Note de Caela : Bonsoir bonsoir, petits lecteurs ! Nous voici donc avec la traduction de ce troisième chapitre de SlightlyPsycho. :) Merci beaucoup pour vos reviews et vos encouragements, en espérant, comme toujours, ne pas vous décevoir ! Bonne lecture. ;)
Note de Jilano : Salut tout le monde ! Un grand merci aux revieweurs et lecteurs, vous êtes super encourageants et vous lire nous fait super plaisir ! :D Et nous voilà avec le nouveau chapitre, en avance, puisqu'on a eu un peu de temps de libre. Enjooyyyy ! :)
Réponses aux reviews anonymes
Champi-Doo : Merci pour ta review ! Deux chapitres où tu laisses la marque de ton passage, ça fait plaisir. :) La ressemblance entre Misa est Mello n'est pas voulue, mais comme tu peux le voir, c'est à cause ça que Light décide de voler. Oui, tu as raison, Misa n'a pas de chance... et est effectivement quelque peu psychotique. X) Enfin, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. ;) Bonne lecture !
Love-L-sama : Merci pour ta review (hum, je sais, je ne suis pas très originale ^^') ! Bref, merci pour ton compliment, j'espère que ce chapitre va te plaire. :)
Chapitre 3 – Intelligence
Le bijou, ancien, étincelant au clair de lune, était posé sur un coussin de velours, en haut d'un présentoir de style grec. Les faisceaux de lumière rouge déclenchant l'alarme étaient encore visibles. Light se déplaçait tranquillement entre eux et se dirigea vers le présentoir.
Il n'aurait jamais songé que voler serait si facile. Les gardiens n'avaient pas eu le temps de se défendre. Light s'était faufilé assez près d'eux avant de recouvrir leurs bouches d'un mouchoir imprégné de chloroforme. Son visage était masqué, ils ne pouvaient donc pas l'identifier. Light portait un ensemble noir, avec un masque de tissu noir percé de deux trous au niveau de ses yeux. Il avait acheté les vêtements une heure auparavant, après avoir étudié les plans du musée. Il connaissait à présent la disposition entière du bâtiment et découvrit rapidement où se trouvaient les alarmes. Entrer par effraction dans le musée s'était finalement avéré... amusant.
Mais Light chassa cette pensée de son esprit alors qu'il se tenait devant la perle violette. Il avait déjà décidé qu'il rembourserait le musée une fois qu'il serait assez âgé pour trouver un travail convenable. Light étudia entièrement le piédestal jusqu'à apercevoir une petite parcelle du podium légèrement décollée. Light écailla la peinture blanche de son pouce et découvrit un bouton caché. Comment maman peut-elle se plaindre d'être fatiguée après ce genre de travail ?
Light retira immédiatement le bouton de son support puis, tira sur quelques fils de ses mains gantées. Les fils cédèrent, provoquant l'arrêt des alarmes rattachées au bijou. Puis, Light se saisit du bijou et se retourna pour sortir.
La mallette contenait également l'adresse du lieu où Wedy était censée délivrer le bijou en échange d'un peu d'argent. Light se promenait donc dans la rue vide, à trois heures du matin, et se rendait au point d'échange. Il avait retiré son masque et ses gants et placé le bijou en toute sécurité dans sa poche. Light repéra un homme portant une veste rouge vif, comme stipulé dans la lettre que contenait la mallette. L'homme était debout sur un pont, un téléphone portable à l'oreille.
Light se rendit sur le pont et se dirigea vers l'homme d'âge moyen. Celui-ci raccrocha son téléphone, et se tourna vers lui pour le regarder.
« Je suis ici pour une livraison de Wedy. » Light enveloppa de sa main la perle dans sa poche.
« Non », répondit étrangement l'homme.
Le cœur de Light cessa de battre, « Qu'est-ce que vous voulez dire ? »
L'homme asiatique à la veste rouge lui montra son portable, « Wedy vient de m'appeler pour me dire qu'elle n'avait rien volé ce soir. »
« Oh », Light retira le joyau de sa poche, « Mais je vais quand même être payé pour avoir pris ça, hein ? »
« Comment as-tu eu ça ? » Les yeux de l'homme stupéfait s'élargirent.
