HEEEY! je suis de retour! ouais moi même j'ai du mal a y croire! C'est un chapitre court, certes, mais on s'en fou JE SUIS DE RETOUR! Hum, bon plus sérieusement je m'excuse platement je suis odieuse et impardonnable mais j'ai jamais le temps d'écrire (ni de rien faire de chouette en générale) ! Il n'empeche que j'avais promis de publier le prochain avant la fin de l'année et bah je vous signal (blancheur!...pardon je vais de ce pas me pendre) que c'est juste mais on est encore en 2011! Alors au passage Joyeux noel en retard, et bonne année en avance.

(Bon pardon pour les fautes et bla bla bla, mais a 2 heures du mat, mon ordi me brûle les yeux, bref je me justifie comme je peux...)

Euh...Bonne lecture quand même?


CHAPITRE 3

-Riza, faite vos bagages nous partons a Xing !

-Je vous demande pardon ?

-Vous m'avez bien compris ! Aller ! Pressez-vous le train ne va pas nous attendre !

-Mais pourquoi ?

-Parce qu'à un horaire donné le train doit partir, et cette heure c'est dans une demi-heure !

-Non, je vous demande pourquoi vous voulez aller à Xing !

- Bah pour vendre des nems !

-Je ne suis vraiment d'humeur à rire monsieur !

Roy se rembrunit.

-Pour une mission...

Riza écarquilla les yeux de stupeur.

-Une mission ! Mais vous vous fichez de moi ! Vous n'avez donc rien écouté de ce que je vous ai dit la dernière fois ! Je quitte l'armée !

Un cours silence s'empara de la pièce. Roy plongeait son regard par-delà la fenêtre, par-delà la ville.

-Désolé lieutenant, vous n'avez pas vraiment le choix...

-Pardon ?

-Vois êtes le sujet principal de cette mission, sans vous elle n'a aucun sens...

-Eh bien ne la faites pas !

-Vous m'avez déjà vu refuser une mission dans toute ma carrière ? Je n'ai jamais objecté pour la réalisation de la plus atroce d'entre toutes, alors pensez que celle-ci qui me tien particulièrement a cœur n'en sera pas exempte !

À ce moment Riza comprit que son supérieur allait tenter le diable pour la sauver, et obstiné comme il était, il n'en démoderait pas. Puis finalement, passer trois mois à poursuivre une quête chimérique avec l'homme qu'elle aimait était peut-être plus plaisant que de rester à l'agonie seule. Avait-elle seulement le choix ?

-Très bien...j'arrive, se résigna-t-elle d'humeur maussade.

Il fut assez surpris de la voir abdiquer si rapidement, mais après tout, il n'allait pas s'en plaindre. Ils gageraient juste du temps. Trois mois c'est une durée très restreinte lorsque le temps nous presse vers la fatalité. Il s'efforça de garder une mine détendue pour la mettre en confiance, mais il était ravagé de milles tourments, il ne savait pas vraiment si ce voyage serait salutaire, mais il ne pouvait résolument pas rester ici sans rien faire à attendre et voir chaque jour la maladie la ronger un peu plus, ou bien rester alité dans une chambre d'hôpital en laissant les courbes de l'oscilloscope le narguer cyniquement.

-Excellent ! Je vous attends en bas, ne perdez pas le temps et prenez le strict minimum.

Il joignit l'action à la parole et sortir en trombe de l'appartement avec une démarche marquant une fausse alacrité.

Riza le suivit du regard et quand il disparut dans la cage d'escalier, elle soupira lourdement. C'était absurde, complètement absurde. Elle n'aurait pas pu espérer pire. Néanmoins, elle s'exécuta et fit hâtivement ses bagages.

-Dans quoi est-ce que je m'embarque...

Hayate jappa comme pour répondre à son désespoir et elle considéra l'animal l'air contrarié.

-Eh puis toi, tu ne peux pas rester seul...Je vais voir si le voisin accepte de te garder.

Puis elle songea qu'elle risquait de ne plus revenir, par conséquent de ne plus revoir cette boule de poils qu'elle affectionnait tant.

-Allez, tu viens avec nous.

Elle rejoignit Roy qui attendait nerveusement en bas des escaliers.

-Ah vous voilà ! Allez venez vite !

Il l'entraina par le poignet en courant à moitié, elle se laissa faire sans rechigner et jeta un rapide coup d'oeil sur son chien qui semblait heureux de se défouler les pattes.

Ils arrivèrent pile à l'heure pour ne pas rater leur train et se mirent en quête de leur place respective. Étrangement, toutes les places étaient occupées, il y avait un monde impressionnant pour cette période. Finalement Roy arriva dans le dernier wagon qui était lui complètement désert et trouva leurs places qui étaient face à face. Il rangea les bagages avant de s'asseoir. Au moment où Riza se dirigeait vers sa place, elle se fit violemment bousculer par un individu. Roy, consterné par le comportement de ce garçon l'interpela houleusement.

-Hein ? Qu'est ce que tu m'veux toi ? Grogna l'importun.

