Titre : Descente en enfer
Auteur : Lenne26
Bêta-lectrice : Lonely Seira
Pairing : Asami/Akihito
Genre : Drama/Angst
Rating : M
Disclaimer : J'ai eu beau supplier, Ayano Yamane n'a pas voulu me les laisser (peur de mon sadisme?) donc ils ne sont pas à moi et bien à elle!
Note de l'auteur : Merci aux reviews anonymes, pensez à laisser une adresse si vous voulez que je vous réponde! Sur ce, bonne lecture!
Attention : Ce chapitre comprend une scène de lemon... Vous pouvez la passer si vous voulez, j'ai indiqué le début et la fin du passage!
Chapitre 4
Son regard…
Si la veille, la fureur qu'Asami avait décelée dans le regard d'Akihito l'avait excité, la lueur qu'il lui découvrait aujourd'hui lui serrait le cœur, malgré le fait qu'il pensait avoir depuis longtemps banni ce genre de sentiments. Les larmes au coin des yeux, Akihito semblait lui lancer un véritable appel au secours. Jamais il n'aurait cru voir ce regard dans les yeux de son amant. La seule fois qu'il avait vu le jeune homme dans un tel état de faiblesse, c'était à Macao, avant leur retour au Japon. S'il en venait à dépendre autant de lui malgré son tempérament fier et indépendant, c'est qu'Akihito était beaucoup plus effrayé qu'il ne l'aurait pensé. Il retint un soupir. Il le savait. Akihito n'aurait jamais dû apprendre le nouvel intérêt qu'on lui témoignait, c'était trop tôt pour lui.
Les deux hommes ne se quittaient pas du regard, Asami ne parvenant pas à détacher les yeux tant ce qu'il voyait le surprenait et Akihito attendant désespérément que le yakuza fasse le premier pas. Asami sembla se reprendre et d'un pas rapide, il s'approcha d'Akihito pour l'enlacer dans une étreinte violente. Le yakuza sentit le jeune homme trembler un instant dans ses bras, avant qu'il ne se calme légèrement. Asami en profita alors pour coller son amant contre le mur et lui empoigner les poignets qu'il bloqua au-dessus de sa tête, avant de l'embrasser sauvagement. Le yakuza savait que ce n'était pas de douceur qu'Akihito avait besoin en ce moment même, mais bien de se sentir protégé dans ses bras. Le jeune homme semblait perdu depuis le moment où la langue d'Asami avait rencontré le sienne et cette impression ne fut que renforcée lorsque la main du yakuza passa délicatement sous son t-shirt pour venir caresser ses pectoraux. Akihito laissa échapper un gémissement et Asami ne put s'empêcher de sourire dans leur baiser. Il s'amusa un instant à torturer son amant en remontant avec une lenteur agaçante sa main jusqu'à un téton qu'il ne fit qu'effleurer. Cette sensation poussa Akihito à rompre le baiser pour pousser un nouveau gémissement. Asami en profita pour mordre son cou à pleines dents, laissant une trace que le jeune homme aurait bien du mal à cacher le lendemain, et libéra brusquement les poignets de son amant pour venir prendre ses fesses à pleines mains, le décollant ainsi du mur pour se diriger vers la chambre.
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Le jour commençait à se lever tandis qu'en même temps, dans une chambre d'un des nombreux immeubles de la ville, on pouvait voir deux hommes, nus, enlacés sous les draps. Asami, réveillé depuis peu, regardait son amant encore endormi, le souffle régulier et un air paisible sur le visage. Leur étreinte avait duré assez tard dans la nuit et Asami avait ressenti à quel point Akihito s'était abandonné à lui, oubliant sa peur et ses soucis le temps d'une nuit. Le yakuza fut bien obligé de s'avouer qu'il avait particulièrement aimé ce côté si fragile d'Akihito et même si cela le surprenait au plus haut point, il mourait d'envie de continuer à protéger le jeune homme, et ce jusqu'à la fin de sa vie. Jusqu'à ce que la mort les sépare ? Asami ne put refréner un sourire devant le cliché que représentait ce genre de pensées et se promit de ne jamais s'abaisser à dire cette phrase à voix haute.