« De la même manière que Wedy l'aurait eu. » Light haussa les épaules : « Alors, peut-on négocier ça contre de l'argent ou non ? »
« Bien sûr qu'on peut. » L'homme sortit une liasse de billets de sa veste rouge et la tendit à Light. En retour, celui-ci lui donna le bijou tout en feuilletant l'argent, un sentiment de fierté l'emplissant.
L'homme admira un long moment le joyau dans sa main, avant de regarder Light : « Tu n'aurais pas pu le voler si tu n'avais pas la mallette. D'où connais-tu Wedy ? »
« Ça n'a pas d'importance. » Light glissa l'argent dans sa poche. « Faire affaires avec vous fut un plaisir. »
Alors que Light commençait à s'éloigner, l'homme agrippa soudainement son bras : « C'est important, en réalité. Wedy a refusé le poste car il était censé être difficile. »
« Qu'est-ce que vous racontez ? C'était facile. » Light dégagea son bras de la poigne de l'homme.
« Quatre autres voleurs professionnels ont tenté de voler ce musée et ont échoué. Les alarmes étaient, soi-disant, impossibles à décoder. »
« Eh bien, je l'ai fait. Et tout s'est bien passé, donc je pars maintenant », déclara fermement Light avant de se hâter à partir.
L'homme l'appela : « On devrait refaire affaire un de ces jours ! »
Light commença à vraiment se précipiter vers le bas de la rue. Cet homme semblait s'intéresser beaucoup trop à lui.
Lorsque Light atteint finalement à l'appartement temporaire où il résidait, il était cinq heures du matin et il était épuisé. Il prit le double des clés et déverrouilla la porte d'entrée. Light s'attendait à ce que l'appartement soit complètement plongé dans l'obscurité. Mais étonnamment, sa mère était assise sur le canapé, une lampe allumée à ses côtés.
« Où étais-tu ? », demanda immédiatement Wedy.
« Et pourquoi t'en soucierais-tu tout d'un coup ? », répliqua Light. Il avait perdu tout respect envers la femme.
Elle se contenta de soupirer : « Le DN13 m'a appelé. »
« Qui ? »
Sa mère se leva et cria avec indignation : « C'est un gang de crime organisé, Light ! Ce petit tour de force que tu as effectué les a vraiment impressionnés ! Ils veulent même que tu les rejoignes maintenant ! »
« Je ne vais pas voler à nouveau », revendiqua Light en tirant l'argent de sa poche, « Ça devrait permettre de payer une partie de l'opération de Misa. Nous pouvons obtenir le reste de l'argent à partir d'autres – »
Wedy le prit par surprise et le frappa au visage, « Mon fils n'est pas un criminel ! Tu es censé être mieux que ça, Light ! » Des larmes se formèrent dans les yeux de sa mère, « Ne sois pas comme moi... »
Pour la première fois en au moins un an, Wedy enlaça son fils. Light s'était figé, choqué, alors que sa mère pleurait contre lui. Il pouvait la sentir trembler. Elle a peur, réalisa Light nerveusement. Dans quoi est-ce que je me suis embarqué ?
En début de soirée, Wedy et Light se rendirent à l'hôpital. Bien que Wedy soit toujours en colère, elle avait accepté de dépenser l'argent mal acquis pour l'opération de Misa. Ils devaient avoir à présent une réunion avec le médecin de la jeune fille afin de fixer un rendez-vous pour la procédure médicale.
Light était assis côté passager, et sa mère tremblait encore. Les mains de Wedy agrippaient le volant, tendues, et ses yeux dardaient frénétiquement autour d'elle.
« Maman, je suis désolé », menti Light.
« Contente-toi de ne pas me parler. » Même sa voix tremblait d'anxiété.
