Tout d'abord merci à Odvie et à Senga pour leurs encouragements. Je dois avouer avoir été un peu échaudée par le peu de review mais j'ai bien l'intention de continuer au rythme d'un chapitre par semaine à un ou deux jours près.

PENDANT CE TEMPS

Quand dimanche arriva, il décida de rendre visite à Merry avec une tarte faite par ses soins.

Fin du flash back

Maintenant, John voyait les 2 hommes qui avait dominé sa vie ses 2 dernières années apparaître au coin du chemin. Il ne se doutait pas un instant que pour la première fois de leur vie, les frères Holmes connaissaient les affres de la culpabilité.

Bien sur aucun de ces deux hommes orgueilleux ne le reconnaitrait publiquement, ils étaient bien trop fiers pour cela. Pourtant, le visage crispé de Mycroft et émacié plus encore qu'à l'habitude de Sherlock prouvait que quelque chose n'allait pas.

Londres, deux mois plus tôt

Lorsque Sherlock pénétra au 221B Baker Street, Mme Hudson l'attendait sur le seuil de son logement. Elle était à la fois chagrinée et furieuse.

Mme Hudson : Qu'avez-vous fait Sherlock ?

Sherlock : Cela ne vous regarde pas.

Mme Hudson : Il est parti et il ne reviendra pas. Il a payé son loyer empaqueté quelques affaires et c'en est allé.

Sherlock : Cela suffit.

Mme Hudson : Vous ne méritez pas son amitié ni votre frère son amour. Il mérite cent fois mieux que…

Sherlock avait déjà cessé de l'écouter, il montait l'escalier en direction de son appartement. Un texto lui parvint : « Il est parti ? », il lui fit sa plus courte réponse « OUI », « J'arrive ».

A peine une dizaine de minutes s'étaient elles écoulées que l'aîné des Holmes pénétrait dans l'appartement.

Sherlock : Tout s'est passé comme prévu.

Mycroft : Trop bien.

Sherlock : Tu savais très bien ce que nous risquions.

Mycroft : Je ne l'ignore pas mais…

Sherlock : Nous n'avions pas le choix.

Mycroft : On a toujours le choix. Celui que nous avons fait et …

Des bruits de pas montant à l'étage le firent s'interrompre. Lestrade apparut dans l'encadrement de la porte d'entrée.

Lestrade : Félicitations, vous vous êtes surpassés tous les deux.

Sherlock : Je…

Lestrade : Non, ne m'interromps pas. Je sais que vous êtes capables de beaucoup de chose. Mais pas de vous montrer à ce point cruel. Vous avez perdu John, une personne précieuse. Le seul capable de vous supporter tous les deux.

Sherlock : Comment as-tu…

Lestrade : Tu me prends vraiment pour un idiot quoi que tu sois toi-même tellement intelligent, que les autres te paraissent bien ternes. Vous vous suffisez largement à vous-même tous les deux. Vous n'avez que ce que vous méritez. Je suis peut être quelqu'un de simple mais je suis loin d'être stupide. Votre petit jeu de ces derniers jours n'est pas passé inaperçu. Je ne veux plus vous voir ni l'un ni l'autre trouve toi un autre flic Sherlock, c'était la fois de trop.

Lestrade partit si rapidement qu'il entendit à peine le faible « Greg » prononcé par Sherlock au travers de la porte laissée entrebaillée. Cependant, sa colère était trop forte pour se préoccuper de toute autre chose que de sortir au plus vite de cet endroit.

Ce n'est qu'une fois chez lui qu'il s'autorisa à exprimer tout son désarroi, se remémorant sa dernière conversation avec John.

Flash back

Quelques heures plus tôt

Installé à son bureau, Greg faisait de la paperasse, rien de bien intéressant en somme. On frappa à la porte, il indiqua un simple « Entrez ! ». Ce n'est qu'en voyant le visage crispé de John qu'il prit pleinement conscience de la gravité de la situation.

John : Je pars.

Greg : Tu pars mais où et pour combien de temps ?

John : Je ne te le dirais pas, je ne veux pas qu'Ils le sachent.

Greg : Tu ne reviendras pas à Baker Street.

John : Non, je ne sais même pas si je reviendrais à Londres.

Greg : Que s'est-il passé ?

John : Je…

Greg : Qu'ont-ils fait pour te mettre dans cet état ?

John : Je ne peux pas.

Greg : Dis le moi.

John : Je ne voudrais pas que tu…

Greg : Je me doute que ce doit être grave, je veux toute la vérité…

Une heure plus tard, dans une étreinte amicale, John et Greg se séparèrent. Greg boucla rapidement un dernier papier avant de quitter sans un mot Scotland Yard et se dirigeant immédiatement vers le 221B Baker Street.

Fin du flash back

Ce n'est que vers une heure du matin qu'il s'allongea ou plutôt s'écroula sur le lit, après avoir bu près d'une demi-bouteille de bourbon. Il se doutait qu'une gueule de bois monstrueuse l'attendait à son réveil, voilà des années qu'il n'avait pas bu autant mais il en avait besoin pour éteindre la douleur de son cœur. Si bien qu'il n'aperçut pas l'homme qui se trouvait dans un recoin de la chambre et qui resta là jusqu'à l'aube lisant et relisant une certaine lettre.

Mycroft quand à lui, était resté à l'appartement. Il s'était retranché dans la chambre de John et parcourait la lettre qu'il n'avait pas ouverte trop pudique pour le faire devant son frère.

Mycroft,

Lorsque tu liras cette lettre si par ailleurs tu trouves un quelconque intérêt sa lecture, saches que je te quitte. J'ai passé ces derniers dix huit mois aux côté de ton frère et toi. J'ai supporté bien des choses pour vous, mon amitié vous a été acquise dès notre première rencontre. Je t'aime, je crois que je continuerais à t'aimer longtemps mais je ne supporte pas ton comportement et les évènements de ces derniers n'ont fait que donner plus de poids à ma décision. Je te demande de ne pas chercher à me retrouver.

Adieu,

John

Si Sherlock avait été présent, ce serait la première fois qu'il aurait vu quelques larmes être versées par son frère…

A suivre