Coucou,

Alors que de rebondissements hi hi hi en tout cas, j'espère que ça vous plaît. En tout cas, j'ai toujours autant de plaisir à l'écrire. Juste une précision, ATTENTION SPOIL SUR LA FIN D'HADES ET DU DEBUT DE ZEUS !!! Normalement les chevaliers d'or sont sensé être morts mais dans le cadre de cette fic, Athéna les a ressuscités. Ensuite, je pense qu'un ou deux nouveaux couples va apparaître, bon d'accord je dis les choses en retard hihihihi mais les idées fusent au fur et à mesure que j'écris cette fic. Ah oui et les femmes chevaliers ne portent plus de masque sauf Shaina mais ça vous en saurez un peu plus en lisant cette fic.

Sentiments

Plusieurs jours étaient passé depuis leur retour au Sanctuaire, Hyoga restait enfermé dans sa chambre des journées entières même Seiya qui était venu lui rendre visite à plusieurs reprises n'avait pas réussi à lui remonter le moral. Shiryu s'entraînait avec Ikki et Shun dans un endroit isolé du Sanctuaire.

- On fait une pause ? demanda Shun.

- Si tu veux ! répondit Shiryu.

Ikki leur passa à chacun une serviette pour s'essuyer le visage.

- Dites, j'ai vraiment l'impression que Hyoga n'en peut plus. Il faut vraiment que l'on fasse quelque chose ! Mais tant que l'on n'a pas de nouvelles d'Asgard, on ne pourra rien faire et on ne peut pas les attaquer sinon Hilda et Freya risquent d'en payer les conséquences ! dit Shun.

- Et Saori… je trouve bizarre son attitude, pourquoi voulait-elle à tout prix rentrer au Sanctuaire ? demanda Ikki.

- C'est pourtant simple, le dernier combat que nous avons mené contre Hadès, elle a failli perdre pour de bon Seiya… je pense qu'elle voudra lui dire ses sentiments à un moment donné… répondit le Dragon.

- Je pense qu'elle voulait qu'on fasse de même… ajouta Shun.

- En tout cas, pour vous deux, c'est sûr… rétorqua le Phénix.

- Excuse-nous… dirent les deux autres chevaliers.

- De toute façon, vous savez très bien que d'habitude je suis un solitaire et Saori veut absolument que vous vous déclarez enfin à June et Shunreï.

- Tu as peut être raison, je devrais me rendre en Chine pour aller voir Shunreï. Dit Shiryu.

- Et toi petit frère, tu devrais aller voir June surtout que ce ne sont pas les occasions qui manquent pour lui déclarer ta flamme non ? demanda Ikki.

- C'est que… je… euh… je me gêne… enfin tu comprends… elle risque de me prendre pour un fou… répondit Shun.

- Attends la bonne occasion ! ajouta le Dragon.

Shaka méditait dans la maison la vierge, il sentait que les cosmos de ces amis étaient perturbés. il alla trouver Camus pour lui demander ce qu'il en pensait.

- Il y a quelqu'un ? demanda le blond.

- Oui, je suis ici ? Qui est-ce ? demanda Camus.

- C'est moi, Shaka !

- Qu'est-ce que je peux pour toi ?

- Ecoute, je sais que cela pourrait paraître bête mais je sens que plusieurs cosmos sont perturbés.

- Je l'ai aussi aperçu, enfin c'est surtout ceux de nos chevaliers de bronze.

- Celui d'Athéna est aussi perturbé… je me demande ce qu'il s'est passé à Asgard.

- Shaka, allons la voir.

Les deux chevaliers d'or se dirigèrent au plus haut point du Sanctuaire, plus précisément dans la maison de l'ancien grand Pope qui était devenu la demeure de Saori. Lorsqu'ils entrèrent, Saori était dans son bureau pour régler un peu d'administratif. Camus toqua.

- Saori ?

- Oui ?

- Est-ce que l'on pourrait te déranger quelques secondes, ça ne sera pas long. Demanda Shaka.

- Je vous écoute.

- Les cosmos des chevaliers de bronze semblent perturbés… et nous sentons que le tien aussi… dit Camus.

- Oh… je vois que je ne peux rien vous cacher… c'est vrai que nous sommes perturbé mais il n'y a rien de grave, je me fais surtout du souci c'est pour Hyoga, depuis que nous sommes rentré d'Asgard, il ne sort plus de sa chambre.

- Qu'est-ce qui est arrivé à mon disciple ? demanda Camus.

- Oh non… laisse tombé… c'est bête… dit la déesse.

- Je ne vois pas le motif… ajouta Shaka.

- C'est que depuis que nous avons effectué la bataille contre Hilda qui était possédée par l'anneau des Nibelungen…

- Ne me dis pas qu'il s'est éprise d'elle ? demanda Camus à nouveau.

- Non, pas du tout !

- Surtout que notre Hyoga collectionne les conquêtes ! ajouta le blond.

- Je pensais qu'il sortait toujours avec… comment s'appelait-elle ? Ellis c'est ça ? demanda Camus.

- Oui c'était bien elle, mais cela fait déjà un bon moment que c'est fini entre eux. Elle a été transférée dans un autre orphelinat. Répondit Saori.

- Alors qu'arrive-t-il à nos amis ? demanda à nouveau Shaka.

- C'est que… oh mais arrêtez de me poser tant de questions ! cria Saori.

- J'ai deviné ! s'exclama Camus.

- Quoi donc ? demanda le blond.

- Shaka, pas besoin de te faire un dessin non ?

- Mais qu'est-ce que tu veux dire par-là ?

- Nos chevaliers sont amoureux !

- C'est bien toi, ça… tu crois qu'ils auraient le temps pour ça ?

- Qu'est-ce que je devrais dire de toi et Shaina ?

- Quoi ?

- Saori, ai-je raison ? demanda le chevalier de glace.

- C'est que… je… euh… bafouilla la déesse rougissante.

- J'ai tapé dans le mille ! Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ?

- Ecoutez, je… je… bafouilla-t-elle à nouveau.

- Princesse…

- Oh mais vous êtes vraiment… grmbl…

- C'est cela alors ? demanda Camus.

- Oui…

- Et pourquoi est-ce que vous êtes si gênés voir perturbés, c'est normal d'aimer quelqu'un ! ajouta Shaka.

- Nous n'avons pas autant de tact que toi, Shaka ! répondit sèchement Saori.

- Et il peut parler depuis que Miss Shaina viens faire de la méditation chez lui ! ajouta Camus.

- Mais arrête de sous-entendre des choses ! dit le blond en rougissant.

- Arrête de nous faire des cachotteries, elle te plaît cette petite hein ? dit Camus en lui faisant un clin d'œil.

- Ce n'est pas ça ! Elle vient juste prendre quelques cours de méditations et puis je n'ai pas à me justifier !

- Oh et dis-moi pourquoi lui avoir proposer de venir faire de la méditation ?

- Elle en avait besoin ! Elle m'a juste confié qu'elle avait un problème, une fois par mois et… qu'elle devenait très nerveuse à ce moment-là… répondit Shaka.

- C'est ce qu'on appelle les cycles menstruels mon cher Shaka… ajouta Camus.

- Vous allez arrêter tous les deux ?! Franchement si vous êtes venu juste pour parler de ça, j'aurais préféré ne pas être ici ! s'écria la déesse.

- Excuse-nous, Saori. Dirent les deux chevaliers d'or.

- Bon alors qui est amoureux de qui ? demanda Camus.

- Quoi ? Non mais et puis quoi encore ? Tu n'as qu'à demander aux personnes concernées ! s'exclama Athéna.

- Saori, nous pouvons toujours te conseiller et c'est aussi pour le bien être de nos amis. Ajouta La Vierge.

- Je vois que je n'ai pas le choix… vous êtes vraiment pas sympa… marmonna la déesse.

- C'est pour le bien de tous ! dit Camus.

- Bon… depuis que nous avons tous mené la bataille contre Hadès, nous vous avons perdu… de plus, Seiya a failli y rester lui aussi et je… je… je ne lui avais jamais dit mes sentiments… pour Shiryu, je sais qu'il aime rester avec Shunreï et ne part seulement que pour aller se battre, ils se connaissent depuis tout petits et elle a prit soin de lui lorsqu'il était aveugle.

- Ensuite ? demanda Shaka.

- June est depuis le début proche de Shun et il m'avait confié qu'elle l'avait empêché de nous rejoindre lors de la bataille contre le Grand Pope et ils étaient très proches sur l'ile d'Andromède. Ikki, je pense qu'il aime toujours Esmeralda mais il ne pourra l'oublier. Seiya… je n'en sais trop rien où il en est avec Miho.

