Bonsoir tout le monde! un grand merci à ceux qui ont pris le temps de lire ma fic ! merci à Alice, Roblochon et manga-addict qui a trouver la référence de cette fic !
bonne lecture
Je te promets
(Thanaman Island, trois ans plus tôt)
Il faisait nuit quand Lara, escortée d'une vingtaine de soldats de la Marine, se rendit chez elle.
Sur le parvis de la maison attendait un homme. Grand, les cheveux châtain clair et les yeux verts, il serrait contre lui une petite fille aux cheveux blonds, les yeux joliment dorés avec des couettes de chaque côté de la tête. La fillette tenait dans ses bras un chiot.
- Maman ! s'écria l'enfant avec enthousiasme quand elle aperçut Lara.
Aussitôt que l'homme vit la jeune femme, il descendit à toute vitesse les quatre marches et accourut jusqu'à elle, affolé.
-Bon sang ! Lara, qu'est ce qui se passe ? Ça doit faire une heure que je cherche à te joindre ! Aucun escargophone ne répond, s'exclama t-il, paniqué.
Toutes les communications sont coupées, répondit-elle en prenant la blondinette dans ses bras. Vous partez ce soir Samuel, impossible de quitter l'île par la mer, vous prendrez la voix des airs.
-Maman, où on va ? questionna la fillette.
-Chez tante Kita, à Marine Ford ma chérie, là où Papa et toi serez en sécurité.
Samuel n'eut pas le temps de lui demander pourquoi elle ne s'incluait pas dans l'équation de leur départ, car les soldats chargés d'assurer la sécurité de la petite famille se rapprochèrent d'eux dangereusement.
-Colonel Lara, nous devons nous dépêcher, nous ne sommes plus qu'à trente minutes du lieu de départ, souffla un marine à l'oreille de la jeune femme.
Samuel commença à s'impatienter.
-Trente minutes de quoi, Lara ? Réponds-moi !
Il lui saisit le bras cette fois-ci, l'obligeant à croiser ses yeux inquiets.
Le regard du châtain en face d'elle, à la fois interrogatif et paniqué, se fit alors suppliant.
- Sara et toi, vous prenez un dirigeable affecté par la Marine. Ils vont isoler Thanaman Island... lâcha-t-elle, les yeux fuyants. Un coup de massue derrière la tête aurait été moins foudroyant que les simples mots qu'elle venait de prononcer. Samuel avait désormais tout compris...
-Quoi ? Toute l'île ? Mais... toute notre vie est ici, Lara. Elle continuait dans son silence.
Il avait raison. Leur vie s'était construite ici, sur cette île. Ils s'étaient rencontrés, s'étaient aimés, mariés et avaient élevé leur petite fille sur Thanaman Island. Qu'allaient-ils advenir de leur chez-eux ?
-Moi je veux pas aller chez tante Kita sans toi, Maman ! tapa du pied la petite Sara.
Pour ne pas accentuer l'anxiété de sa femme, le jeune papa prit la fillette dans ses bras et accéléra le pas.
-Allez vite, on n'a plus beaucoup de temps ! dit le colonel.
Quelques minutes plus tard, tous trois montèrent dans un grand char d'assaut protégé par dix marines de chaque côté. À l'intérieur, dans un espace clos, mitoyen à celui du conducteur, la tension mêlée à l'inquiétude se faisait clairement ressentir. Lara brisa le silence.
-Combien as-tu récupéré d'argent ? demanda-t-elle à son mari.
-À peu près 3000 berries.
Ce n'est pas suffisant, Sam ! Une fois à Marine Ford, retire tout ce que l'on a et prends de la nourriture pour au moins deux semaines. Vous irez dans les montagnes chez Kita, ce sera plus sûr.
-Pourquoi "vous", Lara ? Tu ne cesses de dire "vous" et pas "nous" depuis tout à l'heure !
La blonde persistait dans son silence jusqu'à ce que son époux hausse la voix.
-Tu vas me dire ce qu'il se passe, Jones D. Lara ?
Lorsque Samuel l'appelait ainsi, cela annonçait toujours le début d'une dispute. Cette dernière allait parler mais désigna du regard leur fillette qui commençait à avoir les yeux humides. Il comprit et se radoucit légèrement.
-Il s'est propagé, c'est ça ? Il est aérotransporté ? Est-ce qu'il est aérotransporté ? répéta le jeune homme.
-C'est possible... L'air grave que prit la blonde ne laissait maintenant plus place au doute quant à la gravité de la situation, renforçant la tension dans la micro-pièce.
