Je me dépêche de poster ce que j'ai déjà tapé (et non écrit, le reste est sur papier, je fais toujours en deux temps, ça me permets des modifs et de me relire aussi, et ensuite, avant de poster, je fais une relecture)
les persos de ff7 (qui n'apparaissent pas encore une fois ') n'appartiennent quà square enix (je trouve ça pô juste) les autres sont mes miens (donc pour le moment, tous )
auteur, yukira!!!!
rating: K
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Trois morts pour le dortoir numéro 7. Soit cinq survivants. Le dortoir 7 était donc vainqueur. Hanabi était accompagnée d'Arashi, Naru et Sunda se trouvaient tous deux ensembles. Il restait Batsu, qui avait perdu son équipière : Natsu.
Haru avait péri dès le début et Bara, ne voyant personne la rejoindre fut déstabilisée et devint ainsi une cible facile.
Une journée de repos dans le nouveau dortoir, sans numéro, leur fût offerte. A peine installés, ils furent aussitôt rejoins par deux membres du dortoir cinq, trois du dortoir six, et un du dortoir huit, soit un total de 11.
Dès le lendemain, ils occuperaient toute une section d'un des laboratoires. Dès le lendemain, l'enfer, encore pire que ce qu'ils avaient put connaître, frapperait à leur porte.
Hanabi finit par prendre conscience de l'absence de ses amis. Une larme coula le long de sa joue, suivit d'une autre et encore une…
Arashi s'en rendit tout de suite compte et la prit dans ses bras. Ils furent brimés par les membres des autres dortoirs qui ne supportaient pas cette vision dramatique des évènements, qui leur forçait à admettre à eux aussi la perte de leurs amis.
- Calmes là, je ne veux pas voir ça. Qu'elle ne pleure plus, tu m'entends !!! Qu'avez-vous perdu, vous, le dortoir sept, par rapport à nous autres ??
- Nous en avons tout de même perdu. Que ce soit lors de cette soirée ou au cours des années enfermés ici, nous avons perdu des compagnons, de quel droit tu juges que nos larmes sont moins justifiées que les vôtres ?? Il faudrait être sans cœur pour ne pas pleurer la perte de nos amis. Et moi, je ne le suis pas !!!! Hanabi avait quitté Le torse d'Arashi pour faire face aux autres.
- Ne vous foutez pas de nous, ils vous restent assez d'épaules pour pleurer chez vous…
- Vous nous reprochez d'avoir été trop bon faces à vous ou quoi ?? Sortit l'un des jumeaux. Laissez nous pleurer nos morts tranquilles et laissez notre sœur en dehors de ça. Elle est sûrement la plus affectée de tous par la mort de ses frères et sœurs, et sans doute par les vôtres, mais vous n'avez rien à lui reprocher, sauf de posséder encore une part d'humanité, qui lui sera bien vite retirée, alors laissez là au moins en profiter comme bon lui semble, puisque d'ici demain, nous seront des sans âmes, vide de cœur et d'esprit. Viens Sunda, allons nous coucher, je suis fatigué et je n'ai plus envie d'entendre des conneries.
- Je suis désolée pour vous, et pour ceux que j'ai tué. Je sais que les vrais coupables de ce qui nous arrivent s'en moquent. Ils l'ignorent sans doute, en fait, il est interdit de pleurer les morts, ni même de les regretter, sans doute commettons nous un acte qui mérite punitions, mais juste un instant encore, laissez moi leur dire adieux. Dire adieux à toutes ces années où nous avons vécu ensemble, travaillé ensemble et souffert ensemble. Merci.
Hanabi était la plus jeune du groupe restant, et Arashi en avait pleinement conscience, il aida donc la jeune fille à se coucher, lui murmura des mots qui l'aidèrent à s'endormir, et la borda.
Durant la nuit, la jeune fille revit la soirée et revit chaque action. Lorsqu'elle tua un adversaire en lui tranchant la gorge car celui-ci la pistait, celui dont elle envoya un couteau en plein cœur, et encore un autre, qu'elle étrangla à l'aide de ses jambes. Ce fût celui-là qui la blessa au bras. Etrangement, elle avait éprouvé un certain plaisir à tuer, elle ne s'en était pas rendue compte de suite, mais revoir ces scènes lui procurait un plaisir qu'elle n'aurait su décrire et elle en eut honte. Elle ne pouvait être ainsi. Elle ne pouvait être ce que l'on attendait d'elle. Mais après tout, elle n'avait connu que ça, et elle savait qu'elle n'avait pas été la seule à ressentir ce sentiment. Apaisée, elle se rendormit.
La torture commença tôt deux jours plus tard. La journée de repos était passée bien vite, mais après tout, c'est ce qui devait se passer, alors autant l'accepter. Le laboratoire qui leur était destiné était bien plus grand que le précédent. Il comportait bien plus d'appareils, de moniteurs. Il y avait des lanières sur les lits, des tas de nouveaux instruments, en plus des anciens, des pointus, des ronds, des gros, des petits…Une vraie salle de torture.