- Et Hyoga ? demanda Camus.

- Depuis la bataille contre Asgard, il a rencontré la Princesse Freya et se sont rapproché l'un de l'autre. Il a même dû se battre contre celui qu'il l'aimait et cela lui a été douloureux…

- Alors qu'est-ce qu'ils attendent tous pour se déclarer les uns les autres, bon sang… marmonna Camus.

- Pour les autres ce n'est pas un problème mais… pour Hyoga, c'est compliqué. La Princesse Freya doit se marier de force avec un autre représentant d'Odin et sa sœur Hilda est retenue captive dans le royaume de « Vanaheim », leurs ennemis, Balder et Erwin sont au courant pour l'anneau des Nibelungen et ils peuvent renverser le pouvoir à Asgard… dit Saori.

- C'est donc pour cela ! dit Shaka.

- Et toi avec Shaina ? taquina Camus.

- Mais arrête donc ! Qu'est-ce que je devrais dire de toi et ta correspondante ? demanda l'hindou.

- Oh moi c'est que de l'amitié…

- Tu parles ! Ce n'est pas ce que tu m'as dit quand tu as vu sa photo ! taquina à son tour Shaka.

- Et dire que vous êtes sensés être des adultes… soupira la déesse.

- Hé c'est pas parce que j'ai passé le cap de la majorité que je suis sensé être mature ! dit Camus.

- En tout cas, toi Shaka je vois que tu es bien plus mûr que ce pauvre Camus. Ajouta Saori.

- Je n'en sais rien…

- Bon très bien, je vais voir mon stupide disciple. Ajouta Camus.

Le chevalier de glace se dirigea dans la chambre de son disciple, il emprunta un long couloir décoré de tentures et de pots remplis de fleurs. Le guerrier soupira maudissant Saori d'avoir changer tout le décor du palais, il arriva devant la porte et vit un écriteau où il était écrit : « Ne pas déranger ». Il toqua une fois, pas de réponse ; deux fois, pas de réponse. Il prévint qu'il allait entrer mais personne ne répondit, il entra. La chambre du Russe donnait au dessus de la mer, le maître put remarquer que son disciple avait gardé les tons blancs, bleus rappelant sa Sibérie natale. Un grand lit à baldaquin se tenait dans le coin de la pièce avec une tenture légèrement couleur crème qui s'harmonisait parfaitement avec les draps blancs avec des motifs, au bord de la fenêtre se trouvait un canapé blanc deux places, dans le style colonial où était placé une couverture bleue glacée pliée sur le dossier et Hyoga qui soupira et qui avait le regard perdu dans la mère.

- Hyoga ?

- Mmmh

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Rien…

- Ne me prends pas pour un con…

- C'est rien… je te dis…

- Je le ressens par rapport à ton cosmos…

- On s'en fout…

- Saori m'a tout raconté. Je veux t'aider c'est tout.

- Camus… tu sais que je te respecte tout comme mon ancien maître puisque tu as été son mentor.

- Oui et alors ?

- Alors… laisse tomber c'est peine perdu !

- T'es pire qu'une femme toi !

- Et en plus tu es machiste… tu as bien changé depuis qu'Athéna t'a rendu la vie.

- Ce n'est pas ça… j'ai un énorme respect pour Athéna, elle nous a permis de revenir sur Terre… malgré ce qu'on a fait… elle nous a pardonné… j'extériorise mes sentiments maintenant. Bon il faudrait trouver une solution pour ton problème.

- Même si je délivre Freya, je ne pourrai jamais lui avouer mon amour…

- Et pourquoi donc ?

- Parce que c'est une Princesse et je n'ai pas le même statut social qu'elle.

- Et alors ? Je suis sûr que Saori y a déjà pensé. N'oublie pas que nous sommes un état indépendant !

- Comment ça indépendant ?

- Depuis des siècles, ce sanctuaire est béni par la déesse Athéna. Les fondateurs du Sanctuaire y ont pensé et puis tu sais qu'il y a la fondation Graad qui a une énorme influence au niveau mondial !

- Je ne vois pas où tu veux en venir.

- Que le Sanctuaire peut t'aider, tu es l'un de ses représentants et je pense que Saori pourra créer une alliance avec Asgard.

- Donc tu veux dire que je pourrai… non ce serait trop beau pour être vrai ! Je suis en train de rêver ! Et politiquement comment veux-tu que cela soit reconnu ? Asgard est déjà un royaume…

- Le Sanctuaire l'est aussi en quelque sorte et Saori a une immense influence et même au niveau mondial avec la fondation de son grand-père, cela te facilitera la tâche. Elle est la représentante principale de notre petit royaume, enfin on peut voir les choses comme ça. Bien entendu, cela ne peut être qu'en théorie.

- Je ne vais pas me faire d'illusions… pour l'instant ce qu'il compte c'est qu'il faut sauver Asgard. Et toi, tu n'avais pas une correspondante étrangère ? D'après ce que j'ai entendu dire, elle te plaît bien cette…

- Tais-toi donc ! Qu'est-ce que vous avez tous avec elle ?

- Oh rien…

- Alors maintenant tu vas prendre tes affaires et on va aller voir Athéna pour mettre la situation au clair.

- Quoi mais pourquoi ?

- Parce qu'avant je suis allé la voir avec Shaka et euh… nous avons parlé d'autres choses.

- Ah bon ?

- Hyoga, arrête d'être aussi indiscret ! Et prends tes affaires !

Son disciple s'exécuta et prépara ses affaires. Pendant ce temps, Camus revint vers Saori et Shaka et lui fit part la discussion avec son disciple.

- Tu veux que je fasse une alliance avec le Sanctuaire et Asgard ?! s'étonna Athéna.

- Oui, je sais que c'est un peu… bête mais il faut avouer qu'Asgard n'a plus de guerriers divins. Ajouta Camus.

- Justement, si la Princesse va se marier. Il y aura une alliance entre Vanaheim et Asgard ! dit Shaka.

La déesse leur fit part de toute l'histoire, la guerre des dieux, le mariage forcé de Freya, le départ soudain d'Hilda.


Shun était depuis déjà un bon moment dans sa chambre, ressortant de la douche. Il était encore torse nu et une serviette autour de sa taille soudain on toqua à sa porte et on y entra, le guerrier rougit se trouvant face à face avec celle qu'il aimait.

- Shun… je…

- Ju… June ?! Je n'ai même pas eu le temps de répondre que tu ouvres la porte ?!

La jeune fille rougit à son tour, bafouilla quelques excuses et referma la porte, elle attendit que le chevalier lui dise d'ouvrir la porte.

- Tu… tu peux entrer June… je suis habillé.

Elle ouvrit timidement la porte, encore rougissante car quelques secondes avant, elle avait regardé de haut en bas le corps du chevalier. Bien sûr, elle l'avait déjà vu torse nu quand elle l'avait soigné sur leur île mais là voyant son ami, les cheveux encore mouillés, le regard surpris, les mèches qui retombaient devant ses yeux et les joues rosies par la gêne, cela la fit fondre et elle-même ne savait pas pourquoi. Elle entra.

- Qu'est-ce que je peux pour toi ? demanda Shun.

- Euh… je… je suis venu voir comment tu allais. J'avoue que depuis que tu es rentré… je te trouve très bizarre.

- Assieds-toi, j'ai à te parler.

Il lui désigna le lit, la jeune fille déclina.

- Non.

- June, il faut qu'on parle sérieusement…

- De quoi veux-tu me parler ?

- Il vaudrait mieux que tu t'assieds.

- Je n'en ai pas envie… dis-moi ce que tu as à me dire !

- Tu l'auras voulu… écoute, je vais devoir repartir bientôt pour Asgard… mes amis aussi d'ailleurs.

- Pourquoi ? Alors que vous venez à peine de rentrer ?

- Athéna ne veut pas alerter tout le Sanctuaire mais… une guerre de prépare.

- Encore ? Mon dieu et cette fois ?

- Saori continue ses recherches car il y a beaucoup trop de mystères… je ne peux pas t'en dire plus…

Le guerrier put voir la déception qu'avait la jeune fille dans son regard.

- Alors encore une fois, tu seras loin de moi…

- June

- Et tu me caches des choses ? Je croyais être ton ami ? dit-elle en s'avançant contre lui.

- Ce n'est pas ce que tu crois… mais après la bataille d'Hadès…

- Shun… ne pense pas que je vais te laisser partir comme ça cette fois ! ajouta la guerrière et sortit son fouet.

- Tu ne veux pas réagir comme pour mon départ avant la bataille du Sanctuaire ?

- Et pourquoi pas ? demanda-t-elle en s'avançant toujours contre lui.

