Tu avais passé presque toute la nuit à faire des recherches, des plans et stratégies pour venir à bout du groupe de démons.
Tu t'étais endormi/e sans t'en rendre compte. Tu te réveillas en sursaut quand tu entendis un bruit de fracas derrière toi ainsi qu'un "Oops...". Pourtant il n'y avait personne quand tu regardas, ton arme prête à tirer. Tu regardas l'heure sur la pendule accrochée au mur : il était huit heures pétantes. Au moins tu aurais plus de temps pour t'occuper des démons. Tu mangeas tout en continuant de travailler.
Vers onze heures, tu n'en pouvais plus. Tes plans commençaient à n'avoir ni queue ni tête. Tu te dis que le meilleur moyen pour monter une stratégie était encore d'aller faire un repérage des lieux. C'était risqué, probablement inconscient même, mais tu n'en avais rien à faire. Tu étais plus du genre à foncer dans le tas de toute façon.
Tu pris ta Pontiac GTO direction le diner, il était style rétro, un bon choix te dis-tu. Tu restas dans ta voiture, aux aguets. Il y avait beaucoup d'allées et venues dans ce resto, un peu trop à ton goût.
Tu restas toute la journée devant le diner. Tu bougeais de place de temps à autres. Tu n'apercus pas l'homme du bar cependant.
Finalement tu conclus que tu devrais attaquer de nuit, après la "fermeture".
Tu retournas au motel. Il te fallait dormir pour être en parfaite forme le lendemain.
Tu te réveillas le lendemain matin vers sept heures en pleine forme. L'adrénaline semblait être ton moteur et serait probablement ton meilleur allié. Tu ne pris même pas le temps de déjeuner, ton côté sang chaud ressortait. Tu élaboras ton plan d'assaut toute la journée, jetant les anciens. Lorsque tu pris une pause, tu fis l'état des lieux : des bières éparpillées un peu partout, des boules de papier dans tous les sens... "C'est le bordel ici... On va espérer que ce soir ce ne le soit pas."
Ton plan n'était pas le meilleur, ni le plus sûr, tu le savais. Mais il était la meilleure de toutes tes options. Il consistait à attendre la fermeture et exorciser les affreux dont tu n'avais pas besoin ; ta tactique se résumait donc à foncer dans le tas et prier pour que tout se passe bien, en effet.
Le soir vint, sur la journée tu n'avais pas mangé grand chose et fais attention à ce que tu avais bu. Tu avais tout ce qu'il te fallait : eau bénite, arme à feu, sel,... Et surtout tu connaissais la formule d'exorcisme par cœur. "Merde à toi (T/P)" te dis-tu.
Tu entras dans le diner, comme si de rien n'était, peu de temps avant la fermeture. Tu t'installas à une table et commandas un muffin au citron. Tu avais une faim soudaine. Tu faisais attention à ce qu'il se passait, ce qu'il se disait.
L'horaire de fermeture arriva, tu étais la dernière personne dans le petit resto, tu avais commandé quelques trucs pour justifier ta présence. Un homme vint te voir : "Bonsoir, nous allons fermer si vous voulez bien sortir. Nous sommes ouverts tous les jours si vous souhaitez revenir demain."
Tu relevas doucement la tête avec un petit sourire ; il ne restait que les démons et toi. Tu en avais deux de visibles ; le boss et le démon le plus imposant étaient dans les cuisines. Tu regardas le démon droit dans les yeux et attrapas une petite sereingue avec un mélange spécial : eau bénite et sel. Tu lui injectas la solution dans une main, et lui planta le couteau de Bobby dans l'autre, il se tordit de douleur. La démone se rua sur toi lorsque tu commenças à réciter une formule d'exorcisme. Tu lui envoyas de l'eau bénite au visage. Une épaisse fumée noire s'échappa des corps quand tu finis ta formule. Le problème maintenant c'était le boss à garder en vie et éradiquer le gorille qui lui servait de garde du corps.
Tu eus juste le temps d'y penser lorsqu'un démon te saisit et te bloqua ; c'était le grand. Le boss se plaça devant toi, un sourire narquois aux lèvres. Il te montra ses yeux rouges.
"C'est toi qui a été envoyé par les frères Winchester ? Ils t'ont surestimé.
- Je peux te garantir que ce n'est pas si simple de... dis-tu avec le peu d'air que tu avais.
- Shhhtt... Tu compte faire quoi là ? Un exorcisme ?
- Pourquoi pas ? Comme si j'en avais quelque chose à foutre de vous ! grognas-tu.
- Et les précieuses infos que voulais les frangins ? Matamelcan, occupes-toi de ça, ne me laisse pas de traces."
L'étreinte se resserra, tu ne parvenais presque plus à respirer. Mais une lumière vint t'éblouir avant que tu sombre dans l'inconscience.
