Bonjour à toutes...et à tous !
Et oui, j'ai appris que j'avais le plaisir d'avoir des hommes qui me lisent ! C'est toujours intéressant d'avoir un point de vue masculin :)
Voici la suite de ma fic. Je me suis vraiment amusée à l'écrire, et elle est relativement longue comparé à mes autres chapitres.
Je suis désolée, je suis un peu longue pour publier, mais comme je débute je prends le temps de chipoter les détails avec Teli pour être sure de ce que je vous fais lire :)
Encore merci à elle d'ailleurs, je l'embête à tout lui faire relire deux fois !
Je pense que je suis partie pour publier un chapitre par semaine, surtout qu'on commence à rentrer dans le cœur de l'histoire donc ça se travaille davantage !
Thr3 re4son'z : Tu fais bien de chipoter sur les détails, ça ne me gêne pas du tout ! Ça m'oblige à rester cohérente dans ce que j'écris :)
Pour la foule, c'est Teli qui m'a proposé de développer davantage l'idée. La preuve qu'avoir une béta-lectrice, ça aide !
En tout cas, je suis contente que ma fic vous plaise, et j'y travaille vraiment dur !
Je vous souhaite une bonne lecture ! :)
OoO
Sam n'avait pas bougé depuis une bonne demie-heure. Il fixait Gabriel, ne sachant que faire maintenant qu'il avait obtenu le fait de le veiller seul.
D'ailleurs, pourquoi y avait-il autant tenu ? Il se retrouvait bien embêté à ne pas savoir comment aider l'ange, et à luter contre le sommeil qui l'assaillait.
La journée avait été riche en émotions, et, maintenant qu'il était seul et qu'il savait Gabriel en lieu sûr, ses nerfs lâchaient et la fatigue reprenait ses droits.
Doucement, il sentit sa tête s'alourdir et ses yeux se fermer. Il commençait déjà à rêver lorsqu'un bruit de klaxon le fit sursauter et se relever d'un bond.
Sam se dirigea vers la fenêtre et en écarta les rideaux pour guetter, et voir d'où venait ce bruit. Il ne s'agissait que d'une bande de jeunes qui rentraient visiblement d'une soirée bien arrosée.
Il se retourna pour regarder la pendule accrochée au mur.
22h34
- La nuit va être longue...murmura t-il dans un demi-soupire.
En même temps, c'était de sa faute s'il se retrouvait à ne pas pouvoir dormir de la nuit. Il pesta intérieurement, ne souhaitant qu'une chose : dormir. Mais il devait se résigner à oublier l'idée.
Alors, il se dirigea vers la table, et se servit un mug de café dans l'espoir que ça le tienne éveillé. En avalant une gorgée du liquide, Sam grimaça.
- C'est froid...
Il se leva et alla réchauffer son café au micro-onde. Il en bu une nouvelle gorgée, et retourna près de la table. Il sortit l'ordinateur de son sac, et le posa sur la table. S'il ne pouvait pas dormir, autant faire quelque chose d'utile.
Il s'assit donc devant l'ordinateur et commença à faire des recherches. Il ne savait pas bien quoi chercher, mais il voulait surtout s'occuper la tête.
Alors, il fit des recherches sur les grâces des anges, se doutant qu'il ne trouverait rien...à juste titre. Il se renseigna également sur l'histoire de la ville, puis de la région environnante, mais rien ne semblait avoir un lien avec ce qui arrivait à l'archange.
En même temps, les articles au sujet d'archanges ne courraient pas les rues...
Sam soupira et leva les yeux vers l'horloge.
00h52
Il se leva pour s'étirer, et posa machinalement ses doigts sur le mug pour avaler une gorgé de café. Le liquide avait refroidi, mais, étant donné le peu qu'il lui restait à boire, il se résigna à l'avaler en l'état.
En voulant la reposer sur la table, la tasse lui échappa des mains et roula sur la moquette avant de s'arrêter à un ou deux mètres du lit de Gabriel.
Il suivit la tasse et la ramassa, puis, en se relevant, son regard se posa sur le corps de l'ange.
Il fut à nouveau surpris de voir la quantité de sang qui tachait ses vêtements, et se rappela des paroles de Castiel.
« J'ai pu soigner les plus grosses blessures, mais les mineures devront guérir d'elles-mêmes. »
Sam ne savait pas quoi faire pour aider la grâce de Gabriel à se rétablir, mais il pouvait lui éviter de gaspiller son énergie à soigner son vaisseau. Il décida donc de panser un maximum de ses plaies, à défaut de mieux.
Il se rapprocha du lit et posa sa tasse sur la table de chevet. Il fixa le visage de Gabriel un moment, n'osant presque pas le toucher.
Il semblait dormir paisiblement, ses traits étaient doux et sérieux. Sam se dit que ça ne lui ressemblait pas. Il ne l'avait vu que moqueur, à part lorsqu'ils avaient découvert sa véritable identité.
