Hey ! Bon, eh bien voici la fin de l'histoire ... Je vais publier une nouvelle fic de 3-4 chapitres aussi, qui peut faire office de continuation mais pas vraiment en même temps ... Bref, là n'est pas la question ! J'espère que vous avez apprécié cette histoire autant que j'ai pris plaisir à vous la faire partager. Merci à tous ceux qui ont laissé des mots. Ça m'a fait du bien. Et même si vous lisez cette fic trois ans après sa publication, ça ne vous empêche pas de commenter ! ;) Je vous embrasse.
CupcakeWar : Ça ne me dérange pas que tu te répètes ! ;) Merci encore pour tous tes commentaires.
Jeanne3445 : Je suis heureuse que tu aies aimé. Merci à toi, c'est adorable.
Situation : Fin de journée, le même jour que le rendez-vous chez le médecin.
Enjoy ! :)
Max avait passé la journée à penser à ce rêve. Et à mesure que le jour avançait, elle était de plus en plus à cran. Comment pouvait-elle faire face à son amie après avoir eu des pensées aussi déplacées ? Comment pouvait-elle apprécier le contact de sa main dans la sienne, comme cela avait été le cas ce matin, alors que pour la blonde, ce n'était qu'un geste de tendresse purement amical ?
Elle déverrouilla la porte de l'appartement et entra en trombe sans jeter un regard à Caroline qui suivait, intriguée et un peu inquiète, derrière elle. Elle jeta ses affaires sur le fauteuil et se précipita dans la cuisine pour préparer les cupcakes, sans même s'intéresser à son amie. Caroline trouvait cela vraiment bizarre. Elle qui était d'habitude si cocasse n'avait pas dit un mot de tout le trajet du restaurant jusqu'à l'appartement et elle se défoulait sur son sac de farine comme sur un punching-ball. Caroline se sentait le devoir de faire quelque chose. De parler. De comprendre pourquoi elle était dans cet état. Ce qui n'était pas du tout normal, soit dit en passant.
-Max ?
Cette dernière ne releva même pas. Elle s'affaira et fit comme si elle n'entendait pas. Elle ne voulait pas parler avec Caroline. Son rêve hantait encore son esprit et ça n'allait pas du tout. La sentir si près, la voir la fixer d'un air étonné, c'était trop. Elle pensait que Caroline pouvait lire en elle et qu'elle serait vite capable de comprendre tout ce qui lui arrivait. Et c'était sûr, elle partirait en courant quand elle saurait quelles étaient les véritables pensées de Max.
Mais Caroline ne le voyait pas de cet œil-là. Pour elle, Max était seulement en colère, comme ça pouvait souvent lui arriver après une journée difficile. Elle se devait donc de lui faire cracher le morceau pour qu'ensuite, elles puissent passer la fin de soirée à discuter comme d'habitude, pendant que Max préparait les gâteaux et qu'elle s'endormait dans son vagin rose.
Elle s'approcha d'elle pour qu'elle l'écoute et la regarde. Elle saisit son poignet qui s'activait à faire tourner la spatule dans la pâte pour qu'elle s'arrête.
-Max, il faut qu'on parle.
Elle la fixa du regard mais la pâtissière refusa de se confronter à elle. Elle n'avait pas la force de mentir. Elle était malade, d'après le médecin en tout cas, et la journée au diner avait encore été éprouvante. Il fallait qu'elle trouve un moyen d'éviter cette discussion coûte que coûte.
-Je ne pense pas, non.
Caroline en resta bouche-bée. Pardon ? Depuis quand refusait-elle la confrontation, comme ça ? Il y avait vraiment un problème …
Max se libéra de l'emprise de sa colocataire et se dirigea vers le fauteuil où elle avait laissé son sac pour attraper son téléphone. Elle se devait de faire semblant d'être occupée. Peur-être qu'ainsi Caroline lâcherait l'affaire. Mais c'était mal la connaître.
Elle avança vers Max à grands pas et lui prit le téléphone des mains, passablement irritée par son comportement de gamine qui ne voulait pas faire face aux problèmes qu'il y avait indéniablement entre elles.
-Tu te fous de moi là ?! C'est une blague, c'est ça ?
Max la défia, le regard haineux. Pourquoi ne comprenait-elle pas à quel point elle avait envie de se jeter sur elle ? Pourquoi ne ressentait-elle pas la même chose ? Ça aurait été si simple … Elle était trop aveuglée par ce qu'elle ressentait pour se rendre compte que Caroline était dans la même situation qu'elle. Elle s'éloigna encore, déplia le lit de son associée et retourna à son travail.
-Tu devrais dormir, on se lève tôt demain.
Caroline n'en revenait vraiment pas. Qu'était-il arrivé à Max ? Elle n'avait jamais été aussi distante avec elle. Maintenant, elle était tellement confuse qu'elle ne savait même plus ce qu'elle voulait.
-Mais qu'est-ce qui se passe Max ? Je ne te reconnais plus …
Max leva les yeux vers elle et lui fit enfin face. De toute manière, elle était à bout. Elle sortit de derrière son comptoir et vint se mettre à une distance raisonnable de Caroline, près du canapé.
-Tu veux vraiment que je te dise ce qui se passe ?
Elle avait l'air très énervé. Caroline ne l'avait jamais vue comme cela. Et elle devait avouer qu'elle avait un petit peu peur. Max pouvait être en colère des fois. Mais jamais à ce point. Et encore moins contre elle.
