Bonjour tout le monde ! Voici le troisième chapitre !


A présent Toshiro se trouvait dans la salle d'autopsie, ausculté par Ducky. Une fois sa mémoire de retour il s'était évanoui et par prudence on l'avait emmené voir le médecin avant de savoir si il était nécessaire de l'emmener à l'hôpital. Heureusement ce ne fut pas le cas. Le médecin légiste avait déduit que le retour brutal de ses souvenirs avait été douloureux et fatiguant, d'où l'évanouissement.

- Bon, il n'y a rien de mauvais avec toi, tu peux te rhabiller Tôshiro, ou peut-être préfères-tu Hitsugaya ?

- Oui, plutôt. Admit le blanc.

- Je comprends, je suis allé au Japon une fois, pour une conférence médicale et j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup de us et coutumes différentes de chez nous. C'est une culture tout à fait passionnante et…

- Ducky. Coupa Ziva en entrant.

- Ho Ziva ! Sourit le médecin.

- Vous avez fini ? Est-ce que tout va bien ?

- Oui, pas de problème. Un peu de repos et quelque chose contre le mal de tête et tout ira pour le mieux. Assura le médecin en tendant un cachet blanc et un gobelet rempli d'eau au jeune capitaine.

- Parfais, on a besoin de lui en haut. Tu peux venir aussi ? Gibbs voudrai te voir.

- Bien sur. Acquiesça le vieil homme.

En sortant de la salle d'autopsie le blanc eut comme un mauvais pressentiment, qui se confirma quand il se retrouva à nouveau en salle d'interrogatoire, Dinozzo en face de lui.

- Bon, maintenant que tu sembles avoir retrouvé une partie de tes souvenirs on va pouvoir avancer un peu sur ton lien avec notre affaire.

Le capitaine haussa les épaules et l'agent reprit.

- Alors, ton nom ?

- Je vous l'ai déjà dit. Hitsugaya Tôshiro.

- Le problème avec ton nom, c'est qu'il n'est dans aucune base de données, même au Japon.

- Ça peut arriver pour une personne mineure, non ?

- C'est rare, à moins que tu n'ais jamais eut de certificat de naissance. Ce qui pose beaucoup de questions, notamment celle où tu mentirais sur ton nom.

- Je n'avais pas tous mes souvenirs quand je m'en suis rappelé, je n'ai aucune raison de mentir.

- Bon… ton âge ?

- Aucune idée. Entre 13 et 14 peut-être.

- Peut-être ?

Il n'ajouta rien, haussant les épaules.

- Tu viens du Japon ? Reprit Tony.

- Oui.

- D'où ?

Le blanc ne répondit toujours pas, il ne pouvait pas dire Junrinan, ça ne lui apporterai que plus d'ennuis. L'agent tapa des mains sur la table pour inciter le garçon à répondre, mais sa tentative fut veine, il ne réagit même pas. L'agent grogna mais reprit.

- Comment es-tu arrivé en Amérique ?

- Je ne sais pas.

- Vraiment ? Demanda-t-il, sarcastique.

- Oui. Je n'ai pas récupéré mes souvenirs à ce sujet.

Le brun fronça les sourcils, se demandant si c'était vraiment possible ou si le gamin cachait quelque chose.

- Tu te souviens de comment tu as été blessé ?

- Vous écoutez ce que je dis ? Je n'ai pas de souvenir des derniers jours avant mon réveil à l'hôpital.

- Et au sujet de la victime ?

- Je ne sais même pas à quoi elle ressemble, cette victime.

L'agent grogna et sorti une photographie du dossier qu'il tenait entre les mains.

- Je ne le connais pas. Affirma le blanc.

- Pourtant vous avez le même genre de blessure.

- Ça ne veut pas dire que je le connaissais. Dit-il en fronçant les sourcils. Et je ne l'ai pas tué non plus.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit.

- Mais vous l'avez envisagé.

Le brun ne répondit pas, il doutait que l'enfant soit le tueur mais il ne pouvait rien laisser passer. Il posa alors devant le garçon une photo du lieutenant, photo montrant particulièrement la sanglante blessure qu'il avait à la tête. Ce n'était pas une blessure nette et beaucoup de gens auraient détourné le regard mais l'adolescent ne broncha pas une seconde, comme habitué à voir ce genre de choses, voir pire. Tony cacha à peine sa surprise, même lui n'aimait pas voir ce genre de blessures. Il fini par soupirer, rassembla son dossier et rejoignit Gibbs, Ziva, McGee et Ducky de l'autre côté du verre.

- Alors Ducky, qu'en penses-tu ? S'enquit Gibbs.