Trop tard, elle lui envoya son fouet. Shun la contra et le fouet s'enroula autour de son poignet, il tira d'un coup sec l'arme de June. Surprise, elle perdit l'équilibre et chuta sur le guerrier, ils se retrouvèrent sur nez à nez sur le lit, plongeant leur regard l'un dans l'autre et rougissant.

- Il… il faut que je te dise quelque chose… avant que je parte…

Il passa son bras autour de sa taille, elle tressaillit.

- Shun

- Je ne sais pas si nous allons en sortir vivant ou pas…

- Shun, tu sais que je tiens beaucoup trop à toi, je ne veux pas te voir partir comme ça…

- Je le sais et c'est depuis le début comme cela…

- J'ai l'impression que je ne compte pas beaucoup à tes yeux…

- Si et même beaucoup… tu es bien plus qu'une amie pour moi, June.

- Prouve-le !

Il la fit rouler sur le côté et se releva du lit, elle se posa mille et une questions et remarqua qu'il referma sa chambre à clef. Il s'approcha de plus en plus contre sa dulcinée toujours assise sur le lit, celle-ci reculait et se trouva coincée contre le mur. Elle savait qu'elle était impuissante contre lui, bien sûr il en avait vaincu des ennemis ! Répliquer ou l'attaquer était sans espoir, elle perdrait de toute façon. Le chevalier se retrouva à quelques millimètres d'elle.

- Qu'est-ce que tu veux faire, Shun ?

- Tu m'as demandé de te prouver que je tenais à toi non ?

- Oui mais… qu'est-ce que…

Avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase, il avait posé ses lèvres sur les siennes et répondit à son baiser, ils s'embrassèrent durant plusieurs secondes. Les mains de June parcouraient la chevelure du guerrier pendant qu'il lui caressait les épaules, descendant jusqu'à sa taille pour finir sur ses hanches.

- Idiot… pourquoi est-ce que tu as fait ça ?

- D'après toi ?

- Shun… je sais très bien que tu as du succès auprès des filles… mais si c'est ta méthode pour les draguer, c'est pas gagner avec moi !

- Idiote toi-même… tu crois que j'ai fait ça pourquoi ? Pour m'amuser ?

- Hein ?

- Je t'aime, c'est clair non ? dit-il en rougissant.

- Quoi ?

- Ne me mets pas plus mal à l'aise que je ne le suis !

Elle se rendit compte d'une chose, elle avait connu Shun innocent et timide mais lorsqu'il avait une idée en tête, il était sûr de lui et l'on pouvait le remarquer dans son regard déterminé. Elle avait remarqué ce même regard lorsqu'il voulait lui parler quelques secondes avant jusqu'à ce qu'il l'embrasse et maintenant elle retrouvait son Shun si timide et innocent.

- C'est vrai ? Mais et toutes ces filles ?

- Je ne sais pas ce qu'on t'a dit mais je ne suis pas un tombeur ! Peut être que des filles me courent après mais je n'ai jamais répondu à leurs avances… Demande à mon frère si tu ne me crois pas ! Et merde… oublie ce qu'on vient de faire c'est très maladroit de ma part, comment est-ce qu'une fille comme toi peut s'éprendre d'un type dans mon genre…

- Idiot, t'es vraiment un idiot !

- Pourquoi ?

- Parce que… maintenant je suis fixée ! Tu ne sais pas combien de fois, j'ai tant voulu que tu le remarques !

- Que je remarque quoi ?

- Shun, le nombre de fois que j'ai pleuré ou que je t'ai empêché de partir ! Même lorsque tu es revenu de la bataille d'Hadès… j'avais hésité à te déclarer mes sentiments !

Elle se recroquevilla sur elle-même, le guerrier sourit et alla embrasser à nouveau sa June. Elle répondit à nouveau son baiser mais cette fois, ce ne fut pas sa chevelure que ses mains parcouraient mais son torse, elle cherchait le contact de sa peau et releva le T-shirt du guerrier, il la stoppa.

- June mais qu'est-ce…

- Vais-je trop vite ?

- Ce n'est pas ça, j'en ai aussi envie mais… je préfère attendre. Non pas que je ne sois pas prêt mais c'est une bonne excuse pour pouvoir revenir de cette bataille.

- Et si tu ne reviens pas ? demanda-t-elle tristement.

- Je te le promets ! Et c'est moi qui aurai ta fleur !

Elle rougit et sourit.


Quelques heures plus tard, dans la maison de la vierge ; Shaka était retourné à sa séance de méditation quotidienne. Il sentit un cosmos familier s'approcher, c'était Shaina.

- Bonjour Shaina ! dit-il chaleureusement.

- Salut…

- Toujours aussi charmante à ce que je vois !

- C'est pas bientôt fini tes remarques ? Plus tôt j'aurai fini et plus tôt je pourrai sortir d'ici !

Le guerrier aimait la taquiner de temps en temps car selon son entourage, elle était quelqu'un de susceptible sauf envers Seiya. Mais une chose que le chevalier d'or se demandait pourquoi gardait-elle encore son masque ?

- Dis Shaina, je peux te poser une question ?

- Quoi ?

- Pourquoi gardes-tu ton masque ? Tu sais toute les femmes chevaliers n'en portent plus, sauf toi.

- Et alors ? Je fais ce que je veux !

- Je me demandais juste pourquoi tu le gardais…

- Tu m'agaces vraiment…

- Ecoute, je pense qu'il faudrait qu'on se connaisse un peu plus.

- Et pourquoi donc ?

- Parce que je pourrai t'aider un peu mieux. Car je ne connais rien de toi.

- Tu crois que je vais te raconter ma vie ? C'est la meilleure !

- Alors dis-moi au moins pourquoi portes-tu toujours ce masque ? Si tu ne me le dis pas… les séances tu peux les oublier.

- Eh bien la discussion est close ! dit-elle en partant.

- Alors débrouille-toi toute seule pour tes douleurs ! lança-t-il.

- Rrroohh, c'est bon ! Tu veux vraiment savoir ?

- Oui, je veux ! souriait-il machiavéliquement.

Il s'assit parterre, attendant la suite.

- Tu sais que lorsqu'un homme voyait le visage d'une femme chevalier, elle devait le tuer ou en tomber amoureuse.

- Oui ?

- C'est ce qui est arrivé avec Seiya… comme il n'a pas l'air de partager mes sentiments… j'ai décidé de montrer mon visage à personne d'autres.

- Et en es-tu heureuse ? Personnellement, je ne vois pas l'intérêt.

- Je ne veux plus jamais qu'un homme me regarde ! Je souffrirai moins comme ça…

- Et tu sais que la beauté d'une femme peut déstabiliser tout homme ou tout dieu dans un combat ?

- Je ne suis pas de ce genre là !

- Je serai curieux de voir le visage de la femme la plus crainte du Sanctuaire.

- La plus crainte ? Je crois pas ! C'est surtout Athéna qui est la plus crainte !

- Contrairement à toi, elle est beaucoup plus douce et plus ouverte, Shaina sérieusement je pense que tu t'es fait une carapace… tu veux montrer que tu es une dure à cuire mais je suis sûr comme toute femme de ton âge, tu dois être très douce.

- Et qu'est-ce que ça peut te faire ?

- Rien… je dis ça simplement pour toi !

Il s'assit et changea de sujet, attaquant directement la séance de méditation qui dura plusieurs heures. Trois heures passèrent et la nuit commençait à tomber, la jeune femme était beaucoup trop nerveuse et avait tourné en rond dans la salle. Comment un homme pouvait-il rester comme cela pendant des heures à soi-disant méditer ? Depuis qu'elle avait commencé, elle ne remarqua pas de changements majeurs, peut être était-elle plus détendue mais elle n'avait jamais atteint un tel degré de calme comme le chevalier de la Vierge. Elle se décida à lui demander.

- Shaka ?

- Oui ?

- Comment est-ce que tu fais pour rester aussi calme et pendant si longtemps ?

- Je médite et je discute avec dieu.

- C'est ça ! T'aime vraiment te foutre de moi ?!

- Non…

- Bon je vais rentrer… au revoir !

- Attends Shaina !

La jeune fille se retourna mais elle ne vit plus Shaka derrière son masque mais sans son masque. Lorsqu'elle tourna la tête, le chevalier avait fendu en deux son masque et tomba parterre.

- Shaka… comment… as-tu pu ?

- C'est bien ce que je pensais… malgré cela tu veux cacher ta beauté, cela pourrait déstabiliser un homme.

- Pourquoi est-ce que tu as fait cela ?

- Tu es fausse c'est tout…

- Quoi ? Et en plus tu m'insultes ?!