La respiration d'Akihito se fit plus irrégulière, signe de son prochain réveil. Asami concentra son attention sur le visage de son jeune amant, aimant particulièrement ce moment. Akihito ouvrit doucement les yeux, pour tomber directement dans deux yeux dorés. Le jeune homme resta un moment captivé par ce regard, les yeux encore embrumés par le sommeil, et Asami se permit un sourire. Akihito n'était vraiment pas du matin, et le yakuza, comme à son habitude, ne se gêna pas pour se moquer de l'air stupide qui trônait sur le visage de son amant. Et comme chaque matin, Akihito partit au quart de tour et commença à insulter Asami de toutes sortes de nom, le tout avec un visage de gamin boudeur, avant de se faire interrompre brusquement par des lèvres posées sur les siennes. Akihito se laissa aller dans la tendresse de ce baiser, chose qu'il ne voyait que rarement chez son amant. Asami mit fin au baiser et resserra son étreinte sur le jeune homme, obligeant celui-ci à se blottir contre son torse.
« Tu vas venir habiter ici. »
Le ton ne souffrait d'aucune contestation et Akihito, après un bref sursaut, garda le silence. Asami appréciait cela chez son amant. Pas de mots inutiles. Les deux hommes se comprenaient généralement sans se parler et ils se transmettaient leurs sentiments l'un à l'autre par des gestes et jamais par des mots. De toute façon, Asami détestait ce déballage inutile de sentiments. Etait-il vraiment nécessaire de se répéter « je t'aime » à longueur de journée ? Les mots peuvent mentir alors que les gestes jamais. Akihito se dégagea de l'étreinte et se leva du lit pour partir à la recherche de ses vêtements éparpillés un peu partout dans la chambre. Asami le suivait distraitement des yeux, le voyant ensuite se diriger vers la salle de bains, bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Arrivé au niveau de la porte, Akihito se retourna et lança un air interrogateur à son amant.
- Bah alors, tu viens ?
Asami sembla sortir de ses pensées et un sourire carnassier vint s'afficher sur ses lèvres.
- Décidément Akihito, je ne te savais pas si insatiable.
- Oublie ça, je crois que je vais y aller tout seul, dit Akihito sur un ton agacé.
En voyant Asami se lever, en même temps qu'une certaine partie de son anatomie, et se diriger vers lui, Akihito piqua un fard monumental et entra brusquement dans la salle de bains, essayant de fermer la porte derrière lui. Malheureusement pour lui, une main puissante vint le gêner dans sa manœuvre.
- Trop tard.
- Non… A… Asami, je suis fatigué, je vais avoir une journée chargée, je dois aller…, dit Akihito tout en reculant prudemment.
- Ça peut attendre, on a toute la journée…
Akihito sentit contre son dos la cabine de douche et après un regard à Asami, il tenta le tout pour le tout et s'élança sur le côté en courant, dans l'espoir d'échapper à la bête fauve qui semblait se faire un malin plaisir de le prendre comme petit-déjeuner. Malheureusement, ledit fauve avait repéré la tentative de fuite de sa proie et lorsque celle-ci passa à côté de lui, Asami saisit les poignets du jeune homme et en quelques pas, il plaqua Akihito contre le mur de la douche avant de refermer les portes de la cabine derrière eux.
- Alors mon mignon petit Akihito, tu voulais me fausser compagnie ?