- Il est loin d'être comme les autres Jethro. Il semble avoir vu beaucoup de choses pour un enfant de son âge. Il n'a pas réagit à la photo de Dinozzo, ce qui montre qu'il a été désensibilisé. Je ne saurais te dire l'étendue du traumatisme ou ce qui en est à l'origine mais durant l'examen que j'ai fait sur son corps, après son évanouissement, j'ai remarqué un niveau significatif de cicatrices, certaines très étendues et graves. Ça pourrait avoir différentes explications, enrôlé dans un gang ou dans une mafia, il y en a beaucoup au Japon, ou il pourrait même être un enfant soldat.

- C'est horrible… Commenta McGee.

- Pauvre enfant… Murmura Ziva.

- Tu penses qu'il aurait pu… ? Demanda finalement Gibbs.

- Au vu de ce que je viens d'énoncer, il pourrait mais je doute que ce soit le cas. Je pense qu'il n'a rien à voir avec toute cette histoire. Quelque soit la raison pour laquelle il était dans la forêt, dans l'état dans lequel on l'a trouvé, le trouver à surement été la meilleure chose que l'on ai pu faire pour lui.

- Tu penses qu'il s'est enfui et qu'on l'a laissé pour mort ? S'enquit Ziva.

- Peut-être ou alors c'est un accident. En tout cas il est plus en sécurité ici qu'ailleurs.

- On l'a côtoyé un moment et il semble être quelqu'un d'intelligent et calme, je doute qu'il aurait agit sans réfléchir. Fit Gibbs.

- Je suis d'accord. Admit le médecin. Gardons le avec nous jusqu'à la fin de l'affaire et on avisera ensuite. C'est le mieux à faire pour le moment.

Les agents acquiescèrent en posant à nouveau les yeux sur l'enfant derrière la vitre, une seule pensée les traversant tous : cet enfant était une énigme à lui tout seul. Gibbs soupira et partit sortir l'enfant, lui annonçant qu'il resterai avec lui pour la nuit.


Ce qui étonna le jeune capitaine chez l'agent Gibbs était que sa porte d'entrée n'était jamais fermée à clé. Pour le reste la maison était simple et fonctionnelle. Gibbs lui indiqua qu'il dormirait dans le canapé. Pendant qu'il allait chercher quelques draps à l'étage le jeune capitaine fit le tour de la pièce et plus particulièrement de la bibliothèque trônant dans le salon. Les ouvrages étaient divers et variés mais la plupart étaient anciens. Le livre le plus récent se nommait ''Deep six'' et narrait les aventures de l'agent Tibbs et son équipe, l'agent spécial Tommy, l'officier du Mossad Lisa, La scientifique Gothique Amy Sutton et l'agent McGregor. Ce livre avait été écrit par Thom. E Gemcity. Le capitaine fit rapidement le lien avec les membres de l'équipe Gibbs et sans aucun doute le nom de l'auteur était l'acronyme de l'agent McGee. En descendant Gibbs l'invita à se servir si il souhaitait lire un des livres, à condition de bien sur le remettre à sa place après. Le capitaine l'en remercia et sortit ''Deep six'' de la bibliothèque.

- C'est l'agent McGee qui l'a écrit ?

- Il te l'a dit ?

- Non, mais les noms sont assez parlant, en plus de son acronyme.

Bien qu'il ne le dise pas l'ancien marin était impressionné, cet enfant avait un grand esprit d'analyse et d'observation, il ne doutait pas qu'il devait être un vrai génie, ne serait-ce que dans son domaine.

- Oui, c'est lui qui l'a écrit.

- C'est un bon livre ?

- Lis-le.

En somme, fais-toi ta propre idée. Se dit le jeune homme.

- Il y a des choses que tu ne manges pas ? S'enquit l'homme depuis la cuisine.

- Non.

Gibbs acquiesça silencieusement puis son téléphone sonna.

- Oui, Gibbs. Qu'est-ce que tu as Dinozzo ?

- J'ai eu Interpol. Ils ont identifié le compte.

- Continue.

- Il appartient au colonel George Ellis.

- Son père ? S'étonna Gibbs.


Ce soir là le capitaine n'arrivait pas à s'endormir, la journée avait été forte en émotions et pourtant il était là à se retourner encore et encore dans le canapé de l'agent Gibbs, essayant en vain de se souvenir de la raison de sa présence aux États-Unis. Il devait récupérer son denreishinki en premier lieu, au moins pour contacter Soul Society et leur dire où il se trouvait. Cependant Abby n'avait jamais parlé de quoi que ce soit ressemblant à des pilules d'âme artificielles. Étaient-elles toujours dans la forêt où le NCIS l'avait trouvé ? Il fallait qu'il y retourne pour en avoir le cœur net ou alors qu'il demande à l'agent David, mais sans éveiller les soupçons s'était compliqué. Mais tant qu'il n'avait pas de pilules il était, non seulement, aussi vulnérable qu'un humain normal mais, en plus, aussi incapable de s'occuper d'éventuels hollow et incapable de partir d'ici sans problème.

- Bon sang, c'est pas gagné. Soupira-t-il.


J'espère que ce chapitre vous a plu, à très bientôt !