Un énorme merci à Loldu88, Diane37, Tsunade85, Miss Angel Whitlock Salvatore, Hermystic, Melissa-Lena, Romania Rogue, BrunasseLucile, Blupou, Mlle Elea et ma Poly pour vos reviews et votre patience.

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IV – Smell.

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Amortentia : Philtre d'amour le plus puissant qui existe. Identifiable à sa couleur nacrée caractéristique. Il en émane des vapeurs s'élevant en spirales et son odeur est différente pour chaque personne en fonction de ses attirances et affinités.

Ayant toujours été une élève assidue ce n'était pas une surprise de savoir que je connaissais cette Potion, son histoire, en plus de ses propriétés.

La première fois que j'en ai entendu parler, c'était au détour d'un chapitre dans un livre plus poussiéreux qu'il n'aurait du et qui n'avait pas sa place entre mes mains.

Quoiqu'un peu jeune pour véritablement saisir la portée d'une telle potion, j'en avais très vite comprit sa dangerosité.

Et puis, je n'y avais plus pensé. Pendant très longtemps. Pendant des années.

Jusqu'à ce qu'Horace Slughorn ne devienne mon professeur des Potions.

Et ce jour là, mise face à mes propres désirs et affinités, la surprise et l'incompréhension se firent plus fort que la satisfaction d'avoir rapporté des points dût à ma bonne réponse.

*Parchemins neufs, quelque chose de végétal comme de l'herbe fraichement coupée et des odeurs de fumée de… quelque chose….*

Pour les parchemins je pouvais comprendre, pour le reste j'étais quelque peu perdue.

**A cette époque là c'était «simple», je désirais Ron, alors pourquoi *cette* Potion, l'Amortentia, n'allait pas dans ce sens ?!**

La réponse me vint quelques jours plus tard et ma vie que je voulais si ordonnée se transforma en chaos.

Severus Snape était certes l'un des meilleurs professeurs à enseigner à Poudlard, ça n'empêchait qu'il avait autant de patience à son nouveau poste qu'à l'ancien : c'est-à-dire aucune.

Marchant dans notre direction à Neville et moi, il s'arrêta, son regard passant de l'un à l'autre, avant de vociférer des remarques qui firent très vite pâlir Neville.

Alors que je prenais une grande inspiration pour garder mon calme, les senteurs qui me parvinrent me firent reculer de stupeur.

**Amortentia. Il sentait comme l'Amortentia…. **

Poussant un léger cri, je venais, enfin, de comprendre.

Il ne sentait pas comme l'Amortentia. Il était…. C'était comme ça que *je* sentais la Potion. Personnellement.

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-Scent.

Un sourire naquit sur mes lèvres. Il m'a demandé de fermer les yeux et d'humer.

C'est un jeu entre nous qui dure depuis des années, qui a commencé comme un test sur mes connaissances en matières de Potions et d'ingrédients et qui est devenu vite *plus*.

C'est d'ailleurs ce jeu là que je considère comme étant le début de notre amitié, avant qu'elle-même ne se transforme en *plus*.

-Severus à quoi tu joues ?

-A rien. Dis-moi ce que tu sens.

Je renifle une nouvelle fois, emplissant mes poumons des arômes qui me parviennent.

Je fronce les sourcils avant de répondre.

-De l'herbe coupée. Une odeur de parchemins et de la fumée.

D'instinct je sais qu'il arbore un sourire satisfait.

-Très bien. Tu peux me dire à quoi cela te fais penser ?

-A toi.

-Je t'ai demandé *à quoi* et non *à qui* Hermione.

Je cherche dans ma mémoire la réponse qui puisse le satisfaire quand soudain j'ai le déclic.

-A l'Amortentia. C'est ce que j'ai senti la première fois que….

J'ouvre rapidement les yeux, surprise.

-Tu étais au courant de *ça* ?!

Dans quelques secondes à peine ma surprise va se transformer en révolte et il le sait parfaitement, ce qui explique qu'il s'avance et se penche vers moi et arrête ses lèvres à deux millimètres des miennes.

-Oui.

Trop distraite par son souffle chaud et son parfum grisant, je le laisse me détourner de mon irritation avec plaisir.

Alors qu'il occupe mes lèvres avec les siennes, je le sens me pousser vers le bureau et m'installer pour qu'il puisse m'étreindre convenablement.

D'un geste impatient, il s'occupe de nos vêtements me laissant à loisir aspirer les effluves de son aftershave, seul parfum artificiel que je peux distinguer.

Ses mains sont partout à la fois, m'embrasant rapidement, assez rapidement pour que la seule pensée cohérente soit que je le veux en moi.

Bien sur ce n'est pas ce qu'il veut lui. Non, ce qu'il veut c'est que je perde l'esprit sous l'assaut de sa détermination

Mon cœur s'emballe à présent et je perçois distinctement les effluves de nos corps ainsi mélangés.

Ses lèvres bougent, descendent le long de mon corps pour s'arrêter à l'endroit le plus vibrant de mon être.

-Tu sens divinement bon. Ton parfum est enivrant, exotique….

Je détourne le regard, prise d'une timidité soudaine de le voir à mes pieds, les yeux possédés par le désir et m'expliquant dans sa grande éloquence, ce qu'il sent lorsqu'il est si près de moi.

-Douce fragrance de désir, exquise senteur de plaisir…..

Son nez, qui à une époque était le sujet de bien des moqueries, prend sa revanche dans une lente torture.

-C'est si agréable de pouvoir te sentir dans ces moments là….

-Severus….

-J'aimerais tellement que tu puisses apprécier tout ceci comme moi Hermione.

Inspirant grandement une nouvelle fois, j'essaye de percevoir ce qu'il me décrit mais mon nez ne discerne que l'odeur distincte de sexe. Je ne sens presque plus sa fine fragrance masculine que j'aime tant, et le parfum de parchemins et d'herbes coupées n'est vraiment plus qu'un lointain souvenir.

Il choisit ce moment là pour venir à ma rencontre et un frisson me traverse alors qu'il joue de sa langue tandis que son nez s'amuse à me titiller. Basculant la tête en arrière je me laisse complètement submerger par les sensations.

La perception du monde qui m'entoure ne se résume qu'à très peu de choses.

Mes impressions ne sont plus que sensorielles maintenant.

Ma respiration qui se fait bien trop forte associée aux bruits que fait sa langue sur et à l'intérieur de moi.

Ma vue qui s'est brouillée avant que je ne me décide involontairement à fermer les yeux.

Mes doigts qui viennent fermement agripper ses cheveux tandis que je perds de plus en plus pied.

J'explose sous l'à-coup de toutes ses émotions et là je sens. Mon odorat est brusquement assailli par tout un tas de senteurs que ça en devient suffocant.

Mon parfum. Son parfum. Le léger arôme d'encens qui traine dans la pièce. Et le sexe… Le mien surtout mais le sien aussi.

D'un mouvement précipité je le fais remonter et l'embrasse, affamée.

Ma tête tourne, saisi par les odeurs qui flottent dans l'air.

Gesticulant légèrement, je fini par m'empaler sur lui et murmure.

-J'ai senti.

Il me sourit.

-Tu comprends maintenant ?

J'hoche vigoureusement la tête.

-Oui.

Ses coups de reins se font de plus en plus pressants et je sais qu'il n'est pas loin de jouir.

-Ces odeurs nous imprègnent, elles sont *nous* et j'aime beaucoup ce que *nous* dégageons.

Guidé par mes paroles il explose à son tour, et c'est une très, très belle vision.

Et dans un sourire rassasié, il me répond.

-J'aime ça également.

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