Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Setsu Agency et aux parties associées.
Genre : UA, OS(s) courts plus ou moins de Saint-Valentin qui m'est tombé dessus pendant que je regardais un type qui chantait atrocement mal dans The Voice... comme quoi, l'esprit se libère comme il peut :D
Rating : T
Résumé ? Perturbation de train-train quotidien, étoile filante dans un ciel d'encre... XD
Micis ! A toutes les personnes qui ont posté un petit mot sur le prologue. Je vous réponds dès que je poste (pour la suite faudra voir si j'ai le temps de poster comme je le voudrais)
Fic pour qui ? : Une fic pour vous plus ou moins de Saint-Val (vu que c'est la semaine mais pas le bon jour)
Enormes câlins à :mon petit hamster Américain, celle-ci est pour toi !, ma Lunanamoi, ma petite ensorceleuse, Dames Lysanéa, Antocyane et Fredka ainsi que Lady Gangnam Style
Naughty Neighbour
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OS III : Un chasseur sachant chasser son sushi
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Banlieue Parisienne, 152 bis, avenue Janson de Sailly, même jour, 20 minutes plus tard
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Une salle de bain qui invitait au voyage : du blanc, du bleu, du transparent, un tube de lumière rivée au grand miroir.
Une salle d'eau spacieuse avec carrelage aux murs, un cabinet de douche, une baignoire et surtout, 2 lavabos indépendants.
Derrière celui de gauche, un homme torse nu se rasait avec une lame de barbier.
Sous la douche, un autre se délassait après une journée harassante malgré un petit début d'après-midi, car commencée tôt.
Un robinet à présent fermé, une cabine ouverte.
Une main bronzée qui tâtonne une barre, à la recherche d'une serviette occupée par un quart de barbu. En vain.
T
- T'aurais pu en remettre une, quand même.
T
La voix appartenait à Heero Yuy, un brun aux yeux d'un bleu mystico-magnétique – gris-bleu, bleu-gris personne n'était d'accord.
Par contre beaucoup s'accordaient à dire que ce bleu aimantait les regards, rendant les victimes prisonnières un peu trop consentantes et rageantes de l'être.
Le combo lobotomie-atomisation n'était pas forcément une expérience mystique sympathique, le masochisme affectif ayant ses limites.
T
- C'est ta façon à toi de me dire que je t'ai manqué, 'Ro ?
T
Une lame posée sur un petit support.
Un brun derrière un roux.
Un jeu dangereux.
Une main qui attrape la serviette aux reins.
Une main qui est retenue à la source.
T
- Hn. Pas moi, visiblement. Sil et toi m'avez ignorés quand je suis rentré.
- C'est pas vrai, il t'a fait la fête.
- Une fête du pauvre, on aurait dit que je lui avais ramené une basket au lieu de ses croquettes. L'attraction c'était toi, ça faisait un bail qu'il ne t'avait pas vu.
T
La belladone et le bleu mystique s'attrapent sur la glace.
Deux rictus qui se jaugent, puis..
Un baiser sur la nuque.
Un duvet roux qui se hérisse.
Le brun en profite pour piquer la serviette, s'éloignant sous un sourire victorieux.
Le roux reprend la lame et finit le travail.
T
- Ce toutou m'aime, lui, m'a même pas laissé finir dans la salle de bains. Et toi,au lieu de me sauver, t'as préféré la douche.
- Tu étais une rockstar pour clebs, je n'allais pas t'éloigner de ton public.
T
Trowa faillit caresser sa pomme d'Adam de trop près en se retenant de pouffer.
Ouch.
Il bailla. Le brun fronça les sourcils.
T
- Mais au fait t'es déjà debout ? Tu devais arriver tôt ce matin, non ?
- Il n'y a qu'une heure de décalage et j'ai bien dormi dans l'avion.
- Ah oui c'est vrai. Tu bouges tellement que j'en perds le fil
- On est bon ou on ne l'est pas, hé !
T
Deux rires virils, sensuels.
T
- C'est sûr qu'après une journée catastrophique qui clôture une semaine de merde astronomique et un mois de l'enfer, te voir me rappelle que le pire peut être agréable…
- Hey !
- ... pourvu qu'on le maîtrise.
T
Une lame lavée puis reposée dans son socle.
Un roux entièrement nu qui en suit un autre dans une chambre,
s'approche…
et administre une claque sur une fesse en faisant la moue : la serviette n'était pas tombée.
Les yeux belladone se promènent sur les murs et stores ivoires, les deux tableaux blancs aux bords d'ébène avec des inscriptions en kanji peintes à l'encre de chine.
Il eut un rire de gorge : sur le premier tableau, face au futon, il était écrit « je ne comprends pas le kanji » et sur le second, au-dessus du bureau, à 75 centimètres du sacro-saint ultrabook dernier cri et d'un petit étui à lunettes métallique, un sobre « haïku na matata »
Les peintures avaient été rafraîchies, le futon, changé, avec des housses violettes.
La penderie était noire et blanche quand avant elle était merisier.
Quelqu'un était passé chez ikébé.
T
- T'as changé la déco, Heero.
