Titre : Juste une enquête conjointe
Genre : Action/Romance
Rating : T
Personnages : L'équipe de Mustang au complet
Résumé : Riza en mode espionne ! Et si, après le jour promis, elle intégrait un programme très secret pour être en mesure de mieux protéger Roy Mustang ? Et si, ils finissaient par se retrouver sur une même enquête ? Royai bien sûr. Bonne lecture !
Disclamer : Fma ne m'appartient pas T.T
Spoiler : FMA Brotherhood.
Note : Hello ! Et voici l'avant-dernier chapitre de cette fanfiction. J'espère qu'il vous plaira et je vous retrouve en bas ! Bonne lecture !
Chapitre 4 : Rapport d'enquête
La moto démarra en trombe et ils disparurent en quelques secondes.
Laisser son équipe derrière était compliqué, même si les risques étaient minimes. Elle ralentit sa course en sentant Teddy se crisper dans son dos.
« Dix minutes, Ted'. Tiens bon. »
Il ne l'entendait pas avec la vitesse et elle fut ravie d'arriver au repère. Elliot vint les accueillir et ensemble, ils transportèrent Teddy à l'intérieur.
« J'ai prévenu le Doc. Il arrive.
- Parfait », grogna le brun.
Il se laissa à moitié tomber sur le canapé, respirant bruyamment.
Riza contempla la bande de tissu qu'elle avait installé à présent tâchée de sang.
« Allonge-toi et aide-moi Eli', on va virer sa combi'.
- Quoi ? Tu veux me déshabiller maintenant », se plaignit Teddy.
Elliot et Riza ne l'écoutaient pas. Ils le débarrassèrent de sa combinaison noire, n'hésitant pas à la découper. Puis Riza changea son bandage et prit soin de bien le serrer pour stopper l'hémorragie. Elliot en profita pour le faire boire et le rafraîchir.
Un bruit de voiture se fit entendre et Riza récupéra une arme dans son dos. Elle se posta devant la porte et ne baissa le pistolet qu'une fois sûre de l'identité du visiteur. Elle fit entrer le docteur, soulagée.
« Eh bien, eh bien... c'est toujours la même chose avec vous », grogna le vieil homme.
Il s'attela cependant à la tâche, secondée par les deux autres. Riza et Elliot prenaient cependant souvent des nouvelles de Diego. Il avait filé une fois l'équipe du Général en sécurité et avait échappé de justesse aux renforts. Ce n'était plus qu'une question de minutes avant qu'il n'arrive.
Quant à Tina, Léo et Alex, ils arriveraient certainement le jour suivant.
Pour passer le temps et parce qu'elle ne pouvait pas dormir en sachant le docteur toujours ici, Riza écrivit son rapport tandis que Diego somnolait dans le canapé à côté d'elle.
Teddy était dans sa chambre avec le docteur et ils tentaient de ne pas y penser. La balle n'était pas ressortie et le docteur devait l'extraire.
Elliot vint finalement les rejoindre en pyjama et se mit à écrire son rapport sur la table basse. Au moins ce serait fait.
Finalement, le docteur redescendit. Il avait l'air las et plus vieux qu'à son arrivée.
« Il va bien, rassura-t-il. Il a juste perdu beaucoup de sang, mais il s'en remettra. J'ai enlevé la balle et bandé sa jambe. Il dort à présent donc je repasserai demain matin.
- Merci », fit Elliot en venant lui serrer la main.
Il ne répondit pas et le blond le raccompagna jusqu'à la porte.
Riza soupira. Elle était loin d'avoir fini son rapport et elle savait qu'elle devrait également en faire un plus personnel au Führer. Ça marchait toujours ainsi. Grumman devait au moins autant apprécier la paperasse que Mustang et puis, ça lui ferait une occasion de voir son grand-père.
Ils finirent par se coucher et dans son lit, Riza gardait les yeux grands ouverts. Elle revoyait ceux de Roy. Son regard onyx. Ses pupilles noires fixées sur elle. Elle ne savait pas quoi en penser. Avait-il deviné avant ? Était-il surpris ? En colère ? Avait-elle perdu sa confiance ?
Pourtant, au départ, elle faisait ça pour lui. Pour pouvoir le protéger au mieux. Quand elle s'était engagée, ça n'avait été que dans ce but.
