Parce que " Bibliothèque Sonore" a eu un certain succès, je vous offre une petite séquelle.
Attention LEMON! Mais tout kawaii...
Merci à toutes pour vos nombreuses reviews ( j'en ai jamais eu autant sur un Os..) et à ma Siashini pour sa correction toujours aussi rapide et efficace!
Sur ces belles paroles,
Bonne Lecture
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Conte de Noël.
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3 mois plus tard.
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J'aime aussi lui faire l'amour...
Ses mains sont partout, sur mon torse, dans mon dos, dans mes cheveux... Alors que je vais et viens en lui en douceur, faisant monter insidieusement la chaleur entre nous au cœur de cette nuit d'hiver.
Tout est plus sensuel avec lui. Chacun de ses gestes me fait frissonner tandis qu'il gémit sous mes baisers... Mon nom murmuré par sa bouche est le plus doux des aphrodisiaques accélérant mon rythme cardiaque et la cadence de mes coups de reins. C'est plus fort que moi, je suis amoureux...
Beaucoup de choses se sont passées depuis notre rencontre.
J'ai appris beaucoup avec lui, notamment sur son handicap, bien que quand on le voit évoluer dans le monde, on a du mal à le voir comme tel. Il est aveugle de naissance, m'a-t-il dit et c'est pourquoi il avait cette facilité à appréhender ce qu'il entourait mais que l'entraînement intensif de Taï-chi de Wufei y était pour beaucoup aussi. J'avais la clé d'une partie du mystère...
Mais à savoir comment il savait où je me trouvais quand nous étions au milieu d'une foule, ça, il n'a jamais voulu dévoiler son secret, comme il le dit si bien.
Je regarde avec délice son visage serein posé contre ma poitrine... Il est beau et la lueur des flammes accentue encore ce pouvoir qu'il a sur mes sens. Oui, j'ai eu droit à mon petit fantasme. Nous sommes en vacances à la montagne juste avant les fêtes de Noël. Et je le tiens dans mes bras, emmitouflés dans une couette après l'avoir épuisé, les yeux plongés dans les flammes...
Je suis heureux comme je ne l'ai jamais été depuis des années.
Je sus aussi que se fut par hasard que Quatre et lui devinrent amis. Heureux hasard, n'est-ce pas? Leurs familles respectives s'étaient retrouvées au même endroit pour les vacances d'hiver et la bibliothèque de l'hôtel proposait des livres à écouter, on se demande bien par quel miracle se fut possible, les gens sont encore si étroit d'esprit. Je suppose que le fait que le fils d'une des plus grandes fortunes du pays soit aveugle avait sensiblement joué sur leur choix. Tant mieux, d'autres aussi en profiteront... Et Quatre l'avait abordé, curieux de savoir ce qu'il faisait avec un lecteur mp3 dans une salle de lecture...
Merci Quatre d'être curieux comme une belette.
J'ai ma tête posé sur le haut de son crâne et je respire avec délice l'odeur de lys que s'échappe de son ondoyante chevelure. Mes doigts courent distraitement sur sa hanche, savourant encore le précédent orgasme qu'il m'a offert. Il ronronne doucement sous la caresse. Et je sens avec plaisir, les siens aller et venir sur mon ventre. Je soupire de bien-être.
" Hum... Hee-chan?"
Il me raconta combien ce fut dur de convaincre son père de le laisser mener une vie normale, de le laisser devenir autonome. Il lui avait fallu toute sa verve et à Quatre tout son pouvoir de persuasion pour le faire flancher et lui faire accepter cette folle aventure comme il avait susnommé le projet à l'époque. Ce fut très dur de s'adapter m'avoua-t-il mais la présence de Quatre lui avait permis de s'y faire et de pouvoir, à présent, faire fi de son infirmité même si elle faisait partie intégrante de sa vie.
J'aurais tant voulu être là pour t'éviter de souffrir mon ange...
Je baisse mon regard vers lui.
" Hum?"
Murmuré juste pour ne pas briser la paix du moment... Il y a toujours un telle douceur entre nous après l'amour... Je raffole de ces petits moments qui sont trop rares à mon goût, trop de travail...
" Tu sais que c'est bientôt Noël?"
Si tu commences à tourner autour du pot, c'est que tu as quelque chose à me demander. Que me faudra-t-il inventer pour te faire comprendre qu'avec moi tu peux être direct sans problème.
