avait changé. Son œil droit était jaune. L'autre était vert. Et du chakra bleu entourait sa silhouette.

- Je vais te faire regretter de t'être pris à mon ami !

Et elle fonça droit sur lui.

Oto

Shai resta pétrifié pendant quelques instants. Ses amis s'étaient envolés dans un un nuage de fumée, laissant place à un regard menaçant. Il aurait fuit s'il n'était pas en proie à la peur. Ses grandes prunelles blanches se firent encore plus rondes, et il se mordit la lèvre en rejoignant ses deux mains sous son visage, comme s'il suppliait le monde entier de lui dire que tout ça n'est que le fruit de son imagination.

- Tes yeux sont encore plus blancs que la neige, déclara la personne. C'est impressionnant. Je l'avoue.

La fumée grisâtre s'évapora, et la silhouette se montra plus distincte. C'était un homme, qui portait une sorte de cape noire, et qui cachait son visage avec une capuche. Ses mains étaient gantées, et ses jambes étaient cachées par la cape. En fait, à part la moitié de sa bouche, on ne pouvait rien distinguer.

Shai restait impuissant, son corps ne lui obéissait plus. Il aurait voulu fuir, mais se jambes refusèrent de bouger. Il aurait voulut parler, crier, mais sa voix ne voulait émettre aucun son. Il resta donc immobile, dans cette position qui le rendait encore plus faible qu'il ne l'était déjà. Il ressemblait à un petit chiot suppliant.

- Qu...qui êtes-v...vous ? demanda-t-il finalement, ce qui lui demanda un effort surhumain.

- Qui je suis ne te regarde pas, répondit la Capuche du tac au tac.

Cette simple phrase suffit à faire éteindre la flamme de courage qui avait fallu à Shai pour déclarer ces quatre mots. Il baissa la tête.

- Je veux discuter avec toi, termina la Capuche.

Shai releva la tête. Que pouvait bien vouloir cet étrange homme ? Il n'était pas du village d'Oto, ça, c'est sûr. Mais que venait-il faire ici ? Et surtout, pourquoi le brun avait-il été embarqué dans cette histoire ?

- Qu...que voulez-vous ?... demanda-t-il.

- Je voudrais te poser une question.

Il s'approcha de lui ; par reflex, le brun recula d'un pas, mais l'autre ne cessa de s'avancer, jusqu'à ce qu'il soit bien face au jeune homme. Il pencha légèrement la tête vers lui, et voûta le dos pour être à sa hauteur.

- Dis-moi, déclara-t-il, sais-tu d'où tu viens ?

Shai ne comprit pas la question. Soit il avait bien trop peur pour réfléchir, soit il avait peur de la réponse elle-même.

- Sais-tu pourquoi tu es le seul à posséder ces pupilles ? continua la Capuche.

Son cœur cessa un instant de battre. Il avait bien entendu. Cet inconnu, qu'il venait à peine de rencontrer, savait qui il était et surtout, savait qu'il avait le byakugan. C'était impossible ! Et pourtant, il était sûr de ces paroles.

- Je...je...balbutia le brun.

- Non, répondit la Capuche en se redressant. Tu ne sais pas. Tu ne sais rien de ta pauvre vie.

Shai gardait la tête baissait, en se demandant si tout cela était bien réel. Seul ses amis Indy et Ash savait qu'il avait un pouvoir aux yeux, mais cet inconnu...le connaissait mieux que lui-même. Un frisson d'angoisse le fit trembler de la tête au pied. Il aperçut un sourire sur le visage de l'inconnu.

- As-tu peur de moi ? demanda-t-il.

Shai frissonna encore plus. Au plus profond de lui-même, oui, il avait très peur. Cet homme connaissait mieux son existence que lui-même ! Mais il devait au moins garder la tête froide.

- Je...Je n'est pas p...peur, répondit-il en relevant doucement la tête. C'est j...juste que je ne v...vous connait pas...

- C'est donc parce que tu ne me connait pas que tu as peur ? répliqua la Capuche.

Shai redressa brusquement la tête. Il savait qu'il était faible, mais ce n'était pas la peine de le lui rappeler ! Cet intrus le connaissait peut-être de l'extérieur, mais il ne connaissait ni ses sentiments ni son cœur. Et Shai en avait marre d'être considéré comme une plaie, un fardeau, trop stupide pour être porté !

- J'ai été poli avec vous, je vous prie de faire de même avec moi, répondit froidement le brun.

Il crut percevoir un soupçon d'étonnement sur la visage apparant de la Capuche. Shai se surpris à se détendre, ses mains retombaient normalement, il avait arrêté de trembler, et son visage avait quitté ses airs angéliques.

- Oh... lâcha la Capuche. Tu as donc du caractère quand même.