Il se tourna silencieusement pour regarder par la fenêtre. Le soleil venait de se coucher et tout devenait sombre assez rapidement à l'extérieur. Ils atteignirent le parking de l'hôpital une vingtaine de minutes plus tard. Comme toutes les places à proximité de l'entrée du bâtiment étaient occupées, Wedy gara leur voiture de sport au fond du parking. Il faisait entièrement noir à présent dehors, à l'exception des lampadaires qui brillaient sur le parking.
Wedy et Light sortirent de la voiture et commencèrent à se diriger vers l'hôpital lorsqu'une large camionnette noire surgit soudainement en face d'eux et s'arrêta, leur bloquant le passage. Wedy agrippa le bras de Light et l'attira contre elle dans une étreinte protectrice. La porte latérale de la camionnette s'ouvrit, et trois hommes en chemises rouges sautèrent. Light reconnu instantanément l'un des hommes comme celui qu'il avait rencontré au point d'échange.
« C'est lui. » L'homme qui lui était familier le pointa du doigt.
Wedy cria frénétiquement : « Éloignez-vous de mon fils ! Il ne va pas vous rejoindre ! »
Light regarda sa mère d'un regard étonné. Elle est en train de me défendre.
« Calme-toi, Wedy. » Un grand homme arborant une barbe sortit un pistolet, « Nous ne voulons blesser personne. »
Avec l'exhibition de l'arme, la situation devint bien plus réelle pour Light. Il pouvait entendre son cœur battre dans sa tête alors qu'il s'était figé, terrifié. Il pouvait également sentir sa mère resserrer son emprise sur son bras alors qu'elle s'abstenait de parler.
Le grand homme menaçant sourit à Light : « Tu es très intelligent mon garçon. Nous pouvons vraiment utiliser quelqu'un comme toi dans nos rangs. Que dirais-tu si nous faisions affaire ? » Il commença à se rapprocher de Light.
Wedy hurla : « Reste à l'écart, bordel – ! »
En un éclair, le grand home avait appuyé le bout de son fusil contre le front de Wedy, « Un mot de plus et je te tue. »
« Laissez-la en dehors de ça. » Light se libéra rapidement de l'étreinte de sa mère. « Quel genre d'affaire proposez-vous exactement ? »
Wedy adressa à Light un regard suppliant qu'il ignora. C'était le seul moyen de sauver la vie de sa mère.
L'homme qui tenait l'arme sourit : « Tu commenceras automatiquement dans les plus hauts rangs du DN13. Tout ce que tu auras à faire est de voler des plans. Nous laisserons des personnes moins importantes faire le sale boulot, donc ta vie ne sera pas en danger. Bon sang, tu pourras même planifier les hold-up et faire en sorte que tout le monde s'en sorte indemne. » Menaçant, il appuya un peu plus fort le canon contre le crâne de Wedy, « Et en retour, ta mère sera épargnée et ta sœur pris en charge. »
« Light, ne le fais pas ! » cria Wedy.
Le grand homme claqua brutalement le pistolet sur son visage. « Je t'ai dit de la fermer ! » Puis, il enfonça l'arme plus profondément sur le côté de sa tête. Le doigt de l'homme se crispa sur la gâchette, comme si la tuer pouvait égayer sa journée.
Light céda : « Arrêtez ! Je vais le faire ! » Il baissa les yeux, continuant sur un ton de défaite, « Arrêtez. Je ferais tout ce que vous voulez... »
Le membre du gang rit sadiquement : « Ça c'est mon garçon. »
« Non ! Light – ! » cria Wedy avant qu'un autre membre du gang couvrit sa bouche d'une main. Sa mère se mit à s'agiter et tenta de s'échapper, mais deux autres hommes du DN13 la retinrent.
Le grand homme à la barbe rangea son arme et posa sa main sur l'épaule de Light. « Viens mon garçon. Le patron attend. »
Light hésita à permettre à l'homme de le conduire jusqu'au véhicule noir. Une fois qu'il fut entré dans la fourgonnette, il sut que sa vie ne serait plus jamais la même. Il devenait ce qu'il haïssait tant, un criminel.
