Coucou tout le monde !

Je commencerai comme d'habitude par remercier mes revieweuses ! Vous êtes adorables !

Et je vais aussi répondre à Béatrice (alias Guest) : Pour commencer, Bella ne dirige pas la maison de disques, elle est juste une des managers d'artistes. Ensuite, j'essaye de rester aussi près que possible des personnages de Stephenie Meyer et dans ses livres, le personnage de Bella n'osera jamais se frotter vigoureusement à Alice. Même si elle l'adore, elle en a peur... pour finir, je n'ai pas encore parlé du passé de Bella dans ma fiction, mais j'y viendrais dans un futur chapitre et tu comprendras peut-être mieux, pourquoi Bella est comme ça avec son amie.

Par contre je ne peux pas te laisser dire que ce personnage n'a pas assez de caractère. Crois moi, d'expérience je sais qu'être manager dans une maison de disque, implique aussi de souvent ravaler sa fierté devant une styliste, un musicien ou un chanteur qui rapporte, surtout quand on a envie de les envoyer chier. Dans ce métier l'argent passe avant tout et malheureusement une personne de talent a le droit à tous les caprices !

J'accepte toute critique, si elle est constructive et si elle m'aide a avancer ;-)


Chapitre 3 – Happy Birthday !

Il était là... encore plus beau que dans mon souvenir, dans ce smoking parfaitement taillé.

Je me tournais pour regarder Alice, mais elle avait déjà rejoint la salle.

J'étais donc seule, face à lui...

J'esquissai un pas, mais il fut plus rapide que moi et c'est très intimidée que je levais les yeux, pour plonger directement dans son regard... noir... envoûtant...

- Tu es...

Sans lui laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, je posais une main sur son visage. Il ferma les yeux et soupira.

- Assassine... murmura t-il.

Puis ses mains enlacèrent ma taille, avant de remonter lentement vers mon cou... il pencha son visage pour l'embrasser, juste sur la carotide... il laissa sa bouche dessus et je sentais mon sang pulser dans mes veines.

Le plus délicatement possible, il remonta vers ma bouche où dés que ses lèvres frôlèrent les miennes, je fus électrisée.

Mes mains crispées dans ses cheveux, je le laissai entreprendre ce baiser dont j'avais si souvent rêvé depuis un an...

Plus rien ne comptait... nous étions seuls au monde... seuls ? C'était sans compter sur ma mère, qui comme Alice, pointe toujours le bout de son nez au plus mauvais moment !

- Bella on vous at... oh... pardon...

Je relâchais les cheveux d'Edward, m'éloignais un peu de lui (mais pas trop)et me raclais la gorge avant de lui répondre.

- Ahem maman...

- Ton père est au courant ?

- Hein ? Non... Non ! Oh vache ! Edward euh... désolée mais pour ce soir il va falloir faire profil bas !

- Autant demander à un lapin de ne pas manger les carottes qu'on lui secoue sous le nez ! Il avait l'air curieux et un peu déçu, mais hors de question d'annoncer à mon père que... que je sortais avec Edward Cullen ? Oula... même pas en rêve ! Malgré tout son expression me fit rire.

- Donc je suis une carotte ?

- Hmmm oui et... il se pencha sur mon oreille... j'ai terriblement envie de te manger... gloups !

- Pas comme un lapin j'espère ? Lui répondis-je de la même façon.

- Dites les enfants, on vous attend. Gardez-en un peu pour après la fête s'il vous plait. Une fois dans votre chambre vous ferez ce que vous voudrez, mais par pitié Bella, épargne ton père et son fichu caractère dés qu'il s'agit de ta vie sentimentale !

- Maman ! Moi rouge ? Disons que à côté de moi, une tomate paraît bien pale... et ça le fait rire l'autre lapin !

- Excusez-moi Mme Swan... je promets d'essayer de me tenir tranquille...

- Avec la tête que tu fais, on te donnerait le bon dieu sans confession ! Pourtant je suis pas très rassurée. Si tu te compares à un lapin, ma fille risque de se consumer avant d'atteindre le plaisir !

- Maman ! Et l'autre qui se marre toujours, pendant que je cherche un trou de souris ! Ah on est pas dans Ratatouille ?