Il sortit un kunai d'une de ses pochettes, et le fit tournoyer avant de le planter dans le sol et de disparaître dans le même nuage de fumée qu'au début.

Mais qui était cet homme ? se demanda Shai.

La forêt était redevenu tranquille. Alors, ça, c'était vraiment bizarre. Il était presque sûr que ce qu'il avait vécu n'était rien d'autre qu'un effet secondaire de sa fatigue. Mais le kunai était bien planté là.

Bon, maintenant, il allait devoir retourner auprès de ses amis. Mince ! Ses amis ! Comment allait-il lui expliquer ça ? Aïe aïe aïe... ! Ne perdons pas plus de temps !

Il ramassa vite le kunai qu'avait lancé la Capuche puis courut rejoindre Ash et Indy.

Suna

Mojuna se redressa immédiatement. Elle attrapa quatre kunais qu'elle glissa entre ses doigts, deux dans chaque mains, et plaça ses bras en croix sur sa poitrine afin de se protéger.

La fumée commençait à disparaître, mais la silhouette restait très vague. On apercevait juste une forme sombre avec deux yeux qui la fixait...et qui semblait s'avancer.

- Qui es-tu ? demanda Mojuna.

La forme continua d'avancer très doucement.

- Qui je suis ne te regarde pas, rétorqua-t-il.

- Très bien, et que veux-tu ? répliqua la rousse sans se laisser démonter.

- Discuter.

Il lança quatre shurikens, que Mojuna n'eut pas de mal et dévier.

- C'est comme ça que tu discute ?

Elle courut vers lui, kunais en avant, sauta en en lançant deux. Mais la Capuche les esquiva facilement. Soudain, il tomba par terre dans un nuage de poussière.

- Qu'est-ce qu... ? grogna-t-il.

Il regarda ses jambes. Une poignée de sable, dirigé par Mojuna, tenait fermement sa cheville droite. Il regarda devant lui. Elle lui avait lancé ses kunais uniquement pour le distraire, alors que son sable tenait déjà sa cheville. La rousse avait reprit son calmes habituel et croisait les bras.

- Qu'est-ce que tu veux ? répéta-t-elle.

Le regard éperdu de la Capuche disparut avec un sourire narquois. Soudain, il disparut...et un morceau de bois prit sa place.

- Une technique de substitution ?! s'écria la rousse.

Elle sentit alors un coup dans le dos, et tomba à son tour par terre, rattrapée de justesse par son sable. Derrière elle, la Capuche, bras croisé, qui prenait le même air qu'elle quelques instants auparavant.

- Je suis venu savoir si tu savais qui tu es, expliqua-t-il, le dos voûté pour mieux la voir.

La rousse se redressa en croisant les bras.

- Qui je suis ne te regarde pas.

La Capuche était étonné. Ça se voyait par sa bouche, elle était légèrement entre-ouverte et il ne dit rien pendant quelques instants.

- Mh... dit-il en souriant. Je ne m'attendais pas à ça, mais je dois avouer que ça ne me surprend pas venant de ta part Mojuna.

Il fonça à son tour sur elle. Elle esquiva en plongeant entre ses jambes, mais elle se retrouva subitement tirée contre le sol. Elle essaya de se relever, de se dégager, mais elle restait clouée au sol.

- N'essaie pas, continua la Capuche, se sont des fils de chakra. Je ne pensais pas les utiliser, mais je t'es visiblement sous-estimée.

- Tu commences sérieusement à m'agacer ! cria la rousse. SORT-MOI DE LA !

La Capuche resserra son emprise, notamment sur les poignées qu'elle essayait de bouger afin de contrôler son sable.

- Je suis venue t'apporter mon aide et voilà comment tu me remercie ? bougonna-t-il sarcastiquement.

- Je n'ai pas besoin d'aide !

- Pourtant, nous devons savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va.

Mojuna cessa de gigoter dans tout les sens. Elle devait se calmer, et trouver une solution.

- A très bientôt.

Il jeta un kunai, qui coupa un fil de chakra et la libéra, et disparut dans un nuage de poussière.

Mojuna se releva, regardant les alentours, pour voir s'il était vraiment parti. Visiblement, oui. Elle ramassa son kunai. En fait, elle n'avait même pas écouté ce qu'il avait dit. Elle était bien trop concentré à chercher comment se retirer de ses fils que la voix de la Capuche rentrait dans son oreille et ressortait par l'autre.

Avant de ranger la kunai dans sa sacoche, elle remarqua quelque chose sur la poignée. Quelques mots qui lui glaça le mots qui arrêta son cœur pendant un moment. Quelques mots qui allait changer à tout jamais son existence : " Si tu veux savoir qui tu es, donne-moi ta vie ".

