IMPORTANT :
Comme toujours, n'oublions pas que je surfe sur la vague Sucubei, et que cette fiction ne m'appartient pas !
Du coup, j'avoue tout, mettez-moi les chaines :
« Oui ! Cette histoire existe! Oui ! C'est du plagiat ! Oui ! Je suis la trame, je ne fais que l'agrandir pour en faire une version longue ! »
Je remercie encore Lilian Evans Potter pour avoir bien accepté de corriger ce chapitre.
Réponses aux reviews (auxquelles je ne peux pas répondre directement)
VICKY : Dis donc, Vichy, petite perverse^^, moi qui avais peur que mon lemon ne soit pas apprécié, je suis super contente de voir que tu as l'air d'avoir été plutôt réceptive…!
Sinon, pour la suite, bien sur, les personnages vont se retrouver dans le monde des démons comme l'avait prévu Sucubei (on ne va quand même pas les envoyer à Pétaouchnok les deux petits…) mais encore une fois, je vais rajouter des événements. Harry va encore et toujours se mettre dans les ennuies. Parce que je ne sais pas toi, mais moi, j'ADORE quand le petit Ryry est dans le pétrin. Après il faut bien un démon grand, fort et super sexy pour venir le sauver… !
EMILIE : je suis heureuse que mon histoire te plaise. A l'heure actuelle, je pense faire quelques chapitres en suite d'Incubus dream. Mais après, les choses peuvent changer, si je me sens de mieux en mieux avec l'écriture, que j'ai de nouvelles idées qui me viennent, ou si je vois en écrivant mes chapitres qu'ils sont bien plus longs que l'idée que je m'étais faite, il devrait y en avoir plus. Enfin, tout dépendra de si mon histoire continue de plaire. Je compte la finir, mais si je vois qu'elle plait toujours, je peux l'étaler un peu plus !
SUBLIMO : je te remercie sincèrement pour ton enthousiasme et je suis très heureuse d'avoir ma toute première groupie j'espère que tu resteras fan de ma fiction jusqu'au bout, que celle-ci te sera toujours aussi intéressante, et qu'elle restera à la hauteur de tes attentes !
CHAPITRE 4 : LE DENI
« ROOONNNNN ! »
« Quoi, quoi, quoi ?! »
Le roux débarqua en quatrième vitesse dans la chambre, une batte à la main, et prêt à défendre son ami jusqu'à la mort.
« Qu'est ce qu'il se passe ? » demanda-t-il, essoufflé, la tête tournant dans tous les sens, à l'affut du moindre danger.
Puisqu'il ne reçut aucune réponse, il se tourna vers Harry pour le trouver nu et statufié, regardant le manteau sur son lit comme s'il voulait le détruire par la simple force de l'esprit.
« C'est quoi le problème ? »
« Le manteau » grogna le brun.
Affirmer que le roux était complètement perdu était peu dire.
Au cri d'Harry il avait cru à tout : une attaque par un pervers sexuel, une invasion d'araignées géantes, à la fin du monde ! Et il se retrouvait planté là, en calbute, prêt au combat, devant défendre son protégé contre quoi : une couverture.
« Heum… C'est vrai qu'il a l'air dangereux. Tu devrais peut être t'éloigner, il pourrait te mordre. »
Harry le foudroya du regard.
« C'est toi qui l'as emmené ici ? » questionna ce dernier, accusateur.
« Oui oui, bien sûr Harry ! C'est mon truc ça, rentrer dans la chambre de mes potes pendant qu'ils dorment pour les couvrir. Tu m'as pris pour quoi ?! Ta mère ?! »
« Et comment il est arrivé là alors ?! »
« Qu'est ce que j'en sais, c'est dans ta chambre qu'il est, pas la mienne ! T'es peut être somnambule et tu l'as volé. Ou alors c'est ton mec d'hier soir qu'il te l'a laissé… »
« Quoi ?! Attends, quel mec ? »
« J'en sais rien, je ne l'ai pas vu moi ! Celui avec qui tu t'es envoyé en l'air. C'était Diggory ?» demanda-t-il curieux.
Harry le regardait comme s'il était devenu fou.
