Dure soirée...
Nellie Lovett avait eu une journée plus qu'épuisante. Elle demeurait fatiguée et de plus en plus agressive, mais l'heure de la fermeture approchait, ce qui lui garantissait quelques bonnes heures de sommeil avant de recommencer son travail aux aurores, le lendemain matin.
Tous les clients venaient de partir, elle restait donc seule dans le grand et sombre magasin de tourtes à base de viande humaine. Toby brillait par son absence, il se promenait actuellement dans les rues de Londres. Le pauvre amour méritait bien un moment de repos, surtout après l'énorme journée surchargée qui était à présent derrière eux.
Pour sa part, Sweeney Todd, stationné devant sa fenêtre, regardait les gens passés en leur jetant un regard des plus cruels. L'homme savait comment se distraire. Il tuait tout le jour durant, observant ensuite les dépouilles avec un sourire satisfait, le visage inondé du sang de ses victimes, qui méritaient toutes de mourir d'ailleurs.
Il pensait à Lucy. Sa douce moitié. Comme il l'avait aimée, désirée…Mais elle l'avait quitté…Et dire que cette femme, si seulement elle en était une, essayait de lui faire oublier celle qu'il avait épousé pour le meilleur, et pour le pire…
Décidément, cette Nellie Lovett, il aurait voulue la voir morte! Sauf que Sweeney ne pouvait pas se le permettre…Elle lui servait encore pour cacher ses meurtres à répétitions. Cacher n'était pas le verbe juste. Manger, aurait été plus exacte…
Il éclata d'un rire sonore, isolé dans le petit appartement auparavant embellit par la beauté sans limites de Lucy.
Nellie entendit ce rire et soupira en époussetant son comptoir avec un chiffon crasseux et troué. Elle comprenait très bien son désir de vengeance, mais de là à hurler d'un rire si effroyable qu'il aurait tué un écureuil passant pas là sur le coup, non.
Au bout d'un moment il s'arrêta, mais fût remplacé par le tintement familier de la porte d'entré de la façade du magasin. La cuisinière releva la tête avec curiosité, qui pouvait bien venir manger à cette heure si tardive? Surtout en tenant compte qu'elle devrait fermer d'une minute à l'autre…
L'assistant du Juge. Avec son immense visage gras et son nez rouge, sûrement à cause d'un abus d'alcool, elle aurait pût le reconnaître entre plusieurs autres. Ce gros dégoûtant qui violaient de jeunes filles innocentes dès que Turpin avait le dos tourné! Et même si il avait face à la scène, il ne l'aurait certes pas arrêté! Non; le Juge l'aurait aidé dans ses crimes perfides.
Nellie s'empressa de lui sourire, juste un peu, pour ne pas éveiller les soupçons. Elle devait toujours paraitre accueillante pour de futurs clients, aussi écœurants soit ils.
- Bonsoir Monsieur Bamford!, grinça t-elle lentement. Je peux vous être utile pour quelque chose? Une tourte peut-être?
- J'ai bien peur que non, ma belle dame!, susurra l'homme en se rapprochant dangereusement de la femme incertaine. Je suis ici pour faire une inspection de vos fourneaux, autrement dit, de votre sous-sol! L'arrière boutique, si vous préférez!
- C'est impossible!, paniqua Nellie. Je…je suis trop occupée! Revenez demain, vous aurez plus de chance!
- Je crois que vous ne m'avez pas bien compris, répondit le bailli méchamment. Ce n'est pas une proposition, c'est un ordre.
Il était à présent juste en face d'elle. L'haleine que son horrible bouche dégageait ne sentait pas seulement l'alcool, également celle plus subtile du sang. Il commença à caresser la poitrine de la cuisinière, où la peau restait visible à cause d'un impressionnant et appétissant décolleter. Mme Lovett le giffla violement, ce qui ne le fît pas reculer, bien au contraire, il ambitionnait!
- Ne me touchez pas!, hurla Nellie.
- Hum les femmes violentes comme vous sont un défi, ma beauté., gronda l'homme avec satisfaction.