Il se rappelait en avoir frissonné lorsque l'archange leur avait révélé son nom. Le voir si sérieux tout à coup lui avait fait ressentir l'ampleur de sa puissance et de son importance. Quand il ne jouait plus, Gabriel pouvait être encore bien plus effrayant. Mais, en même temps, Sam avait aimé la sensation qu'il avait ressentie lorsque l'ange lui avait dit son nom en le regardant droit dans les yeux. Il ne savait pas se l'expliquer, il ne savait même pas ce qu'il avait exactement ressenti. Une sorte d'excitation, de plaisir. Faire avouer son nom à l'ange avait été comme le soumettre, comme si ce nom était quelque chose d'intime, de tabou. Il avait aussi aimé le voir en colère ce jour là, Sam l'avait trouvé tout à la fois terrifiant et fascinant.
Son frère et lui ne s'y étaient pas attendus l'ombre d'une seconde. Pour eux, ils s'agissait de l'embrouilleur, une espèce de monstre qui se jouait d'eux comme bon lui semblait, un plaisantin ayant une imagination débordante. Mais lorsqu'ils apprirent qui il était réellement, il n'y avait plus aucun doute sur le fait qu'ils n'avaient pas fait un pas sans que Gabriel ne l'aie permis.
Castiel les avait mis sur la piste, et ils avaient devinés qu'il s'agissait d'un ange. Mais ce n'était pas qu'un ange, c'était un archange ! Et pas n'importe lequel qui plus est...
A la mort de Gabriel, Sam s'était pris de passion pour tout ce qui touchait l'archange. Une force tellement supérieure qu'elle fait trembler anges et démons, ça le fascinait.
Il avait fait tant de recherches que ça en devenait une obsession, comme s'il pouvait le faire revivre en connaissant son histoire.
Ce n'était déjà pas rien d'être un archange, qui plus est, un des quatre à avoir vu Dieu en personne. Mais, en tant que son messager, il avait une place encore plus importante. L'admiration de Sam avait atteint des sommets lorsqu'il avait lu que Gabriel était l'archange de l'Annonciation, et qu'il avait une place prépondérante dans les commencements de toutes les religions monothéistes.
Il avait même appris qu'il était censé être le gardien du jardin d'Eden...si c'était vrai, alors il était vraiment là depuis le tout début...
Sam avait bien compris qu'il était un des premiers êtres à avoir été créé par Dieu. Mais il n'arrivait pas à l'acter. Il tenta de se représenter la longue existence de l'archange, et tout ce qu'il avait du voir et faire, mais c'était tellement colossal qu'il échoua dans sa tentative.
Sam soupira en observant le corps sous ses yeux. Ça semblait tellement irréel...tout ça le dépassait de très loin. Ce corps semblait tellement mortel et tellement frêle qu'il arrivait difficilement à imaginer qu'il renfermait une telle puissance.
Et dire que son frère et lui l'avaient chassé comme un monstre...
Sam frissonna en pensant à tout ce qui aurait pu leur arriver, et à toutes les morts atroces qu'ils auraient pu connaître si l'ange n'avait pas été dans d'aussi bonnes dispositions.
Il ne savait pas bien ce qui était vrai ou faux dans ce qu'il avait appris sur Gabriel, mais, étant donné que l'ange était bien réel, la majorité de ces faits devaient l'être également.
Il avait vécu des millénaires, et avait vu et fait tant de choses incroyables...il avait vu naître et grandir les premiers humains, et pourtant il était là. Étendu sur ce lit.
Sam se répéta mentalement tout ce que représentait cet archange et, avec une sorte d'adoration, posa doucement ses doigts sur son torse. L'humidité qu'il sentit sous ses doigts le ramena à la réalité.
Il sortit de sa contemplation en se frottant le coin des yeux. La fatigue l'avait emmené dans un état second sans qu'il ne s'en rende véritablement compte. Il en avait même oublié ce qu'il voulait faire quelques secondes plus tôt.
- Ah oui... le soigner...le soigner...euh...
Il tenta de reprendre ses esprits, et sortit une petite trousse de secours de son sac. La posant sur le lit, il s'assit et se pencha sur Gabriel pour étudier la façon dont il devait procéder.
Il y avait tellement de sang qu'il ne savait même pas où il pouvait poser les mains sans le blesser. Alors, Sam ne se posa pas davantage de questions, et il passa une main dans le dos de l'ange, sous sa veste, pour le redresser. Il le cala contre son torse, son bras soutenant toujours le dos de Gabriel, et, de son autre main, il fit glisser la veste le long de ses bras. Une fois la veste anciennement kaki débarrassée, Sam jeta un œil par dessus l'épaule de l'ange pour voir si son dos était blessé.