Un an plus tard
L'orphelinat de la Wammy était un lieu intemporel. Le tout premier L avait été élevé ici, ainsi que la plupart de ses successeurs. L'actuel L, aussi connu comme le sixième L, chérissait cet endroit plus que tout autre lieu. L était perché sur une chaise, en face de la toute nouvelle version d'un ordinateur. Il parcourait les dossiers des nouvelles affaires du monde entier. Presque tous les pays demandaient son aide.
L mordit le bout de son pouce, alors que ses yeux noirs scannaient les fichiers à toute vitesse. Le célèbre détective avait déjà résolu soixante-deux cas ce mois-ci, ce qui était un peu plus que d'habitude. L avait été extrêmement agité ces derniers temps. Le Watari actuel était devenu si inquiet qu'il avait insisté pour qu'il retourne à la Wammy's House prendre un peu de repos. Et, bien sûr, L travaillait à la place.
Lorsque la porte de la chambre obscure de L s'ouvrit, celui-ci se tourna dans sa chaise pour faire face à Watari. Le visage de L s'illumina lorsqu'il repéra le plat de cheesecake dans la main du vieil homme. Watari se dirigea vers l'accro au sucre. Alors que L tendait sa main pour saisir le plat, Watari déplaça rapidement le gâteau au-dessus de sa tête, hors de portée. L lui jeta un regard horrifié, comme si le vieil homme venait d'abattre un chiot.
Watari déclara sévèrement : « Tu n'as pas dormi depuis près d'une semaine, L. Et ton comportement est encore plus malsain que d'habitude. Je suis inquiet pour toi. »
« Je suis un adulte, Watari. » L tenta puérilement d'attraper le cheesecake, « Maintenant donne-moi ça. »
Le vieil homme soupira lorsqu'il remit le gâteau à L : « Je pense que tu devrais essayer de ralentir quelque peu ton rythme. Ou peut-être prendre des cas mineurs de temps en temps. »
« Je prends seulement les cas qui m'intéressent. » L poussa dans sa bouche une cuillère pleine de cheesecake.
Watari semblait à présent irrité : « Peux-tu au moins me dire la raison de ton récent comportement ? »
L se retourna vers l'écran de l'ordinateur, « Je crains ne pas pouvoir. »
« Et pourquoi donc ? »
« Je ne suis pas sûr de ce qui me tracasse », admit L. « Mais il y a approximativement une chance de 34,7 pourcent que ce que je ressens soit de l'impatience. »
« Impatience ? » Watari semblait très fatigué, alors qu'il le conseillait : « Écoute, nous savons tous que le réel travail des successeurs de L consiste à faire tout ce qu'ils peuvent pour s'opposer à l'éventuelle apparition d'un nouveau Death Note, mais tu ne peux pas passer ta vie entière – »
« Je n'attends pas l'arrivée d'un Death Note », interrompit L, « Je me sens comme si j'attendais une personne, et il est terriblement en retard. »
« Il ? »
« Je suppose que cela pourrait être une fille, mais il s'agit plus probablement d'un garçon. » Indifférent, L fit défiler les fichiers, « Je me suis arrêté de dormir parce que je faisais d'étranges rêves à propos d'une rencontre avec un garçon. Son visage me semblait familier, et pourtant je ne pouvais pas me rappeler son nom. »
« N'es-tu pas un peu superstitieux ? »
« Peut-être. » L arrêta le curseur de sa souris au-dessus d'un cas apparemment intéressant. Il ouvrit le fichier et lut la liste des documents concernant toutes les informations recueillies à propos d'un gang japonais appelé DN13. Les gangsters avaient volé des bâtiments possédants des mesures de sécurité des plus complexes. Il était très inhabituel pour un gang d'avoir une telle planification ingénieuse...
L annonça, « Watari, je pense prendre un cas mineur pour l'instant. »
Note de Caela : Voilà pour ce chapitre. :) Et L apparaît enfin... Concernant le prochain chapitre, nous nous sommes une nouvelle fois donné un maximum de deux semaines pour publier. Pas plus, ne vous en faites pas. Nous avons de l'avance, mais il ne faudrait pas la gâcher en publiant trop souvent... Vous ne croyez pas ? :) Bref, à bientôt !
