Dix minutes. Dix minutes que je suis coincée dans cette rue sans me décider si je dois aller les rejoindre ou pas...
Eh merde! Eh merde! Eh merde! Ben décidemment, ce soir merde c'est bien mon mot. Pourquoi est-ce qu'il a fallut que ma poisse me poursuive même étant vampire...?
Et pour le moment, j'avoue que je pense sérieusement à prendre mes jambes à mon coup je ne veux surtout pas les revoir.
En même temps, je n'ai plus vraiment le choix : pourquoi j'ai autant hésiter ? Maintenant, bien fait pout toi. Ils arrivent !
D'ailleurs, l'autre m'interpelle:
- Hey Bella qu'est ce que tu fais? ça fait dix minutes que je t'attend mon coeur.
Génial ! Quelle discrétion ! Demetri est arrivé à mon niveau. Bon Dieu! Je n'ai jamais eu autant envie de le tuer. Vu qu'il vient de dire mon nom ils doivent savoir que c'est moi...oh non ... pas les voir... je ne suis pas prête pour ça...
- Bella ... Bellla Swan ...c'est bien toi? .... mais ... souffla la voix d'Emmett.
- Oui, répondis-je d'une petite voix.
- Mais... mais c'est fantastique, hurla Rosalie tout en se jetant sur moi.
Je me dégageai rapidement, interloquée.
- Fantastique? C'est fantastique? Et les vingt dernières années, elles étaient comment ? Hein ? Tu te fous de moi? Explosai-je. Surtout ne me touchez pas, ne me parlez pas et ne me regardez pas...Interdit ... Vous allez rentrer chez vous et faire comme si il ne s'était rien passé. .. Hein? On est d'accord? Vous oubliez... Et nous, on ne vous à pas trouvé alors qu'on vous à chercher partout. N'est-ce pas Demetri?
Il hocha vaguement la tête, complètement perdu.
- Ok, c'est bon, tout va bien ...
Et je repartis vers l'hôtel, vidant mon cerveau de la même manière que je l'avais fait en effaçant mes souvenirs des Cullens à mon arrivée à Volterra.
Je claquai violemment la porte de notre chambre. Bien sur, le fait de faire du bruit ne m'aidait en rien mais ça me soulageait un peu de pouvoir passer mes nerfs de cette façon. Je savais bien qu'en dépit de l'accord de Demetri, je serai obligé de les revoir. Et bien soit, au moins je serai préparé.
J'allais me chercher mes livres préférés dans mes bagages restés sous le lit pour m'occuper toute la nuit et m'enfermais dans la salle de bain afin que Demetri ne vienne pas me déranger. J'avais besoin de m'isoler, de réfléchir et de faire le point.
Le lendemain matin, je ne me sentais pas vraiment mieux mais j'étais d'attaque pour affronter le journée. Après avoir envoyé chié mon compagnon sous la douche, je m'habillai et partis dans les alentours afin de découvrir si d'autres vampires que les Cullen avaient élus résidence ici.
J'espérais qu'Aro serait plus indulgent sur le fait que nous n'ayons pas trouvé les faiseurs de troubles si j'ajoutais quelques noms de vampires à sa liste de recensement.
J'ai alors rencontré un vampire plutôt pas trop moche, répondant au nom de Dervil, une femelle aux goûts vestimentaires plus que douteux (Alice nous aurait fait une crise cardiaque) , et enfin, une jolie petite fille avec des nattes blondes à la Laura Ingalls qui me surprit en m'annonçant avoir connue la vraie et non celle de La petite maison dans la prairie. Dieu ! Que le monde est petit !
Une journée excitante, palpitante et inutile comme une autre. Deux jours suivirent… Deux jours tout aussi ennuyeux.
Le soir néanmoins, Demetri parvenait à me faire oublier ma lassitude en s'essayant à de nouvelles pratiques sexuelles. J'aurai pu m'en passer bien sur. Mais au moins il réussissait à casser la routine…
Un soir où je rentrais à l'hôtel après une journée de chasse, je fus surprise de trouver Demetri m'attendant dans le vestibule un bouquet de rose rouge dans la main. Habituellement, quand je rentrais, j'avais plutôt droit à un « fais moins de bruit, j'entend pas le match à la télé » ou à « déshabille- toi, j'ai envie de baiser ». Vous devez comprendre mon étonnement.
Je me décidais donc à faire appelle à mon instinct et mes sens pour trouver ce qui n'allait pas.
Et en parlant de sens, je sentis des odeurs qui n'avaient rien à faire là.
Joyeux anniversaire mon amour !!! claironna –t-il à mon intention.
Mon anniversaire…. Au non, moi qui ne voulait plus jamais en entendre parler. Je rêve ou il avait contacté les Cullen présents pour fêter ça. Alors là, je nage en plein délire.
Sans lui laisser le temps de la réflexion, je fonçais dans notre suite et ouvrit à volet la porte. Décidemment, je me demande comment elle fait pour tenir le coup avec moi et ma force.