KUMO

Usotsuki se réveillait peu à peu. Il ouvrit péniblement les yeux. Il avait un de ces mal de crâne !... Il posa une main sur sa tête, et s'aida de l'autre pour se relever. Assis, juste devant sa porte, qui était encore entre-ouverte. Il avait toujours ses affaires posées à côté de lui. Il se remémora ce qui s'était passé. Mais oui ! Il y avait quelqu'un chez lui ! Il se releva d'un bond, regrettant son geste presque immédiatement car un vertige le prit et le fit retomber.

Soudain, un kunai se plaça avant même qu'il n'est eu le temps de faire quoi que ce soit sous son menton.

- Ne bouges pas, ordonna le possesseur du kunai.

De toute façon, Usotsuki ne pouvait même pas bouger, dû au kunai ET à son mal de tête, donc, ce n'était pas la peine qu'il précise. Comme s'il n'avait pas autre chose à faire, sérieusement. Il n'a pas dû rester inconscient très longtemps, puisque dehors, il faisait le même temps que lorsqu'il était rentré. Il analysa brièvement la situation. Il était assis dos au pied de son lit, donc celui qui avait lancé le kunai devait être sur son lit.

- Qui es-tu ? demanda le brun.

- Qui je suis ne te regarde pas, répondit l'autre lacement, comme si c'était la centième fois de la journée qu'il le disait.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Simplement discuter.

Usotsuki lâcha un petit rire amer. Ignorant le kunai, il étala ses jambes et posa ses mains derrière lui.

- Oh ! s'écria-t-il, sur un ton plus sarcastique qu'il ne le voulait. Et tu discute avec les gens en leur plantant un kunai sous la gorge ? Mmh...pas sûr qu'ils t'écoutent tous...

Il entendit un petit soupir - de ricanement ? - venant de l'autre.

- C'est juste au cas où ils ne souhaiteraient pas discuter avec moi, répondit-il en relâchant légèrement son emprise. Qu'ils soient contents ou non, je m'en moqu...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Déjà, son kunai était planté par terre, l'immobilisant en ayant pris un morceau de sa chaussure avec, et Usotsuki s'était fait un plaisir de sortir son propre kunai et de retourner la situation.

- Le problème avec vous, dit lacement le brun en faisant sentir le kunai sur la gorge de l'autre, c'est que vous vous croyez tout permis, et que vous en avez rien à secouer que les autres soient d'accord avec vous ou non.

Cette fois-ci, c'est au tour de l'autre de ricaner, ce qui agaça le brun.

- Qu'est-ce qui te fait rire, idiot ?

L'autre s'arrêta brusquement. Usotsuki s'attarda sur son invité. Il portait un capuche noire, et, visiblement, un masque sous celle-ci qui lui cachait les yeux jusqu'au nez.

- Je suis simplement déçu, répondit-il.

Le brun sourcilla.

- Déçu de quoi ?

La Capuche toucha le kunai...et celui-ci vira de bord et alla se planter juste au-dessus de la tête du brun qui recula par reflex.

Zut... pensa-t-il. J'avais oublié que j'étais sur mon lit et que le mur était juste derrière moi.

Quatre shurikens volèrent. Deux atterrirent autours de ses épaules et les deux autres autours de sa taille, l'accrochant au mur derrière lui, en prenant un morceau de son tee-shirt et en l'enfonçant aussi profondément que la lame du shuriken.

- Je pensais que tu allais utiliser le sharingan.

Le sharingan. Il fallut quelques instants au brun pour que la phrase remonte jusque son cerveau. Il lui fallut encore plus de temps pour en comprendre le sens.

- Les...sharingans... répéta-t-il dans un murmure à peine audible.

Il ne l'avait jamais entendu de la voix d'une autre personne que lui-même. Cela lui fait très étrange. Personne n'a jamais prononcé ses mots ici. Personne. Parce que personne ne se doute qu'il en existe ici. Lui-même ne se l'explique même pas.

- Mais c'est peut-être parce que tu ne les à pas développés ?... continua l'autre.

Pas développé... Pourtant, si, il les avait. Peut-être qu'en phase 2 selon les livres qu'il a lu, mais il les avait développés quand même. Mais durant les combats, il ne pense jamais à les éveiller parce qu'il ne pense pas qu'il saura son servir lorsqu'il est en action. Pourtant, peut-être que ça l'aurait aidé. Mais si il les montre, le rumeur se répandra vite, et il n'aime pas les ennuis.

- Qui es-tu ? demanda Usotsuki, se libérant de ses pensées.

L'autre s'approcha de lui.

- Et toi, qui es-tu ?

Le souffle d'Usotsuki se fit rauque, plus rapide, et plus difficile à avaler. C'était très étrange comme sensation. Il avait peur. C'était toujours lui qui menait les rênes, il guidait comme bon lui semblait sa propre vie, mais aussi celle des autres. Mais là, c'était cet inconnu qui avait pris possession de son existence.