La chemise semblait sale mais non tâchée de sang, aussi, il décida de s'occuper de son torse en priorité.
Il recoucha l'ange sur le lit, et entreprit de défaire les boutons de sa chemise.
Au bout du second bouton, Sam pris conscience de ce qu'il faisait, et trouva que la situation pouvait sembler ambiguë.
Il arrêta son geste, laissant ses mains posées sur la poitrine de l'ange, tentant de se raisonner.
Sous ses mains, il sentait le corps se surélever au rythme de la respiration de Gabriel. Sam ferma les yeux et se laissa bercer par ce mouvement un instant, se sentant soudain plus serein.
Rouvrant les yeux, il reprit sa tâche, parlant à voix haute tout du long pour se donner contenance.
-Je ne fais que soigner un ami, c'est tout. Je ne peux pas le laisser avec de telles blessures, pas vrai ? Ce serait vraiment étrange de ne pas le soigner. C'est normal que je soigne un ami.
« Ami » ? Sam tiqua en s'entendant prononcer ce mot. Depuis quand avaient-ils été amis ?
L'archange les avait toujours fait souffrir, il avait toujours joué de façon cruelle avec eux. Ils n'avaient jamais été amis. Même son sacrifice ce jour là n'avait été que pour sauver une...femme.
Sam serra les dents tellement forts qu'elles crissèrent désagréablement, le faisant sursauter. Il pesta une fois de plus. Pourquoi est-ce qu'il prenait tout ça tellement à cœur ? Ce n'est pas comme s'il voulait être ami avec l'embrouil...l'archange. Pas du tout, même pas en rêve. Ça devait être la fatigue qui le faisait délirer. Oui, ça ne pouvait être que ça, il ne fallait pas faire attention.
Il termina d'ouvrir la chemise, et en écarta les pans pour voir l'ampleur des blessures.
Son souffle se coupa un instant en posant les yeux sur la partie dénudée de son corps. Sam ne voulait même pas savoir dans quel état il était avant que Castiel ne guérisse les plus grosses blessures.
Il y avait tellement de sang coagulé que Sam fut pris d'un léger vertige.
Il se leva, et alla remplir un récipient d'eau chaude et chercher des serviettes dans la salle de bain. Il se rassit près de l'ange et trempa une serviette dans le liquide. Doucement, il commença à nettoyer le corps, n'osant pas frotter trop fort de peur de rouvrir une plaie.
Pendant qu'il s'affairait à sa tâche, Sam se demanda ce qui avait bien pu le mettre dans cet état. Avait-il été attaqué ? Qui aurait été assez puissant pour le blesser si gravement, alors que même le paradis semblait ignorer son retour ?
Au fur et à mesure qu'il ôtait le sang coagulé, il voyait apparaître des plaies, dont une balafre partiellement cicatrisée qui courait d'une épaule à la hanche opposée.
Sam mouilla une seconde serviette afin de le débarrasser définitivement de toutes traces de sang, puis il fouilla dans sa trousse de secours pour en sortir du fil dentaire, une aiguille et une petite fiole de whisky.
Il entreprit de désinfecter et de suturer toutes les plaies le plus proprement possible, guettant la moindre réaction de la part de l'ange. Pour les blessures superficielles, Sam appliqua du bout des doigts un baume cicatrisant à base d'herbes médicinales.
Une fois qu'il eut fini, il passa le revers de sa main sur son font pour en récolter la sueur et soupira de contentement. Il se leva et retourna dans la salle de bain pour vider l'eau sale, mettre les serviettes à tremper et se laver les mains. Il revint près du lit avec un récipient rempli d'eau chaude et une serviette propre, puis, il jeta un œil à l'horloge.
02h29
Il était épuisé, mais il avait encore du travail, et puis, après tout, il l'avait bien cherché.
Se rasseyant près de Gabriel, il passa à nouveau un bras derrière son dos et sous sa chemise afin de le redresser. Il l'appuya contre son torse, calant la tête de l'ange sur son épaule, et fit glisser la chemise le long de ses bras et de son corps.
Une fois la chemise enlevée, Sam observa la peau nue du dos de l'archange. Elle était sale, mais il n'y vit aucune écorchure ni aucune plaie. Doucement, comme pour vérifier ce qu'il voyait, Sam fit glisser le bout de ses doigts sur la peau. Un léger frisson le parcouru alors. Elle était veloutée et lisse. Il sentait les omoplates de l'ange sous ses doigts, et se mis à imaginer des ailes en sortir.
Sam les imaginait immenses. Il en avait vu la trace lorsqu'elles avaient brûlé, mais, malgré tout, il les imaginait bien plus grandes et imposantes. Il se rappela alors quel être mystique et puissant il avait dans les bras.
Avoir un être si puissant dans un tel état de faiblesse lui laissait un sentiment grisant, et il se détestait d'avoir de tels pensées. Gabriel pouvait le dominer ou le tuer d'un claquement de doigts, et l'idée lui plaisait malgré lui.