Au fil du temps, ça avait changé. Elle aimait travailler avec ce groupe. Elle aimait la liberté que cela lui laissait. Ils avaient carte blanche sur beaucoup d'aspects et beaucoup de protocoles passait à la trappe. Bien sûr, en échange, ils devaient être discrets. Ils ne pouvaient pas aller interroger les gens directement ou des suspects, mais cela ne la dérangeait pas. La technologie qu'ils avaient compensait. Et puis, c'était déjà ce qu'elle faisait avec le Général Mustang.
Peut-être le prenait-il comme une trahison ?
Elle se retourna une nouvelle fois et entendit un craquement dans le couloir. Elle reconnut les pas de Diego et se leva.
La lumière l'attira au rez-de-chaussée et elle y rejoignit le blond, assis devant le feu.
« Tu ne peux pas dormir ? questionna-t-elle en arrivant.
- Non, c'est toi qui ne peut pas dormir. Tu es inquiète pour le Général », répliqua-t-il avec un sourire amusé.
Elle le dévisagea et finit par se laisser tomber à ses côtés.
« Oui... »
Un silence s'installa entre eux.
« Tu es celle qui le connait le mieux. Fais taire toutes les voix dans ta tête. Comment va-t-il réagir à ton avis ?
- Justement, souffla Riza. Normalement, je peux lire son regard. Là il était indéchiffrable... je ne sais pas Diego. Et je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il va m'en vouloir.
- Et toi, comment tu réagirais si c'était lui ? »
Elle prit le temps d'y réfléchir. Elle imagina le Général dans une team d'agents sur-qualifiés. Il faisait ça pour la protéger.
À vrai dire, ça la questionnerait. Elle aurait beaucoup de questions.
« Il faut que je lui parle, fit-elle en se relevant.
- Demain, coupa Diego. Nous sommes trop fatigués pour réfléchir. Va te coucher et demain, tu iras lui parler. Je crois qu'on est tous en manque de sommeil. »
Elle opina face à la sagesse de ses paroles et le blond se leva. Ils montèrent se coucher, vérifiant avant que Teddy allait bien, et cette fois-ci, étrangement, elle s'endormit sans trop de difficultés.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, la villa était calme et elle resta un moment dans son lit. Elle finit certainement par se rendormir car lorsqu'elle se redressa, il y avait du bruit venant d'en-bas.
Elle jeta un oeil à son réveil et tiqua. Il était bientôt trois heures de l'après-midi. Rapidement, elle s'habilla d'un jean et d'une chemise blanche avant de descendre.
Diego, Tina, Alex, Léo et Elliot étaient attablés dans la cuisine et discutaient avec animation.
« Hello Kitty ! fit Tina en se levant.
- Tina ! »
Elles s'étreignirent en souriant et Alex les rejoignit.
« Et moi alors !
- Alex ! »
Léo les étreignit à son tour et après la partie effusion, Riza se retrouva assise avec eux, une tasse de thé à la main. Tour à tour, ils racontèrent leur mission, chacun expliquant sa version. Ils improvisèrent un repas avec les restes et continuèrent de discuter tout en mangeant. Cela leur prit plus de deux heures et au milieu des rires et des exclamations, Riza ne s'absenta que pour vérifier l'état de Teddy. Le docteur était repassé le matin et avait refait son pansement. Le brun dormait toujours.
Finalement, Elliot lui transmit un message du Généralissime.
« Il t'attend ce soir au gala de charité d'East City. C'est au palais. Voici ton invitation et ta tenue. »
Riza grogna. Une tenue de soirée exigée, ce n'était pas la première fois qu'il lui faisait le coup. Elle pensait même que cela l'amusait de la forcer à s'habiller ainsi.
Avisant l'heure, elle monta se doucher. Elle s'habilla en pestant contre le vieil homme.
« Des pervers, tous des pervers », marmonna-t-elle en fermant sa robe.
Bien sûr, elle était jolie. C'était une robe noire, moulante et qui descendait jusque mi-mollets. Une fente s'ouvrait sur sa cuisse droite. Le décolleté ne tombait pas dans le vulgaire tout en mettant sa poitrine en valeur. Deux bandes de tissus maintenaient sa robe en place et elle les noua autour de son cou. Elle enfila des talons noirs et coiffa ses cheveux en un élégant chignon. Certaines mèches s'en échappaient en boucles blondes. Elle prit soin de dissimuler son habituelle mèche et enfila un beau collier de perles blanches. Enfin, elle passa au maquillage. Elle ne pouvait s'empêcher de le garder discret. Ce n'était pas dans sa nature de trop se maquiller, mais elle savait qu'elle devait s'apprêter un minimum pour cette soirée. Elle encercla de noir ses yeux, allongea ses cils de quelques mouvements au mascara. Puis grogna en sortant un rouge à lèvres d'un rouge carmin. Elle l'appliqua avec soin et fit quelques pas en arrière. Elle ne se reconnaissait pas, c'était bon.