C'est au lycée qu'ils rencontrèrent Trowa, mon cher cousin. Je suis vraiment étonné qu'il ne m'ait pas parlé de toi plutôt... Bon, c'est vrai, c'est pas son genre non plus de me rapporter les potins du coin. Et puis tu es parti aux États-Unis. Nous n'avons donc pas eu le privilège d'être présenté auparavant. Tu m'as raconté tes premiers amis en dehors de Quatre et Trowa. Un peu tes amours. Tu as arrêté après que j'ai fait une mini-crise de jalousie envers un certain Kevin dont tu parlais avec un peu trop de passion à mon goût. Ça t'a fait sourire et tu n'en as plus jamais parlé. Je suis jaloux et je deviens même possessif quand je suis vraiment amoureux...
Je souris.
" Je le sais koneko."
Tu ris un peu de ta question stupide. Finalement tu te redresses et t'assoies sur mes cuisses. Tu sais que je vais avoir du mal à t'écouter avec toi, dans cette position, sur moi? Pas que ce que tu vas me dire ne m'intéresse pas, mais sentir ton corps nu sur moi menace de monopoliser toute mon attention.
" Oui, c'est stupide comme question."
Qu'est-ce que je disais...
Et dans un moment de tendresse, tu m'as parlé de notre rencontre... Tu m'as dit que lorsque tu es entré dans la bibliothèque que tu as senti une odeur insolite dans ce lieu, une odeur inconnue... Une odeur fraîche et un peu épicée et que tu avais eu un peu plus chaud. Réléna te sautait dessus avant d'avoir pu identifier ce que s'était. Tu avais voulu la capter à nouveau mais le parfum capiteux de la jeune femme couvrait les autres. Ce n'est quand je me suis approché qu'elle est revenue te chatouiller les narines. Tu as aimé cette odeur comme moi j'ai aimé ton sourire, une telle impression que tu y as pensé toute le semaine qui avait suivi, la cherchant inconsciemment partout où tu allais.
Je laisse mes doigts se perdre dans tes cheveux le temps que tu te décides. Cette étonnante parure de soie qui coule entre mes doigts me fait frissonner et je sens le désir doucement monter.
" Je voudrais te demander quelque chose.
- Je t'écoute."
Je me retiens comme je peux pour ne pas fondre sur son cou opalin...
Tu m'as aussi raconté cette soirée, les yeux clos, ton esprit complètement perdu dans ton souvenir. Je t'ai suivi et j'ai fermé les yeux à mon tour. Quand tu sentis cette odeur que tu cherchais partout, tu t'es retenu de bondir de joie. Et tu as eu de nouveau un peu plus chaud... Cette odeur, cette voix... Les miennes. Tu étais bêtement heureux.
J'ai l'impression que tu veux me demander la lune...
" Je voudrais que tu lises un conte de Noël à la veillée organisée par l'orphelinat.
- Hein?"
Alors celle-là, tu ne me l'avais jamais faite. C'est bien la première fois que tu me demandes quelque chose pour l'orphelinat.
Tu me murmuras que tu sentais encore ton cœur éclater comme lorsque je t'ai embrassé. Oui, moi aussi, je m'en souvenais très bien. Et que le deuxième avait réveillé ton désir et que tu avais remercié pendant des jours ta tunique un peu longue. J'ai rigolé en t'imaginant face à ton père, en train de discuter sérieusement, te tortillant, mal à l'aise.
" Oui, il y a quelques semaines, Solo m'a surpris en train d'écouter un livre, un de ceux que tu as enregistrés. Il voulait savoir ce que je faisais et je lui ai fait écouter. Il a eu l'air d'aimer et il m'a demandé si le monsieur il viendrait aussi lui raconter une histoire. J'y ai pensé longuement et ça m'a donné l'idée de cette veillée contée pour Noël."
C'est vrai que c'est une excellente idée en soi, les plus petits adoreront sûrement mais que ce soit moi qui lise, je ne suis pas sûr...
Mais tu as décidé de me convaincre, rien que pour Solo, tu vas essayer de toutes tes forces. Heureusement que ce môme n'a que 8 ans sinon je me poserais sincèrement des questions...
" Tu lis bien et tu sais que j'aime particulièrement ta voix. Tu choisiras le conte que tu veux... S'il te plaît."
Que voulez-vous que je réponde à ça?
" D'accord."
L'homme est faible face à sa douce moitié et je suis un homme.
