NdA : Un peu de culture Que Diable !
Plagiat : Acte du plagiaire, oeuvre composée d'emprunts.
Plagiaire : Auteur qui plagie les oeuvres d'autrui
Plagier : 1. Imiter (un auteur) en s'attribuant abusivement des fragments de son oeuvre; 2. Imiter.
C'est mon dico qui le dit.
Alors pour mettre les points sur les "i" et les barres sur les "t", comme on dit si bien en notre douce France, Y'en a marre, dixit FoX, expression reprise en coeur par Frip-Ouille à l'énoncé du problème par ledit FoX.
Tout auteur de fiction (tout du moins) ne peut que se réjouir de faire naître des envies d'écriture chez les autres et pourquoi pas des vocations, mais il devient insupportable de voir son travail repris quasiment mot pour mot. C'est purement et simplement du vol.
Nous vous serions reconnaissant de bien vouloir tenir compte de cela lorsque vous écrivez car c'est un acte de création où vous devez laisser libre cours à votre imagination et non reprendre celle des autres.
Nous vous en remercions.
FoX et Frip-Ouille
Chapitre 3 – Comme une mouche dans la soupe
Roy était hypnotisé par la vision de Riza en train de lui exploser ses bijoux de famille…
Il déglutit une nouvelle fois. Il savait qu'il avait déjà mis des femmes en colère contre lui, mais aucune d'elle n'avait attenté à sa personne, et encore moins à « Popaul » même de façon détournée comme maintenant !
Et puis… son regard passa de la cible au visage de Riza…
C'était pire encore! On aurait dit qu'elle y prenait vraiment plaisir.
Une seule pensée éclipsa toutes les autres : PARTIR. Prendre ses jambes à son cou, se faire tout petit quelque part, oublier ces visions de cauchemar (il était sûr que le croquemitaine n'avait rien à envier à Riza) et couler des jours heureux jusqu'à la fin des temps…
Il préparait son plan dans sa tête, il irait voir ce marchand dans cette petite rue malfamée du centre ville, celui qui faisait du trafic…
« Colonel Mustang ? »
… Il lui devait une ou deux faveurs. Il lui demanderait de le faire passer à Xing… Oui, c'était bien ça !
« Colonel Mustang ! »
… Un chouette pays Xing. Bon, les habitants ont de drôles de yeux, mais lui en tant qu'étranger ferait figure d'exotisme auprès de la gente féminine…
« Colonel MUSTANG ! »
« Hein ? Quoi ? »
Plongé dans ses pensées, il n'avait pas entendu la jeune aide qui se tenait à côté de lui et lui tendait une enveloppe.
« Colonel, le Führer m'envoie vous remettre ce nouvel ordre de mission. »
Mustang se saisit de l'enveloppe. Il remarqua l'air effrayé de la jeune femme qui regardait son premier lieutenant qui continuait de faire un carton.
Mustang ricana en tentant de garder un air blasé :
« Oh, ne vous en faites pas, c'est juste une petite blague… Elle s'entraîne sur une cible à mon effigie, et moi à brûler des mannequins de paille à la sienne.
« Mais, on dirait qu'elle vous a explosé les…
« Oui, et alors ? Rompez. »
La jeune aide s'éloigna en jetant des regards incrédules en arrière vers Mustang et Riza. Il est vraiment temps que ces deux là fassent quelque chose…Ou toute cette frustration va mal finir.
Enfin seul, Roy décacheta l'enveloppe et commença à lire le document qu'elle contenait.
Un sourire se forma sur son visage, qui grandit au fur et à mesure de sa lecture, jusqu'à ce qu'il s'écrie :
« Merci mon Dieu ! »
Des têtes se tournèrent vers lui.
Il enfonça sa tête dans son cou et reprit sa lecture.