Hanabi se coucha sur le lit que l'un des infirmier lui présenta. Pas besoin de paroles, tout était régit par les gestes. Tout était question d'habitude. Le lit était froid. Il ne s'agissait qu'une table d'examen en aluminium sur laquelle on n'avait rajouté qu'un drap, mais le froid ne trompait pas. Elle enfila sa tunique bleue, tunique médicale, plus simple pour passer les différents examens. L'infirmier lui sangla les poignets ainsi que les chevilles, puis il lui sangla aussi la tête. A peine plus de trois minutes plus tard, elle reçu sa première injection. Une heure plus tard, elle reçue la seconde, puis une troisième, celle-ci plus violente. Elle lui brûlait la main, le bras, à travers tout son corps, son sang, elle se sentait brûler. La douleur était horrible. Jamais encore elle n'avait reçu autant d'injections d'affilées en une journée. La mort n'aurait pas pu être pire. Alors que le lit était froid, que la pièce en elle-même était froide, que les rideaux qui la séparaient des autres lits étaient blancs et froids, elle, avait chaud, elle transpirait, elle délirait, elle voyait floue lorsqu'elle avait le malheur d'ouvrir les yeux.
Elle ne pouvait même pas hurler de douleur, elle avait été bâillonnée. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Puis, soudain, son corps fût prit de convulsions, alors qu'elle recevait une quatrième injection, un mélange d'une couleur étrange, ce n'était pas de la mako cette fois-ci. L'infirmier n'arrivait pas à la calmer, il fit alors appelle à un médecin. Ses yeux prirent une couleur écarlate. La forme de se pupille devint allongée en fente étroite. Le médecin s'approcha d'elle, suivit de près par l'infirmier. Il tenait en main une seringue contenant un produit bleu.
- En cas de convulsions, injectez lui ça. Dit –il à l'adresse de l'infirmier.
Tout en donnant les instructions à l'infirmier, il planta l'aiguille dans le bras de la jeune fille. A peine eut-il commencé à la vider qu'il fût repoussé. Hanabi avait ôté l'un de ses liens qui lui retenait son poignet. On lisait la colère dans les yeux de la jeune fille qui était toujours de cette même couleur de sang. Le médecin se releva, reprit sa seringue. IL devait reprendre le contrôle de la situation.
-Attachez-lui les poignets immédiatement. Dit-il à l'adresse de l'infirmier.
L'infirmier s'approcha, attrapa les poignets de la jeune fille. Son corps devint brûlant, à commencer par les mains. Il les regarda. Elles étaient en feu, et ce feu se répandant à tout son corps. Il recula en hurlant. Le médecin tenta alors de le faire lui-même mais il reçut le même sort. Il quitta la pièce en hurlant, les bras en l'air. Il tomba sur les rideaux d'un des lits, propageant le feu à tout le laboratoire. Les onze enfants y étaient toujours attachés et les infirmiers qui leur étaient rattachés leur ôtèrent leurs liens avant de s'enfuirent à leur tour. Le responsable des recherches scientifiques se trouvait dans le bureau du directeur de l'établissement.
Arashi vint détacher les liens qui la maintenaient encore à la table d'examens. Il remarqua la couleur des yeux de sa jeune sœur, mais il n'avait pas le temps de s'en préoccuper, il y avait des choses bien plus importantes pour le moment, comme quitter cet endroit. Il la prit par la main et la guida à travers les flammes. Batsu, Naru et Sunda les attendaient à la sortie du laboratoire.
- C'est le moment de fuir, s'écria l'un d'eux.
Le feu s'étendait aux étages supérieurs. Cet endroit allait être détruit, comme Hanabi l'avait souhaité, cet endroit qu'elle haïssait, ces gardiens, qui les faisaient tous souffrir, elle avait souhaité tous voir disparaître, pour être sur que jamais elle n'y retournerait, et les flammes étaient aussi ardentes que son désire de destruction. Elle regarda, immobile, la bâtisse se faire dévorer de l'intérieur par le feu, son regard absent.
Arashi la tira violemment par le bras, ce n'était pas le moment de s'attarder à regarder le feu. Hanabi ne réagit pas, Batsu lui vint alors en aide et attrapa la jeune fille par la taille.
L'orphelinat prenait feu à une vitesse impressionnante. Les enfants couraient, quittant leur chambre afin d'être épargné par les flammes.
Ceux qui avaient réussi à fuir se retrouvaient maintenant devant l'immense porte d'entrée. Celle-ci était fermement verrouillée, sans aucun doute pour éviter à quiconque de quitter les lieux.