Balayant ces pensées du mieux qu'il pu, Sam saisit la serviette et l'essora grossièrement. Puis, doucement, il la passa sur le dos de Gabriel afin d'enlever le crasse qui le recouvrait, et le sang qui avait coulé lorsqu'il avait nettoyé ses plaies.
Lorsqu'il eut fini, il déposa la serviette dans le récipient, et posa ses mains sur le dos de l'ange dans le but de le recoucher. Mais il arrêta son geste, car il entendit son souffle se saccader. Comme s'il faisait un mauvais rêve.
Avant d'avoir pu se réfréner, Sam eut le réflexe de passer ses doigts dans les cheveux emmêlés.
Se rendant compte de son geste, il se raidit et sortit immédiatement ses doigts de la chevelure.
Gabriel ne semblait toujours pas apaisé, et Sam pouvait sentir les muscles de son dos se contracter sous ses doigts.
Alors, pour une fois, il arrêta de réfléchir. Il resserra le corps contre lui, lui caressant légèrement le dos, et passa son autre main sur ses cheveux dans le but de le calmer.
- Gabriel... Murmura t-il à son oreille, Gabriel, tout va bien. Tu es en sécurité, je m'occupe de toi. Calme-toi.
Sam continua de le réconforter en passant ses mains sur le dos et la chevelure de Gabriel, et ses bras se refermèrent sur le corps sans s'en rendre compte. Sam avait fermé les yeux, attendant patiemment que la respiration de l'ange reprenne un rythme régulier.
Lorsqu'il le sentit se détendre contre lui, il rouvrit les yeux, et se rendit compte de sa position.
Il était entrain de l'enlacer.
Sam retira ses bras comme s'il s'était brûlé, et le corps retomba sur le lit sans la moindre délicatesse.
Ayant pour réflexe de s'éloigner au plus vite du corps de l'ange, Sam se leva et rangea tout le matériel.
Jetant un coup d'œil gêné sur le corps, il soupira de dépit. Gabriel était vraiment dans un état lamentable, et tous les vêtements qu'il portait étaient recouverts de boue et de crasse. Il ne faisait aucun doute qu'avec des affaires aussi sales, les plaies s'infecteraient en moins de deux.
Sam se rapprocha à nouveau du lit, et entreprit de délasser ses chaussures. Il se demanda un moment où Gabriel avait bien pu mettre ses pieds, les lacets étaient fermement serrés, ils semblaient avoir pris l'eau un long moment. Ne s'en sortant pas, il sortit un petit couteau de sa poche, et coupa les nœuds.
Une fois les chaussures et chaussettes retirées, Sam s'assit lourdement sur le lit et soupira à nouveau lorsque son regard se posa sur le jean.
Prenant une forte inspiration, il se releva et se pencha au dessus de Gabriel pour ouvrir la fermeture du pantalon. Puis, il fit glisser une main sous ses reins et le souleva légèrement, afin de pouvoir dégager ses hanches en tirant sur le tissu grâce à son autre main. Lorsque ce fut fait, il se positionna au bout du lit, saisit le jean au niveau des pieds de l'ange, puis le tira par coups secs afin de le libérer du tissu poisseux. Il fit de même pour lui ôter son caleçon, prenant soin d'éviter au mieux tout regard déplacé.
Sam se redressa et alla fouiller dans son sac pour en sortir un caleçon propre. Puis, fixant tantôt le sol, tantôt le mur, il le passa le long des jambes de l'ange, et souleva doucement son bassin pour finir de le lui mettre.
Puis, il saisit la couverture de son lit, et en recouvra Gabriel.
Laissant échapper un profond soupir, il se laissa tomber sur le second lit et regarda l'heure du coin de l'œil.
03h58
Sam se fit la réflexion que cette pendule le narguait à faire défiler l'heure aussi lentement. D'ailleurs, elle était ignoble. C'était un gros rectangle gris sur lequel défilaient des chiffres en cristaux liquides. Un objet qui devait dater des années 80, au mieux...
Il fallait qu'il se relève, Dean et Castiel n'étaient pas près de rentrer. Il aurait tout donné pour quelques heures de sommeil et pour arrêter de subir les effets de la fatigue.
Baillant à s'en démonter la mâchoire, Sam se rassit sur le lit et saisit le journal de son père sur la table de chevet.
Il le feuilleta quelques instants, n'espérant pas y trouver grand chose. Leur père chassait les créatures maléfiques, pas les anges...
Il avait déjà lu toutes ces pages avec attention, espérant y trouver une part de son père et compenser l'éloignement qu'il avait vécu durant sa vie. Il savait déjà que rien ne parlait de grâce, mais il trouvait un certain réconfort à les étudier une fois encore.