« Colonel Roy Mustang, votre mission, si vous l'acceptez, … » Oh que oui que je l'accepte, n'importe quoi pour m'éloigner de cet enfer et surtout de cette furie ! « …consiste à aller mener une enquête de routine dans les camps de réfugiés situés au sud du Pays… » Le Sud ! A moi soleil, cocotiers, plages, cocktails, et petites pépés ! « Vous vous rendrez dès demain 8h00 à la gare de Central… » 8H00, c'est vachement tôt, d'un autre côté, le plus tôt sera le mieux « …où vous serez pris en charge par une hôtesse… » Ouais, une hôtesse en uniforme rien que pour moi… « Votre voyage durera 8 jours… » Bon 8 jours c'est long, mais 8 jours avec une hôtesse pour s'occuper uniquement de moi ! « Vous serez assisté dans votre tâche par… »
Le sang quitta le visage de Mustang et il tomba raide dans les pommes.
« … le premier lieutenant Riza Hawkeye. »
Il émergea difficilement de son étourdissement, les images étaient floues et il ne distinguait que quelques silhouettes en uniforme penchées au-dessus de lui.
Les premières paroles qu'il réussit à bafouiller furent lorsqu'il vit une forme aux cheveux blonds tendre les mains vers lui :
« Je veux pas mourir… »
Il entendit en arrière son quelqu'un qui invectivait la foule :
« Ecartez-vous tous de lui ! »
Tout se précipita : Ayant reconnu la voix de son premier lieutenant outragée, Roy tenta de se relever, mais pas assez vite, les personnes autour de lui s'écartèrent vivement, et il reçut en pleine face un seau entier d'eau glacée.
Mustang oublia sa peur pour laisser cours à sa colère :
« J'étais revenu à moi Lieutenant ! Pas la peine de m'asperger de la sorte !
« Je me dévoue une nouvelle fois pour vous venir en aide, et voila les remerciements que je reçois ! » le railla-t-elle.
« Vous n'étiez pas obligée d'aller jusqu'à me noyer d'eau glacée ! Je pourrais vous déferrez devant la court martiale pour votre geste, Premier Lieutenant Riza Hawkeye. »
Le ton de Mustang était aiguisé comme une lame de couteau, Riza se figea sur l'instant. Avait-elle été trop loin ?
Mais encore sous le coup de son indignation et sa fierté prenant le dessus, elle toisa Mustang, lui criant presque dessus :
« Comme il vous plaira Colonel Roy Mustang. »
Les deux se faisaient face, haletant. Chacun alentour retenait sa respiration. La tension était à son paroxysme.
Mustang hurla :
« Très bien ! »
A quoi Riza répondit :
« Très bien ! »
Et ils se tournèrent le dos et s'éloignèrent dans des directions opposées.
Avant de sortir, Mustang se tourna vers Havoc et Breda :
« Vous deux, vous me nettoyez ce merdier. »
« Mais… »
Un dernier regard meurtrier convint les deux lieutenants de ne pas protester plus longtemps.
Un jeune aide courrait derrière Riza :
« Lieutenant Hawkeye, un pli pour vous du généralissime ! »
Riza se stoppa et tourna sur ses talons.
Mince, il a fait vite ! Je n'aurai jamais pensé que Mustang mettrait ses menaces à exécution ! Que vais-je devenir ?
Il était certes évident qu'humilier son Colonel en public n'entrait pas dans ses attributions.
Elle avait perdu tout sens de la réalité et laissé libre cours à sa colère et à sa frustration. Après tout, il l'avait confondue avec une autre !
Ce n'était tellement pas elle ce genre de comportement et voila, maintenant elle allait être traduite devant un tribunal militaire pour son comportement irresponsable et insubordination !
Arrggghhhh ! Sa carrière serait brisée, ses amis lui tourneraient le dos et elle ne verrait plus son Colonel !