- Je... je ne comprends pas, répondit-il faiblement.

- Sais-tu qui tu es ?

La question lui fit l'effet d'un coup de poignard dans le ventre. Non. Il ne savait pas qui il était. Il baissa la tête. Il était accroché au mur, et la Capuche le fixait. Sans même dévoiler ses yeux, le brun sentait un regard pesant sur lui, comme si tout les secrets de sa vie lui retombaient soudainement dessus. Il avait tentait de savoir qui il était, mais il n'avait eut aucun résultats, et avait vite abandonner.

- Sais-tu d'où tu viens ? continua l'autre. Sais-tu pourquoi tu es là ? Pourquoi tu es en vie ? Pour quoi tu te bats chaque jour ?...

- ARREEETE ! ESPECE D'IMBECILE, TU NE SAIS RIEN DE MOI !

Il ne pouvait plus supporter cet interrogatoire psychologique. Il ne supportait plus ! Non, il ne savait rien de tout ça ! Il ne connaissait même pas sa propre vie ! Rien ! Il reprit son calme et baissa la tête, le suppliant.

- Tais-toi, je t'en prie...

Usotsuki n'aimait pas se sentir inférieur, mais cet inconnu semblait connaître sa vie mieux que lui.

L'inconnu semblait apprecier, lui, la situation qui portait en sa faveur. Il s'approcha encore plus du brun, qui gardait sa tête baissait. Ses mèches brunes volaient légèrement avec la brise. Ses yeux brillaient. Il se retint de fondre en larme. Il ne voulait pas montrer sa faiblesse. Mais son passé qui lui était inconnu était un trou dans son cœur, qu'il ne parvenait pas à guérir.

Il était atterrit dans le village de Kumo tout petit, au moins aussi loin que sa mémoire le lui permet. Un jeune couple l'avait prit sous son aile, mais lorsqu'il avait dix ans, ils sont tout les deux partis. Ils ont quittés de village, et l'ont abandonné. C'était les seuls qui lui avait porté de l'attention...et même de l'amour. Mais Usotsuki se sentait trahi. Ils n'avaient pas le droit de l'abandonner ! Ce n'était que des égoïstes ! Il s'est morfond dans ses larmes pendant plus d'une semaine, puis, il a reprit ses esprits. Et il s'est fait la promesse qu'il ne s'attacherait plus jamais à personne. Plus jamais. Parce que ça fait trop mal quand on perd quelqu'un qu'on aime. Il s'est donc éloigné du village, et s'est caché dans la forêt. Là-bas, la seule compagnie qu'il avait étaient les animaux. Et au moins, il savait qu'ils lui étaient fidèles. Mais suite à un sentiment de trahison et d'abandon, il a ressenti celui de la solitude...et de la rancoeur. Il éprouvait une haine intense pour ce couple qui avait osé lui donner de l'amour, puis qui l'avait quitté à tout jamais. Il ne voulait pas devenir ninja, mais souhaitait quand même savoir les bases. Il a donc épier les écoles de son village et des alentours et à suivit son entraînement comme cela, s'entraînant en plus de son côté. Jusqu'au jour où il à développé les sharingans. Il n'en a parlé à personne, et a continuer de travailler autant ses techniques que ses yeux, métrisant ainsi les bases du ninjutsu, du taijutsu et du genjutsu.

Usotsuki redressa légèrement la tête.

- Moi, je sais qui tu es, lui dit l'autre. Je connait la réponse à toutes les questions que tu te poses depuis tant de temps.

Il reprit d'un seul mouvement chacune de ses armes. Le brun tomba par terre, à genoux devant cet inconnu qui l'avait replongé dans la douleur de son enfance. Il n'osa même pas relever la tête, impuissant face à cet homme, et sentit une larme couler le long de sa joue.

La Capuche déposa quelque chose par terre, puis s'évapora dans un nuage de fumée.

Usotsuki restait par terre, n'ayant plus la force de se relever. Il repassa chaque instant de son enfance. Et chacun de ses instants lui broyaient un peu plus le cœur. Il avait beau frimer sous ses grands air, il était toujours faible. Il se retenait de toutes ses forces pour ne pas fondre en larmes. Il ne voulait plus pleurer. Il ne voulait plus se sentir inférieur. Pour quoi tu te bats ?

Il ne savait pas répondre à cette question, comme il ne sait pas répondre aux autres. Mais il trouverait quelque chose. Il trouverait forcement. Une personne à protéger. Une quête à accomplir. Une direction à suivre. Un rêve à réaliser. Il allait trouver. Il allait donner un sens à sa vie.

Dans le chapitre suivant :

" Il vit ce que la Capuche avait déposé avant de partir : c'était un collier, avec un flacon qui contenait du liquide rouge. Et queles tâches noires semblaient former des lettres. "