« Je n'ai pas laissé rentrer Diggory, ni qui que ce soit hier Ron. »
«Hé mec, vu les cris que tu poussais, c'est impossible que tu te sois fait ça tout seul. En plus, j'ai presque cru que l'appart allait trembler !»
Harry eut tout bonnement envie de lui faire dégager ce foutu sourire narquois placardé sur son visage à grand coups de poings. Ses yeux dérivèrent malgré lui sur la batte de baseball.
Il ne pouvait PAS avoir couché avec son adonis.
Tout d'abord il ne ressentait aucune courbature ni douleur, chose qui lui semblait impossible vu ce qui s'était passé.
Ok, Harry était vierge, mais quand même, il savait comment ça se passait et que ce n'était pas s'en douleur, surtout la première fois. Quoi qu'en repensant à la veille, il se souvient qu'il l'avait quand même senti un peu passer. Mais ça devrait dire qu'il devrait toujours ressentir les effets. Pourtant ce n'était pas le cas.
Harry souffla de soulagement.
Cette histoire n'était qu'un rêve, un foutu rêve drôlement réel, mais un rêve quand même.
Peut être qu'il était tout simplement TRES expressif dans son sommeil, un peu plus que la moyenne. En plus les murs de l'appart étaient en carton alors, pas étonnant que Ron entende tout.
Il rougit en se rendant compte que son ami savait exactement ce qu'il avait fait le soir d'avant.
Oh ! C'était la honte !
« Je suis désolé » murmura Harry, rouge de gène.
« De quoi ? Du vacarme ? Pas de problème mec, n'oublie pas que j'ai une cargaison de frères, et je partageais ma chambre. Ici, j'ai au moins des murs… même si on peut se demander à quoi ils servent… » finit-il pour lui-même.
« Et puis ça veut dire que j'ai la permission d'inviter des filles quand je veux ! » s'extasia-t-il.
Cela eut le mérite de faire rire le brun. Rire qui resta coincé dans sa gorge lorsque ses yeux se posèrent de nouveau sur le manteau.
Il fallait trouver une explication rationnelle à tout ça !
Parce que bordel de bordel, un manteau ne débarquait pas comme ça, par magie ! Accompagné en prime de son porteur, près à vous offrir une nuit de débauche, aussi extraordinaire soit-elle ! C'était quoi ça, un lot groupé ?!
Et puis il s'en était débarrassé.
Ce fut d'un coup que ça lui frappa et il devint blanc comme neige.
C'était la mafia ! Elle l'avait retrouvé ! Et sadique comme étaient ces gens ils s'amusaient avec lui avant de passer au plat de résistance.
Le manteau était là pour le narguer et lui dire « on sait ce que tu as fait et on ne te lâche pas ! » Il pouvait presque entendre le rire machiavélique sortir de cette saloperie de veste !
Pris de panique il raconta toute l'histoire au roux, qui depuis le temps, avait fini par s'étaler sur le lit à ses côtés.
Un silence sans fin accueillit son discours.
« Alors ? Qu'est ce que t'en penses ? » murmura le brun.
Ce fut un rire tonitruant qui répondit à sa demande. Le roux s'en étouffa même avec sa salive et devint écrevisse. Harry, vexé, était tenté de le laisser mourir quand son ami se reprit à grands coups d'inspirations.
« Arrête Harry ! J'arrive pas à croire que tu penses ça. Un mec complètement barré t'a filé un paquet de tunes, c'est trop cool pour toi, surtout quand on connaît ce qui t'est arrivé, mais de là à partir dans une histoire pareille ! Si l'argent appartenait réellement à la mafia, ce n'est pas pour 20 000 livres qu'ils vont s'embêter la vie à rechercher un pauvre mec à moitié mort qui les a reçu. Et puis, tu peux me dire pourquoi un type irait se compliquer la vie à aller voler pour refiler tout l'argent ensuite ? Et même s'il avait vraiment pris de l'argent pour ne pas le garder, il a dû en balancer à droite à gauche, et tu n'es pas le seul à en avoir reçu. Et la mafia ne va pas s'embêter à rechercher tous les pauvres types qui ont reçu de l'argent. Au pire, le voleur, lui a du souci à se faire, mais pas toi ! Et puis peut être que cet argent lui appartenait réellement, tu lui as juste fait pitié ! »
Harry, soulagé par le propos de Ron, décida de le croire. Et se détendit.