Lorsqu'il eut fini de relire le journal, il le referma dans un bruit sourd, et s'étira bruyamment.
Jetant un œil à l'horloge, il soupira.
04h47
Ses yeux se posèrent à nouveau sur Gabriel qui n'avait pas bougé d'un cheveu. Son immobilité l'angoissait. Et s'il ne se réveillait jamais ? Que feraient-ils de lui ? Est-ce qu'il ressentait quelque chose ?
Mais Sam craignait aussi un peu qu'il se réveille. Même si Gabriel les avait écouté et avait affronté Lucifer, il n'en était pas moins l'embrouilleur. Celui qui avait tué Dean de plus de cent façons différentes, celui qui s'était joué d'eux un nombre incalculable de fois, celui qui les avait menacés de les enfermer à jamais dans le monde de la télé s'ils ne remplissaient pas leurs rôles.
Même affaibli, Sam ne doutait pas que l'archange pourrait les balayer d'un claquement de doigts. Il était vulnérable et faible tant qu'il n'avait pas conscience de ce qui l'entourait, mais, s'il se réveillait, il ferait d'eux ce qu'il voudrait. Et Sam n'était pas sûr d'apprécier l'idée.
Sans raison apparente, Sam s'était pris à apprécier Gabriel, mais il doutait que ce soit réellement réciproque. L'ange n'avait gardé un œil « bienveillant » sur eux que parce qu'ils étaient prédestinés à apporter l'apocalypse. Sans quoi, ils y seraient passés, sans aucun doute.
Mais Sam tenait à soigner son corps et à rétablir sa grâce malgré tout. Qu'est-ce qui pouvait bien lui prendre ?
Il n'avait jamais vraiment osé se poser les bonnes questions. La plus grosse étant : Pourquoi la mort de Gabriel l'avait elle autant affecté ?
Bien entendu, il s'en été voulu d'avoir laissé l'ange seul face à une force certaine, mais ce n'était pas le premier être à se sacrifier sous leurs yeux. Si ça avait été n'importe qui, Dean et lui auraient été songeurs pendant quelques jours, et puis la vie aurait repris son chemin.
Mais, ce n'était pas n'importe qui dont il était question, et Sam ne se l'expliquait pas.
Même pour Jessica, il n'avait pas été dans un état aussi déplorable. Car, bien qu'il flirte avec la folie, Sam avait conscience de son état et de ce qu'il faisait. Il n'aurait jamais cru finir comme ça pour quelqu'un, et encore moins pour un archange qui s'était longtemps présenté comme étant leur ennemi.
Le jour de sa mort, tout s'était écroulé pour Sam. Ces cendres qu'il avait sur les mains, il avait l'impression qu'il s'agissait d'une partie de lui-même. Cendres et désolation, c'est ce qu'était devenue sa vie.
Dean et Castiel s'obstinaient à tenir bon face à la folie de Sam, mais il savait que ça ne durerait plus longtemps. Ses réactions étaient liées à des pulsions incontrôlables, et il s'en reprendrait certainement à Castiel.
Sam ferma les yeux.
Il aurait aimé vivre quelque chose de semblable que son frère avec Castiel, avoir quelqu'un avec qui échapper au quotidien, quelqu'un qui veillerait sur lui et n'attendrait rien en retour. Mais toutes les personnes qu'il aimait mourraient, et souvent dans d'atroces souffrances.
A ces pensées, le visage de Jessica lui revint en mémoire. Elle était toujours souriante, et tellement belle. Il avait cru connaître le bonheur avec elle en menant une vie parfaitement ordinaire, en fuyant son passé de chasseur. Mais, ça le hantait malgré lui.
A cette époque, il faisait encore des cauchemars à propos de sa mère, et Jessica était là pour le réconforter, sans comprendre ce qui le mettait dans un tel état.
Un jour, elle lui avait demandé de parler de sa famille, elle s'était plainte de ne pas le connaître suffisamment.
Alors il avait décrit son père en des termes peu enjoués, laissant transparaître sa rancœur.
- Tu n'aimes pas ton père ? Pourtant, ton frère et lui sont ta seule famille.
- J'aimais mon père... commença Sam.
Soudain, le décor changea et une voix différente raisonna.
- J'aimais mon père et j'aimais mes frères. Mais les voir s'opposer? S'entre-tuer? Je n'ai pas pu le supporter, Okay ?
Sam sursauta, il revoyait le jour où Gabriel avait été piégé dans les flammes sacrées.
C'est vrai... Gabriel s'était emporté ce jour là. Lui non plus ne supportait pas le poids que sa famille mettait sur ses épaules, et il a voulu s'éloigner de tout ça.
Sam avait été touché par son emportement soudain, il ne faisait aucun doute pour lui que Gabriel aimait sa famille.
