« Depuis la partie de Scrabble. »

Part IV.

THE END.

Il était tranquillement installé chez lui, devant sa télévision qui diffusait une émission quelque conque. En fait, il n'y prêtait pas vraiment attention, puisqu'à l'intérieur de sa tête, c'était un vrai champ de bataille. Le bataillon des questions ne cessait d'oppresser la partie « se voiler la face » avec l'aide des bombardiers de la raison. Et malgré tout, « se voiler la face » essayait tant bien que mal de repousser l'ennemi, car il ne voulait pas admettre ce que les bombardiers lui envoyaient en pleine figure. Non, c'était tout bonnement impossible qu'il n'y ait eut un quelque conque sentiment présent dans son cœur pour son duettiste. Alors il esquivait malgré tout, toute ces bombes et les balles des ennemis. Avec beaucoup de mal. Il avait été touché plusieurs fois par certaines balles qui lui disaient « si tu n'as pas su te retenir, c'est que tu l'aime. » et depuis cette balle, il avait beaucoup de mal a esquiver les autres qui arrivaient avec vitesse et qui avaient tout simplement raison.

Aoi se leva de son canapé en passant ses mains dans ses cheveux, les secouant dans tout les sens avant de lâcher un profond soupire. Non, il ne voulait pas. Il avait beaucoup trop peur de gâcher leur amitié qui était déjà devenue beaucoup trop fragile. Quelle idée avait-il eut d'exprimer son désir, après cette fichu partie ? Il n'avait tout simplement pas pu résister au mini-short gris d'Uruha, et il s'en voulait d'un côté. Certes, le guitariste châtain ne l'avait absolument pas repoussé, mais il s'en voulait quand même. Et voilà que des sentiments venaient envenimer un peu plus les choses. Uruha était devenu beaucoup trop important pour lui pour qu'il y ait un minuscule malheur qui s'immisce un peu plus entre leur relation bizarre. Tel que ses sentiments. Il soupira une énième fois, alors qu'il entendait le téléphone fixe sonner au loin. Un peu encore perdu dans ses pensées pour trouver une solution pour battre les bombardiers de la raison ainsi que les bataillons des questions, il regardait l'objet sonner d'un regard vide. Il secoua la tête, arrêtant ainsi le champ de bataille qui s'y déroulait, et alla décrocher.

_ Allô ?

_ Aoi mon chéri ?

_ Maman ?

_ Oui mon poussin ! C'était pour te dire que avec ton père, on avait décidé de te rendre une visite surprise pour que tu nous raconte un peu de ta vie privée. Tu sais mon chéri, il faut assurer ta descendance, alors on aimerait voir ta splendide petite amie. Tu te souviens ? Tu nous avais parlé d'elle avant hier ! Et elle a l'air tellement magnifique que ton père a tout de suite voulu la voir !

Le champ de bataille se remit en action, et derrière le téléphone, Aoi frappa sa main contre son front. Pourquoi avait-il mentit à ses parents, en décrivant la parfaite petite amie, alors qu'il était gay depuis belle lurette, et par dessus tout, qu'il était présentement amoureux d'un homme ? Il n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, que sa mère reprenait rapidement.

_ On arrive par le train de vingt heure trente cinq mon chou, viens nous chercher à la gare et dis à ta petite amie de venir si vous n'habitez toujours pas ensemble, d'accord mon sucre d'orge ? Allez, à tout à l'heure !

La mâchoire d'Aoi se décrocha tandis que le « bip » infernale résonnait dans tout son appartement. Comment allait-il faire pour trouver une petite amie en.. Il regarda l'horloge et crut que ses yeux allaient sortir de leur orbites. A PEINE DEUX HEURES ?! Hiroshima se reproduisit dans son crâne, et, sans vraiment réfléchir mais plus par réflexe, il appela la première personne qui pourrait le tirer d'affaire.

_ Mouii ? ~

_ URUHA ! Ô pitié je t'en supplie, écoute moi jusqu'à la fin !

_ Calme toi Aoi... Ça va pas ?

_ Non.. Si.. Enfin non ! Mes parents arrivent dans deux heure pour que je leur présente ma petite amie, mais j'en ai pas ! Je leur ai mentis la dernière fois qu'ils m'en parlaient parce que tu connais ma famille, ils se seraient tous moqués de moi ! Alors par pitié Uruha, joue le rôle de ma petite amie, je t'en supplie !

_ … QUOI ?!

_ Uruha allez !

_ Aoi, je veux bien me faire prendre comme une femme, mais de là à me travestir, tu crois pas que tu pousses le b/

_ Je t'achète une bouteille de deux litres de Moët !