Roy aida Riza à se relever et lui répondit encore plus courroucé.

-Tu viens de bousculer cette demoiselle, ça te ferait du mal d'au moins t'excuser !

-Tsss, 'autre chose à foutre moi.

Les deux hommes se firent face et se dévisagèrent, prêts à en venir aux poings. Le jeune garçon devait avoir à peine vingt ans, une coupe en bataille et des cheveux grenat et un style vestimentaire bâclé. Les deux hommes étaient des contraires parfaits. Opposé dans le physique et la morale.

Riza décida d'intervenir.

-Colonel ça suffit, inutile de s'attirer des ennuies inutiles !

Le garçon sembla soudainement s'intéresser à Mustang.

-Colonel ? T'es d'l'armée toi ?

-Tout à fait ! Je suis le célèbre Colonel Mustang, Alchimiste de surcroit ! annonça celui-ci avec une pointe de vanité.

-Peuh, n'importe quoi. Bon j'ai pas d'temps à perdre avec tes conneries, ciao « l'alchimiste de rien ».

Il se dirigea vers le wagon suivant, mais juste avant de le perdre de vue Riza l'interpella à nouveau.

-Excuse-moi ! On ne s'est pas déjà vu quelque part ?

Le garçon se retourna l'air perplexe, il considéra la jeune femme en faisant courir son regard de haut en bas, de ses pieds à son visage. Il afficha un rictus lubrique.

-Non, je pense que je m'en rappellerais !

Puis il s'en alla, laissant les deux militaires pantois. Roy ne put s'empêcher de railler sur ce qu'il venait de se passer, il passa une bonne heure de trajet à se vanter même s'il agrémentait la conversation avant tout pour faire retrouver un semblant de sourire à sa subordonnée. Malgré ses veines tentatives la jeune femme n'était pas sincère dans sa bonne humeur. Elle était troublée par tant de choses, elle s'interrogerait inlassablement sur les sentiments que Roy pouvait avoir envers elle. Aurait-il fait ça pour n'importe qui ? Quitter son poste pendant 3 mois pour partir à l'aventure à la recherche d'une hypothétique façon de soigner une maladie inéluctablement incurable. Si ça avait était Havoc ? Peut-être pour Maes aussi...Certes il l'avait embrassé, pris dans ces bras. Elle le connaissait assez pour savoir que ce n'était pas une preuve d'amour suffisante de sa part, il était un dragueur invétéré voilà tout.

Elle le coupa pendant qu'il se perdait dans des galimatias à l'éloge de sa propre personne pour engager une conversation bien plus austère.

-Monsieur, qu'est-ce que vous comptez faire une fois là-bas ?

-...euh...

-Monsieur...

Il soupira de résignation et se leva pour fouiller dans son bagage. Il finit par en sortir un livre et maugréa en essayant de refermer le sac. Puis il tendit l'ouvrage à son lieutenant.

-Jettez un coup d'oeil, vous comprendrez

Elle fureta dans le livre et il ne lui fallut pas plus de temps pour savoir de quoi il traitait.

-De l'elixirologie ?

-Ce n'est pas tout.

N'ayant pas d'autre hobbie à disposition elle commença à étudier l'ouvrage plus sérieusement, et pendant qu'elle lisait consciencieusement, Roy partit se chercher un café.

À la cafétéria il grinça des dents en reconnaissant le gamin aux cheveux rouges. Il semblait en plein débat avec un autre type qui devait avoir le double de son âge et de sa corpulence. Rongé par la curiosité il essaya d'écouter la conversation.

-Tu retournes à Xing finalement ? Demanda l'autre homme.

-Ouais, j'ai pas trouvé ce que j'cherchais. J'ai fait l'tour du monde pour cette connerie et Amestris était mon dernier espoir.

Mais de quoi parlaient-ils ?

-Ecoute Sanka, si tu veux le battre il faudra que tu trouves autre chose, il est coriace mais pas imbattable.

Sanka...c'est donc comme ça que tu t'appelles le gamin...

-Non, y'a qu'ça qui pourrait m'aider à venir à bout de cet enfoiré. AAAH ! J'vendrais mon âme pour l'avoir ! gémit-il en plongeant sa tête dans ses bras.

-Tu es sûre que ça existe au moins ?

-Bien sûr tu m'prends pour qui ! J'suis pas aliéné non plus ! Grogna Sanka.

Roy se rapprocha pour mieux entendre. Il avait un de ces pressentiments qui ne présageait rien de bon. Il savait qu'il n'avait pas de temps à perdre pour s'attirer des ennuis, mais là c'était plus fort que lui, son instinct de militaire avait le dessus. Son lieutenant avait eu l'impression de le connaître et en y regardant mieux, ce visage ne lui était pas inconnu. Il se rapprocha encore un peu, mais par malheur le gros type qui l'accompagnait venait de remarquer sa présence.

-Eh ! Qu'est-ce que tu regardes toi !