- Shaina, c'est pour ton bien que je l'ai fait, tiens… je dirais que si je te revois avec un masque, je me ferai un plaisir de le détruire à nouveau.

- Tu te prends pour qui ?

Elle s'avança vers lui le gifler mais celui-ci stoppa sa main avant qu'elle ne touche son visage. Plongeant son regard dans le sien, il lui dit :

- C'est bien ce que je disais… une femme pourra déstabiliser un homme avec sa beauté… tu as failli réussir.

La jeune fille rougit et ne dit rien, elle se contenta de ramasser ses deux morceaux de masque et repartit. Le chevalier se mit une gifle mentalement, pourquoi avait-il réagit comme cela ? Pourtant, il sentait qu'un sentiment nouveau venait de naître en lui, il préféra en discuter avec Dieu car peut être qu'il pourra lui fournir des réponses. De son côté, la jeune fille courut jusque dans sa chambre qui se trouvait tout en haut du Sanctuaire dans le même palais que la déesse Athéna, elle referma la porte à clef et s'appuya contre. Shaina regardait mélancoliquement son masque brisé, jamais on ne lui avait fait un tel affront sauf Seiya mais elle ne pouvait aller à l'encontre de ses sentiments pour lui, même si elle avait essayé. Un seul homme dans sa vie lui avait fait un compliment et ce fut Shaka, pourquoi lui et pas Seiya ? Elle décida d'aller trouver le chevalier de Pégase, quitte à le réveiller, il fallait qu'elle mette un terme à tout cela. Lorsqu'elle toqua, il était encore réveillé.

- Entrez.

- Seiya… est-ce que je peux te déranger ?

- Bien sûr, Shaina qu'est-ce que je peux pour toi ?

- Je… tu te souviens lorsque je t'ai dit que… que…

- Que quoi ?

- Euh… dit-elle en rougissant et baissant les yeux.

- Je t'écoute.

- Quand je t'ai déclaré mes sentiments… tu m'as remercié… mais… tu ne m'a jamais dit ce que tu ressentais vraiment…

- Quoi ?

Ce fut à son tour de rougir.

- Ecoute, Shaina… si je t'ai remercié c'est que… je… euh… je…

- Je veux mettre un terme à tout ça ! Soit je t'oublie soit tu me dis ce que tu ressens vraiment ! Mais j'ai déjà mon idée, je veux juste l'entendre de ta bouche.

- Mais que je te dise quoi ?

- Qu'est-ce que tu ressens pour moi, idiot ! Je sais très bien que tu aimes quelqu'un d'autre mais je veux savoir qui !

- Ecoute… Shaina, de toute façon entre elle et moi… ça ne se fera jamais. Mais pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? Tu sais le plus simple serait vraiment de m'oublier.

- Parce que je… oublie ! Alors…

- Et pourquoi veux-tu savoir qui j'aime ?

- J'ai déjà mon idée, c'est Saori n'est-ce pas ?

- Je… euh…

- Seiya… écoute, comme tu le dis. C'est mieux que je t'oublie.

- Dis depuis quand tu ne portes plus ton masque ?

- Quoi ? Mais je… il a été brisé.

- Par qui ?

- Par Shaka de la Vierge…

- Ça ne m'étonne même pas.

- Pourquoi ?

- Parce que j'ai entendu dire que tu allais prendre des cours de méditation chez lui.

- Qui t'as dit ça ?

- Mon petit doigt ! Allez, Shaina, il faut que tu fonces !

- Mais arrête ! dit-elle en rougissant.

- Tu sais si il l'a brisé, ce n'est pas pour rien non ?

- Mais… je… oh tu peux parler toi ! Tu me dis de foncer alors que tu n'as même pas encore déclarer tes sentiments à Saori !

- Chut… écoute… j'attends que nous ayons terminé le combat. Shaina, je pense que tu as une chance avec Shaka, surtout que personne d'autre n'aurait osé faire ce qu'il a fait.

- Toi tu l'as fait.

- C'était dans d'autres circonstances.

- Très bien, je vais te laisser excuse-moi de t'avoir déranger pour rien.

- Mais non.

Elle rentra dans sa chambre, repensant à ce qu'avait dit son ami. Pourquoi ne pas essayer de se rapprocher du chevalier de la Vierge, après tout c'était lui qui avait proposé des cours de méditations et il ne semblait pas indifférent lorsqu'il la vit sans son masque. Elle se dit que le lendemain, elle le testerait.


Le lendemain, Shun vint s'entraîner avec Hyoga, Shiryu, Ikki et Seiya dans l'enceinte d'entraînement du Sanctuaire. Il semblait pensif.

- Qu'est-ce qui t'arrive ce matin, Shun ? demanda Seiya.

- Moi ? Rien…

- Tu m'as l'air bien dans un état second.

- Quoi ? Moi ? Mais non !

- Il doit penser à sa petite June ! plaisanta Hyoga.

- Mais non… dit-il en rougissant.

- Hier, j'ai vu qu'elle était resté un moment dans ta chambre. Ajouta Ikki.

- Comment le sais-tu grand frère ?

- Parce que j'ai voulu te redonner le livre que tu m'as prêté et elle était venu avant moi. Je suis juste resté quelques secondes mais il me semblait que ça tardait entre vous alors je suis parti.

Pégase lui attrapa la tête et le décoiffa.

- Petit cachottier !

- Mais arrête Seiya, ce n'est pas du tout ce que tu crois ! dit-il en rougissant.

- Vous avez vraiment dû parler longtemps, j'imagine… ajouta le Dragon.

- C'est que… euh…

- Shun lui a déclaré sa flamme ! s'exclama Seiya.

- Hein ? firent les chevaliers en cœur.

- C'est vrai ça ? demanda Shiryu.

- Euh… c'est que… il a raison… répondit Andromède.

- Je comprends mieux. J'ai vu June ce matin, elle semblait être sur un petit nuage… dit Hyoga.

- C'est vrai ? Alors raconte-nous Shun ! demanda à nouveau Pégase.

- Mais rien… j'ai hésité à lui dire et je me suis lancé…

- T'es un vrai tombeur toi ! plaisanta le Cygne.

- Ce n'est pas le seul ! ajouta Seiya.

- Pourquoi ? firent-ils en chœur.

- Euh… Shaina est venu me voir hier soir…

- Hein ? Mais je croyais que tu avais repoussé ses avances ? demanda Shun.

- Oui c'est vrai mais… il semblerait que Shaka s'intéresse à elle, elle est venu me demander conseil en quelque sorte.

- J'ai entendu dire aussi qu'il lui donnait des cours de méditations, vu son tempérament c'est un peu normal… ajouta Ikki.

- Il n'y a qu'avec Seiya qu'elle est douce… dit Hyoga.

Les chevaliers mirent fin à la conversation et firent leur entraînement durant le restant de la journée. Pendant ce temps, Shaina était allé pour sa leçon quotidienne de méditation. Cette fois-ci, elle voulait mettre la situation au clair, elle entra dans la maison de la Vierge, il y régnait un silence de mort comme d'habitude. Elle appela Shaka mais sans succès, la seule réponse qu'elle eut fut l'écho de sa voix, elle décida d'avancer un peu plus dans la grande pièce mais elle ne sentait même pas le cosmos du chevalier. Elle arriva jusqu'à l'autre entrée de la maison de la Vierge, se disant qu'il n'était pas possible qu'il laisse sa demeure sans aucune raison était inconcevable ! Elle fit le chemin en arrière et trouva une petite porte, elle l'ouvrit. Une odeur d'encens flottait dans l'air, elle remarqua que c'était la chambre de Shaka, décorée dans le style oriental et dans les tons oranges et rouges, un grand lit avec des draps en soie rouge s'y trouvait dans le coin. Plusieurs livres se trouvaient ouverts sur celui-ci, elle en prit un et y jeta un coup d'œil. Ce livre expliquait les bienfaits de l'Ayurveda que ça soit les massages, les soins, un autre traitait sur les concepts et la religion bouddhiques, un autre sur l'hindouisme etc… Soudain une main lui saisit l'épaule, elle fit un cri de surprise.

- Ah…

- Shaina !

- Oh c'est toi Shaka ?! Tu m'as fait peur !

- Excuse-moi mais… que fais-tu dans ma chambre ?

- Je suis désolé… je ne voulais pas… j'étais juste venu pour la séance de méditation et puis j'ai ouvert la porte… je n'ai trouvé personne.

- Et moi j'aurais dû fermer cette porte… je vois que tu as regardé mes livres !

- Je… je… suis désolé.

- C'est rare de te voir aussi détendue, normalement tu es…

- Assez ! C'est bon je suis en tort, je me suis excusé ! On la fait cette séance ?