- Dernière chose Edward.

- Oui Madame ?

- La prochaine fois que tu m'appelles Madame, je te fais cuire en civet avec des carottes ! Appelle moi Renée ! Il a avalé de travers le lapinou à sa mémère ? Je suis écroulée ! Quant à toi Isabella Marie Swan, essaye de te retenir de lui sauter dessus pendant le dîner, on dirait une vierge effarouchée ! Renée 2 – Bella triple 0...

- Y a un truc qui cloche dans ton constat môm'.

- Quoi ?

- Je suis plus vierge depuis un moment !

Aaaaaaah ! Je l'ai eue ! Et Edward s'étouffe. Petite nature va !

- Mouais... m'en fous ! Bon, on y va ?

- C'est parti ! Dis-je tandis que Edward me prenait par la taille, mais en gardant une distance de sécurité, approuvée par un regard de ma mère.

En arrivant dans la salle, je vis tout d'abord Emmett. Il avait fière allure au bras de Rosalie. Un vrai coq ! Ils étaient vraiment bien assortis et c'est avec une pointe de jalousie (habituelle) que je constatais une fois de plus, la beauté de mon amie. Elle portait une robe rouge qui montrait toutes ses magnifiques formes. Les yeux de Emmett avaient d'ailleurs du mal a ne pas plonger directement dans le décolleté de sa douce.

Jake était là aussi, toujours aussi craquant, mais bizarrement, 6 mois avec lui m'avaient suffit pour comprendre que jamais il ne serait l'homme de ma vie... par contre, il est le plus fidèle des amis.

Lili elle, avait déjà trouvé sa place près de Jasper, qui la serrait tendrement contre elle, sa tête posée sur celle de ma souris d'amour.

Mon père... que ma mère avait déjà rejoint... semblait déplacé dans le groupe. Mais il faut bien avouer qu'il avait horreur de porter le smoking. Chaque jour il partait travailler en jean et t-shirt.

Je pouvais imaginer sa souffrance en ce moment même !

Pour finir mes yeux tombèrent sur elle... je ne savais pas qui c'était, mais déjà le regard qu'elle posait sur Edward me rendit folle ! Bien que quand elle vit où était la main gauche d'Edward, son sourire se mua en grimace assez drôle pour me faire pouffer.

Edward attentif à tout, me demanda entre ses dents :

- Quoi ?

- Rien...

- Dis moi Bella...

- Qui c'est ça ? Et je lui désignais la fille du menton.

- Mon assistante, pourquoi ?

- Elle est folle de toi.

- Je sais...

Je stoppai net et lui lançai mon pire regard de tueuse.

- Je sais, mais sincèrement, trop superficielle pour moi.

- Rattrape toi comme tu peux !

- Serais-tu jalouse ? Demanda t-il avec un sourire en coin.

- J'aurai des raisons de l'être ?

- Au moins un million... composé de la plupart de mes fans. Me dit-il toujours avec ce petit sourire malicieux.

- Et comme tu es un lapin, t'occuper d'elles toutes doit te prendre au max 1h. Ça me laisse de la marge.

- Bella tu es...

- Diabolique je sais, dis-je avec un sourire, excuse moi, je vais calmer mon père qui semble déjà vouloir te tuer.

Je le quittai (aie !) pour aller retrouver mon père. Ce dernier me pris dans ses bras et me serra à m'en étouffer.

- Pôp' je voudrais respirer steuplé !

- Y a quoi entre toi et Edward ? Merdeuuuuuuh !

- Rien du tout !

- Bella, dit-il en me relâchant un peu, ne mens pas.

- Y a rien papa...

- Mouais... fais attention à toi... je ne lui fais pas confiance... je m'écartai totalement de lui.

- Tu ne lui fais pas confiance ? C'est pas toi ce matin qui me disait regretter d'avoir raté le coche avec lui ?

- Bella, calme toi !

- Non ! Papa je n'ai plus 5 ans ! Sifflai-je, un peu énervée, mais pas assez pour lui hurler dessus, pas folle la guêpe. Tu me fais le plan avec chacun des artistes que je te présente, mais cette fois, laisse moi gérer ça à MA façon ! Hors de question que tu joues à l'intimidation avec lui, je te préviens immédiatement ! Si je dois m'occuper de sa carrière, je le ferais comme avec les autres et rien ne viendra perturber ça. Peu importe ce qu'il se passera ou pas avec Edward Cullen !