Il avait été étonné de le voir perdre son éternel sourire et prendre la défense des siens. L'ange avait été dominé par ses sentiments, pris d'une passion dont Sam ne l'aurait pas soupçonné. Il en vint presque à en vouloir à Dean de lui parler si crûment.
A peine Sam avait t-il su qui était devant eux qu'il avait arrêté de se montrer insultant, mais pas Dean. Et l'ange ne s'était pas laissé faire, ripostant de façon acerbe à tout ce que Dean lui lançait.
C'est à partir de ce moment que Sam l'avait trouvé fascinant.
Il rouvrit les yeux et fixa à nouveau le corps de Gabriel. Lentement, il se leva et se rapprocha du lit.
Il resta là, debout, à regarder son visage comme s'il s'agissait de la chose la plus étrange qu'il aie jamais vue. Pourtant, il avait eut sa dose d'étrange dans la vie.
Il tendit la main vers le visage de l'ange, et le bout de ses doigts se posèrent sur son front pour en dégager une mèche de cheveux. Puis, il les fit glisser sur sa tempe et sur sa joue. Il s'assit sur le lit, et laissa sa main capturer la joue de l'ange, la caressant doucement, tendrement.
Comme dans un état second, Sam rapprocha encore son visage, jusqu'à ce que leurs fronts se touchent, et ferma les yeux.
Il était bien...si bien...
Il rouvrit à demi les yeux pour admirer les détails de son visage qu'il caressait encore. Il se sentait serein, parfaitement à sa place. C'était une sensation exquise qu'il n'avait plus ressentie depuis plusieurs mois. Il n'était même pas sûr de l'avoir déjà ressentie de façon si profonde.
Aspirant le souffle de l'ange à pleins poumons, Sam respirait son odeur. Cette odeur si spéciale, il se rendait compte à quel point elle lui avait manquée. Cette peau qui n'était pas vraiment Gabriel, en avait en tout cas l'odeur et la perfection, il en était certain.
Il resta là, front contre front, à respirer son odeur et à sentir sa peau sous ses doigts. Il ne lui fallait rien de plus, juste le sentir ici et maintenant. Comme pour s'assurer qu'il était bien là, que ces derniers mois n'avaient été qu'un affreux cauchemar.
Sam repensa une fois de plus à cette nuit dans l'hôtel où il avait abandonné l'ange, et il repassa en boucle le moment où il avait découvert son corps inerte et ses ailes brûlées. Une fois de plus, son cœur se serra, et les remords le prirent à la gorge.
- Je suis...tellement désolé...pardonne-moi...
Sa prise se resserra dans ses cheveux, et, discrètement, une larme perla au coin de ses yeux et tomba sur la joue de l'ange.
Alors qu'il était perdu dans ses pensées, il fut interrompu par la sonnerie de son portable.
Sam sursauta et rouvrit les yeux, s'essuyant le visage d'un revers de la main. Il regarda le visage de Gabriel, stupéfait, et s'écarta rapidement. Tremblant, il retira ses mains de la chevelure châtain et chercha son téléphone qui vibrait dans sa poche. Il regarda qui appelait, c'était son frère.
- Ouais... ?
- Hey Sammy, comment ça va ?
- Euh...ça va..ça va bien. Bafouilla t-il. Pourquoi ?
- Vu l'heure, je voulais m'assurer que tu ne t'étais pas endormi !
Sam leva les yeux pour regarder l'heure.
05h33
- Non, je ne dors pas.
- Et ça se passe comment entre vous ?
- Hein ? Comment ça ? Demanda Sam en sentant son cœur s'emballer.
- Bah il est réveillé ou tu te fais chier comme un rat mort ?
- Ah..euh...non, pas encore, non.
- Ok. Bon, je ramènerai le petit dej'. A plus !
- A plus.
Sam resta avec le téléphone accroché à l'oreille pendant quelques instants avant de se retourner vers Gabriel.
Plus ça allait, moins Sam donnait de crédibilité à l'excuse de la fatigue. Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ?
Sam se leva, il lui fallait quelque chose pour le réveiller, il fallait qu'il se reprenne. Il vérifia que toutes les protections étaient intactes et sortit de la chambre.
Il n'avait pas besoin d'aller très loin, un distributeur de boissons l'attendait à l'accueil du motel. Il inséra quelques pièces et entra le code pour avoir un Coca.
Il saisit la canette fraîche et se la passa sur le font, espérant vainement que ça l'aiderait à retrouver ses esprits. Il finit par l'ouvrir tout en retournant vers la chambre.
Il en avala quelques gorgées avant de rentrer, fixant l'horloge au passage.
05h45
Définitivement, cette nuit était l'une des plus longues de sa vie.
Lorsqu'il descendit les yeux pour regarder le corps de Gabriel, il s'arrêta de respirer.