- Eh bien... on pourrait changer, je suis descendu voir notre marchand acheté quelques produits qui me manquait pour mes soins ayurvédiques.

- Quoi ?

- L'Ayurveda est bon pour le corps mais aussi pour l'esprit.

- Shaka, je ne viens que pour la méditation !

- Je pense que ça te ferait du bien de changer et je vois que tu as de plus en plus de mal à rester en place.

- Et comment le sais-tu ? Tu as les yeux fermés pendant que tu médites ou que tu discutes avec Dieu soi-disant !

- Je le sens à ton cosmos. Mais tu as fait des progrès depuis le début mais il faut encore en faire.

- Et pourquoi tiens-tu à ce que je fasse autre chose que de la méditation ? J'ai vu qu'il y avait des massages, des soins…

- Comme je te l'ai dit, c'est aussi bon pour l'esprit. D'ailleurs, il me faudrait quelqu'un pour essayer les massages.

- Et tu crois que je vais me laisser faire ?

- Pourquoi pas ?

- Quoi ? Demande à quelqu'un d'autre ! Pourquoi est-ce que tu ne le ferais pas sur un autre chevalier ?

- Euh… je ne pense pas… ils sont beaucoup trop… fier.

- Comment ça ?

- Laisse tomber ! dit-il en lui tournant le dos.

- Alors je sais pas moi ! Passe une annonce, demande à Marine ou même à Saori !

- Saori ? Non mais ça ne va pas la tête ?! C'est notre déesse jamais je ne me permettrai de faire cela et Marine… je ne préfère pas… Aiolia en serait vert de rage ! De plus… c'est sa petite amie maintenant…

- Quoi ? Bon… là n'est pas la question, n'y pense même pas ! Et puis je suis la seule personne libre du Sanctuaire c'est pour cela !

- Shaina, je t'assure que ça te ferait le plus grand bien.

- Et pourquoi sur une femme ? Avoue que tu veux te rincer l'œil !

Le chevalier rougit.

- Je… je ne crois pas ! Mais bon, je remarque que tu n'as pas le courage de le faire ! lui dit-il en lui tournant le dos.

- Et tu ose encore me dire ça ?! Bon c'est d'accord et je vais te montrer que je peux le faire ! Qu'est-ce que je dois faire ?

Il se remit face à elle.

- Bon je t'avertis cela risque d'être long, je n'ai jamais fait de massage sur quelqu'un… bon d'après le livre, il faut que tu utilise ce savon… euh, ma salle de bain est là.

- Et pourquoi dois-je aller dans TA salle de bain ? Et pourquoi dois-je utiliser ce savon ?

- Il permet d'ouvrir les pores de la peau et mieux vaut avoir une peau bien propre pendant que tu y es non ?

- Et en plus tu insinues que je suis sale ?!

La jeune fille lui envoya un coup de poing mais Shaka la stoppa d'une main.

- Ne te vexe pas comme ça, c'est juste pour faciliter le massage. Tu sais je ne suis pas le genre d'homme à vouloir profiter d'une femme sinon je l'aurai fait depuis longtemps…

- Justement… je me posais des questions… sur…

Le blond lui envoya une serviette, la coupant dans sa phrase. Chacun se sépara, l'hindou alla faire une séance de méditation avant de faire le massage pendant que Shaina allait prendre un bain. En entrant dans la première partie de la salle de bain, elle se dévêtit, fit couler l'eau chaude dans l'immense baignoire. Elle trouva plusieurs produits, mousses, huiles, sels etc… et en profita un maximum. Shaina s'était assoupie dans son bain car l'eau était presque froide, elle prit rapidement une douche mais lorsqu'elle voulut revenir dans la première partie de la salle de bain, elle ne trouva pas ses habits, elle appela le disciple de Bouddha derrière la porte.

- Shaka ? Shaka ?

- Oui ?

- Où sont passé mes habits ?

- Hé bien, je ne sais pas où les as-tu posé ?

- Ils étaient posés sur un bac à lessive.

- Ça doit être l'une des servantes qui doit être venu pendant que nous étions occupés et elle a dû emporter tes habits.

- Et je vais faire comment pour rentrer ? Et le massage ?

- Ne t'inquiète pas, viens t'allonger sur le lit avec ta serviette.

Elle ouvrit la porte timidement et rougit, le chevalier n'avait plus son armure sur lui mais juste un marcel (camisole) moulant son corps parfait ainsi qu'un survêtement de coton blanc. De son côté, il rougit à son tour, voyant sa jeune protégée dans cette tenue, il bafouilla et l'invita à s'allonger sur le lit pour la deuxième fois.

- Tu me promets que tu ne vas pas me faire des trucs louches ? demanda Shaina.

- Puisque je te le dis…

Juste avant de commencer, il mit un cd de musique zen et prit de l'huile de massage, il commença au niveau de la nuque et descendit jusqu'aux omoplates.

- Shaina ?

- Quoi ? Pourquoi tu t'arrêtes ?

- Euh… il faudra que tu descendes ta serviette… dit-il en se grattant la tête et rougissant.

- Quoi ? J'en étais sûr c'est pour…

- Non, ce n'est pas ce que tu crois mais il faut bien que je continue le massage ! Et tu restes sur le dos de toute façon.

- Si tu t'avises de tenter quoi que ce soit…

- J'aurais pu le faire à maintes reprises, je te l'ai dit ! Je ne suis pas ce genre d'homme ! De toute façon, on risque d'en avoir pour des heures, tes muscles sont très tendus.

- Des heures ? Tu te fous de moi ?! Je n'ai pas que ça à faire !

- Je te rappelle que tu n'as pas trop le choix.

- Tu pourrais très bien aller me chercher une tenue non ?

- On verra ça plus tard, pour l'instant c'est moi qui décide et laisse-toi faire !

Shaina grommela et l'hindou put continuer son massage, il descendit la serviette jusque dans le bas du dos, les joues du chevalier étaient en feu ! Il ne put s'empêcher de parcourir sa fine silhouette, il continua à masser son dos. Cela dura un moment et dit :

- Je pense que le mieux serait que je te masse le reste du corps.

- Quoi ? Je ne suis pas d'accord, n'utilise pas n'importe quel moyen pour me tripoter !

Le guerrier se gratta à nouveau la tête.

- Shaina… depuis que j'ai commencé le massage, combien de fois j'aurai pu relever ta serviette et toucher tes fesses ? Ou alors masser au niveau de tes omoplates et descendre jusqu'à ta poitrine ?

- Euh…

- Je ne suis pas ce genre d'homme, je ne m'abaisse pas à ce genre de chose… mais personnellement vu ton caractère, ça ne m'étonne même pas qu'aucun n'homme ne veuille te côtoyer !

C'en fut trop, la jeune fille bien qu'elle s'était forgé une carapace d'une dure à cuire, elle possédait toujours son côté fleur bleue qu'elle n'a montré qu'à Seiya, une larme coula.

- Mon dieu ! Shaina… je… je suis désolé… je ne voulais vraiment pas… c'est sorti tout seul, c'est la colère qui…

- Tu as raison… C'est normal qu'aucun homme ne veuille me côtoyer… mais je ne voudrais plus jamais souffrir ! Un est déjà mort par mon égoïsme... je me renferme, je…

C'est comme si durant toutes ces années, un barrage avait retenu un flot de larmes en elle et il venait de se briser. Le chevalier de la Vierge la laissa pleurer un moment et alla chercher un mouchoir, il lui tendit :

- Ça va mieux ? demanda-t-il.

- Merci… tu as raison, je suis vraiment bête… il faut que je change…

- Bon, je te comprends en un sens mais ne te sens-tu pas seule ? Alors que nous sommes tous là pour nous aider les uns les autres ?

- Comment ça ?

Il plongea son regard dans ses yeux verts.

- Shaina, pourquoi crois-tu que j'ai accepté de t'aider ?

- Je n'en sais rien.

- C'est normal de s'aider les uns les autres non ?

- Oui mais… quelqu'un comme moi…

- Laisse tomber et profite de ton massage ! dit-il en souriant.

Elle laissa faire le chevalier, son massage dura encore quelques heures et elle finit par s'endormir et à force d'avoir masser son amie, Shaka tomba de fatigue à côté d'elle. Le lendemain, ce fut les rayons du soleil qui réveilla la guerrière ; elle regarda autour d'elle et remarqua avec horreur qu'elle était toujours dans la chambre de son mentor. De plus, elle sentait un poids sur son dos et se retourna, le guerrier semblait dormir paisiblement et il avait passé son bras autour de sa taille. Shaina ne put s'empêcher de rougir, il avait raison lorsqu'il disait qu'il n'en profiterait pas car il en avait eu des occasions ! Soudain, il se réveilla à son tour et la vit directement, il rougit et bafouilla quelques excuses.