Mon père, peu habitué à ce que j'ose lui répondre de cette façon, semblait choqué, tandis que Renée elle, souriait de toutes ses dents !

C'est, depuis que j'ai commencé ce métier, le même sujet de discorde entre mon père et moi.

Quel que soit l'artiste que je lui présente, dés qu'il s'agit d'un homme, il se fait un plaisir de le menacer gentiment mais fermement de mort imminente, si jamais il ose toucher un seul de mes cheveux. Que je sois ou non consentante lui importe peu ! Renée m'a toujours dit de ne pas le laisser faire, mais jusque là ça me plaisait de pouvoir aller pleurer dans sa chemise dés que l'un d'eux me blessait. Dans l'instant, je savais que cette idée ne me faisait plus sourire, car ça voulait aussi dire que Edward pouvait me faire souffrir...

- Bon anniversaire Bella.

Je me tournai et vit le maître des lieux.

- Gordon ! Comme à mon habitude,je lui sautait au cou, ce qui fit autant grimacer mon père que Edward ! Bien ! Gordon était pour moi comme un oncle et d'ailleurs je le considérait comme tel, mais mon père s'était toujours imaginé autre chose. Ce qui nous faisait bien rire à chaque fois que nous en parlions . Tu viens de m'éviter le pire, merci.

- A ton service ma bouille. Répondit-il en me claquant un bisou sonore sur la joue. Tu me présente le sujet du combat ? Je ris.

- Yep ! Gordon, je te présente Edward Cullen et son assistante, Jessica Stanley. Et là bas, Jasper Hale, la moitié musicale de Edward. Il serra la main à tous puis dit :

- Soyez les bienvenus dans mon antre ! Comme tu le sais Charlie, j'aime ta fille comme la mienne et c'est un grand bonheur de vous avoir tous ici ce soir. Je ne me souviens pas d'avoir raté un seul de tes anniversaires Bouille et j'espère que tu ne mettras pas le feu au restaurant ce soir, pas que j'ai pas les moyens de refaire la déco, mais je l'ai refaite il y a un mois à peine. Tout le monde rit, sauf Edward qui lui semblait plutôt inquiet par ce constat. Bizarre.

- Très drôle Gordon !

- Je préviens c'est tout ! Re rire de tous... pfff, bon installez-vous, je vais faire un tour en cuisine et je reviens.

Je le regardais partir, un peu dégoûtée qu'il me rappelle les dégâts causés à son premier restaurant pour mes 10 ans. On a pas idée de mettre des bougies étincelantes (mais si les trucs qui font feux d'artifice sur le gâteau !) pour faire plaisir à la seule enfant capable de mettre le feu à la nappe en enlevant, avant qu'elles soient éteintes, les fameuses bougies. Après la nappe, la chaise, la table et ainsi de suite. On a fini dehors pendant que les pompiers éteignaient l'incendie !

- Tu m'expliques le coup de la déco ? Je sursautai. Hmm même pas peur Bella, ce n'est que moi !

- Non... rien à voir avec ça... toi... bref ! Je me recomposai un visage du mieux que je pu, car la peur que j'avais eu ce jour, s'était muée en phobie pour le feu, les allumettes, briquets etc...

- Explique moi. Dit-il tendrement en scellant son regard sur le mien. Je sentis sa main frôler la mienne, mais il se retint de me la prendre. F*** les distances de sécurité pour ne pas froisser mon père !

- Je suis la fille la plus malchanceuse de l'univers ! Genre : Tu vois les paquets cadeau là bas ?

- Oui.

- Je sais déjà si tu m'en a apporté et combien !

- Comment ?

- Ce sont les seuls a être entourés de ruban. Ma famille et mes amis savent très bien que c'est à bannir, parce que je suis tout à fait capable de me couper profondément avec !

- Oh... bouge pas !

Il se dirigea rapidement vers la table où trônaient un nombre hallucinant de paquets cadeau et d'une main experte, retira tous les rubans dangereux. Trop chou ! Puis il revint vers moi.