- Seulement dans ma chambre.
T
Même quand il hausse les épaules, la serviette ne tombe pas.
Frustrant quand même !
T
Le brun balança la serviette à la tête du roux et en profita pour enfiler les vêtements qui étaient posés sur le dos de la chaise.
Jeans bleu, tee-shirt blanc avec « passe ton chemin » écrit en lettre d'or.
Ça le changeait de sa tenue de travail. Il avait l'air plus jeune.
Et il avait des petits yeux. Et de grandes cernes.
T
- T'as besoin de vacances, t'as l'air épuisé.
- Je le suis mais je ne peux pas prendre de vacances pour le moment. Next.
T
Et pas next ?
Il allait falloir changer de sujet, oui, le travail n'étant décidément pas un sujet à aborder avec ce workaholic.
Mais on avait « besoin de lui », personne ne pouvait « le faire à sa place », il y avait vraiment « trop de problèmes au niveau des effectifs », il y avait des solutions mais « personne ne voulait les appliquer, sauf les personnes concernées », les instances décideuses « faisant un pas en avant pour mille en arrière » et on va « arrêter d'en discuter parce que ça va me mettre de mauvaise humeur »
Une journée, une semaine, un mois, une année ? « sans », donc.
Autant changer de sujet pour le moment. Les spécialistes des gros chats savaient quand attaquer et quand battre en retraite.
T
- Pas de souci. Oh, au fait, il est super mignon notre nouveau voisin, tout à fait mon type.
- Tire un coup avec ça le rendra plus aimable.
- C'est tout moi çà, le shoot du bonheur, tu veux ta dose ? On n'est pas à « Il était une fois, la Gay Pride », ou j'aurais loupé mon Disney préféré.
T
Trowa fit quelques pas, se servit dans la penderie pour prendre un boxer rouge sans le moindre scrupule, étirant l'élastique d'un air gourmand, du genre « hmm à peine à ma taille »
Il évita de justesse un énorme oreiller.
T
- Héhé réfOOOOOOOOOOOOOH
T
Mais pas le second.
Le brun ouvrit son ordinateur, s'assit à son bureau et poursuivit, comme si de rien était.
T
- Non mais j'ai eu sa vie en stéréo, Trowa, il semble malheureusement des nôtres. Fais-toi plaisir, occupe ce bon à rien.
- Non… Sérieux ? Triangulation de gay-signal ?
- Il semblerait.
T
Trowa était sous le choc.
T
- Parce que dans le quartier c'est la dèche ultime, et il fait faim.
- Merci pour moi.
- Tu sais parfaitement que je dis pas çà pour toi, sushi d'amour.
- Arrête avec ce surnom à la con.
T
Le vétérinaire de charme fit quelques pas et, se penchant, enlaça les épaules de Heero, mordillant son oreille à chaque mot.
T
- Mais j'aime bien les sushis, moi. Ça se mange sans faim, ça se gobe ou çà se savoure. Et on en redemande.
- Arrête avec mon oreille, on dirait un chameau sur une feuille de salade.
- …
T
Trowa pouffa mais ne le lâcha pas pour autant.
T
- Et puis je préfère les restos chinois de toute façon.
- T'es censé être un quart japonais, c'est juste honteux pour tes ancêtres.
- Et les italiens aiment tous le parmesan, aussi ? Et les Africains sont tous des noix de coco addict ?
T
Une inspiration.
T
- Je te rappelle que je suis un authentique Africain depuis sept générations, né au Sénégal…
- … d'une famille de bou-bourges au grand cœur complètement ruinés aux lointaines origines irlando-savoyardes, blabla blabla.
T
Ce cher Heero se moquait mais Trowa n'en avait cure : au moins il ne tapait pas, ne travaillait plus.
Pour l'instant.
T
- Et j'adore la Guiness, la tome et la noix de coco, parfaits avec mon café du matin avec une dose de parmesan pour faire bonne mesure.
- Inculte.
- T'as qu'à refaire mon éducation, sushi d'amour.
T
Un petit baiser dans le cou.
T
- Je t'en mettrais du sushi, moi.
- Tu l'as déjà fait. Tu peux le refaire quand tu veux.
- Il ne faut pas abuser des bonnes choses, Barton.
T
Un « Barton » qui tire doucement sur le t-shirt pour dégager une épaule et y poser la bouche.
Hmm il fallait ce qu'il fallait pour détendre l'homo-sphère…
T
- Depuis quand ?
- Depuis que tu m'as mis au régime « Véto Sans Frontières ». Un mec qui est 5 mois par an à l'étranger qui paie sa part de loyer c'est parfait en coloc c'est juste incompatible avec mon men karma.
T
Heero ne tapait toujours pas et son ton était d'une neutralité limité frustrante.
T
- Un feeling de fous, une amitié sincère, du respect… pas de prise de tête… que les bons côtés de la relation ! D'autres nous trouveraient trop cons, tu sais.
- Je m'en fous. J'adore mon indépendance mais quitte à avoir un semblant de relation à peu près sexclusives,
T
Des dents fichées lentement dans une épaule.
T
- J'adore ton lape-suce.
