Chapitre 3

Give to Forbidden

Loren était un homme patient, il fallait l'être pour pouvoir tenir aussi longtemps sans forcer les choses. Il lui rendait régulièrement visite et, certes, n'hésitait pas à le toucher de façon indécente, mais il suffisait que Tony dise « non » pour qu'il cesse tout. Cela n'était jamais allé au-delà de caresses sur sa peau nue.

Le milliardaire était-il dégoûté ? De pouvoir aller aussi loin avec un homme ? Il aurait dû, surtout qu'il était fiancé, mais trouvait sa manière de faire cruellement sensuelle et tentante parce que justement, il ne se sentait pas forcé dans l'acte et... il aimait ce qu'il lui infligeait, sentir ses doigts caresser avec insistance ses boutons de chair, les baisers qu'il lui prodiguait et qui étaient loin de la douceur féminine à laquelle il était habitué. Ce n'était pas totalement désagréable... En fait, c'était même plaisant pour le playboy en manque d'étreintes charnelles.

« J'aimerais faire plus que de te toucher, admit Loren en l'embrassant avec passion. Tu le sens, mon désir pour toi ? »

Ça, pour le sentir, il le sentait ! Était-ce écœurant ? Cela aurait dû l'être, mais en fait, ça n'avait rien a voir avec ses relations habituelles ! Loren était un étrange mélange de danger et de passion, de cruauté et de douceur, le résultat étant un « monstre sensuel » ! Le pire, c'était que c'était de plus en plus tentant de se laisser aller...

« Tu sais que je peux aussi sentir le tien... »

Cette remarque fit réaliser à Tony qu'il était trop proche de la limite et il repoussa l'homme, tremblant de plaisir et d'envie, mais ne pouvant se résoudre à l'idée de le faire, surtout ici. Tout le monde pouvait entendre et ça, ça aurait été terrible pour lui ! Il n'avait pas envie que cela s'ébruite, il ne voulait pas parler de ça...

« Tu es vraiment difficile à séduire ! lâcha très amusé le ténébreux. Le jour où tu céderas n'en sera que meilleur...

— Tu es sûr de pouvoir attendre ? répliqua Tony en se rajustant. Tu pourrais attendre longtemps... Je ne remplis pas ma part de notre accord...

— Ce n'est pas vraiment un accord que nous avons conclu, je t'ai fait une promesse et je sais qu'un jour, tu m'appartiendras... Il ne peut en être autrement... »

Il semblait si sûr de lui, mais si cela lui allait, pourquoi ne pas continuer de cette manière ? Cela faisait plus de deux mois qu'il était sorti de l'infirmerie et personne ne l'avait touché. Les prisonniers l'évitaient comme la peste et cela lui allait ! Il ne se plaindrait pas d'être enfin tranquille... Quoique, maintenant, il s'ennuyait : depuis qu'il ne passait plus son temps à avoir peur pour lui, il avait remarqué qu'il n'y avait pas grand chose à faire...

Les journées se succédaient et se ressemblaient toutes, rendant sa vie morne et le temps, difficile à tuer. Sept heures, réveil, petit déjeuner, toilette, de huit à onze heures trente, retour en cellule, midi, déjeuner, treize heures, promenade, quatorze à dix-sept heures, retour en cellule ou visite, dix-huit heures, dîner, dix-neuf heures, fermeture des cellules...

Certains détenus avaient le droit de travailler et cela pouvait leur donner des avantages, comme le droit d'aller dans des salles d'activité, mais pour travailler, il fallait être dans les petits papiers des gardiens, ce qui n'était pas le cas de Tony... Alors, les seuls moment intéressants qu'il vivait, c'était quand Loren venait le voir... Le plus souvent le soir.

« Tu t'ennuies, nota Loren qui remettait ses chaussures.

— Je n'ai pas grand chose à faire, admit le brun.

— Je t'apporterai de quoi te détendre.

— Il n'y a que lorsque je bricole que je m'amuse, alors je ne crois pas que tu puisse m'aider à...

— Je suis un gardien, je peux faire entrer des choses et personne ne te le reprochera », le coupa Loren en se levant.