_ Non ! Tu m'écoute Aoi ?! Tu pousses le bouchon trop loin là !

_ Ok ! Je t'en achète quatre de deux litres !

_ Rejoins moi dans dix minutes devant chez moi.

_ YATTAAAA ! Uruha je t'aime, tu me sauve !

Il raccrocha, ne prêtant pas vraiment attention aux paroles qu'il venait de dire, alors qu'à l'autre bout du fil, Uruha avait un air choqué et totalement absent. Bientôt rejoint par le bataillon des questions qui passa du cerveau d'Aoi à celui du châtain.

Le brun sortit de son appartement bien rapidement et descendit les marches de l'immeuble quatre à quatre avant d'aller dans le parking pour prendre sa voiture, et rouler jusqu'à la maison d'Uruha. Il arriva en un temps record, seulement cinq minutes, et vit déjà le châtain attendre devant sa maison. Il klaxonna et celui-ci vînt le rejoindre rapidement. Un seul regard, et Aoi démarra en quatrième vitesse en direction de Shibuya.

Si il pensait un jour qu'il allait faire travestir Uruha en fille, il ne l'aurait jamais cru. D'ailleurs, celui-ci venait de lui dire qu'il fallait aussi qu'il passe chez le coiffeur et qu'il se fasse maquiller par des professionnels, puisqu'à part le vernis, il ne savait pas faire grand chose avec le maquillage. Aoi pâlit légèrement, se disant que le temps était vraiment limité pour faire tout ça. Ils ne tarderaient pas dans les magasins. Ils arrivèrent bien rapidement devant la tour cent neuf, après s'être garés plus loin et y entrèrent. Aucuns magasins ne fut épargnés, ni même celui de lingeries. Quand ils se retrouvèrent là dedans, leur joues prirent une couleur rouge coquelicot sous le regard des clientes. Heureusement qu'aucune d'entre elles ne les reconnut, sinon ils auraient été fichu ! Après avoir acheté un soutiens-gorge à la taille d'Uruha -ayant pratiquement fait mourir de rire Aoi mais également sa joue puisque Uruha n'avait pas apprécié que le brun rit de lui-, ils partirent vers un magasin de vêtements simples, mais élégants. Uruha fouilla parmi les rayons et prit quatre tenues qu'il essaya devant Aoi. Une robe simple blanc crème aux manches bouffantes, un tee-shirt lui arrivant à mi-cuisse blanc avec plusieurs croix noirs et des bas de la même couleur, bien que légèrement transparents, une jupe blanche arrivant au dessus du genou avec un chemisier noir et enfin, une longue jupe rose pâle à motifs ainsi qu'un haut à manches longues blanc. Au final, ils prirent la deuxième tenue, car c'était celle qui allait le mien à Uruha. Aoi avait d'ailleurs drôlement fantasmé sur lui en le voyant sortir dans cette tenue. Il n'arrivait jamais à résister aux cuisses de son duettiste quand elles étaient mise en valeur.

Ils partirent précipitamment vers un magasin de chaussures, où Uruha put trouver une paire de ballerines blanches à sa taille. Il avait d'ailleurs bien rigolé en essayant des chaussures à talons à côté d'Aoi. Il avait presque une tête de plus que lui, alors pour le rôle de la petite amie, ce n'était pas très gagné. Aoi l'avait frappé avant de lui mettre les ballerines sous le nez. Ils avaient donc choisit celles-ci, qui étaient en cuir simple avant de partir pour la dernière étape, le coiffeur.

_ Aoi, tu leur a décrite comment ta petite amie ?

_ Euh.. Elle a des cheveux très longs châtains, des beaux yeux caramel et une bouche pulpeuse magnifique !

_ … J'avais juste besoin des cheveux mais bon..

Uruha s'était posé une ultime question. Pourquoi la description que venait de faire Aoi lui faisait atrocement penser à son propre portrait ? Alors qu'il s'asseyait et attendait qu'on lui mette des rajouts, il continuait de se poser cette question, et avait en même temps peur de la réponse. Il s'était déjà dit qu'Aoi l'embrassait différemment depuis la dernière fois qu'ils avaient couché ensemble, et depuis il essayait de se dire que Aoi n'avait pas fait attention. Il essayait de se persuader de quelque chose totalement faux, comme le faisait Aoi. Trente minutes plus tard, alors qu'Uruha s'était torturé l'esprit et ne prêtait même pas attention à l'image que lui renvoyait le miroir, les rajouts avaient été placés, lui donnant des cheveux châtains arrivant au milieu du dos et parfaitement lissés, avec certaines mèches légèrement bouclées qui encadraient son visage. Un maquillage pas très voyant et ses lèvres mises en valeur par du gloss. Aoi était subjugué par l'apparence d'Uruha et paya rapidement le coiffeur avant de les faire sortir de là. Mais quelque chose l'interpella et il se retourna brusquement vers Uruha.