Heu… qu'est-ce que ça peut te faire de ne plus voir le Colonel ? Surtout que c'est sa faute si tu te retrouves devant un tribunal…
Les mains tremblantes, elle ouvrit l'enveloppe et en sortit une feuille.
Sa première réaction à sa lecture fut le soulagement.
Ce n'était pas une convocation devant un tribunal mais un simple ordre de mission !
Ouf sauvée !
Elle aurait du se douter que cela ne pouvait pas être aussi rapide… en même temps, justement, elle n'était pas sortie d'affaire non plus.
Terminant de prendre connaissance du document, elle blanchit et porta la feuille froissée à son front.
Oh non, pas ça ! Pas maintenant.
C'était pire qu'une convocation devant le tribunal militaire !
Une semaine entière à supporter le colonel, qui en plus ne va plus se tenir avec cette hôtesse qui va tourner autour de lui, totalement dévouée à ses moindres désirs…
Elle voyait déjà la petite cruche cajoler Mustang et lui donner du « Oh Colonel Mustang, comme vous êtes beau, comme vous êtes grand, comme vous êtes fort ! » avec sa bouche en cœur en papillonnant des cils. Et de lui faire voir sa petite culotte jusqu'à ce qu'il l'en débarrasse !
Riza nota mentalement au passage : penser à prendre des boules Quies.
« Arrrrgggggg, je vais jamais pouvoir supporter ça !
En plus, va falloir que je la joue serrée si je veux échapper au tribunal, me montrer aimable et tout….
« Oh maman ! Je veux mourir… » Soupira-t-elle pour elle-même.
La journée passa à la vitesse d'un escargot arthritique, Roy et Riza s'évitèrent tout le reste de la journée et lorsque enfin la journée se termina, Mustang battit tous les records de sprint pour rentrer chez lui.
Plus que tout autre soir, il avait besoin de se changer les idées. Il venait de vivre la pire journée de sa vie et les prochains huit jours risquaient d'être tout aussi terribles.
Il se sentait vidé, démoralisé, en sursis… L'idée de se traîner en ville lui disait moyennement – Plus assez d'énergie pour ça…
Unique solution à son problème : Aller dans le bar du bout de sa rue et picoler jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Ce bar était une véritable planche de salut pour Mustang lorsqu'il ne savait pas quoi faire ni où aller... Là au moins, il ne risquait pas d'être pris en chasse par une furie armée, ni aspergé d'eau glacée.
Non Madame ! Roy tappa mentalement du poing sur la table. On le respectait dans ce bar, il y était connu comme le loup blanc, Roy Mustang en était devenu une célébrité vivante ! Bon certes c'était à force de raconter ses tribulations avec ses coéquipiers… Mais qui s'en souciait !
La clochette de la porte n'avait pas fini de teinter qu'il s'entendit interpeller :
« Hé Mustang, t'as pas l'air dans ton assiette aujourd'hui...et c'est quoi ce cocard ? »
C'était le barman qui lui tendit d'office un double whisky sans glace.
« C'est rien... juste que j'aurais jamais du me lever aujourd'hui !
« Allez vas-y, racontes nous ça un peu. Qu'est-ce qui t'es encore arrivé ?
« Me suis fait lamentablement avoir par mes deux subordonnés...
« Non ! C'est pas vrai ! » Continua le barman, un homme d'une quarantaine d'années, curieux de nature.
Mustang était assis sur un tabouret, un coude sur la table, l'air morose...
« Laisse tomber... »
« Allez Mustang... te fais pas prier... ça nous changera les idées et puis pour la peine, celui là est pour moi » insista le barman en lui tendant un deuxième verre.
Mustang lâcha prise et fut l'objet une nouvelle fois de tous les rires cette soirée là.
Il en venait enfin à la fin du récit de ses mésaventures de la journée, copieusement arrosé de doubles whiskies, et avait quelque peu du mal à se retenir au bar.
Sans compter qu'après avoir tant ri de ses propres déboires, un sentiment de désespoir lui était tombé dessus comme une chape de béton.