Il se rapprocha de lui pour lui saisir le menton, le forçant à relever le visage pour lui voler un baiser. Le brun ne s'en offusqua pas le moins du monde. Le pire, c'était qu'à force, il allait le faire céder et il devait s'en douter, c'était sûrement pour ça qu'il était aussi délicat avec lui... Il le voulait, mais pas par la force... Alors que, vu sa position, il aurai pu l'avoir depuis le début. Il était un gardien après tout.


Le célèbre Tony Stark resta muet de stupeur et c'était compréhensible. Pepper n'était pas venue seule cette fois pour sa visite, elle avait amené quelques uns de leurs amis dont Rhodey, Steve et, plus étonnant, Wanda ! Celle-ci sourit ironiquement à l'homme, satisfaite de lire la stupeur sur son visage.

« Bonjour, Monsieur Stark ! lâcha-t-elle avec un enjouement à moitié simulé. J'ai entendu parler de votre agression, je vois que vous vous êtes bien remis ! Et, a priori, les prisonniers vous laissent maintenant tranquille, vous savez pourquoi ? »

La jeune femme se prit une petite tape derrière la tête par Rhodey. Elle lui lança un regard empli de reproche, mais Tony prouva qu'il ne se laissait pas faire.

« Depuis la visite d'un certain Captain, tout le monde pense que je suis un affreux tueur sanguinaire, lâcha-t-il, un large sourire aux lèvres. Je devrais te remercier, non ? »

Tout le monde se tourna vers le blond qui parut gêné par la situation. Normal, eux n'étaient pas au courant qu'il avait rendu visite au brun.

« Une affaire de meurtre non élucidée, admit le Captain. Fury m'a demandé d'interroger Tony.

— Je n'étais pas au courant, marmonna Rhodey qui se détourna, reportant toute son attention sur son ami. Ça va, tu ne t'ennuies pas trop au moins ?

— T'as pas idée à quel point je me fais chier ! », répliqua le brun, désespéré.

Wanda observa l'homme qui entamait une passionnante conversation avec son ami de toujours. Il évitait soigneusement de croiser le regard de Steve et celui-ci faisait de même, trouvant un intérêt soudain à ce que lui disait Pepper. Cela fit sourire la ténébreuse qui trouvait cette situation plus qu'intéressante, elle ne put s'empêcher de rappeler à tous qu'elle était là :

« Je suis vraiment désolée de vous priver de votre visite conjugale ! Je suis sûre que vous attendiez cet instant avec impatience ! »

Tout le monde se tourna vers elle, très gêné par ce genre d'allusion, mais elle ne put s'empêcher d'ajouter :

« Ça doit vous manquer de ne plus pouvoir faire ce genre de chose aussi souvent qu'avant, non ? »

Il se mit à rire et elle fut surprise par cette réaction, le pire fut lorsqu'il lui tapota la tête, comme si elle n'était qu'une simple gamine. Elle fut offensée de se rendre compte que pour lui, c'était sûrement le cas : il était bien plus âgé qu'elle.

« Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai d'autres moyens pour répondre à mes besoins, mais je ne savais pas que tu t'y connaissais ! »

Cela l'énerva, elle repoussa sa main en lui lançant un regard glacial.

« Vous savez, je suis une femme très convoitée !

— Hé, oh, je suis le premier à dire que tu es un joli brin de fille ! », assura Tony, levant les mains devant lui.

Mais il ne la prenait pas au sérieux, ça, elle n'eut aucun mal à le comprendre. Elle fronça les sourcils, attendant une explication, mais il ne la lui donnerait pas : il avait reporté son attention sur son amie et elle décida de ne pas se laisser faire, lui prenant le bras, le serrant contre sa poitrine pour tenter de lui faire comprendre que... si, elle était une femme !

« Mais je ne suis pas à votre goût ? demanda-t-elle d'un ton sensuel.

— Petite, je pourrais être ton père ! répliqua Tony.

— J'ai déjà vingt ans ! », protesta-t-elle.