- Voilà... plus de danger ! Je m'en voudrais que tu te blesses par ma faute.

- Merci... mais tu sais, si c'est pas les rubans, ça sera autre chose.

- Dans ce cas, je me sens obligé de jouer les body guard.

- Tentant...

- Juste tentant ?

- Non bien sûr ! J'ai vraiment hâte de me faire manger par un lapin ! Il explosa de rire avant de se rapprocher dangereusement de moi.

- Fais attention à toi Isabella... si tu continue, je vais te montrer comment le lapin que je suis s'occupe de la très tentante carotte qu'il a sous le nez... Mais euuuuuh ! 1 – La façon qu'il a de prononcer mon prénom a fait rater quelques battements à mon petit cœur déjà très éprouvé ! 2 – L'idée de me faire... manger par Edward me mets dans un état proche de l'apoplexie et c'est difficilement que j'essaye de contrôler ma respiration. Mais Bella is a strong female ! So :

- Parce que tu imagines que la carotte va se laisser manger aussi facilement ? Laisse moi te dire Cullen, qu'il va falloir argumenter pour me mettre dans ton lit ! Quoi je suis pas crédible ? Encore ce sourire en coin ? Nan mais voilà quoi ! C'est sûr que comme ça, il aura pas a argumenter longtemps ! Pfff

- Tu te souviens de la promesse que je t'ai faite il y a un an ? Hey ! J'suis blonde mais quand même ! Je hochai la tête. Je t'en fais une autre : tu vas finir râpée dans mon assiette Bella et je te dégusterai jusqu'à plus faim...

- Prétentieux ! Et si pour une fois, c'était la carotte qui mangeait le lapin ? Parce que si toi tu peux me râper, moi je peux te déguster comme une savoureuse glace bien crémeuse... Il déglutit bruyamment.

- Hey vous deux ! On vous attend ! Toujours aussi discret Emmett !

Je me tournai et tombai aussitôt sur le regard que posait mon père sur Edward.

- Je reviens... mon lapin. Dis-je avec un clin d'oeil et je me dirigeai vers mon père. Destresse papa ! On parlait affaires. Oui je sais très bien mentir quand il faut !

- J'aime pas la façon qu'il a de te regarder... on dirait un...

- Lapin ?

- Hmm oui mais non... il ressemble plus à un prédateur devant sa proie. Je pensais très fort que je voulais bien jouer les proies pour Edward. Sûrement trop fort parce que mon père me regarda bizarrement. Bella...

- Hmm ?

- T'as craqué !

- Hein ?

- Ouais... t'es totalement atteinte !

- J'ai de qui tenir mon papounet adoré !

- A table tout le monde ! Gordon venait une fois de plus de me sauver la mise.

Je fis le tour de la table, pour trouver ma place. Bien sûr, Alice ou Gordon, m'avait placée bien au mileu, avec mon père à ma gauche et Renée à ma droite. Vu celui qui était en face de moi, je finis par comprendre que le plan de table était signé Alice !

Je venais juste de m'asseoir, quand j'entendis quelqu'un arriver avec force de cris.

- Pas de panique ! J'ai pas oublié ! J'suis là, commence pas à râler Bella ! Je... woh ! J'suis grave à la bourre ! Jake !

- Pour une fois non mon loup. J'avais gardé l'habitude de l'appeler comme ça depuis notre courte, mais intense histoire.

- Ça change. Murmura mon père, mais Jake entendit, à croire qu'il avait un sens de l'ouïe hyper développé !

- Vous qui disiez que je changerai jamais, je viens de vous apporter la preuve du contraire !

- S'il pouvait en être autant de ta carrière, je serais comblé !

- Ok... 1 – 0 pour vous ! Comment tu vas ma louve ? Habitude qu'il a aussi gardée, sauf que je déteste qu'il m'appelle comme ça !

- Oh ! Je suis pas si poilue ! Il éclata de rire.

- Non, mais... Alice, prévoit l'esthéticienne pour la demoiselle cette semaine ! Tout le monde s'exclaffa, sauf mon père et... Edward... on avait plus l'impression qu'il avait envie de démembrer Jake. Bon...