Mais quelque chose le dérangeait toujours.
« Et le manteau alors ? »
Un long silence suivit la remarque.
« Ca, j'en ai pas la moindre idée » souffla le roux.
Préférant ne plus penser à toute cette histoire, Harry rangea la veste au fin fond de son placard et ne la toucha plus.
La vie continua son cours entre les cours et le travail, sans qu'il n'eut à souffrir d'une visite indésirée de la mafia ou de qui que ce soit d'autre.
Si au début il restait sur ses gardes, au fil des mois il se détendit, jusqu'à oublier cette fourrure dans un recoin de sa chambre.
Il sortit avec Cédric mais cela ne lui donna pas la satisfaction à laquelle il s'attendait.
Pourtant Diggory était un jeune homme sexy, intéressant et très sympathique.
Mais Harry sentait comme si quelque chose manquait. Si on lui avait demandé, il n'aurait su dire quoi, mais il le sentait.
Au plus profond de lui même, il n'était pas comblé.
Le sexe avec le châtain était bien mais, comparé à ses souvenirs encore vivaces de son fantasme blond, il avait l'impression que sa relation était fade.
Et puis, il ne sentait pas ce truc, cette chose inexplicable qui vous serre les entrailles quand vous êtes avec celui qui vous attire, cette passion qui vous prend.
Il voulait une histoire comme dans les films, il voulait du romantisme, de la passion, de l'ivresse ! Ca devait être ardant, exaltant, voir même un peu destructeur !
Avec Cédric il était bien certes, mais il était juste bien.
Harry savait qu'il avait un problème.
Tout ça, c'était à cause de son foutu rêve qui restait dans un coin de sa tête et auquel il ne pouvait s'empêcher de penser.
Il tenta alors de sortir avec d'autres personnes.
Pendant un certain temps il eut quelques intérêts vers les artistes romantiques et auto destructeurs aux gentlemans de bonne famille, en passant par les Bad boys aux allures rebelles.
Mais rien n'y faisait. Impossible de s'attacher à quelqu'un. Il n'arrivait même pas à être excité par eux. Il ne prenait aucun plaisir à les voir, et ne pouvait même pas à s'imaginer coucher avec.
Il avait alors décidé d'arrêter de sortir avec des gens pour quelque temps pour ne plus penser à ses problèmes sexuels et sentimentaux.
Il n'avait d'ailleurs plus rêvé de Draco depuis ce fameux soir.
Et il en était bien content. Son esprit rationnel avait décidé d'oublier toute cette histoire et faire comme si cela ne s'était jamais produit… ou du moins faire comme si.
C'est alors qu'il se fit un peu libertin et tenta des relations d'un soir, ne trouvant personne qui l'intéressait réellement mais ayant tout de même des besoins et voulant désespérément ressentir quelque chose.
Cependant, une nuit, il sentit de nouveau une bouche voluptueuse et des mains conquérantes se balader sur lui et son corps reconnut avec émerveillement son maître et réagit instantanément aux caresses.
Pourtant le rêve était flou et Harry ne pouvait voir son agresseur.
C'était comme s'il était attaqué de toute part par un fantôme qui le touchait avec dévouement.
Au réveil, Harry ne se souvint plus vraiment de ce qui s'était passé mais garda une sensation de bien être.
Au fur et à mesure, ses rêves se firent plus concrets, durèrent plus longtemps et se rapprochaient dans le temps, au point de devenir si tangibles qu'Harry se demandait s'ils étaient réels ou non.
Et plus les rêves revenaient, plus il s'entêtait à coucher à droite à gauche. Et plus il couchait à droite à gauche, plus les rêves se faisaient intenses, comme pour lui rappeler à qui il appartenait et ce qu'il ne pourrait retrouver nul part ailleurs.
A la fin, Harry ne savait plus s'il couchait pour échapper à ses fantasmes ou pour les rendre plus vivaces.
Son agresseur imaginaire se fit plus précis et lorsqu'Harry put découvrir des cheveux blonds il commença appréhender la suite.
Il ne comprenait pas ce qui se passait et pourquoi il était aussi stressé mais tous ces songes, qui lui laissaient une impression de plénitude au réveil, le mettaient sur tension.