- On est prit au piège, il faut trouver une autre sortie !!! S'écria l'un des jumeaux
- Il est trop tard, le feu a investit la quasi-totalité de l'orphelinat !
- il faut trouver un moyen de détruire cette porte !!
- il nous faut des clés !
- Attendons, ils finiront bien par nous ouvrir, ils ne nous laisseraient pas mourir !!
Hanabi qui avait été reposée au sol regarda celui qui venait de sortir cette phrase. IL avait le regard plein d'espoir. Elle eut un rire moqueur.
- Je crois que tu rêves, ils préféreraient nous voir tous mourir ici plutôt que de nous savoir dans la nature. Nous sommes leurs créatures, ils ne nous laisseront jamais sortir d'ici sauf pour un travail, c'est ce qu'ils nous ont enseigné, ne l'oublie pas. Nous ignorons ce qu'il y a dehors, parce qu'ils veulent qu'on l'ignore. Elle se mit à rire comme une démente. Ses yeux rouges brillaient dans la lumière des flammes qui s'approchaient dangereusement.
- Vous voulez détruire cette porte ?? S'écria t-elle. Alors mettons-y le feu !!! Brûlons tout !! Détruisons tout !!! Elle ria de plus belle.
Arashi la ramena vers elle. Cette fille qu'il tenait dans les bras n'avait plus rien d'Hanabi. Qu'avait-il fait de la petite Hanabi calme et douce ?? Qu'avait-il bien pu se passer dans ce laboratoire pour qu'elle change autant ? Il sentait une aura étrange émanée d'elle, une aura différente, presque meurtrière mais chaude. Ils l'avaient détruite dans ce laboratoire, pour faire d'elle une arme parfaite, et maintenant, c'est elle qui allait les détruire, Arashi en était conscient, elle avait un lien avec ce qui venait de ce produire. Elle s'apprêtait à détruire la lourde porte de chêne, en posant la paume de sa main sur le bois. Elle sentit le contact du bois sur ses doigts, elle en sentait sa composition, ses forces et ses faiblesses. Elle leur rendrait la liberté qu'ils méritaient, en brûlant cette porte comme elle avait brûlé le médecin, même si elle ne se souvenait plus de la manière dont elle avait procédé, elle était toujours en transe et se laisserait guider par son instinct. Arashi l'observait, il se doutait de ce qu'elle allait plus ou moins faire. La jeune fille recula et regarda la porte avec insistance, elle savait ce qu'elle devait faire. La porte finit par prendre feu, et l'éclat des flammes se reflétait dans ses yeux rouges. Arashi lui, n'avait pas envie d'attendre, les flammes étaient vraiment proches d'eux. et depuis que la porte s'était elle aussi enflammée, ils étaient encerclés. Il frappa à coup de pieds sur la porte en chêne qui avait été affaibli par les flammes. Il fût aussitôt rejoint par Batsu et d'autres jeunes. La porte finit par céder après quelques minutes de lutte acharnée.
Encore une fois, un travail d'équipe pour leur survie. L'oxygène avait nourrit les flammes, il était temps d'y aller. Tous ceux qui purent sortir le firent, mais un certains nombres étaient restés emprisonnés par les flammes. Les enfants regardaient le bâtiment s'enflammer, ils se sentaient libres et le poids dans leur poitrine s'allégeait à mesure que le bâtiment était rongé par le feu.
En quelques heures, ils ne restaient plus rien du bâtiment, ni des prisonniers. Ils ne restaient plus une trace des échappés ni des responsables de l'orphelinat. Ils avaient fuit, emportant tout leurs résultats de recherche.
Hanabi avaient été séparé du reste de son équipe. Elle était éreintée, sur le point de s'effondrer. Elle errait, les yeux hagards, le corps lourd et endolori. Ses yeux étaient redevenue à la normal, ou presque. L'un avait retrouvé sa douce couleur saphir, quant à l'autre il était resté rouge écarlate. Des yeux vairons preuve de ce qui s'était passé cette nuit d'hiver. Preuve de ce qu'ils avaient créé.
Combien te temps avait-elle marché ? Vers où ? Elle finit par s'effondrer au sol, sa tunique bleue pleine de suie et de boue, lui arrivant à peine aux genoux. Le froid lui mordait le corps, mais elle y était insensible. Son esprit l'ignorait, mais son corps, lui, ne le pouvait, c'est pourquoi elle finit par s'effondrer sous la fatigue et le froid. Le jour pointait son nez, enflammant le ciel.
Allongée sur le sol, elle regardait le ciel rougeoyant, ne sentant plus rien, puis, elle ne finit par ne plus rien voir.
Une ombre approchait, lui cachant le peu de lumière qui lui restait. L'ombre d'un adulte. IL était trop tard, ils l'avaient rattrapé, et elle ne pouvait plus fuir. Elle le regarda s'approcher, le regard vide.