Ma réponse a eu l'air de te satisfaire puisque tu te lèves un peu et t'assoies à califourchon sur moi. Tu soupires de contentement quand tu sens contre ton ventre mon sexe déjà érigé. Je ferme les yeux, attendant tes doigts qui ne manqueront pas de venir courir sur mon visage. Tu le fais à chaque fois comme pour en imprimer chaque trait dans ta mémoire... Je me plie avec plaisir à ce petit rituel que tu m'imposes parce que je sais ce que tu ressens à ce moment là. Je pose ma main sur ton cœur et, comme à chaque fois, il bat un peu plus fort.
Tes doigts sont vite remplacés par tes lèvres si douces et c'est moi qui exalte un soupir. Tu joues avec ta langue sur mes lèvres. Je tente de l'attraper mais tu te dérobes à moi, j'en suis légèrement surpris... Tu es sensuel, excitant pendant l'amour mais rarement taquin...
Tu me touches partout tout en frottant lascivement ton bassin contre le mien. Je voudrais accentuer ce contact qui m'embrase mais à nouveau tu te dérobes et me fais comprendre de te laisser faire. J'agrippe l'accoudoir du sofa pour ne pas attraper tes cheveux pour t'obliger au baiser. Tu vas me rendre fou...
Tes lèvres suivent bientôt tes doigts sur le chemin de ma peau et de légers effleurements en douces morsures, tu descends lentement le long de mon ventre, glissant avec félinité entre mes cuisses où tes mains finissent leur course.
Je ne peux retenir le gémissement d'anticipation qui remonte le long de ma gorge. Avec une lenteur que je devine toute calculée, le bout de ta langue titille mon gland, faisant frémir la peau violacée. J'ai peine à ne pas te faire accélérer le mouvement. Tu dois sentir ma tension car dans ton infinie bonté, tu consens enfin à la prendre entre les lèvres. J'inspire brusquement, en proie à une violente décharge de plaisir. Sous ton incessant va et viens, ma peau se voile d'une fine pellicule de sueur et mon cœur s'affole... Je sens la chaleur désormais brûlante aux creux de mes reins, annonciatrice de délivrance...
Alors que je décide enfin de me laisser aller, tu arrêtes brusquement pour revenir à ta position initiale et tu viens cueillir à même mes lèvres le grognement que tu as fait naître. Tu investies ma bouche avec passion tout en hissant tes jambes sur mes hanches. Je devines ce que tu veux et je n'ai pas le temps de te retenir que tu t'empales sur moi. Tu te crispes sous la douleur et moi, je me cambre sous la soudaine pression de ton corps sur mon sexe douloureux de désir contenu..., nos cris se mêlant dans nos bouches.
Cette fois, tu ne m'empêches pas d'enrouler tes bras autour de toi et de te serrer avec force. Tu prends le temps de t'habituer à moi avant d'entamer le premier mouvement. À peine es-tu de nouveau empalé que tu rejettes ta tête brusquement. Tu savoures quelques secondes ce plaisir intense avant de recommencer.
Sais-tu combien tu es désirable avec tes yeux à peine entrouverts et tes joues rougies par le plaisir? Je ne suis que sensations et gémissements alors que pour la première fois, tu me fais l'amour mais tout comme pour moi, le plaisir et la passion incendient doucement tes veines...
" Heero... viens...
- Oui...oui...
- Viens avec moi..."
Ta voix rauque annihile définitivement mes dernières résistances et je te renverse sur le dos. Ta litanie incessante accompagne chacun de mes coups de reins. Tu murmures de ta voix si douce tandis que moi je grogne, laissant ma marque au creux de ton cou laiteux. Je t'aime avec force et tu me reçois avec douceur...
Tes jambes viennent se nouer dans mon dos, nous rapprochant un peu plus. La fin est proche et nos lèves se joignent. Dans un mouvement plus profond, ta délivrance meurt dans ma bouche et tu te libères entre nous, haletant. La pression sur mon membre se fait brusquement insupportable et tu m'entraîne dans les délices de notre petite mort.
Plus tard, tu me diras merci avec des mots pour avoir accepté de venir conter une histoire à ces enfants que tu adores.
Je te regarde à nouveau à la lueur du feu de cheminée. Tu dors tranquillement, la tête posée sur ma poitrine...
Je me demande si tu accepterais de m'épouser.. Oh pas de suite, mais un peu plus tard, dans un an peut-être.. Et qu'est ce que tu dirais si je te demandais d'accepter d'adopter avec moi ce si charmant garçon qu'est Solo...
Je suis heureux.
Je t'aime Duo.
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J'espère que ce petit cadeau vous aura plus autant que la fic à laquelle elle se ratâche!
Kisu.
Noan