Il lui sourit avec indulgence, se détachant d'elle sans être trop brusque et prenant ses distances avec elle.

« Et j'en ai plus du double : je pourrais vraiment être ton père, petite... Mais sache qu'à une autre époque, j'aurais facilement cédé à tes charmes. »

Ce n'était pas suffisant : Wanda était touchée dans son orgueil, surtout qu'elle sentait dans son dos le regard victorieux de Pepper qui devait être heureuse d'avoir ce qu'elle ne pouvait avoir. La jeune fille se mordit la lèvre devant lui. Il ne savait pas ce qu'il loupait !

Non, il ne savait pas...

Avant de s'énerver, la jeune femme y réfléchit à deux fois, n'ayant pas envie de perdre ses moyens devant Miss Potts et, surtout, devant Steve Rogers. Cela ne lui plairait pas... En fait, Tony Stark la prenait pour une gamine trop jeune pour lui. Certes, Wanda était jeune, mais... Pour lui ? Ça, sûrement pas ! Il suffisait de lui prouver qu'il se trompait à son sujet et elle savait parfaitement comment s'y prendre...

Elle passa devant l'homme, posa la main sur sa poitrine pour l'écarter un peu du groupe, se rapprochant de lui pour lui dire droit dans les yeux :

« Je suis une femme têtue, Tony Stark, et je sais ce que je veux... »

Pepper rit dans son dos, se rapprochant et posant la main sur ses épaules.

« Excuse-la, Tony, elle est capricieuse ! », ricana-t-elle.

Comment garder son calme quand la sale garce qu'était la rousse se mêlait de ce qui ne la regardait pas ? Oh, mais si. Après tout, c'était elle la vraie petite amie du brun, mais pour combien de temps encore ? Wanda la regarda par-dessus son épaule, jetant un rapide coup d'œil à Steve... lui signifiant que la « gamine capricieuse » n'était pas totalement aveugle et la fière femme d'affaires la relâcha, perdant son sourire. La Sorcière Rouge se dégagea de sa prise d'un mouvement d'épaules, reportant son attention sur le brun.

« Vous verrez, un jour, vous serez sous mon charme et vous vous en mordrez les doigts ! », promit-elle.

Et elle tourna les talons, s'en allant sans laisser le temps à qui que ce soit de répondre.

Elle n'était pas n'importe qui, tout de même ! On ne se moquait pas d'elle sans risquer une vengeance de sa part et elle savait parfaitement comment s'y prendre. Dire que ce matin, en allant voir Tony Stark, elle ne voulait qu'embêter un peu Pepper...


« Ce n'est pas drôle ! répliqua la rousse, outrée.

— Si, ça l'est ! assura Tony, pris d'un fou rire.

— Je confirme, c'est très marrant ! confirma Rhodey qui était dans le même état. Franchement, je l'avais jamais vue dans cet état, tu as fait fort Tony ! »

D'après le visage de Steve, lui non plus n'approuvait pas, mais était-ce de sa faute si cette jeune femme se sentait outrée de ne pas avoir, pour une fois, ce qu'elle voulait ? Ils finirent par se calmer et discutèrent d'autre chose. Des banalités mais, lorsque la visite se termina, il se dit que celle-ci avait été la meilleure de sa vie.

Steve resta dans la pièce, se mettant devant Tony et l'observant quelques secondes.

« Ne joue pas avec elle, Tony, dit-il sur un ton plus froid qu'à l'accoutumée.

— Ce n'est pas moi qui ai lancé ce « jeu », fit remarquer le brun. Tu devrais lui remonter les bretelles à elle, pas à moi. »

Il l'écarta de son chemin pour retourner à son habituelle journée insignifiante. Il fut surpris en arrivant dans sa chambre. Il regarda autour de lui avant d'entrer dans la cellule, surpris d'y trouver du matériel normalement interdit dans l'enceinte de la prison, tout pouvant être utilisé comme une arme, il y avait même des planches de conception.

« L'attention te touche, j'espère ? demanda Loren à l'entrée de la cellule.