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début du lemon
Akihito était mal. Vraiment mal. La dernière fois qu'Asami lui avait jeté ce genre de regard, il ne l'avait pas lâché de toute la nuit, et vu leurs performances de la veille, Akihito se demandait s'il arriverait à remarcher avant trois jours… Il sentit soudain un frôlement sur ses poignets et en levant les yeux… PUTAIN, mais ce con l'avait accroché à la douche ! Il se demanda un instant d'où Asami avait sorti ce foulard avant de se souvenir de quelque chose de plus important en croisant les yeux de son amant : il était définitivement dans la merde.
- Enfoiré…
- Ça ne te rappelle pas de bons souvenirs ?
- Pas vraiment.
Asami sourit devant la réplique de son amant. Effectivement, il semblerait qu'il ait beaucoup plus apprécié la fin de la visite à Feilong qu'Akihito. Laver le jeune homme de toutes les blessures qu'il avait subies avait été un pur délice… Mais aujourd'hui, il était persuadé qu'il ne serait pas le seul à apprécier l'échange…
Le yakuza resserra le contact entre leurs deux corps et d'une langue taquine, il partit explorer le cou et la nuque d'Akihito, prenant grand soin de marquer son passage, en même temps qu'il s'amusait à taquiner les tétons de son amant de ses mains. Une fois que le nombre de marques rouges lui parut suffisant, il mordilla l'un des tétons tandis que ses mains descendirent plus bas, l'une s'occupant de réveiller la virilité du jeune homme et l'autre s'amusant à caresser ses pectoraux. Akihito semblait se délecter de cette douce torture, vu les gémissements de plus en plus forts qu'il laissait échapper. Asami se mit à sourire en voyant sa victime se mordre la lèvre inférieure pour étouffer ses gémissements. Asami se redressa, espaçant le contact entre leurs deux corps, ce qui surprit quelque peu Akihito qui rouvrit les yeux. Le yakuza, un petit sourire aux lèvres, lui présentait les doigts de sa main droite.
- Alors là, tu peux rêver.
- Tu es sûr ?
- Jam… Mhhh…
Alors ça, c'était traître. Asami avait commencé quelques va-et-vient sur sa virilité qu'il arrêta presque immédiatement pour reculer et regarder son amant d'un air moqueur. Malgré le regard meurtrier qu'Akihito lui lança, Asami se rapprocha pour mordiller un téton, déclenchant un nouveau gémissement, et se recula de nouveau, une lueur victorieuse dans le regard.
- Connard…
- Tu es toujours aussi sûr ?
Akihito entrouvrit la bouche et commença à lécher les doigts que le yakuza lui présentait. Asami le laissa faire un instant puis retira délicatement ses doigts pour les présenter devant l'intimité de son amant. Il commença à embrasser fougueusement le jeune homme, débutant un duel enflammé entre leurs deux langues, et introduisit progressivement trois doigts, laissant à chaque fois Akihito s'habituer à la sensation. Lorsqu'il le jugea suffisamment prêt, il présenta sa virilité devant l'intimité de son amant et le pénétra d'un geste brusque, faisant crier Akihito sous cette nouvelle sensation. Le jeune homme grimaça un instant sous la douleur fugace. Décidément, la patience n'était pas le genre d'Asami… Mais bientôt, il se perdit dans la vague de plaisir que son amant lui faisait ressentir. Asami entendait avec fierté les cris d'Akihito devenir de plus en plus puissants, signe d'une jouissance proche. Le yakuza lâcha les jambes du jeune homme, celui-ci s'empressant de les nouer autour de ses hanches, et remonta ses mains pour venir taquiner tous les points sensibles d'Akihito, le faisant se tordre de plus en plus sous lui. Le yakuza sentit le jeune homme se tendre, contractant tous ses muscles, ce qui l'entraîna lui aussi dans la jouissance, mordant le cou d'Akihito en se libérant. Les deux hommes reprirent leur souffle, Asami en profitant pour libérer les mains de son amant qui lui tomba dans les bras. Akihito, encore hébété par l'orgasme, ne remarqua pas qu'il se faisait soulever par deux bras musclés et transporter hors de la salle de bains. Il ne prit conscience qu'ils étaient retournés dans la chambre que lorsqu'Asami le déposa sur le lit. Il tomba directement dans le regard gourmand de son amant, qui lui signifiait clairement que cette petite aventure dans la salle de bains n'était que le début de ses tourments…