- Oh… excuse… moi… je ne voulais vraiment pas…

- Euh…

Ils restèrent durant plusieurs secondes sans rien dire plongeant leurs regards l'un dans l'autre. Le chevalier finit par briser le silence.

- Shaina, je suis vraiment désolé… je vais essayer de te trouver quelque chose à te mettre.

- Très bien, je t'emprunte à nouveau ta salle de bain si ça ne te gêne pas.

Pendant qu'elle prit sa douche, Shaka lui avait trouvé un sari blanc brodés avec des fils dorés. Il partit pour sa séance quotidienne de méditation mais au bout de deux minutes, Shaina l'appela. Dès qu'il entra, elle avait bien mis le jupon et le haut mais elle ne savait comment mettre ce drôle d'habit.

- Excuse-moi mais comment met-on cet habit ?

- Je vais te montrer.

Il prit le tissu et l'enroula autour de sa taille en coinçant le tissu au jupon. Shaka rougissait, toucher la peau douce de sa protégée lui semblait irréel voir bizarre alors que pourtant il l'a eu fait sur bien des femmes. Il mit un certain temps à mettre ce tissu long de plusieurs mètres et rabattit le dernier pan sur l'épaule de la jeune fille.

- Tu veux voir ? J'ai un miroir.

- Oui.

Il ouvrit une armoire et un miroir leur fit face.

- Oh mon dieu mais c'est… c'est… magnifique ! C'est élégant… c'est…

- Tu es très belle dans ce sari.

- C'est un habit que l'on porte en Inde ?

- Oui.

- Comment se fait-il que tu aies des habits de femme chez toi ?

- Euh… en fait, c'est lors de mes voyages en Inde… j'en ai acheté quelques uns pour au cas où si je risquais de rencontrer une femme.

- Pardon ?

- Ecoute, c'est très mal vu en Inde de sortir avec quelqu'un sans être marié du point de vue traditionnel mais ça ce sont les vieux qui le disent, la nouvelle génération se permet de faire cela maintenant mais c'était au cas où si je fréquentais une fille et si ces parents étaient restés traditionnels, je lui aurais offert quelques saris. Malgré que la coutume est de donner une dot, je lui en aurais donné des habits au lieu d'argent.

- C'est donc pour ça ? Mais alors… tu… étais allé en Inde pour trouver une femme ?

- Non pas spécialement… c'était surtout pour la méditation. Et puis personnellement si un jour je me marie, je souhaiterais que ma femme porte de temps en temps des habits traditionnels.

- C'est mignon ! fit-elle en souriant.

- Euh…

- En fait, tu n'as pas l'air comme ça mais tu recherches toi aussi l'âme sœur ! fit-elle en le pointant du doigt.

- Non, je… dit-il en rougissant.

- Shaka, est-ce que l'on doit vraiment faire une séance aujourd'hui ?

- Pas spécialement pourquoi ?

- Je n'ai pas très envie aujourd'hui.

- Bon très bien.

- Je retourne chez moi me changer et je reviens te chercher.

- Tu ne veux pas garder le sari sur toi ?

- Eh bien, il est magnifique mais je ne pense pas que ça soit la tenue approprié pour la journée que je nous ai prévu !

- Pardon ? Mais qu'est-ce que tu veux faire ?

- Shaka, tu m'as beaucoup aidé ces derniers temps alors je… je voulais juste te remercier.

- Et qu'est-ce que tu veux faire ?

- On pourrait aller se balader en ville ? Il fait beau et puis au moins tu ne resteras pas enfermé non ?

- Quoi ? Mais il nous faut l'accord d'Athéna.

- Je m'en occupe.

La jeune fille descendit jusque dans sa maison pour trouver une tenue plus appropriée, en chemin elle croisa ses amis. Shun, Ikki, Shiryu et Seiya :

- Salut Shaina ! cria Seiya.

- Bonjour à tous ! dit-elle en passant.

Les guerriers furent étonnés que pour une fois, elle leur adressait la parole.

- Dis elle semble de bonne humeur ! s'exclama Shun.

- Vous n'avez rien remarqué ? demanda le Dragon

- Quoi ? dirent-ils en chœur.

- Elle avait un sari.

- Et ? demanda Seiya.

- Shaka est le seul qui pourrait en avoir, pas besoin de vous faire un dessin non ?

- Elle a passé la nuit chez lui ! s'exclama Andromède.

- C'est donc pour ça ? dirent-ils tous en même temps.

Shaina arriva chez elle, dans sa petite maison ; elle lui semblait si triste, si vide. Elle s'assit sur son lit et réfléchit sur la situation. Elle s'était très vite rapproché du chevalier de la Vierge en très peu de temps, elle repensait à ses derniers moments avec lui, elle rougit lorsqu'elle se souvint de l'épisode de ce matin. La jeune fille passa une robe noire dos nu et assez courte, moulant les formes de son corps et alla chercher le guerrier. Quelques minutes après, elle toqua à nouveau à sa porte, elle rougit à nouveau, il était torse nu en train d'essayer de plusieurs habits avec un jeans.

- Qu'est-ce qui t'arrives ? demanda-t-elle.

- Euh… je ne sais pas vraiment quoi mettre….

- Comment ça ?

- Je ne suis pas vraiment habitué à faire ce genre de chose… Je ne sais vraiment pas quoi mettre…

La jeune fille s'approcha de lui et regarda les différents habits qu'il avait sorti de son armoire. Ils optèrent pour un marcel et une chemise bleu ouverte ainsi qu'un collier en or, elle le regarda et ne put s'empêcher de rougir à nouveau. Dieu qu'elle le trouva à son goût ! Shaina alla se rafraîchir dans sa salle de bain et partit trouver Athéna pour pouvoir avoir un jour de congé.

- Tu m'as demandé une audience, Shaina ? demanda la déesse.

- Oui, Princesse ! dit-elle en s'agenouillant sur un genou.

- Que puis-je pour toi ? Je vois que tu ne portes plus ton masque.

- C'est vrai… eh bien, je voulais vous demander si nous pouvions Shaka et moi…

La déesse se leva de son trône et s'approcha d'elle.

- Tu voudrais un jour de libre ?

- C'est cela.

- Je te l'accorde.

Elle fit signe à ses gardes de la laisser et de refermer les portes.

- Shaina ?

- Oui, Princesse ?

- Entre nous… aimes-tu toujours Seiya ?

- C'est que… je ne peux y répondre.

- Malgré que tu sois une de mes protectrices, je peux lire dans ton cœur, il est confus.

- Saori

- C'est important que tu me le dises… je ne veux blesser personne…

- Vous l'aimez n'est-ce pas ?

-

- Excusez-moi, je suis trop indiscrète…

- Oh et puis à toi je peux te le dire Shaina, parlons de femme à femme !

- Comment ça ?

- Oui, effectivement je l'aime mais… je…

- Princesse… il n'a jamais vraiment répondu à mes sentiments.

- Je le sais bien et j'ai très bien vu l'amour que tu lui portes mais…

- Saori ! Laissez-moi terminer ! Il est vrai que j'ai des sentiments pour Seiya mais… je n'ai pas eu de réponses concrètes de sa part…

- Shaina, j'ai entendu dire que tu t'es beaucoup rapproché de Shaka, est-ce vrai ?

La guerrière rougit.

- Je…euh… je…

La déesse sourit et mit fin à l'audience, Shaina partit chercher le chevalier de la Vierge et l'emmena en ville. Pendant ce temps, Hyoga avait préparé ses affaires comme lui avait suggéré son maître, il tournait en rond dans sa chambre attendant des nouvelles de Camus. Il vint en fin de journée.

- Maître !

- Hyoga, je ne peux partir avec toi ! Ma correspondante vient dès ce soir, je viens de recevoir un téléphone de sa part.

- Comment ? Mais alors pourquoi m'avoir demandé de préparer mes affaires dites-moi au moins la raison !

- Car nous aurions pu voir comment se passait les choses sur place mais je ne peux venir. Ecoute-moi bien, si tu veux conquérir ta bien-aimée…

- Maître ! Je risque beaucoup !

- Et alors ? Si tu veux la sauver ?

- Très bien… je m'en vais au royaume d'Asgard… mais et Athéna ?

- Ne t'inquiète pas, je lui en ferai part.


Quelques jours plus tard, Hyoga était arrivé à Asgard, il logeait chez la nourrice de Freya.

- Alors vous n'avez pas renoncé ? demanda-t-elle.

- C'est que… c'est mon maître qui…

- Je vous taquine !

- Et Freya ?

- Hélas… depuis votre départ, je ne peux plus approcher ma petite Freya.