Elle mit ses affaires dans un petit sac, emporta un couteau et une arme comme à son habitude. Elle prit le manteau que son grand-père lui avait fait parvenir avec la robe et le posa sur son bras le temps de descendre.
« J'y vais, lança-t-elle à la cantonade. N'oubliez pas Teddy.
- Ouah ! s'écria Alex.
- Tu es superbe, complimenta Elliot tandis que Tina lui faisait un hochement de tête appréciatif.
- Arrêtez, fit-elle, gênée. Vous allez me faire rougir, plaisanta la jeune femme.
- Tu veux qu'on te dépose ? questionna Léo.
- Non, je prends la voiture, je trouve le Généralissime, je lui fais mon rapport, je repars.
- Clair et précis, tout toi », nota Diego, amusé.
Elle leva les yeux au ciel et leur fit un signe de la main. Elle enfila son manteau et prit la direction du garage. La jolie blonde ne put s'empêcher de sourire en montant dans la magnifique voiture mise à leur disposition. Noire, classe, elle était dans le thème de sa tenue.
Le trajet fut rapide et sans soucis. Par habitude, elle avait mis une oreillette. Elle entra dans la cour et s'arrêta devant la grande porte. Un homme s'empressa de venir récupérer les clés du véhicule et elle le remercia avant de monter le grand escalier.
Il y avait foule, mais elle repéra aussitôt le vieil homme. Il avait une jolie femme à son bras et elle soupira. Elle s'assura qu'il l'avait vue avant de l'attendre. A vrai dire, il n'était pas le seul à l'avoir repérée. Riza intimidait et créait l'admiration par sa démarche féline et assurée. Elle semblait sûre d'elle et parfaitement à l'aise. Ce n'était pas le cas et elle suppliait intérieurement Grumman de se dépêcher.
Elle ne reconnaissait personne. En même temps, son grand-père ne l'aurait pas compromise en l'invitant à une soirée de militaires. Elle se dit alors que quand Roy deviendrait Führer, il devrait également assister à toutes ces soirées. Avec la chance qu'elle avait, il lui demanderait de venir avec lui. Elle soupira et se reprit en voyant Grumman arriver. Il s'était débarrassé des autres et lui tendit une coupe avec un sourire.
« C'est de l'eau, précisa-t-il alors qu'elle faisait mine de refuser. Sortons un instant. »
Elle prit la coupe, lui son bras. Elle but une gorgée et ils gagnèrent un grand balcon tranquille au fond de la salle.
« Alors. Comment vas-tu ? J'ai cru comprendre que ces dernières vacances ont été riches en émotions, fit-il avec un clin d'œil.
- Tu n'as pas idée, grand-père », lâcha-t-elle.
Sans rien lui cacher, elle lui raconta toute la mission. Elle ne pouvait s'empêcher de s'assurer qu'ils n'étaient pas écoutés, mais le discours du Généralissime était déjà passé et le buffet avait commencé. Aussi, personne ne les dérangea.
Le vieil homme l'écouta sans l'interrompre, un léger sourire aux lèvres.
« Bien. Il va falloir que je m'entretienne avec ces archéologues au sujet de cette relique », râla-t-il.
Elle eut un sourire peiné pour lui. Malgré son énergie, il n'était plus tout jeune.
« Ainsi, ton équipe est au courant, murmura-t-il finalement.
- Oui... Le Général se doutait de la vérité.
- Ce n'est pas surprenant. Il est doué... »
Il nota l'air de sa petite-fille et sourit doucement.
« Tu t'inquiètes de sa réaction.
- Bien sûr. Il est rare que je fasse des choses dans son dos. Depuis le début, nous agissons en duo alors... »
Elle soupira et le sourire de Grumman se renforça.
« Je crois qu'il attend surtout des explications.
- Il a raison », susurra une voix à son oreille.
Elle sursauta et se retourna. C'était lui. Il était là. Comment était-ce possible ?
Elle se tourna vers son grand-père et il ricana un peu.