« Le pire dans tout ça, c'est que la mettre en colère contre moi, c'était bien la dernière chose que je voulais ! »
Un habitué de lui répondre en adressant un clin d'œil à ses compagnons :
« Ca on avait bien compris mon gars. »
Ce qui eu pour effet de déclancher de nouveaux rires dans le bar.
« Moi, je voulais juste passer un agréable moment avec elle… la tenir dans mes bras… lui faire des câlins… être gentil avec elle… »
Roy s'arrêta net, prenant conscience de ce qu'il venait de dire.
Un de ses types lui tapa amicalement dans le dos :
« Tu sais, Roy, si tu l'aimes vraiment, il faudrait que tu le lui dises. »
« Mais si je lui parle d'autre chose que de boulot, j'ai au moins 50 de chances de mourir ou de me retrouver à l'hosto... la preuve, j'ai failli me retrouver en cible vivante aujourd'hui ! Et puis je n'ai jamais dit que je l'aimais... »
« Vraiment ? T'es sûr ? Parce que c'est bien toi qui viens de nous dire que tu voulais lui faire des câlins et la prendre dans tes bras… Bon tu lui as aussi mis une grosse main au cul en l'appelant ma petite chatte, ça fait un peu beaucoup pervers tout de même, on peut comprendre que cette jeune femme n'ait pas compris tes intentions… »
« Hé ! »
« Alors... si tu dis que t'as 50 de chance de finir à l'hosto, ça veut dire que t'as 50 de chance de finir dans ses draps. »
« Évidemment vu sous cet angle, ça change tout…
« Ben voila, t'as plus qu'à te jeter à l'eau, t'as huit jours en tête à tête avec l'élue de ton cœur pour y arriver. T'as qu'à faire gaffe à ne pas laisser traîner tes mains et à ne pas dire de grossièretés du genre 't'es chaude comme la braise', ça ne se dit pas à une dame Roy. »
Vers deux heures du matin, Mustang était rentré péniblement chez lui et s'était endormi sur son lit.
Le lendemain, il se réveilla quinze minutes après la sonnerie de son réveil, avec un énorme mal de tête et la cuite du siècle...
Il ne se rappelait plus de sa soirée trop arrosée de la veille, ni ce qu'il avait dit. Pourtant il se rappelait d'avoir commencé à raconter quelque chose, mais ne savait plus quoi...
Par contre, il se rappelait parfaitement de la séance de tir de la veille, suivie de la douche glacée et à qui il la devait !
Sa vengeance serait terrible ! Foi de Mustang !
C'est alors qu'il se souvint qu'il fallait qu'il soit dans une heure à la gare pour un départ d'une semaine...
Cela le réveilla d'un seul coup.
Il se précipita sous la douche avant de sauter dans des vêtements civils propres (chemise noire et pantalon) puis commença d'empiler dans une valise ce qu'il pouvait attraper à portée de main... sans oublier deux petites choses auxquels il tenait particulièrement.
Encore un peu plus de culture, par FoX :
Barrer le T est, lors d'un engagement naval, la manœuvre qui consiste à se présenter perpendiculairement à la ligne de bateaux adverses (représentant ainsi schématiquement un "T" ou la ligne de navire attaquée est le corps de la lettre et où l'attaquant, représente la barre horizontale).
Le résultat de la manœuvre est que pour l'escadre attaquée
le feu de l'escadre qui a barré le "T" se concentre sur le navire de tête, puis sur le second quand le premier est coulé ou désemparé,
le reste de l'escadre attaquée ne peut pas répliquer dans l'axe du bâtiment qui la précède et ne peut utiliser que ses tourelles avant.
Toutes choses égales par ailleurs, celui qui a "barré le T" bénéficie d'une supériorité de feu d'au moins 2 à 1.
Comme quoi, on en apprend tous les jours !