fin du lemon
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Cela faisait maintenant une semaine qu'Akihito avait emménagé chez Asami. Le yakuza se rappela en souriant du moment où Akihito lui avait ordonné de l'aider à déménager ses affaires, sans doute pour se venger des deux jours de repos forcé qu'il avait dû subir par sa faute… Asami appréciait vraiment la vie avec Akihito, malgré le fait qu'il avait toujours été habitué à vivre seul. Mais pouvoir torturer son nouveau colocataire à n'importe quel moment de la journée était définitivement un plus à ne pas négliger… Asami avait assigné deux gardes du corps à son amant, qui le suivaient dans tous ses déplacements, et même si Asami ressentait aisément la gêne du jeune homme face à cette manœuvre, il savait qu'Akihito ressentait le besoin de celle-ci. De cette manière, Asami ne voulait pas priver son amant de sa liberté en l'assignant à résidence mais lui laisser vivre sa vie. Mais il avait tout de même l'agréable surprise de retrouver le jeune homme chez lui tous les soirs, lorsqu'il rentrait du boulot. Quelle bonne idée de le laisser vivre ici décidément !
Néanmoins, après un peu de vie commune, Asami prit conscience d'un point qui l'ennuya quelque peu. D'après ses observations personnelles et les rapports de ses hommes, il s'était rendu compte qu'Akihito restreignait considérablement ses sorties, préférant passer la majeure partie de son temps dans l'appartement, quitte à louper le travail. Ce n'était pas un ennui d'un point de vue financier mais connaissant son tempérament, c'était définitivement très étrange qu'Akihito se laisse entretenir comme ça, lui qui était plutôt du genre à lui crier au visage qu'il deviendrait riche par ses propres moyens et qu'il n'avait besoin d'aucune aide de sa part. Asami lâcha un soupir. Il était peut-être un peu trop parano, son métier le poussait sûrement à ne voir que le pire quelle que soit la situation. C'était sûrement ça. Asami actionna la poignée de la porte de son appartement et ses yeux se posèrent directement sur Akihito, assis sur le canapé et les yeux fixés sur les immeubles visibles de la fenêtre. Le jeune homme ne fit aucun geste qui pouvait laisser penser qu'il avait entendu la porte s'ouvrir et Asami se dirigea vers lui, jusqu'à poser une main sur son épaule. Sa réaction fut violente, ce qui surprit considérablement le yakuza. D'un geste brusque, il se leva du canapé tout en poussant un cri strident, et se retourna vers Asami, plantant son regard dans le sien. Celui-ci découvrit avec stupeur un regard exprimant une frayeur intense, qui ne dura qu'un instant, avant qu'Akihito ne redevienne lui-même en reconnaissant son amant.
« Tu m'as fait peur, c'est malin ! »
Le jeune homme commença à rire, d'un rire forcé qui ne lui ressemblait pas mais Asami ne fit aucun commentaire, se contentant de froncer les sourcils. Alors il n'avait pas rêvé ? Quelque chose était définitivement étrange chez lui… Akihito avait arrêté de rire et semblait maintenant gêné par la situation, attendant un mot de son amant tombé dans un mutisme inquiétant. Asami remarqua que le jeune homme évitait délibérément son regard, les yeux baissés voilés par quelques mèches de cheveux. Le yakuza s'approcha alors de lui et d'une main, il lui saisit le menton pour le forcer à le regarder. Lorsque ses orbes dorés rencontrèrent ceux d'Akihito, il n'y découvrit qu'une lueur interrogatrice et plus rien de la panique qu'il avait entraperçue précédemment.