« Merci pour cette petite discussion, fit-il avant de déposer un baiser sur son front. Tu es magnifique. »
Elle eut la force de sourire. Son cœur battait la chamade alors que la voix reprit au creux de son oreille.
« Je t'attends », souffla Roy.
Elle salua son grand-père et rentra dans la salle. S'il l'entendait, c'est qu'il ne devait pas être loin.
« À l'étage », murmura sa voix.
Elle emprunta l'escalier rapidement. La salle du haut était déserte. Elle la traversa, courant presque, et repéra la fenêtre ouverte sur un balcon. Juste au-dessus de l'autre.
Elle sentit sa présence avant de l'apercevoir. Il était là, debout près de la balustrade dans un costume noir. Ses cheveux étaient coiffés en arrière et avec son nœud papillon, sa chemise blanche et son veston gris, il était très élégant.
Une main dans sa poche, l'autre tenant une coupe, il se tourna vers elle et plongea ses yeux dans les siens. Il avait un léger sourire sur les lèvres.
« Bonsoir, souffla-t-il.
- Général, salua Riza en se redressant.
- Non, pas de Général ce soir, Riza. »
Elle baissa sa main et s'avança vers lui. La salle étant noire, il la vit enfin clairement et ne put s'empêcher de promener son regard sur elle. Il n'eut pas besoin de lui dire ce qu'il pensait, ses yeux parlaient pour lui. Son cœur s'accéléra un peu plus et elle vint s'appuyer contre la rambarde.
« Tu m'expliques... »
Il avait lâché le vouvoiement qui les avait toujours protégés et elle laissa tomber le masque avec. Machinalement, elle porta une main à son oreille et récupéra l'oreillette qu'elle éteignit avant de la glisser dans son sac. Personne n'avait besoin d'entendre la suite. Le sourire du Général se fit plus encourageant. Elle prit une grande inspiration et se tourna complètement vers lui.
« C'était après le jour promis, commença-t-elle. Le Généralissime m'a proposé de participer à un programme d'entrainement d'élite top secret. J'y ai vu un moyen de mieux vous protéger. Mieux que durant ce jour... Bien sûr, vous ne deviez rien savoir, c'était le prix à payer. J'ai suivi cette « formation » chaque mois depuis. C'était dur et éprouvant, mais nous avons un groupe très soudé. Ça m'a aidée à tenir et... j'ai pu vous protéger. »
Elle hoqueta en sentant deux bras l'étreindre fortement et elle se retrouva plaquée contre son torse. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans ses bras, mais cette fois-ci, elle en était pleinement consciente. Contrairement aux autres fois, elle n'était pas blessée ni mourante. Elle finit par poser les mains dans son dos en tremblant.
« Riza », fit-il en l'éloignant d'elle.
Il se courba un peu pour la regarder dans les yeux.
« Je ne t'en veux pas. Tu as fait ce qui te semblait juste, comme toujours, et j'apprécie ces efforts, même si j'aurai aimé ne pas être la cause de tout ceci... »
Il soupira et elle frémit en sentant son souffle caresser ses lèvres.
« Je ne veux pas que tu gâches ta vie pour moi. Il faut que tu penses à toi et que... »
Il se tut en voyant son sourire mélancolique.
Elle leva une main hésitante vers sa joue. Il ne comprenait pas.
« Tu n'as aucune idée de mon niveau d'égoïsme, Roy », murmura-t-elle en se rapprochant inconsciemment.
Il ouvrit de grands yeux. Ses bras étaient toujours passés autour d'elle et il sentait l'odeur de son shampoing : vanille.
Elle réalisa alors ce qu'elle faisait et voulut reculer, mais il raffermit sa prise autour d'elle.
« Non, dit-il catégoriquement. Riza, tu... »
Il la dévisageait, observant ses pupilles noisette. Elle perçut la lueur d'espoir dans ses yeux et cela l'affola. Ils étaient tellement proches qu'ils sentaient leur cœur battre la chamade.
Lentement, il posa son front sur le sien et ferma les yeux. Elle agrippa sa veste en serrant les dents.
« Tu es magnifique », murmura-t-il finalement.
Elle rouvrit les yeux et plongea dans ses pupilles onyx.
« Roy », répondit-elle du bout des lèvres.
Elle le sentit frissonner et ses doigts se firent caressants dans son dos. Elle se mordit les lèvres, retenant son souffle.
« Général, ce n'est...