Il savait qu'il y avait quelque chose de pas clair là dedans.
Il se souvint qu'Hermione avait tenté de le psychanalyser et se remémora cette discussion.
« Ce n'est rien Harry, tu as juste manqué d'amour et d'affection pendant toute ton enfance et tu as donc créé ton idéal parfait, qui n'est en fait que le produit de ton imagination. »
« Alors pourquoi mon corps se sent rassasié comme si j'avais vraiment fait l'amour ? »
« C'est un leurre de ton esprit sur ton corps »
« Je te dis que ce n'est pas ça ! J'en fais des rêves érotiques normaux et je sais les reconnaitre ! Au matin je me souviens que c'était un rêve. Là, ce n'est pas le cas ! C'est trop réel ! »
« Ecoute, pour que ton corps ressente réellement les effets, il faudrait que quelqu'un te fasse l'amour pendant que tu dors. Ce qui voudrait dire que quelqu'un s'introduirait dans ta chambre la nuit, et dans ta semi conscience tu aurais du sexe avec lui. Connais tu quelqu'un qui serait assez malade pour faire ça ? » demanda Hermione moqueuse, une partie d'elle espérant tout de même que ça ne soit pas le cas. Il manquait plus que ça, qu'un malade vienne dans la chambre de son ami la nuit.
« Non, je ne fais aucun lien avec qui que ce soit que je connais » dit Harry, tout en réfléchissant et en se remémorant ses connaissances.
« Bien, ça veut dire que la première option est la bonne. C'est soit ça, soit ça veut dire que tu es possédé » rigola Hermione.
Mais Harry se figea, ne partageant pas l'humour de sa collègue.
Comme ressortis tout droit du fin fond de ses souvenirs, enterrés et oubliés de son esprit jusqu'à lors, des propos s'encrèrent dans sa conscience :
«Ton souhait sera réalisé et tu pourras mener la vie dont tu as toujours rêvé. Simplement en échange quand ta vie s'achèvera, tu seras mien.»
Harry se souvint que ce jour-là, il fut pris d'une peur terrible et ce fut tel un fou qu'il rentra chez lui, se jeta dans son armoire et récupéra le manteau de fourrure qu'il n'avait plus touché depuis des lustres.
Il sortit de chez lui, prit le métro jusqu'à l'autre bout de la ville et jeta son précieux fardeau dans une benne à ordure.
Ce fut avec la conscience tranquille qu'il rentra chez lui et s'endormit.
Il ne rêva pas cette nuit là.
Il se réveilla et ne put se rendormir, tournant et retournant dans son lit, se sentant mal, comme s'il lui manquait quelque chose. Il avait l'impression d'être un enfant qui venait de perdre une protection réconfortante.
Pendant une semaine plus rien ne se passa.
Puis un soir, en rentrant chez lui, il crut s'évanouir lorsqu'il se retrouva face au manteau de fourrure étalé sur son lit.
Il cru d'abord à une farce de Ron, mais il dû se rendre à l'évidence, celui-ci ignorait ce qu'il avait fait. Ils n'avaient plus parlé de ce manteau depuis cette fameuse histoire de mafia. Il n'était même pas sûr que Ron sache qu'il avait gardé la veste.
Mais alors comment c'était possible. Comment expliquer cela ?
Harry ne voulait pas penser à ça, ne voulait pas réfléchir. Cela reviendrait à se remémorer cette nuit de Noël assez confuse.
Et il savait que lorsqu'il essayait de se souvenir de ce qui s'était passé une chaleur indescriptible s'engouffrait en lui, et cela n'avait rien de naturel, tout comme le sublime jeune homme qui se tint devant lui ce soir là, tout comme ces paroles et ce pacte signé par un baiser ensanglanté.
Non, il ne préférait pas y penser.
Tout ça n'était que le fruit de son imagination, point barre !
Quand au manteau, il allait s'en débarrasser, quoi qu'il dût faire.
Ce fut ainsi que la fourrure fut donnée, vendue, découpée, brûlée, jetée dans la tamise, balancée dans du béton encore liquide et bien d'autres.
Pourtant, à chaque fois qu'il rentrait, Harry la retrouvait intacte le lendemain au pied de son lit.