- Asami, qu'est-ce qu'il y a ?
Le yakuza resta un moment à le fixer en silence, semblant rechercher quelque chose d'anormal dans son regard, mais rien. Satisfait, il esquissa un sourire.
- Prépare-toi, je t'emmène au restaurant.
En un instant, le visage d'Akihito s'éclaira et Asami ne put refréner un éclat de rire devant ce spectacle : on jurerait voir un gosse de deux ans à qui on vient de donner une sucette.
- Quoi ? Tu te moques de moi ?
- Pas du tout, dit Asami avec un grand sourire, allez dépêche-toi ou je pars sans toi.
Et Akihito partit s'habiller pour l'occasion dans la salle de bains, tout en ayant pris grand soin de traiter son amant de tous les noms qui lui venaient par la tête et d'avoir fermé cette fois-ci la porte à double tour : on n'est jamais trop prudents.
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Dans les mois qui suivirent, les soupçons d'Asami se transformèrent bientôt en certitude : Akihito vivait très mal la situation. Le yakuza avait aisément pu remarquer, lors de leurs quelques sorties en couple, les regards apeurés qu'Akihito n'avait de cesse de jeter par-dessus son épaule. Le jeune homme n'avait pourtant rien à craindre : en compagnie d'un des chefs de la mafia et entouré d'une dizaine de gardes du corps, il fallait être totalement suicidaire pour essayer de s'en prendre à Akihito. Mais celui-ci lui assurait à chaque fois que tout allait bien, souriant alors d'un air forcé. Si ce fait avait été le seul notable, la situation n'aurait pas été aussi inquiétante. Mais Akihito en était ensuite venu à faire des crises de panique. La première était survenue trois mois plus tôt, Asami avait alors enlacé le jeune homme de ses bras protecteurs pour lui faire ressentir qu'il n'avait rien à craindre et avait attendu un long moment que son amant se calme. Puis les crises s'étaient multipliées. Et il était venu un moment où juste enlacer Akihito n'avait plus suffi et Asami avait été contraint à étreindre le jeune homme pour le calmer. Le yakuza ne savait pas comment faire autrement, il n'avait jamais été très doué avec les mots et pensait que des gestes pouvaient tout résoudre. Alors il essayait de rassurer Akihito par ses gestes. Mais que ferait-il quand l'étreindre ne suffirait plus ? Asami donna un coup de poing violent dans le mur. Il se sentait totalement impuissant, mais que pouvait-il faire de plus ? Lui qui avait l'habitude de tout contrôler, cette situation le mettait dans une colère noire.
Deux mois encore passèrent, Asami ne pouvant qu'assister impuissant au désespoir de son amant. L'état du jeune homme ne s'était pas du tout amélioré, bien au contraire, et le nombre de crises avait encore augmenté, ses étreintes pour calmer le jeune homme étant à chaque fois plus longues. Combien de temps encore la situation pourrait continuer de cette manière ? Pas longtemps, sinon Akihito ne s'en sortirait pas indemne. Asami entendit soudain la porte de la chambre s'ouvrir et se retourna pour tomber sur son amant. Le jeune homme, les yeux baissés vers le sol, semblait hésiter à lui dire quelque chose, triturant ses doigts d'un geste nerveux.
- Akihito ?
- A… A… Asami, je… je dois te dire quelque chose.
Le jeune homme releva brusquement les yeux, une lueur décidée dans le regard. Asami, d'un signe de tête, l'invita à continuer.
- Ce n'est plus possible…
Asami resta silencieux un instant, attendant des éclaircissements de la part de son amant. Voyant que ceux-ci ne venaient pas, le yakuza en demanda, légèrement anxieux de la réponse d'Akihito.
- De quoi tu parles Akihito ?
- Je… Je crois… qu'on devrait arrêter…
De nouveau, Akihito sembla puiser tout le courage qu'il avait pour prononcer la phrase fatidique.