-Maman, tu me laisses pas hein !
Sara s'était rapprochée de sa mère, lui attrapant la main.
Lara caressa la joue de sa fille.
-Il y a encore un espoir, continua-t-elle, avec deux semaines de plus on pourra faire régresser la propagation. La marine soutenait le regard de son mari tout en serrant son enfant contre elle. J'arriverai à arrêter ça... termina-t-elle.
-Ce vieux fou aura donc réussi à te manipuler... En voulant créer ce vaccin, ce Vegapunk nous aura menés à notre perte. Un vaccin pour un virus ! Pfff... Foutaises ! Le gouvernement mondial t'aura manipulée du début à la fin.
Samuel serrait le poing tout en parlant.
-Je t'en supplie, tu peux faire le même travail loin de la ville. Tu ne peux pas nous laisser.
-On en a déjà parlé, Samuel, c'est le point d'émergence, c'est mon lieu de travail et c'est ici que tout a commencé.
-Pourquoi tu nous fais ça, Lara ?
Le ton accusateur de ce dernier fit place à la tristesse.
-Je ne vais pas laisser cette saleté se répandre et risquer de tuer des milliers d'innocents ! Sa voix était pleine de colère.
-Maman !
Sara éclata en sanglots et le chiot dans ses bras lui lécha instinctivement le visage.
Lara s'agenouilla alors en face de sa fille et lui embrassa le font. Il fallut une bonne dose de courage à la jeune mère de famille pour ne pas pleurer et expliquer à son enfant de quatre ans l'ampleur dramatique de la situation.
-Ma chérie, écoute moi attentivement... Tu te rappelles de ton livre "Lucky le super-héros", celui qui sauve les gens, le héros que tu aimes tant ?
La fillette hocha la tête.
-Eh bien voilà, Maman va devoir soigner et ainsi sauver des papas et des mamans malades pour qu'ils puissent s'occuper à nouveau de leurs petits garçons et de leurs petites filles. Et il y en a beaucoup sur cette île.
Sara écoutait toujours attentivement.
-Et c'est aussi parce qu'il y a des microbes dans l'air que je veux que Papa et toi vous partiez, pour ne pas tomber malades. J'ai besoin de vous savoir en sécurité tous les deux pour pouvoir sauver correctement les autres.
-Mais alors, tu es un super-héros, Maman ?
Le visage de l'enfant s'éclaira soudainement.
-Tu dois rester pour sauver tout le monde comme Lucky ?
-Oui mon papillon, je dois rester sur l'île pour ça.
Lara se sentit libérée d'un poids énorme, balayant légèrement sa culpabilité, car la petite blonde commençait à comprendre ses intentions.
-Alors on va faire une promesse !
Sara posa son chien à terre et tendit son petit doigt attendant que sa maman lui rende la pareille. Celle-ci sourit, les larmes aux yeux, et accrocha donc son auriculaire.
-Maman, promets-moi de sauver tout le monde et une fois que ce sera fait, rejoins-nous le plus vite possible Papa et moi !
Les larmes chaudes coulant sur son visage et le cœur déchiré, la jeune maman n'en perdit pas pour autant sa détermination et répondit fièrement.
-Je te le promets, ma chérie. Maman sauvera tout le monde !
Lara se réveilla tôt ce jour-là. Après avoir fait ses exercices physiques et prit rapidement sa douche, elle décida qu'il était temps de reprendre ses recherches, mises en suspens la veille. Elle ouvrit une porte près de l'entrée menant à ce qu'on pourrait appeler une cave.
-Non, toi tu restes là, Vanna. Ce n'est pas un endroit pour toi ! Je reviens, dit-elle à son chien en lui caressant la tête.
Elle referma derrière elle, descendit les escaliers et entra dans une salle aménagée en laboratoire. Elle alluma la lumière dans la pièce condamnée à l'obscurité jusqu'alors. Au centre du labo, une table d'opération accolée à un immense plan de travail central où siégeait un équipement médical très avancé. Plus enfoncée dans le décor, une chambre stérile séparée par des portes vitrées.
Elle enfila une blouse blanche, désinfecta ses mains dans un lavabo, mit ses lunettes et enfila des gants en latex. Elle alluma son escargo-magnétophone pour entretenir son journal de bord. La séance de travail pouvait commencer.
-Docteur Jones D. Lara, le quatre septembre. Série G.A, sérum 391, test animal sous enregistrement audio.
Elle se dirigea près d'un des murs de la pièce et éteignit les néons pour ne laisser que de faibles veilleuses. Elle retint son souffle comme pour prendre son courage à deux mains et souleva un drap noir préalablement posé dessus.