Il croisa un regard aux reflets dorés, rivé sur lui. Il ne voyait plus que ces yeux, et ne parvenait pas à s'en détacher. Ces yeux lui semblaient tellement familiers qu'il n'arrivait pas à reprendre pied. La canette de Coca lui glissa des doigts et s'écrasa sur la moquette dans un bruit feutré, faisant se répandre son contenu sur la matière mousseuse.
Sam s'étouffa avec une gorgée de soda, et entre deux quinte de toux il chercha à articuler le nom de l'ange.
- Ga...Gabri...
Sam n'arrivait plus à parler, sa voix l'avait lâchée, et il se racla la gorge pour tenter d'y remédier. Lentement, il posa une main sur sa gorge, espérant que ça aiderait, ne lâchant pas le regard doré des yeux.
Personne ne parlait, personne ne bougeait, ils se contentaient de se fixer. Sam appréhendait ce qui suivrait le réveil de l'ange, mais il était heureux malgré lui.
Ces yeux qui l'avaient hantés des jours et des nuits étaient de nouveau posés sur lui. Mais, il y avait quelque chose d'étrange dans son regard. Il était froid, froid et sévère comme la pierre.
Sam cligna des yeux, et secoua la tête pour sortir de sa contemplation afin de voir Gabriel dans son ensemble.
Il s'était redressé et était assis sur le lit, rigide.
- Gabriel, tu peux te lever ?
Celui-ci ne répondit rien.
- Tes jambes te font mal ?
Encore et toujours, l'ange le fixait comme on fixe un cloporte, comme s'il était prêt à l'écraser au moindre geste déplacé.
- Gabriel...Gabriel, est-ce que c'est bien toi ?
Sam se surprit à souhaiter entendre sa voix plus que tout, et à chercher n'importe quelle excuse pour cela. Pourquoi ne parlait-il pas ? Pourquoi ne lui disait-il pas qui il était ? Pourquoi avait-il ce regard ?
Lentement, Sam fit un pas en avant, et, oubliant la canette au sol, tapa dedans, et l'envoya vers le lit de Gabriel. Le son métallique était désagréable à ses oreilles, il ne rêvait donc pas...
Il prit une profonde inspiration, et, malgré les yeux de l'ange qui le défiaient d'oser s'approcher, il fit quelques pas en avant, fixant la canette pour que l'ange comprenne ses intentions.
Doucement, il se baissa pour la ramasser, et, lorsqu'il se redressa, il se rendit compte du peu de distance qui le séparait de l'ange. Leurs regards se croisèrent à nouveau, et le cœur de Sam rata un battement lorsqu'il y vu de la colère et de la haine.
- Euh...tu te rappelles de moi ? Je suis Sam Winchester.
Mais, quoi qu'il essaye, Gabriel restait obstinément muet et sur la défensive.
Sam se sentait mal de le voir ainsi, et il perdit patience.
- Allez, Gabriel. Dis quelque chose !
Sam tendit le bras pour toucher l'épaule de l'ange, mais il ne s'attendait pas aux conséquences qui s'en suivraient.
Avant que ses doigts ne puissent le toucher, Gabriel se mis à hurler, faisant exploser les fenêtres.
- NE ME TOUCHES PAS !
Sam eut à peine le temps de s'accroupir contre le lit pour se protéger. Les yeux de Gabriel brillèrent d'un éclat doré, et la colère transparaissait sur son visage.
Le sol trembla et les murs se fissurèrent. La porte claqua, laissant entrer un vent d'une force phénoménale. Les débris de verre fusaient dans l'air sous l'effet de la tempête qui semblait s'abattre sur la chambre, blessant Sam aux bras et au dos.
Il y avait un tel brouhaha que Sam ne s'entendit même pas crier lorsque le verre coupa sa chair.
La colère de Gabriel ne semblait pas vouloir s'apaiser, et le temps lui sembla infiniment long. Aussi, il releva la tête de ses bras pour observer l'archange, et il vit le miroir géant encore accroché au mur vibrer derrière lui. Ne réfléchissant pas un instant, il se jeta contre Gabriel, l'enserrant de ses bras afin de protéger son dos du mieux possible avant que le miroir n'explose. Celui-ci éclata moins d'une seconde après, projetant de gros morceaux de verre partout dans la pièce.
La tête contre son épaule, Sam hurla pour tenter de calmer la colère de l'ange.
- Gabriel ! Calme-toi ! C'est moi ! C'est Sam ! Calme-toi, je t'en prie !
Mais il semblait ne pas l'entendre, les débris de verre du miroir semblèrent se relever grâce aux bourrasques de vent, et ils menaçaient de le frapper à nouveau.
Alors, Sam se redressa et saisit le visage de Gabriel entre ses mains pour capturer son regard.
- Gabriel ! Je ne te ferai rien ! Calme-toi, s'il te plaît !
L'ange le fixa à nouveau, le regard remplis de haine, sa colère augmentant au contact des mains de Sam. Celui-ci entendit un bruit derrière lui, et regarda par dessus son épaule. Il vit tous les débris suspendus dans les airs, menaçant de la poignarder d'un moment à l'autre.