Fatigué de tout cela, il la rangea de nouveau au fin fond de son placard et décida pour la seconde fois d'oublier toute cette histoire.
Il arrêta ses aventures et ne rêva plus de Draco.
Et même s'il n'osait se l'avouer, une partie de lui en était déchirée.
Pendant deux ans, plus rien ne se produisit, Harry avait complètement oublié ses angoisses passées.
Il avait juste arrêté ses liaisons et s'était concentré sur ses études qui le passionnaient.
Il avait trouvé en Ron et Hermione une certaine harmonie et les considérait comme sa famille.
Bien sûr il ressentait toujours une pointe au cœur, comme un manque, mais n'arrivait pas à mettre une raison à ce phénomène.
Il pensait qu'il lui manquait juste un petit ami et que tout ça s'arrangerait lorsqu'il en trouverait un.
Un soir, il se retrouva dans un bar avec ses deux amis ainsi que d'autres compagnons avec lesquels il s'entendait bien : Dean, Seamus, Neville et Ginny (la sœur cadette de Ron qui avait rejoint l'école) afin de fêter l'anniversaire de la brune, qui pour le coup s'était totalement laissée aller.
Ils avaient tous bu verres sur verres jusqu'à ne même plus se rappeler à combien ils en étaient.
Tous un peu amochés (quoi que certains plus que d'autres, se dit Harry, en jetant un regard en biais aux filles) ils se moquaient maintenant gentiment d'Hermione qui tentait d'expliquer une de ses théories métaphysiques sur l'existence de différents mondes.
« Mais siiiii, je vous jure ! Ecoutez-moi. Le paradis existe ainsi que l'enfer ! »
« On ne le nie pas Hermignone ! » sourit Dean tout en continuant de se saouler.
« Mais il n'y a pas que ces mondes ! »
« Ah ouais et quoi d'autre ? Celui des bisounours ? » ricana Seamus, le nez dans son verre.
« Non, des mondes para-parallèles au notre ! Celui des démons par exemple ! »
« Harry, tu lui as trop fait voir de films, tu déteins sur elle ! » s'écria Ron. « Oh noooonnnn ! On a perdu notre Mione ! Où est donc passé le cerveau cohérant du groupe ?! »
« Ouais, surtout qu'il fonctionne pour vous trois ! »
« C'est vrai ça ! »
« Ron, pouffa Harry, ta sœur nous enfonce et toi tu l'aides ! C'est sûr que t'es pas la partie la plus intellectuelle du groupe ! »
« Hé ! Je n'ai pas toute ma tête ce soir, je ne suis pas moi-même ! Et puis ce n'est pas moi qui ai un problème ! On était sur Mione là ! »
« Ah oui, les démons» soupira Harry incrédule, avec un sourire indulgent face à celle qu'il considérait comme une sœur, et qui ce soir arrivait à peine à ne pas s'effondrer sur la table.
« Pour reprendre, Ginny a parfaitement raison ! JE suis le cerveau ! J'ai raison ! »
« Alors vas-y ! explique-nous ta théorie sur ces mondes » sourit Seamus.
« A la base il y avait Dieux qui aimait trop les hommes, et le diable qui était un ange jaloux. Il fut déchu et d'autres anges, qui n'aimaient pas non plus beaucoup les hommes, le suivirent! ça mena à une guerre entre le bien et le mal. Et parce que Dieu nous a offert le libre arbitre, on a le choix entre le bien et le mal aussi. Et le diable et ses sbires tentent de nous faire passer du mauvais côté de la force ! »
« Comme dans Star Wars quoi ! »
« Ouais Dean, tais toi ! Hermignone continue » Seamus était pendu à ses lèvres, avachi sur la table.
Harry ricana dans sa barbe inexistante. Il était quasi sûr que l'autre était en train de se faire toutes ses scènes de guerre et de se monter un scénario à la George Lucas.
Bon, lui même, assez éméché, accrochait à l'histoire.
Un peu comme toute la table en faite.
« Et puis les anges déchus perdirent leur immortalité, même si d'un point de vue humain ils vivent trrrrèèèèèssssss longtemps ! » continua la brune sans se soucier d'avoir été interrompue.