- Très drôle Jake. Assied toi plutôt au lieu de risquer que je te dévisse la tête, pour l'accrocher à l'entrée de la maison de prod en exemple, pour les futurs artistes qui oseraient ne serait-ce que tenter, de jouer aux prétentieux ! Le silence se fit d'un coup et je ne remarquai que le sourire fier de Edward. Jake lui avala de travers et manqua de s'étouffer. Sans la claque que Emmett lui envoya dans le dos, on aurait peut-être fini à l'hôpital ! Quand je vous dit que je porte la poisse !

Si les gosses on fini de jouer, on va peut-être pouvoir commencer ?

Pardon Gordon.

- C'est rien ma bouille. Et il reprit la direction des cuisines, pour revenir quelques instants après, suivi de 4 serveurs, les mains débordant d'assiettes pleine de victuailles.

Je reconnu aussitôt un de mes plats préféré : des raviolis de homard, langoustine et saumon poché, accompagnés d'une bisque allégée à la citronnelle et un velouté de cerfeuil. J'en salivai d'avance !

- Gordon tu es un dieu !

- Tu ne m'apprends rien Bella. Un dieu grec même !

- Exagères pas non plus, il te manque quelques heures de sport pour en arriver là !

- C'est parce que ma veste est trop grande que tu vois rien.

- Ouais, bah on va éviter de couper l'appétit au gens, alors garde ta veste !

- T'as raison, les jeunes risqueraient d'être jaloux ! Jake et Emmett éclatèrent de rire et je me joignis à eux. Sincèrement Gordon était peut-être hyper bien conservé, mais à côté de Em' et Jake, il faisait figure de gringalet ! Bon... pour les nouveaux : Ravioli of lobster, langoustine and salmon poached in a light bisque with a lemongrass and chervil velouté.J'ai fait la traduction plus haut hein ! Comment il se la pète des fois !

- Ça a l'air divin. Tient elle sait parler elle ? Jessica était loin de Edward (bien vu ma souris !) mais à côté de Jake qui la dévorait des yeux ! Au moins,il va l'occuper toute la soirée ! Merci Jake !

- Bon appétit ! Nous dit Gordon dans un excellent Français, auquel tout le monde répondit dans la même langue. Impressionnant !

Je sentis quelque chose me frôler le mollet et en levant les yeux, je compris que Edward continuait le jeu auquel nous nous livrions depuis mon arrivée. J'enlevais donc une de mes chaussures et lentement je laissai mon pied remonter sur une de ses jambes. Quand il arriva a destination, Edward se crispa, tandis que je continuai sur ma lancée... la table n'étant pas très large, l'effort que je devais produire était minime et je ne risquai donc pas de causer une catastrophe en, par exemple, emportant la nappe ! Je pris un malin plaisir à ce jeu, même si je sentais mon bas ventre s'enflammer au contact de la bosse qui se formait sous la caresse de mon pied.

Le soucis était que lui aussi était parti à l'attaque, moins facilement que moi vu l'étroitesse de ma robe, mais il finit par réussir a écarter suffisamment mes cuisses pour y glisser son pied. Je retins un gémissement de plaisir, mais fermait les yeux malgré tout. Je n'osais plus lever la tête de mon assiette, tentant de me concentrer sur autre chose que ce qu'il me faisait ressentir...

Finalement je le regardai et nos vis qu'il était dans le même état que moi. Quand il leva les yeux sur moi, ils étaient brûlants de désir et d'autre chose, que je ne réussi pas a identifier immédiatement... puis l'image de Dracula s'imposa à mon esprit et c'était ça... la soif de sang, si bien décrite dans un de mes livres préférés! OMG ! Si seulement il pouvait me mordre, là tout de suite, même pas j'aurai peur ! Bien au contraire ! Je le laisserai faire...

Au bout d'un moment je réalisai que mon assiette était vide. J'avais tout avalé si machinalement, que je ne me souvenais pas du goût que ça avait ! Ce type aura ma peau, je vous le dis... que ce soit en carotte râpée ou poêlée, il m'aura...