Il la jeta au sol avec force en relevant ses jupes d'un habile coup de main. Il caressa les fesses rondes et agréables de la femme en baissant ses sous vêtements. Il descendit également les manches de sa robe, enlevant son corset, de façon à avoir ses seins à porté de main. Nellie se débattait mais il était beaucoup trop fort.
- Lâchez-moi, s'il vous plait!, supplia la cuisinière.
- Oh que non Madame Lovett, ricana le bailli. Vous ne vouliez pas me montrer l'arrière boutique? Et bien je vais la visiter moi-même!
La femme sentit le sexe du bailli entré profondément en elle, dans un endroit inhabituel. Mon Dieu qu'elle détestait ça! Son pénis était gros, il lui faisait mal et lui arrachait des cris sonores de douleur. Les larmes glissaient le long de ses joues, s'écrasant lourdement au plancher.
Monsieur Bamford plaqua alors ses grosses pattes sales sur les seins volumineux, mais sensibles, de Nellie. Il les massait. Non, rectification; il les pétrissait. C'était pénible, plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer.
- Enlever vos mains dégoûtantes de ma poitrine espèce d'imbécile!, s'époumona la cuisinière.
Aussitôt dit, aussitôt fait. L'homme la retourna brusquement sur le dos, ayant à présent une pleine vision sur les seins de Mme Lovett. Il avait enlevé son sexe de la femme, elle voyait à présent le morceau de chaire qui avait été son objet de torture pendant de longues minutes. Il était pâle et le bout luisait de sperme. Il semblait près à tout recracher d'un moment à l'autre.
- On va jouer à un jeu, voulez vous?, demanda le bailli d'une manière perverse. Je ne devrais pas vous le proposer, vous n'avez pas le choix chère Nellie.
Il attrapa la tête de la cuisinière et plaça sa bouche sur son sexe gonflé de plaisir. De cette même main, il dirigea la tête de Madame Lovett. Il allait vite, trop vite! Elle le sentait qui cognait dans le fond de sa gorge, l'envie de vomir était très présente. Pendant un moment encore, elle sentit l'atroce goût de la peau dans sa bouche.
Puis, elle le mordit de toutes ses forces. Monsieur Bamford cria pendant qu'elle s'écartait de ce monstre.
- Salope!, gronda t-il. Tu va le regretter espèce de sorcière!
Il éjacula tout ce que ce gros sexe écœurant pouvait contenir sur le visage de Nellie. Il sortit ensuite un gros couteau d'un de ses propres tiroirs. Les yeux de la femme s'agrandirent de terreur en le voyant s'approcher.
- Il ne faut pas avoir peur, jolie Nellie., susurra l'homme. Je ne vous veux aucun mal voyons…Vous aurez seulement ce que vous méritez…
Il était de nouveau à genoux près d'elle. Il appuya la pointe sur le haut du sein gauche de la femme en descendant lentement vers le bas.
Elle pleura et hurla, le mélange de ses deux émotions ne dérangea même pas Sweeney qui ne bougea pas d'un poil en l'entendant hurler. Car oui, il l'avait entendue. Il savait que le bailli était en bas. Mais il s'en fichait; elle l'avait cherché.
L'associé du Juge enleva le couteau. Il sourit; il était oh combien fier de lui! La femme avait la tête appuyée sur les plancher, ses yeux clos permettaient quand même aux larmes de passées. Son sein gauche possédait maintenant une entaille qui le traversait verticalement, ne touchant pas au mamelon rosé. La sueur perlait sur son front et ses lèvres tremblaient d'une peur immense qu'il recommence pour le sein droit. Son visage à présent blanc de sperme scintillait, le rayonnement étant amplifié par la pleine lune argentée.
Le bailli remit ses vêtements, déposa le couteau sur le comptoir et lui lança d'un ton sarcastique :
- Et bien, Nellie! Vous êtes toute une femme, au lit…
Il éclata d'un rire cruel et s'éloigna dans la rue, laissant derrière lui une femme brisée et dégoûtée de sa propre existence…