Carlisle, Esmée, Emmett, Rosalie et oh ! Jasper était confortablement installés dans les canapés en m'attendant. Une petite pile de cadeaux était posée sur la table basse au centre des canapés.
C'est une plaisanterie ? Pourquoi tu les as ramenés ici ? hurlai-je à Demetri qui venait de me rejoindre.
Je voulais juste te faire la surprise et de toute façon, on devait leur parler du recensement et de notre mission. C'était inévitable Bella…
Je réfléchissais très vite, trop vite peut-être même car même si j'étais un vampire je ne parvenais pas à suivre le fil de mes pensées. Tout se bousculait dans ma tête ; toutes sortes émotions, de sensations, c'était tellement étrange que j'avais l'impression qu'exploser était désormais ma dernière option.
Demetri avait de nouveau quitté la suite me laissant seule face à ces gens que j'étais incapable d'affronter.
Il était un vampire si étrange lui aussi. La plupart du temps, il se conduit en salop pervers mais à certains moments, j'ai l'impression qu'il cherche vraiment à se faire apprécier de moi, à me faire plaisir, à être attentionné. Ces moments sont, j'en convient, extrêmement rare mais il existe. J'ai presque le sentiment qu'il pourrait avoir de l'affection pour moi, voir plus … définitivement étrange.
Je sortais de mes songes. Il fallait que je m'occupe de mes « invités ».
Très bien. Après tout, puisque vous êtes là autant en profiter. Vous ne devez pas ignorez la denier attrait d'Aro. Donc je vous demanderez de répondre à quelques questions pour que je puisse vous ajoutez au dossier de recensement. Carlisle ….
Enfin Bella, m'interrompit celui-ci, nous ne sommes pas là pour ça. Nous souhaitons t'apporter des explications sur l'incident de septembre.
Je m'en fiche. Comme je les déjà dit à Alice il y a plus de vingt ans, je me contrefout de vous et de vos histoires. J'ai refait ma vie et j m'en port très bien.
Bella soit sérieuse un peu, intervint Jasper qui ouvrait la bouche pour la première fois,. Moi, tu ne peux pas me mentir et encore moins me berner. Je sais très bien que ce mec te dégoûte au plus au point. Je n'ai même pas besoin de mon don pour le savoir. IL suffit de regarder tes yeux pour ….
Stop ! Si vous n'êtes pas capable de parler d'autres choses, je vous laisse un formulaire avec les différentes questions et vous le retournerai des que vous l'aurai rempli. Je ne tiens vraiment pas à tergiverser à ce sujet donc je vous demanderez de quittez la suite.
Nous ne partirons pas tant que tu ne nous auras pas pardonnés, décréta Rosalie.
Tu fais paris de la famille ma chérie et sans toi … commença Esmée. Néanmoins, je la coupai n'étant pas prête à en entendre plus.
Vous ne m'avez pas l'air très enclin à me foutre la paix ? Constatai-je plus pour moi-même.
Cette remarque fit cependant son effet puisqu'en portant mon attention sur Esmée, je pus remarquer que les siens étaient quelque peu humidifiés. Enfin, c'est l'impression qu'ils donnaient mais je pense que c'était surtout dû à l'expression d'intense douleur qui brillait dans ses prunelles.
Bien, si tu veux que nous partions, nous partons. Mais n'espère pas t'être débarrassé de nous si facilement. On est tenace et je suis près à te supplier et me mettre à genoux devant toi juste pour pouvoir faire des bras de fer à volonté avec toi, plaisanta Emmett.
Alors qu'il commençait a se lever, je leur demander de patienter quelques secondes. Non, non ! Je ne perds pas la boule et je sais ce que je veux. En l'occurrence, j'avais besoins d'aller chercher les formulaires qu'ils devaient remplir dans ma chambre.
Je me dépêchais donc de m'y rendre et m'accroupis près du lit pour tirer une petite mallette. Je la posa sur le matelas et en sortit un petit paquet de feuilles. On pourrait presque me prendre pour une femme d'affaires mais non, je ne suis qu'un pauvre vampire dévoué à son maître.
Je revins au salon et leur tendit les questionnaires. Carlisle jeta un rapide coup d'œil certainement pousser par la curiosité et l'envie de lire jusqu'où aller la folie de son ancien ami. Je me souvins de quelques questions absurdes qui étaient inscrites sur le formulaire et que Carlisle put lire.
nom et prénom de votre vivant
dates : naissance et transformation
sexe
don ? si oui, lequel ?
CV : nombre de personnes tués avant et après la transformation
Régime
Nomade ou sédentaire ?
Etudes et qualifications …
Si Carlisle fut choqué ou étonné, il ne le montra pas. Quoique enfin de compte, qu'en on connaît Aro, ces questions n'ont rien d'étonnantes.
Ils prirent congés de manière très solennelle et me promirent de revenir me voir et me ramener avec eux cette fois. Je pris soin de leur rétorquer sarcastiquement qu'Aro verrait certainement d'un très mauvais œil cet enlèvement.