- C'est terminé entre nous Asami.
Dans le salon d'un appartement, on pouvait voir 4 personnes : deux jeunes femmes, très rouges en train de s'éventer, et deux hommes, qui semblaient pour tout dire assez mécontents...
Seira aussi rouge que le mouchoir taché de sang qu'elle tient sous son nez : Chaud ... Chaud ... heureusement que t'as pas détaillé tous les lemons ...
Lenne, à peu près dans le même état : Tu l'as dit, j'ai cru que je n'allais pas survivre à la question d'Akihito...
Seira acquiesce vivement en continuant de s'éventer.
Akihito, bouche bée, regarde encore et encore le même passage du chapitre, sans parvenir à émettre le moindre son. En croisant les regards de Lenne et Seira qui détournent les yeux en rougissant fortement : Non mais c'est quoi ce bordel encore? T'as bu quoi pour écrire des conneries pareilles? Depuis quand j'invite Asami à venir avec m...
Lenne, essayant vainement d'arrêter le flot de sang qui s'est remis à couler de son nez : Stop! Tu veux nous tuer ou quoi?
Seira, ferme les yeux et essaie de retrouver son souffle en marmonnant : visuel ... trop visuel ... ne pas regarder ...
Akihito, un sourire machiavélique se dessinant sur ses lèvres, s'attardant sur chacun de ses mots : Depuis quand j'invite... Asami... à venir... avec moi...
Lenne et Seira, au bord de la rupture : Non, arrête!
Akihito, sans faire attention à l'interruption : dans... la... douche?
Les deux pauvres jeunes femmes perdent brusquement connaissance dans un sanglant épanchement nasal au pied d'un Akihito très satisfait.
Akihito, regarde les deux ensanglantées en souriant d'un air sadique : Bon débarras ! Au moins, je vais avoir un répit avant qu'Asami ne vienne me demander pourquoi j'le plaque... *Part en bougonnant* Auteur tordu... pas idée d'écrire des trucs pareils... toujours les mêmes qui trinquent... marre...
Lenne, se relevant difficilement : Mais au fait, pourquoi il est aussi discret Asami? C'est louche...
Lenne regarde sa comparse à la quête d'une réponse, mais la voyant dans l'incapacité de répondre, elle se tourne vers Asami et se fige.
Asami, très en colère : Je vais te dire le problème, putain d'auteur de merde, dans ce chapitre, tu as bien parlé d'une, disons dizaine, de lemons et tu n'en as décrit qu'un seul! Et en plus un lemon beaucoup trop abrégé!
Akihito : Pervers.
Seira : Pervers.
Lenne : Pervers.
Asami, un sourire carnassier aux lèvres : Oh, et vous ne savez pas à quel point... En fait Akihito, qu'est-ce que tu m'as dit déjà à la fin du chapitre?
Akihito, commençant légèrement à flipper : Et voilà, je savais bien que ça retomberait sur moi!
Lenne et Seira, chacune avec un paquet de pop-corn dans les mains, s'installent pour regarder Asami molester Akihito, comptant bien rattraper la pauvreté en lemon de ce chapitre...
Note de l'auteur : Bon, là, j'avoue, c'est un poil sadique de m'arrêter là... Et en ce qui concerne les prochaines publications, elles seront peut-être un peu compromises, car je pars lundi, et à cause d'un certain nombre de raisons, sans mon ordi portable, donc sans les chapitres... Associé à ça une clé usb qui marche que quand elle a envie, et bah je ne sais pas si je pourrais publier avant d'être rentrée chez moi, c'est-à-dire dans deux semaines... Bref, tout ça pour dire que le chapitre 5 sera publié soit dimanche prochain, soit dans deux semaines!
Et pour le prochain chapitre, attention aux âmes sensibles, disons que le rating M se justifie à partir de ce chapitre!