- Riza, nous nous sommes assez défilés comme cela. »
Elle l'observait avec un air presque désespéré.
« Je sais que ça fait peur. Tu me fais confiance, non ? »
Elle lui renvoya un regard défiant et il ne put s'empêcher de sourire.
« Tu es sûr ? souffla-t-elle après un moment, ses doigts jouant avec ses cheveux sur le haut de sa nuque.
- Je n'ai qu'une certitude dans ma vie. C'est toi. »
Il vit son regard briller et il sentit ses bras se resserrer autour de lui, sa poitrine contre son torse avant que ses lèvres ne rencontrent les siennes. Ce ne fut pas doux et ni tendre. Leur baiser fut passionné et il ne put retenir un gémissement en sentant la fouge de la jeune femme. Il attrapa ses hanches et la souleva contre lui. Leur corps s'embrasèrent.
Elle hoqueta contre ses lèvres quand ses mains empoignèrent ses fesses. Elle rouvrit les yeux, croisant un regard noir de désir.
Il l'interrogea silencieusement sur son arrêt brutal et elle lui sourit doucement. Se contenant au maximum, elle l'embrassa avec tendresse et se décolla de lui.
« Je ne pense pas que ce soit le bon endroit pour ça. »
Il n'eut qu'un sourire comme réponse et il la déposa au sol. Ils s'éloignèrent quelques minutes le temps de retrouver leur esprit et se jetèrent un même regard incertain. Cela les fit rire.
Les cheveux de Roy n'avaient pas résisté à la jeune femme et étaient à présent ébouriffés au possible. Sa chemise était froissée. Quant à Riza, elle était bonne pour refaire son chignon et son rouge à lèvres avait certainement débordé.
« Alors, souffla Riza. Que faisons-nous maintenant ?
- Ce que tu veux. Que veux-tu, Riza ? »
Il avait une voix intense et elle lisait une promesse d'infini dans son regard. Elle détourna les yeux pour ne pas lui sauter dessus à nouveau.
« Toi, répondit-elle. Je te veux toi. »
Il sourit, comblé, et lui prit la main. Ils esquivèrent les convives, passèrent par les toilettes et sortirent du palais, oubliant le reste du monde.
Riza conduisit jusqu'à la villa, plus ou moins consciente de ce qui se passait. Lorsqu'ils arrivèrent, tout le monde dormait. Dans la pénombre, elle le mena jusqu'à sa chambre et ferma la porte.
Il se jeta sur ses lèvres aussitôt et elle se retrouva soulevée dans ses bras, ses jambes autour de ses hanches. Il empoigna ses fesses à deux mains et l'appuya sur le mur derrière pour pouvoir se libérer une main. Il la passa dans ses cheveux, la décoiffant sans quitter ses lèvres.
Elle gémit contre les siennes et le débarrassa de son veston. Les boutons de la chemise lui résistèrent plus longuement et il rit en entendant le bruit d'un tissu qu'on déchire. Elle récupéra ses lèvres, impérieuse.
Il s'appuya un peu plus contre elle et attrapa ses deux mains qu'il monta au-dessus de sa tête. Elle grogna un peu, mais se laissa faire. Ses jambes se resserrèrent autour de ses hanches et il profita de sa main libre pour la caresser. Il défit le nœud maintenant sa robe et tira sur l'encolure, libérant sa poitrine. Elle ne portait rien en dessous. Elle s'appliqua à frotter sa poitrine contre son torse. Il finit par céder et relâcha ses mains pour mieux se coller à elle. Il la remonta et posa ses lèvres sur ses seins. Elle se tortilla dans ses bras et il la titilla jusqu'à ce qu'il l'entende gémir son prénom.
Leur regard se croisèrent et elle sourit malicieusement avant de capturer ses lèvres entre les siennes.
« Je t'aime », souffla-t-il entre deux baisers.
Son sourire se renforça et elle l'éloigna, posant ses mains sur son torse. Il la regarda sans comprendre.
« Je t'aime », répéta-t-elle.
Elle l'enlaça, plaquant ses lèvres exigeantes sur les siennes.
Alors ? Qu'en avez-vous pensé ? J'en profite pour faire de la pub pour un OS que je viens de poster. Il s'appelle Le bal des militaires et il s'agit d'un royai bien sûr. Si ça vous dit d'y faire un tour, n'hésitez pas. On se retrouve la semaine prochaine ! Bon week-end !