— Comment tu as fait ça ? répliqua Tony. Attends, si quelqu'un trouve tout ça, je ne risque pas d'avoir des problèmes ? »

Le gardien voulut dire quelque chose, mais s'abstint et s'approcha de lui, il fut si proche que le brun dut reculer et se trouva bientôt acculé contre le mur.

« C'est moi qui inflige les punitions, murmura-t-il en posant une mains à côté de son visage. Cela ne me déplairait pas de t'en infliger quelques unes... Et devoir te fouiller dans le détail. »

Il se lécha les lèvres. Tony n'était pas naïf au point de ne pas comprendre ce qu'il imaginait alors et, pour tout avouer, cela n'aurait pas déplu au détenu d'être examiné avec soin par cet homme. Il dut lire dans ses pensées parce que sa main se posa contre son torse. Ne constatant aucune résistance, il tira la chemise orange pour la retirer du pantalon et frôla la peau de son ventre, remontant lentement vers son torse.

Ses lèvres caressèrent les siennes, Tony ne put que répondre au baiser, sentant les mains relever petit à petit son haut jusqu'à le lui retirer. Sa bouche vint alors goûter sa peau, ses doigts continuant de l'examiner avec soin jusqu'à ce que ses mains finissent par se poser sur ses fesses.

« Jusqu'où me laisseras-tu t'examiner ? », murmura-t-il contre ses lèvres.

Ses doigts se pressaient contre cet endroit qu'il convoitait et, même s'il éprouvait quelques craintes, il ne put s'empêcher d'être cruellement tenté par la suite. Loren le comprit, il se pressa contre lui, ses mains se faisant plus inquisitrices et ses lèvres plus insistantes. Pour une fois, Tony n'éprouvait aucune peur, même lorsque l'homme commença à lui retirer son pantalon, même lorsqu'il le vit se baisser pour aller s'occuper de son membre autrement qu'avec ses mains.

Les lèvres se mirent à embrasser le sexe déjà dur et ce ne fut qu'à cet instant que le brun réalisa qu'il était extrêmement passif, il n'avait pas envie de passer pour une pucelle entre les mains de Loren, même si c'était vrai dans certaine mesure, il ne voulait pas que lui le pense... Quoique, sa sensibilité le trahissait largement ! Sentir cette bouche l'englober avait de quoi dérouter. Il crut plusieurs fois qu'il allait se laisser aller dans cette gorge, mais il réussit à se retenir jusqu'à ce que le gardien se relève.

« Je n'ai pas fini, tu sais ? », murmura-t-il, sourire aux lèvres.

Il l'attrapa et l'allongea sur sa couche sans la moindre difficulté, se plaçant entre ses jambes tandis que ses mains recommençaient à l'explorer, l'une d'elles se glissant dans son dos pour s'égarer ensuite dans son pantalon et son antre fut frôlé, lui causant énormément d'émotions : crainte et honte mais également impatience de découvrir tout ce que cela pourrait lui procurer...

Un doigt vint le sonder, caressant la chair à l'intérieur, vite suivi d'un autre. Ce ne fut pas aussi désagréable que ce qu'il avait imaginé, d'autant que les lèvres venaient lui prodiguer quelques réconfortants baisers qui lui faisaient oublier la douleur. Par curiosité, le brun glissa une main entre leurs jambes, frôlant la bosse dans le pantalon du gardien et constata qu'il était aussi dur que lui, voire peut-être plus.

« Ouvre le pantalon et touche-la, si tu veux », murmura, très amusé, Loren à son oreille.

C'était tellement tentant que le prisonnier se laissa aller, il fut surpris par le gémissement que poussa Loren lorsqu'il le toucha, le sentant se cambrer contre lui. Lui faisait-il réellement autant d'effet ? L'homme se releva pour le fixer dans les yeux.

« Je vais te faire mien, Tony Stark », avertit le ténébreux.