- Pourquoi donc ?

- On me trouve toujours des excuses car elle est soit disant occupé…

- Très bien, je pars de ce pas la voir et ce soir je serai au château.

Le guerrier de glace mit son armure divine et quelques heures plus tard se retrouva devant le château, il prit le chemin habituel pour aller dans la chambre de sa Princesse. Il arriva à sa fenêtre, ses servantes étaient en train de la coiffer. Il se glissa dans un coin où aucune servante ne pouvait le voir dans le miroir et attendit durant quelques minutes le temps que les servantes partent pour pouvoir un contact avec la Princesse. Freya défit ses cheveux déçue de sa nouvelle coiffure, les peigna et les lissa elle-même, elle les laissa en bas et remis son serre-tête rose qu'elle avait l'habitude de mettre depuis toujours. Le chevalier tenta d'ouvrir la fenêtre mais elle était fermée. Intriguée, Freya alla ouvrit la fenêtre car elle avait entendu du bruit, Hyoga apparut au dernier moment et la fit sursauter.

- Hyoga ?!

- Princesse…

- C'est une folie… qu'est-ce que vous faites ici ? N'avez-vous donc pas lu ma lettre ?

- Oui mais… je ne peux vous laisser comme cela ! Princesse, je… je…

- Oh, Hyoga… dit-elle en se précipitant dans ses bras.

- Princesse… murmura-t-il en lui caressant la joue.

- Pourquoi êtes-vous revenu ?

- Parce que je ne peux laisser celle qui m'a laissé la vie sauve…

La Princesse l'enlaça de toutes ses forces, heureuse de retrouver son chevalier.

- Vous ne pouvez pas rester… alors que je le voudrais tellement… dit-elle.

- Princesse, pourquoi êtes-vous si malheureuse ?

- Je n'ai pas de nouvelles de ma sœur… et Erwin qui… qui veut absolument que je… je… mon dieu… Hyoga, il vaut mieux que vous partiez.

Le guerrier n'avait pas encore enlacé sa bien-aimée depuis le début, il l'enlaça.

- Princesse, je vous ai promis que je ferai tout pour vous aider non ?

- Oui mais…

- Si je le voulais…je pourrais vous enlever maintenant… lui murmura-t-il dans l'oreille.

Elle rougit.

- Alors pourquoi ne le faites-vous pas ?

- Je ne peux pas… cela pourrait envenimer les choses, Princesse…

- Et pourquoi donc ?

- Je ne peux hélas…

Elle s'enleva de son étreinte et recula.

- Hyoga… il faut que vous partiez maintenant… sinon cela risque d'être trop dur pour nous deux…

- Je ne veux pas partir maintenant… je veux vous aider…

Freya ne dit rien, elle n'avait qu'une seule envie ; c'était de se précipiter dans ses bras et s'y réfugier.

- Princesse… comment est-il avec vous ?

- Il… il m'oblige à faire des choses que je ne veux pas… mais je n'ai pas le choix !

- Princesse ! Vous vous sacrifiez !

- Je ne veux pas que mon peuple souffre.

Le guerrier s'approchait d'elle de plus en plus.

- Freya… vous êtes un être humain avant tout ! Mais si vous vous sacrifiez… il n'y aura pas que votre peuple qui risque de subir les conséquences, ils le subissent déjà maintenant.

- Pourquoi donc ?

- Car il va y avoir une réédition de votre royaume non ?

- Et alors ?

- Une fois que votre royaume sera entre leurs mains… je ne sais pas… le sort qu'ils auront… et les guerriers divins risquent de tuer ceux qui oseraient se rebeller… Princesse, attendez patiemment. Nous faisons notre possible pour vous aider.

- Hyoga… il faut que vous partiez, Erwin ne pourra pas me faire de mal je vous l'assure.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

- Il… il m'a avoué ses sentiments…

Il s'était approché d'elle, un pas de plus et elle chutait sur le lit.

- Princesse, ne m'aviez-vous pas dit lors du bal que vous ne vouliez pas vous marriez avec quelqu'un avec qui vous n'avez pas de sentiments ?

- Oui mais…

- Ah moins que ayez des sentiments pour lui….

- Je…

- Dite-le moi franchement… Je vous ai promis que je ferai tout mon possible pour vous aider ! dit-il en la regardant intensément.

- Hyoga

- Princesse, je vous en supplie. Je ne veux pas…

- Chut… dit-elle en posant son doigt sur les lèvres du chevalier.

- Freya… avez-vous des sentiments pour lui ? Je dois le savoir... je ne veux surtout pas… souffrir.

- Que voulez-vous dire ? dit-elle craintivement.

- Vous n'avez toujours pas compris ?

- Je ne veux pas me faire de faux espoirs…

Il l'enlaça mais dans l'élan, ils tombèrent sur le lit. Le chevalier se retrouvant sur sa Princesse…

- Hyoga

Il voulut se relever mais elle l'en empêcha en lui tirant le col.

- Princesse, je suis allé trop loin… excusez-moi.

- Hyoga… pour vous répondre, mes sentiments ne sont pas pour Erwin… mais pour…

Soudain on toqua, c'était l'une des servantes qui revenait.

- Princesse ? demanda la servante derrière la porte.

- Mon dieu, une de mes servantes revient… Un instant !

Le chevalier se releva et s'apprêta à repartir.

- Je dois vous laisser…

- Attendez… Hyoga quand vous reverrai-je ?

- Je ne sais pas… je dois retourner au Sanctuaire très bientôt. Je suis juste venu en attendant voir comment vous vous portiez.

- Hyoga, dans quelques jours, il va y avoir un bal.

- Un bal ?

- Ce serait le moyen idéal pour savoir ce qu'il s'est passé.

- Mais comment pourrais-je entrer dans la salle de bal ? Je suis connu comme un protecteur d'Athéna.

- Ce sera un bal costumé, vous n'aurez qu'à vous déguiser.

- Je vais voir ce que je peux faire.

Elle lui prit la main, le chevalier rougit.

- Princesse…

- Hyoga, j'aimerais que vous fassiez votre possible pour venir.

Freya passa ses bras autour de sa taille.

- Princesse… pourquoi ?

- Parce qu'il n'y a qu'avec vous que je me sente bien.

- Et quand tout cela sera fini…nous serons séparés…

- Mais je vous promets…

Il posa à son tour un doigt sur les lèvres de celle qu'il aimait.

- N'en dites pas plus, nous verrons ensuite… je dois y aller maintenant.

Et il partit dans la nuit noire, laissant sa bien-aimée derrière lui.


Camus avait reçu sa correspondante, le même soir. Il alla la chercher à l'aéroport, il la reconnut tout de suite en plein milieu de la foule. C'était une jeune fille métisse aux yeux verts, des cheveux châtains foncés un peu ondulé tombaient jusque sur ses épaules.

- Cassandra ! cria-t-il en lui faisant des signes.

- Camus ? demanda-t-elle en s'avançant vers lui.

- Euh… oui c'est moi. Tu dois être Cassandra je suppose.

- Exactement, heureuse de faire ta connaissance ! lui dit-elle en lui serrant la main.

- Alors c'est toi mon correspondant mystérieux, j'avoue que je te voyais tout autrement.

- C'est que… je ne suis pas très photogénique c'est pour cela que je ne t'ai pas envoyé de photo.

- Je vois ça en tout cas, tu es encore plus mignon que je ne le pensais !

Le guerrier ne trouva rien à répondre et rougit, ils prirent un taxi et allèrent directement au Sanctuaire.

- Alors d'après ce que tu m'as dit… tu vivrais dans un temple ? demanda-t-elle.

- Euh… non pas tout à fait… comment dire… on pourrait dire que c'est un petit royaume où nous vivons.

- Et tu m'as aussi dit que tu t'entraînais mais à quoi ?

- Euh… écoute, nous allons déjà manger quelque chose chez moi ? Ou bien veux-tu que je te fasse visiter la ville ?

- Mmmhhh écoute, il faudrait déjà que je trouve un hôtel où je pourrai loger.

- Euh… j'ai déjà prévu une chambre pour toi… dit-il en rougissant.

- Ah ?

- Eh bien oui, si je t'invite ce n'est pas pour que tu restes à l'hôtel. Par contre, nous allons déjà passer chez moi pour que tu puisses poser ta valise.

Elle sourit et s'arrêtèrent au Sanctuaire, la jeune fille fut étonnée de voir autant de temples concentrés au même endroit. Arrivés au temple du verseau, Camus ouvrit une porte donnant sur son appartement. Il était petit mais décoré dans des tons blancs et bleus tout comme l'a fait son disciple.

- C'est petit mais on trouvera de la place… euh… en fait je te laisse mon lit et je prendrai le canapé.