-Oui, je veux savoir !
-Je veux que tu te trouves un appartement à toi !
Voilà. C'était sorti. Il fallait que Caroline s'éloigne sinon elle savait très bien qu'elle ne pourrait pas retenir ses sentiments. Et comme elle adorait la jeune blonde et qu'elle voulait la garder près d'elle aussi longtemps qu'elle le pourrait sans dépasser les bornes, elle devait trouver une solution. Et c'était la seule chose à laquelle elle avait pensé.
Caroline n'en revenait pas. Elle avait la bouche grande ouverte et aucun son ne voulait en sortir. Comment était-il possible que Max veuille qu'elle s'en aille ? Elles étaient les meilleures amies du monde. Elle ne survivrait jamais sans elle. Cela lui faisait monter les larmes aux yeux rien que d'y penser. Même pas une seconde elle avait envisagé de partir de cet appartement. C'était chez elle aussi à présent. Elle y avait toutes ses affaires, son vagin rose, ses souvenirs, son cheval.
-Quoi ? Mais ... Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal, Max ? Pourquoi est-ce que tu m'en veux autant ?
Elle commençait déjà à pleurer. Ça n'allait pas du tout. La situation échappait à son contrôle et à celui de Max aussi d'ailleurs. La voir fondre en larmes comme ça devant elle, c'était plus que ce qu'elle ne pouvait supporter. Alors elle lâcha prise et décida qu'il était temps de faire face à la réalité.
-Mais parce que tu m'as embrassée !
Caroline était encore plus perdue. Pourquoi est-ce qu'elle lui en voulait pour le baiser ? Max avait elle-même dit que les amis étaient là pour ça. Alors pour quelle raison lui rejetait-elle la faute sur le dos à présent ?
-Qu... Quoi ?
Max soupira. Maintenant qu'elle avait avoué à moitié ce qu'elle ressentait, elle devait terminer ses explications. Caroline le méritait.
-Écoute, je ne sais pas, je ne comprends plus rien ! Tu m'as embrassée et depuis, c'est n'importe quoi ! Il suffit que tu touches une parcelle de ma peau pour que je me m'enflamme et que je commence à rougir. Je sais que tu ne ressens rien mais ce n'est pas le cas de mon côté, alors ...
Elle fut coupée par Caroline qui se précipita sur elle. Elle l'entraîna dans un baiser passionné et lui montra à quel point, en un instant, elle venait de la faire passer des larmes à la joie. Comme elle était heureuse de voir que, finalement, elle n'était pas la seule à ressentir tout cela. Cette alchimie entre elles, elle ne l'avait donc pas rêvé. Tout cela était bien réel.
Elle s'écarta de Max un instant pour la regarder dans les yeux. La jeune brune semblait plutôt désemparée, surprise et heureuse à la fois. Caroline lui sourit pour la rassurer.
-Je voulais que tu arrêtes de dire des bêtises. Bien sûr que je ressens quelque chose pour toi.
Max se mit à sourire à son tour en penchant la tête sur le côté. Elle avait les joues roses et les lèvres gonflées, à cause du baiser.
-Ah bon ? Tu es sûre que ce n'est pas seulement parce que tu n'as plus de piles dans ton vibromasseur et que tu as besoin de compagnie ?
Caroline leva les yeux au ciel en soupirant. Vraiment, elle était toujours la même. Incapable de garder son sérieux plus de cinq minutes.
-Je plaisante … C'est de ma faute.
La grande blonde fixa Max dans les yeux en penchant la tête sur le côté. Elle ne comprenait pas vraiment où elle voulait en venir.
-Si ton vibromasseur ne marche plus, c'est de ma faute. Le mien est tombé en rade de piles alors j'ai volé les tiennes.
Elle lui sortit son plus grand sourire, très fière d'elle. Caroline lui donna un petit coup sur le bras avant de la fâcher.
-Idiote ! On était en plein milieu d'une super discussion, et tu arrives quand même à tout détruire.
Elle fit une moue contrite et s'approcha lentement de Caroline. A quelques centimètres de ses lèvres, elle s'arrêta et sentit sa partenaire retenir son souffle.
-Je peux essayer de me faire pardonner si tu veux...
Elle réduit l'espace entre leurs deux visages et l'embrassa tendrement. Ce baiser était plus doux que le précédent. Plus posé. Plus sérieux. Plein de promesses.
Caroline s'éloigna de Max un instant en posant une main sur la naissance de sa poitrine.
-Tu te feras pardonner si tu en as envie, mais je ne plaisante pas Max. Pour moi, c'est sérieux tout ça.
Elle rougit et baissa les yeux sur sa main qui effleurait la peau de la jeune brune. Elle caressa doucement la naissance de son cou et murmura tout bas.
-Quand je t'ai dit que je t'aimais, le jour où tu as fait frire ton téléphone, je le pensais vraiment, tu sais.
Max sourit mais Caroline ne le remarqua pas. Elle posa sa main sur la sienne pour que son regard attrape le sien. Ses prunelles diffusaient toute la bienveillance du monde et Caroline était heureuse de le voir dans les yeux de celle qu'elle appréciait plus que tout.
-Moi aussi je le pensais. Pas encore de la manière dont je le ressens à présent, mais c'était déjà là, enfoui au fond de moi.
Elles se sourirent toutes deux. Elles savaient maintenant ce que l'autre cachait au fond d'elle. Et elles n'avaient définitivement pas fini de partager tout ce qu'elles avaient encore à vivre.