Cela ne lui fit pas aussi peur qu'il l'aurait cru. Au contraire, lorsqu'il lui retira ses sous-vêtements et lorsqu'il le vit se placer, même quand il réalisa qu'il était dans la position des femmes avec qui il couchait d'habitude, il se dit juste qu'il n'y avait pas de mauvaise expérience et que, pour le moment, ça lui plaisait. Même lorsqu'il commença à le pénétrer, même lorsqu'il fut entièrement en lui, même s'il eut mal au début, c'était véritablement loin de lui déplaire.

Loren patienta le temps qu'il fallut pour qu'il se détende, il prouvait une fois encore à quel point il était patient. Il se mit ensuite à se mouvoir dans ses chairs et ce fut une toute autre sensation que celle de faire l'amour à une femme, surtout qu'il lui prodigua des caresses qui le firent gémir. Il eut du mal à surmonter ce qu'il ressentait, finissant tout de même par se souvenir qu'il devait rendre la pareille à son compagnon, alors il frôla le corps du gardien, trouvant ses muscles durs sous ses doigts et en appréciant les courbes harmonieuses. Il attrapa ses cheveux, ses longs cheveux noirs...

Longs ? Tony fronça les sourcils et une main se posa sur ses yeux, l'empêchant de regarder tandis qu'il cessait de se mouvoir. C'était réellement frustrant qu'il s'arrête de la sorte et il lâcha un petit gémissement de protestation.

« Ne me regarde pas ! gronda l'homme au-dessus de lui.

— Ne t'arrête pas ! », répliqua le brun.

Mais il marqua une pause et finit par se retirer. Tony s'agita, mais le gardien n'éprouva aucune difficulté à le maîtriser, le retournant sans effort et retrouvant la direction de son antre. Il continuait de maintenir fermement les poignets du brun, déterminé à l'empêcher de le voir, se collant à son dos et se mouvant dans ses chairs.

« Loren, je veux te voir ! protesta le prisonnier.

— Pas maintenant, répliqua-t-il. Laisse-moi plutôt te porter à la jouissance. »

Pourquoi agissait-il de la sorte ? Il posa la main sur ses yeux, continuant d'aller et venir dans ses chairs et cela jusqu'à ce qu'il vienne. Tony sentit le liquide se déverser en lui. Lui-même avait sali son lit. Il était heureux d'avoir une cellule pour lui seul, il n'aurait pas besoin de se demander comment laver ses draps. De toute façon, il ne se posa bientôt plus de questions, sombrant dans l'inconscience.


Loki n'avait pas réussi à maintenir tous les sortilèges qu'il avait mis en place, celui d'illusion le concernant n'avait pas tenu par ce qu'il avait eu la pensée de le prendre, « lui », et non le gardien, résultat : il avait failli être démasqué par Tony... Et comment aurait-il réagi en le voyant ? Il le verrait une autre fois, mais c'était trop tôt pour qu'il sache qu'il était bel et bien vivant. Son sortilège en place chez les Avengers avait aussi cédé, mais ce n'était pas bien grave, du moment que celui le dissimulant aux autres était toujours actif.

Le brun dormais dans ses bras, le pauvre ne réalisait pas ce qu'il venait de faire. Le jour où il le saurait, comment réagirait-il ? Serait-il empli de honte et de désespoir ? C'était étrange, mais le ténébreux avait hâte de voir sa réaction... Parce que cela changerait probablement tout... Probablement le haïrait-il... En attendant, Loki profitait de l'instant, caressant ses cheveux et frôlant son visage paisible...

Peut-être en faisait-il un peu trop ? Il le gâtait et le protégeait de ses ennemis, alors le brun était plus détendu. À l'origine, il avait cherché à le plonger dans le désespoir... Quand le ténébreux avait-il changé de but concernant cet être ?

Quand il avait décidé qu'il serait à lui...

Et il était à lui ! Même si Tony ne le savait pas, ce qu'ils venaient de faire les avait liés. Pour Loki, se lier charnellement à un être le liait définitivement à l'autre. Il lui avait fait l'amour, il lui appartenait donc !

« Tu es à moi, Tony Stark », sourit-il en le serrant contre lui.

Et même s'il ne le savait pas encore, il finirait par l'apprendre... Et il l'accepterait ! Il n'y avait plus d'autre possibilité maintenant.