Elle souleva la tenture opaque et sombre. Une vingtaine de rats enfermés dans des cubes de plexiglas se mirent à couiner très agressivement, allant jusqu'à se cogner contre les vitres de leurs prisons pour l'attaquer. Compartimenté individuellement dans son cube, chaque rongeur avait un numéro.
-Les résultats des séries G.A semblent classiques. Les composés 1, 3, 4, 6, 8, 9, 10, 11, 14, 16, 18 n'ont pas tué le virus. Les composés 2, 5, 7, 12, 13, 15, 17... ont tous tué l'hôte.
La doctoresse observa la cacophonie qui se déroulait sous ses yeux. Elle faillit désespérer jusqu'à ce qu'elle ne regarde à nouveau l'emplacement du rat numéro six.
-Une petite seconde... Le composé 6 semble provoquer une diminution des réactions agressives, on a une repigmentation partielle et une légère contraction pupillaire. Série G.A sérum 391, composé 6, candidat suivant pour test sur l'homme.
Y avait-il enfin un espoir ? Lara sentait son cœur battre fort dans sa poitrine. Elle ne put s'empêcher de sourire. Elle s'approcha de la prison de plexiglas du rat et tapa légèrement dessus.
-Tiens le coup, numéro 6.
Elle quitta le laboratoire, remonta prendre des affaires, ouvrit la porte de la maison et respira un grand coup, éblouie par un soleil plus radieux que jamais. Un sentiment d'allégresse absent jusqu'alors fit son chemin dans son cœur. Ces trois années de recherches passées en enfer finiraient-elles par payer ? Cette solitude jumelée de souffrance allait-elle prendre fin ?
Et toujours cette promesse dans sa tête, telle une obsession...
Elle siffla Vanna qui rappliqua à toute vitesse, sautant sur sa maîtresse, la couvrant de coups de langue, heureuse.
-Allez ma belle, un tour en moto-side aujourd'hui, ça te dit ?
-Encore l'équivalent d'une nuit et demain on revoit la terre ferme ! Viteeeeeeeeeeeeeeeeee !
Depuis quelques jours, Pinguin commençait à s'impatienter. L'envie d'accoster devenait de plus en plus pressante. Avachi sur sa chaise dans la salle de repos, le pirate désespérait dans son coin. Lui comme les autres d'ailleurs, se languissait de revoir le Soleil et de respirer à nouveau l'air de la surface. Le temps leur paraissait à tous bien long à présent...
Satchi, de son côté, semblait perdre son sang-froid. Le Rubik's Cube en bois qu'il avait dans les mains depuis une heure lui donnait du fil à retordre, épuisant sa patience. Non loin de là, Bepo et Yosh, accompagnés de deux autres nakamas, se disputaient une partie de poker on ne peut plus sérieuse.
-Oui, moi aussi je me languis de toucher le sol et surtout de rencontrer ma future femme ! Une semaine de plus enfermé et je crois que j'aurais fini par tous vous étriper ! lança Yosh d'un ton très sérieux, les yeux rivés sur ses cartes.
Tous le fusillèrent du regard. Il se sentit acculé.
-Heu... ça va les gars, je plaisantais.
Le blanc qui suivit en dit long sur l'effet de la blague.
-Le second degré... Youhou ! Personne ne connaît dans ce sous-marin… ?
-Concentre-toi sur ton jeu, joli cœur, c'est ton tour depuis un moment ! dit l'un des nakamas.
- Arrrgh ! Ce truc est en train de me rendre dingue ! hurla Satchi, cognant le cube contre sa tête.
Un sentiment de malaise commençait à s'installer, ce qui déplut à Yosh, qui décida de coucher ses cartes pour aller voir ailleurs.
-Quinte flush royale les gars !
Il venait de gagner la partie de manière magistrale, raflant la mise avec la meilleure combinaison du jeu.
-Mais c'est pas vrai, il a une chance de cocu ce mioche ! s'écria l'un des nakamas.
-Par ici la monnaie les copains, mais comme je suis bon prince je vous laisse les petites pièces.
Son petit sourire en coin fit rager l'assistance. À contrecœur, les pirates virent leurs billets de Berries se ranger gentiment dans la poche du jeune infirmier qui quitta la salle de repos en faisant la révérence, laissant ses compères sur leur faim.
Voilà ! j'espère qu ce chapitre vous a plus ! On arrive bientôt sur l'île ne vous en faites pas. N'hésitez pas comme toujours à laisser une tite review ! bis a tous