Roy déglutit lorsque Sanka se retourna et le dévisagea sévèrement. Le jeune garçon brisa le verre qu'il avait à la main en le serrant beaucoup trop fort, puis sauta de son siège pour faire face l'alchimiste. Il le saisit par le col et plongea son regard patibulaire dans celui de son interlocuteur.

-Tu cherches vraiment la merde toi ! Vas-y l'Colonel, bat toi !

Il joignit le geste à la parole et jeta Roy avec fureur contre le comptoir. La serveuse se mit à paniquer et implora l'adolescent de cesser la bagarre. Roy n'avait aucune raison de se battre avec ce gosse immature, mais sa fierté parlait plus fort que sa raison et il lui renvoya un coup magistral qui fit choir le garçon sur son ami.

-'tain, c'est quoi ton problème, cracha-t-il en faisant glisser son poing sur ces lèvres pour enlever le sang qui y perlait.

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Riza se lassa vite de sa lecture, elle avait de toute façon compris où son supérieur voulait en venir. Mais c'était encore plus absurde que l'idée seule de guérir un mal incurable. Elle posa son livre et alla rejoindre son supérieur dans le wagon-restaurant, et quelle ne fut pas sa surprise quand elle le vit en sale état en train de lutter contre le gamin de tout à l'heure.

-Non mais vous êtes fou ! Ce n'est ni le lieu ni le moment pour vous battre ! réprimanda-t-elle.

-Je ne me bats pas lieutenant ! Je me défends !

-Toi la femme, tu restes en dehors de tout ça ! S'énerva le garçon.

Roy esquissa un mouvement pour aller frapper cet importun, mais Riza le retint, elle voulait à tout pris éviter les scandales inutiles.

-Ne faites pas l'enfant Colonel, lui susurra-t-elle.

Il dut se faire violence pour passer l'éponge sur ce qui venait de se passer, il se sentait blessé dans son honneur de laisser un gamin lui dicter sa vie, mais pour Riza, il ne rechigna pas.

Ils retournèrent à leur place et un silence calme s'installa. Ils n'avaient pas vraiment envie de parler. Roy laissa son regard voyager par delà la vitre du train, un somptueux coucher de soleil offrait aux cieux une teinte safranée obstruée par quelques nuages qui semblaient tous se faire aspirer par les montagnes bordant l'horizon. Il se perdit dans un état léthargique empli de réflexions en tout genre qui le coupèrent quelques instants du monde réel. Riza elle, profitait de ce moment d'absence pour observer son supérieur. Il était si beau quand il arborait cet air innocent, cette mine d'enfant perdu. Elle se résolut néanmoins à interrompre ce moment de quiétude.

-Monsieur, vous savez ça ne marchera pas...

Il sortit de sa contemplation comme s'il se faisait interrompre d'un lourd et long sommeil et considéra Riza, la moue boudeuse.

-Pourquoi partez-vous si pessimiste ?

Riza soupira. Inutile d'insister, il aurait indubitablement le dernier mot.

-Non, ce n'est pas grave...oubliez.

Il arbora un petit sourire fier et retourna dans ses rêveries.

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Il leur avait fallu encore 8 heures de train, le voyage était long et fatigant et Roy espérait pouvoir trouver un hôtel rapidement pour consacrer son temps à ses recherches, mais il espérait avant tout que Riza tiendrait le coup. Avec sa maladie et la fatigue occasionnée par le voyage il avait peur qu'elle soit trop surmenée. L'échéance était de 3 mois, mais il supposait que le médecin avait fait ce calcul en prenant en compte le fait qu'elle resterait au lit à prendre soit d'elle, alors que là il l'emmenait au bout du monde dans une quête périlleuse et pas gagnée d'avance.

Le train voyageait de nuit et Riza s'était depuis longtemps assoupie. À la regarder, malgré son teint un peu pâlot, personne n'aurait pu se douter qu'elle était mourante. Lui-même avait du mal à le croire.

Finalement ils se retrouvèrent à Xing, un immense pays composé de 50 tribus, 50 villes d'une beauté propre à leur culture. Leur destination était Ruhago, une des villes les plus archaïques du pays, avec une longue histoire derrière elle. Mais la n'était pas le sujet, ils n'étaient pas ici en touriste mais à la recherche d'un homme. Roy réserva l'hôtel pour la semaine, il n'était par certifié de devoir rester plus longtemps, si tout se passait comme prévu ils pourraient peut-être être de retour la semaine prochaine, heureux et en bonne santé. L'espoir fait vivre.

Dans leur chambre, ils prirent le temps de ranger quelques affaires, de se changer et Roy, prêt en premier rompit le silence.

-Vous êtes prête ? On part à la recherche de ce médecin ?

Elle se retourna vers lui en affichant un sourire en coin.

-S'il existe Monsieur...

-Y'a qu'un moyen de le savoir...


Eh...eh...à l'année prochaine! *fier*

Vous pouvez me reviewer juste pour m'engueuler ou me dire que vous êtes content ou même me raconter votre vie moi j'prend tout ;D