T
Une tape sur le front.
T
- Couché Shere Khan… je préfère l'avoir avec mon mec qu'avec ma main. Tu viendrais t'installer en France pour de bon, toi ?
- Tu mettrais des frontières au « sans frontières », toi ?
- « Sans frontières » c'est ma ligne jaune.
- ...
T
Heero fit swinguer son clavier.
Trowa se redressa, secouant la tête.
T
- Mon mec je veux le voir quand je veux, pas quand il peut. Pas spécialement fidèle ni romantique. Mais j'ai des besoins.
- Un pied en France, un pied ailleurs, la tête dans les nuages et un cœur quand même. Attaché-libre plus qu'attaché-case. Libre plus que volage. C'est pas comme si on en avait jamais discuté mais parfois c'est dommage.
- Oui. Mais pas au point qu'on change nos vies respectives. Les pincements au cœur… ou … ailleurs, ne sont pas de vrais regrets, Trowa.
- Tant que ça change pas notre amitié. Et puis avec un peu d'alcool et une mauvaise journée…
- Sur un malentendu ? Quand tu veux, Bartonelli.
T
Bartonelli leva les yeux au ciel et Heero éclata de rire.
T
- … je vais encore l'entendre longtemps celle-là ?
- Que tu t'es inventé des origines italiennes pour pouvoir me mettre dans ton lit, tout ça parce que j'ai dit que j'adorais les lasagnes ?
- … ça a marché, non ?
- Alors pourquoi tu as honte, hmm ?
T
Trowa souffla, soulevant légèrement la mèche qui recouvrait son œil.
Il se pencha une dernière fois, pour prendre quelque chose sur le bureau.
T
- T'es pire qu'une femme, sushi d'amour.
- T'inquiète, y a pire, Bartonelli. Y a la gay mère tape-dur du dessous. En plus elle est célibataire.
- Et tu sais çà comment ?
T
Heero Yuy se connecta à son intranet professionnel et se mit à effectuer des recherches, le front concentré.
Dans une minute Trowa n'existerait plus.
T
- D'après sa conversation téléphonique il vient juste de se faire larguer par un « un ». A moins que son ex l'ait dégoûté des mecs, peut-être la seule bonne nouvelle de la journée.
T
Trowa se remémora la merveille psychopathe et ensommeillée qui était monté le voir.
Et se lécha les lèvres.
T
- Il a l'air sympa. Complètement fêlé. Mais sympa.
T
Heero haussa les épaules avant de sursauter : Trowa venait d'installer deux rectangles aux bords noir sur son nez.
C'était mieux quand on fixait l'écran, quand même.
Le roux s'éloignait du travailleur acharné alors qu'il répondait.
T
- Je t'avais dit qu'il était taré. Il m'a souri la première fois que j'ai été le voir et après il m'a envoyé chier.
- Tu l'avais pas engueulé avant ?
- Oui mais il avait tort.
T
Trowa s'installa confortablement sur le futon, les bras derrière la tête.
Il avait la flemme d'aller dans sa chambre.
Et puis, il aimait la compagnie.
T
- C'est pas mes histoires, sushi d'amour. J'ai bien envie de le connaître, moi…
- Tu l'as vu, Ok. Mais tu lui as parlé ? Parce que ça fait pas envie.
- Oui. J'ai un peu haussé le son pour entendre ma musique sous la douche et il était euh un peu énervé.
T
Heero ne ralentit pas sa vitesse de frappe.
T
- Trowa, autant tu sais te taire – et je t'en sais gré, autant quand tu mets ta musique tu fais un boucan capable de donner à n'importe quel être vivant normal une incapacité temporaire de lucidité.
- Tu lui donnes raison ?
T
Non, ça lui arracherait tout ce qu'il y avait de meilleur en lui.
T
- Doucement, je ne suis pas encore débile, même si je reconnais qu'il a des circonstances. Et tu l'as rencontré quand ? Et comment ?
- Il est venu me démonter la gueule avec une batte de baseball.
T
La frappe ralentit.
T
- Rien que çà. Et il a pas atterri aux urgences parce que ?
- Il était à poil.
- …
- Tu m'avais dit qu'il était fêlé. Pas qu'il était gaulé comme un « acteur professionnel ». Et là tu te dis que tu as la lose.
- … Il est vraiment malade.
- Non, t'es juste jaloux, sushi d'amour. Tadaima au fait.
T
Trowa s'endormit sans cérémonie, un sourire sur les lèvres.
Heero murmura un okaeri dépité.
T
T
OWARI OS III
Prêts pour l'OS IV ?
Prochain OS : ? Excellente question ! Avec mon planning... croisez les doigts si ça vous plaît que et que vous voulez la suite !
En tous cas moi je m'amuse bien avec ces OS tombés sur ma tite caboche :D
J'espère que ça vous aura plus !
A peluche,
Petite Mithy *gnéhéhé !*
Disclaimers : "acteur professionnel" c'est Katsuni dans ses pubs alloresto, avant disponible sur youtube. Certains trouvaient les pubs dégradantes, moi je les trouvais pleines d'humour. Dommage !