Enfin... dans l'immédiat je devais plus ressembler à un coulis de tomates ! Quand mon père parla, immédiatement nos pieds retrouvèrent leur chaussure. Meuh non on a pas peur !

- T'as chaud Bella ? C'était pourtant pas épicé... ah bah si un peu peur finalement ! Et t'es pas... très couverte... dit-il avec un regard assassin vers Alice qui lui souriait déjà.

- C'est rien papa, j'ai dû attraper un peu froid. Mauvais idée Bella ! Aussitôt ma mère posa sa main sur mon front, inquiète. Pas de panique maman !

- Tu es brûlante ma chérie ! Si seulement tu pouvais imaginer pourquoi je suis brûlante ! Enfin non, imagine pas !

- Ne vous inquiétez pas Renée, je suis certaine que ce n'est rien ! Du moins rien que Edward ne puisse soigner ! Je lançai un regard assassin à Rose avant de me lever et... me vautrai lamentablement ! Presque aussitôt une douleur fulgurante au bras gauche me fit hurler. Mes parents qui m'aidaient déjà à me relever me lâchèrent et je retombais mollement, avant de me sentir partir et fermer les yeux...

Qu'est-ce que je vous disais au sujet des anniversaires ?

Je ré-ouvris les yeux sur une vision paradisiaque et avec un grimace de douleur. L'intéressé, Edward, me prit la main droite, celle qui n'était pas déjà entourée d'un plâtre volumineux, avant de me caresser la joue. Je réussi a articuler deux mots.

- Quel os ?

- Radius.

- Ça va... y en a qu'un...

- Je n'ai pas bien fait mon travail...

- Hmm ?

- Tu t'es blessée et je n'ai pas pu l'empêcher...

- Oh ça... sincèrement Edward, si je n'étais pas tombée, il me serrait très probablement arrivée autre chose. Donc te prends pas la tête avec ça...

- Bella... il avait un air très solennel d'un coup !

- Ça va tu sais...

- Chhhh écoute moi s'il te plait...

- Ok...

- Il y a un an, j'étais assis à cette terrasse, très proche du désespoir... je n'arrivai plus a composer... l'amour de la scène commençait a se flétrir... il m'était de plus difficile de supporter ces hordes de fans hurlantes... et puis je t'ai vue... ça m'a fait comme un choc...comme si te voir apparaître était une évidence, que cela devait se produire ainsi. Pour la première fois de ma vie, je savais que si je ne me levais pas pour aller te parler, je le regretterais éternellement... je sentis mes larmes pointer le bout de leur nez, pourtant je ne dis rien et avalai ma salive. Il remit tendrement une mèche de cheveux derrière mon oreille. Ne pas te revoir après, ne pas avoir eu de réponse à mes messages, a été une torture... sans Jazz qui avait des nouvelles par Alice, je serais devenu fou... et puis l'occasion de me rapprocher de toi s'est enfin présentée. Mon producteur voulait faire de moi quelque chose que je ne suis et ne serais jamais : un produit marketing. J'ai sauté sur ce prétexte pour rompre mes engagements envers lui et je ne regrette absolument rien. Dés que mes affaires ont été réglées, j'ai pris le premier avion. Une semaine que je suis là et que je tente par tous les moyens de te voir... grâce à Alice, je sais maintenant que le reste de ma vie est ici, près de la seule femme que j'ai jamais aimé... il a dit quoi là ?

- Je... je me retrouvais avec deux doigts sur les lèvres !

- Je n'ai pas fini... dit-il avec un petit sourire triste. Maintenant... si tu ne veux pas de moi... je retournerai aux États-Unis et tu n'entendras plus jamais parler de moi... ses yeux étaient brillants des larmes qu'il retenait. Par contre les miennes coulaient allègrement sur mes joues ! Je ressentais sa souffrance comme mille coups de poignard en plein cœur et je su immédiatement qu'il était hors de question que je le laisse partir !

- Comment je pourrais laisser partir le seul lapin que j'ai jamais... aimé ? Parce que oui, je l'aimai... il sourit... se releva légèrement, avant de poser délicatement ses lèvres sur les miennes...

- C'est quoi ce bordel ? Aie... mon père !


Et voilà ! La suite bah... je sais pas, quand j'aurai envie ! :p