« Et ils devinrent des démons ! Mais certains anges ne supportèrent pas cette absence d'amour et de bonheur et dépérirent de douleur ! Donc ces anges, enfin ces démons maintenant, voulurent faire amende honorable et retournèrent vers Dieux qui accepta de leur offrir une certaine harmonie en échange de leur fidélité. Ils devaient combattre les autres démons des enfers pour affaiblir le diable. C'est ce qu'ils firent, mais étant devenus des démons aussi, ils ne pouvaient revenir au paradis. Alors Dieux, qui a un humour particulier, offrit la rédemption de ces fameux démons par les hommes. »
« J'y comprends rien moi » grogna Ron « vous y comprenez quelque chose vous ? »
« CHHHHHHUUUUUUUTTTTTTT ! » cria la table en cœur.
« Ainsi, ces démons, qui avaient tout d'abord été pour la décadence et la destruction des hommes se retrouvèrent à tomber amoureux d'eux. Depuis ils trouvent leur compagnon- mon livre dit qu'ils sont monogames- et passent un pacte avec eux pour les emmenez dans leurs royaumes et leur faire porter leurs enfants. Comme ça, ils se reproduisent ! »
« Et pourquoi ils ne vivent pas sur terre ? » demanda Neville.
« Parce qu'ils ne peuvent pas y résider. Ils peuvent venir et rester quelques temps mais cela les affaiblit. Et quand ils sont ici, ils doivent utiliser de l'énergie pour se faire voir de nous. Seulement pour leurs liés ils sont facilement repérables. Mais pour cela il faut que la compagne ou le compagnon accepte leur présence. C'est un peu comme tout, si tu ne crois pas en quelque chose, que tu te résous à le rendre inexistant, il ne peut être réel et visible. C'est fou ce que l'esprit est capable de faire ! Du coup, le démon doit utiliser deux fois plus de puissance pour se faire voir. Et plus le lié accepte sa présence, plus la créature peut se matérialiser, jusqu'au moment où il est impossible de revenir en arrière. »
« Ahhh ! Du coup, ils sont peut-être là mais on ne les voit pas ! C'est super flippant ! » s'écria Dean, en se tournant dans tous les sens à la recherche d'un fantôme inexistant.
« Oui c'est ça. Mais ne t'inquiète pas, ils en ont rien à faire de nous. Avec cette guerre entre le bien et le mal, ils pensent plus à mettre leurs compagnons à l'abri dans leurs domaines, là ou ils sont plus forts et peuvent les protéger ! Surtout qu'eux aussi sont en guerre les uns contre les autres ! »
« C'est trop romaannntique ! » s'extasia Ginny.
« Pas vraiment ! » contra la brune « il ne faut pas oublier qu'ils demeurent des démons : ils sont possessifs, jaloux, dominateurs et assez colériques ! Un démon reste un démon, même amoureux. Leur union est totalement dangereuse et conduit à la mort de l'humain. C'est comme un pacte avec le diable, ils nous charment par leur beauté et nous attaquent quand on est au plus mal ! Puis, avant qu'on ait le temps de comprendre ce qui se passe notre âme leur appartient, à tout jamais ! Nous ne sommes plus libres ! C'est un mariage devant Dieu fait par le sang et… »
Harry lâcha le fil à ce moment, cette histoire de pacte, de sang, ça lui rappelait vaguement quelque chose, mais embrumé comme il était, il avait l'impression d'être dans l'incapacité de mettre en place ses idées.
Il ignorait totalement comment Hermione, éméchée comme elle était, avait réussi à aligner autant de mots de manière si ordonnée !
Alors que la conversation dérivait sur Dieu, il sourit en l'imaginant comme un vieil homme avec sa longue barbe blanche, assis sur son fauteuil, regardant tout ce bordel en bas avec un sourire machiavélique, ses yeux pétillant de malice, tout en mangeant des bonbons au citron.
Il devait bien être le seul à comprendre quelque chose à cette foutue pagaille !
Et Harry se demandait bien c'était quoi tout son plan depuis le début. Mais après quelques minutes d'intenses réflexions qui ne menèrent qu'à un mal de crane, il abandonna la recherche d'un haussement d'épaules.
Valait mieux ne pas essayer de comprendre ! Après tout, les voies du Seigneur étaient impénétrables…