- Camus… tu sais quoi ? T'es vraiment un idiot !

- Hein ? Pourquoi ?

- Parce que tu crois que je vais te laisser faire ça ? J'ai meilleur temps de trouver un hôtel ou que tu me laisses ton canapé.

- Je ne pense pas non !

- Pourquoi ?

- Car c'est moi qui t'ai proposé de venir. Demain, je te présenterai aux personnes qui vivent ici.

- Bon d'accord mais je participerai aux frais ! Par contre, est-ce que je pourrais euh… t'emprunter ta salle de bain ? demanda-t-elle en rougissant.

- Oh… euh… oui… répondit-il en rougissant à son tour.

Vingt minutes plus tard, elle était sortie de la douche. Elle avait mis une robe d'été blanche sans bretelle et moulant son corps ainsi que des sandales en diamant à talon aiguille, elle laissa ses cheveux en bas. Dès qu'elle apparut, le chevalier rougit.

- Alors tu me trouve comment ?

- Je… euh… ça te va… bien…

- T'aurais pu trouver autre chose…

- Je ne veux pas paraître offensant.

- Dis-moi clairement ce que tu en pense.

- Vraiment ?

- Vraiment.

- Bon, d'accord… tu es très euh… belle mais je dirais quand même un soupçon provoquant… ta robe est très courte.

- C'est le but recherché mon cher Camus.

- Hein ? Pourquoi ?

- Comme ça… et toi tu ne t'es pas changé ?

- Ça ne va pas, ce que je porte ?

- Tout dépend mais j'avoue que tu pourrais faire un effort et déjà qu'est-ce que tu veux faire ?

- Eh bien, je voulais te faire découvrir la cuisine grecque et ensuite on aurait pu aller boire un cocktail sur la plage, voir aller en discothèque si tu en a envie mais… j'avoue que je ne sais pas vraiment danser…

- Ça me plaît, bon très bien… vas te préparer, ensuite on verra ce que tu mettras.

Le chevalier alla se préparer, la jeune fille rougit quand il apparut en caleçon devant elle, elle parcourut du regard son corps musclé dû à son entraînement.

- Camus ?!

- Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

- Oh rien… bon on regarde ce que tu vas mettre ?

Ils optèrent pour un jeans, une ceinture noire ainsi qu'un t-shirt noire moulant son corps, il prit encore une veste en cuir brune au cas où si il faisait un peu froid. La tenant sur son épaule, il dit :

- Bon on y va ? Sinon demain on y est encore.

Ils descendirent en ville et trouvèrent un restaurant, ils commandèrent à manger.

- Bon le temps qu'ils nous préparent ça, parle-moi un peu de toi ! dit le français.

- Comme tu le sais j'habite à New York… d'ailleurs, je compte repartir de cette ville.

- Pourquoi ça ?

- J'aime le changement et j'avoue que vivre en Grèce me donne bien envie et puis je pense que je continuerais mes études ici… d'ailleurs, je pense que c'est le lieu idéal car Athènes est quand même un lieu historiquement parlant intéressant non ?

- Bien sûr, d'ailleurs tu pourras rester autant que tu veux et si tu viens faire tes études à Athènes, je serai ton guide.

- Merci et alors parle-moi un peu de toi… parce que dans tes mails tu étais très évasif.

- Euh… eh bien que dire… j'aime m'entraîner, aller voir de temps en temps des expositions, aller à la plage…

- Et ce lieu où il y a tous ces temples ? C'est ça ton royaume ?

- Pas dans ce sens mais… comment dire, on pourrait dire que c'est une principauté.

- Et tu travailles ?

- Euh… on pourrait dire pour la fondation Graad.

- Hein ? Sérieusement, tu veux dire celle qui est responsable de la fondation Graad vit ici ?

- Oui pourquoi ?

- Mais tu ne te rends pas compte ? La fondation Graad est l'une des organisations les plus influentes dans le monde, enfin je veux dire dans la recherche, l'aide dans le monde etc…

- Je le sais mais voilà.

- On dirait que tu ne t'en rends pas compte.

- Effectivement…

Ils furent interrompus car leurs repas étaient servis, ensuite ils allèrent dans un petit bar situé sur la plage, boire un cocktail. Un garçon d'à peu près leur âge s'avança vers eux et demanda :

- Hé dis c'est ta copine, elle ?

- Non… répondit sèchement Camus.

- Alors ma jolie, tu veux venir boire un verre avec moi ?

- Je ne pense pas…

- Aller, juste un verre.

- Je t'ai dit non et de plus, ta façon de draguer est pitoyable ! lança la jeune fille.

Le gêneur partit, Camus lui proposa d'aller dans une discothèque branchée d'Athènes. Lorsqu'ils arrivèrent dans la boite de nuit, tous les regards masculins se portèrent sur Cassandra. Durant un moment, une quantité d'hommes voulurent inviter la jeune fille boire un verre ou danser, elle leur refusait poliment leurs invitations et à certains elle allait danser avec. Les mêmes revenaient, Camus se mit à part au bar, plongé dans ses pensées, il fut interrompu.

- Tu rêves ?

- Hein ? Oh c'est toi Cassandra ?

- Alors qu'est-ce qui t'arrives, j'ai l'impression que tu ne t'amuses pas.

- Oh non, je t'ai dis je ne suis pas très fort pour danser alors je reste ici.

- Hé la miss, tu reviens danser avec nous ? demandèrent ses prétendants.

- Plus tard ! Camus vient danser avec moi, en plus ils passent une de mes musiques préférées.

- Non, je ne sais pas comment on danse dessus.

Elle lui prit la main et ils allèrent se déchaîner sur la piste de danse.

- Cassandra, je ne sais pas comment on…

La jeune fille se colla contre lui et commença à se déhancher, il rougit.

- Fais comme moi… dit-elle en plongeant ses yeux verts dans les siens.

Le chevalier passa une main autour de sa taille et se déhancha contre elle. Ils dansèrent comme cela jusqu'à la fermeture de la discothèque. Quand ils sortirent, ils durent se tenir l'un à l'autre tellement ils avaient bu mais plusieurs hommes les attendaient dans le coin d'une rue.

- Hé Cassandra, tu nous as laissé tomber ! cria l'un des hommes.

- Hé, je suis pas ta femme il me semble non ? rétorqua la métisse.

L'un d'eux l'empoigna.

- Comme tu n'es pas venu avant, tu vas venir maintenant avec nous, on va s'amuser !

- Arrête ! cria-t-elle.

- Laissez-là tranquille ! lança Camus.

- Ah oui et pourquoi ? Tu vas nous casser la gueule ? On est plus que toi.

Le guerrier posa sa veste sur une barrière.

- Si j'étais vous, je partirais… dit-il.

Tous les hommes se précipitèrent sur lui, il n'avait pas le choix et dû utiliser le « Diamond Dust ». Cela suffit à les faire partir, étonnée Cassandra se demandait si elle avait rêvé ou si c'était réel. Elle s'écroula contre un mur mais Camus la rattrapa.

- Cassandra !

- Camus… c'était réel ou ai-je bu trop d'alcool ?

- Tu n'as pas rêvé mais on verra ça demain, viens je te ramène.

Il la porta sur ses épaules jusqu'au Sanctuaire, il croisa son meilleur ami qui rentrait lui aussi.

- Alors Camus tu t'es bien amusé ? C'est rare que tu sortes du Sanctuaire enfin il faut encore en avoir le droit.

- Oh c'est toi Milo, ben j'ai déjà eu l'autorisation d'Athéna.

- Et qui est cette personne sur ton dos ?

- C'est Cassandra ma correspondante, celle que je t'ai parlé.

- Salut…. Milo… lo…

- Euh… salut Cassandra, je vois que tu en profite déjà.

- Tais-toi, idiot… murmura Camus.

- Bon tu veux que je la porte jusqu'au lit ?

- Non c'est bon merci…

- Ca joue, à une prochaine Cassandra !

- Bye…

Le chevalier de glace la porta jusque dans son lit et l'allongea. Elle avait les yeux mi-clos lorsqu'il la coucha.

- Camus ?

- Oui ?

- Merci de m'avoir sauvée mais d'où te viens cette force ?

- Je t'expliquerai demain, dors maintenant.


Au même moment, Shaka était rentré de sa journée avec Shaina, il l'avait laissé à l'entrée du Sanctuaire et se remémora la journée. Ils avaient fait les magasins, manger dans un restaurant, visiter quelques lieux touristiques et même une dame âgée leur a dit qu'ils formaient un très beau couple ce qui bien entendu les fient rougir. Cette journée ne l'avait pas déplut et se réjouissait de revoir Shaina le lendemain.