Sam se retourna vers Gabriel, faisant glisser ses mains sur ses épaules, le regard bas.
Un sourire triste se dessina sur ses lèvres alors qu'il interprétait la colère de l'archange.
-Je vois...c'est normal...Je t'ai abandonné, je t'ai laissé seul...c'est normal que tu me détestes...peut-être...tu es peut-être revenu pour te venger...
Sam prit une profonde inspiration et ferma les yeux, raffermissant sa prise sur les épaules de l'ange.
Vas-y... Murmura t-il dans un souffle.
Après tout, il l'avait mérité. Au fond, c'est peut-être ce qu'il cherchait depuis tant de mois, une punition.
Le vent faisait toujours vibrer les éclats de verre, et Sam attendit que le choc vienne, que l'ange le poignarde de mille couteaux pour calmer sa colère.
Un grand fracas se fit alors entendre, et le vent cessa. Sam garda les yeux fermés quelques secondes, puis les rouvrit, relevant les yeux vers ceux de Gabriel. Il avait beau attendre, aucun coup ne le frappait, et le regard de l'ange, bien que froid, ne semblait plus porter de colère ou de haine.
Tremblant légèrement, Sam tourna la tête pour regarder à nouveau par dessus son épaule. Plus rien ne volait dans les airs, et tous les débris étaient éparpillés sur la moquette.
Pourquoi ne l'avait-il pas tué ? Il le méritait, il méritait de mourir ! Il se retourna vers Gabriel, mais, avant que Sam ne puisse demander quoi que ce soit, l'ange fut pris d'un violent vertige et se saisit la tête entre les mains. Sam voulu lui parler, mais l'ange lui donna un violent coup dans le torse avec le plat de sa main, projetant Sam au sol, dans les débris.
Celui-ci se releva, et vit qu'une des plaies avait recommencé à saigner. Immédiatement, il se rapprocha, et fit mine de vouloir toucher l'épaule de Gabriel pour le forcer à se coucher.
- Merde, une suture a lâché, je vais devoir...Ah !
Avant que ses doigts n'aient pu se poser sur le corps de l'ange, celui-ci avait saisit son poignet avec une vitesse fulgurante, et une force qui fit craquer ses os.
Sam n'eut pas le temps de parler, l'ange fut à nouveau pris de vertiges et lâcha son poignet.
Avant que Sam n'eut le temps de faire quoi que ce soit, Gabriel s'écroula sur le lit, inconscient.
Sam enjamba les débris pour aller refermer la porte, et fouilla dans son sac pour en sortir la trousse de secours et un pull.
Il balaya les débris de verre qui reposaient sur le lit avec le pull, puis, il retourna l'ange sur le dos pour recoudre la plaie ouverte.
Sam n'y voyait plus clair, sa vision se troublait. Il n'avait pas mangé depuis deux jours, n'avait pas dormi de la nuit, et avait été éreinté par trop d'émotions. De plus, il avait des morceaux de verre fichés un peu partout dans le corps, lui faisant perdre un peu de sang. S'en était trop. Il eut à peine le temps de terminer la suture que ce fut l'écran noir, et qu'il s'écroula sur le lit, aux côtés de l'ange.
A peine un quart d'heure plus tard, Dean et Castiel arrivèrent au motel.
Dean, qui mordait goulûment dans un donuts, faillit s'étouffer en voyant l'état de la chambre. Le sol était poisseux et recouvert de débris de tous genres, les murs fissurés, la porte presque dégondée, les fenêtres brisées, les décorations en miettes, et les tableaux au sol. Même son frère semblait être en miettes, recouverts de morceaux de verre.
Un seul objet semblait avoir tenu le coup.
Il était 07h37.
OoO
Voili voilou ! :)
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre et que vous continuerez de me lire.
L'éditeur de ce site ne me permet pas de mettre en forme mon texte, j'ai passé 1h à essayer de faire quelque chose de présentable, mais ça ne veut toujours pas (j'ai juste pu mettre les horaires en gras !...même si je les voulais en souligné, mais le site ne voulait pas...). J'aurai voulu aérer un peu tout ça, mais les espaces ne sont pas tous pris en compte, et la page est modifiée sans que je demande...
Du coup, je n'ai pas pu faire une présentation correcte, navrée.
J'espère que vous n'êtes malgré tout pas trop dérangés par le côté pavé de mes chapitres.
Je ne sais pas du tout pourquoi, mais l'idée de l'horloge qui survit au désastre m'a fait délirer (oui... vous l'aurez compris, en ce moment il ne me faut pas grand chose...).
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser un petit mot pour me dire si vous aimez, ce que vous aimez moins, ou juste pour dire que vous avez lu !
A la semaine prochaine ! ;)