_ Parle.

_ Hein ?

_ Ta voix Uruha. Elle est beaucoup trop masculine !

_ Désolé d'avoir mué !

_ Bah rend ta voix plus féminine.

_ Quoi ?!

_ Uruha ! T'as une voix de mec alors fais un effort.

_ Ok... Comme ça ? Fit-il, prenant une voix légèrement plus aiguë.

_ Presque, juste un peu plus.

_ Et là ?

_ Parfait ! Tu me parles comme ça toute la journée !

_ Mais Aoi c'/

_ Ta voix !

Uruha poussa un profond soupire alors qu'il fronçait les sourcils, et il reprit sa nouvelle voix plus aiguë.

_ Je vais essayer de parler comme ça toute la journée, mais si un moment je bug, t'auras qu'à trouver une excuse !

_ T'en fais pas pour ça !

Et ils repartirent de la tour cent neuf comme ils étaient venus. Aoi déposa Uruha chez lui, lui disant de mettre la table et de préparer le repas assez rapidement, même un repas simple il s'en fichait, mais histoire de paraître plus convaincant. Il partit ensuite en direction de la gare et regarda sa montre. Trente minutes avant l'arrivée du train. Il soupira et se laissa tomber sur un banc, totalement épuisé d'avoir stressé à ce point. Malheureusement pour lui, les trente minutes passèrent beaucoup trop vite à son goût, et après avoir rejoint le quai du train de ses parents, il se retrouvait totalement étouffé par les bras de sa mère.

_ Oh mon choupinou, je suis si contente de te revoir !

_ Maman...

_ Et j'ai tellement hâte de voir ta petite amie !

_ Maman...

_ Et puis tu es devenu encore plus beau depuis la dernière fois !

_ Maman !

_ Oui quoi mon chou ?

_ Arrête avec tes surnoms et lâche moi, tu m'étouffe !

_ Oh pardon mon poussinet.

Aoi du se faire violence pour ne pas hurler tellement les surnoms que sa mère lui trouvait pouvait l'exaspérer. Après avoir salué son père, ils sortirent de la gare, tandis que ses pensées étaient tournées vers Uruha, priant pour qu'il n'ait pas fait de grosses bêtises.

{P.O.V Uruha.}

Je regardais sa voiture partir en direction de la gare, alors qu'il me laissais devant chez lui, comme ça. Je soupirais fortement alors qu'intérieurement, j'avais une envie folle de le frapper. Avec chance, il n'avait pas oublié de me donner les clefs, et je rentra rapidement chez lui. Heureusement que je ne devais pas ranger la maison qui était déjà propre, sinon je pense que je l'aurais tué le lendemain. Je partais alors vers la salle de bain pour enfiler ma splendide tenue de femme. Quand je me regardais dans le miroir, je soupirais. Je ne ressemblais pas vraiment a une femme, bien que j'étais beaucoup plus efféminé. Je me regardais une nouvelle fois avant de sortir de la salle de bain et d'aller préparer à manger comme Aoi me l'avait dit. Malheureusement pour moi, je ne suis pas un as dans la cuisine... J'attrapais alors mon portable dans l'un de mes sacs et appelais Kai.

_ Oui Uruha ?

_ Kai, faut que tu m'aide.

_ Pourquoi ?

_ C'est compliqué, mais là je me retrouve à faire à manger. Dis moi un plat qui se fait en trente minute et simple.

_ Un curry.

_ Dis moi ce que je dois faire.

J'écoutais alors ses explications et me mettais à la tâche, insultant malgré moi Aoi dans mes pensées, ce qui me valut de perdre le fil plusieurs fois, faisant répéter à Kai ses explications. Non mais c'est vrai quoi ! Je suis beaucoup trop gentil, et en plus, il ne m'avait même pas acheté mes quatre bouteilles ! Quand ses parents retourneront à l'hôtel, je lui ferais regretter de m'avoir fais tout ça !

Je venais à peine de commencer à faire chauffer mon curry que j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir, me faisant sursauter. Je disais à Kai qu'il fallait que je raccroche et posais mon portable sur le plan de travail avant de m'y appuyer pour prendre une profonde respiration. Je les entendait arriver et parler, et je me décidais à sortir de la cuisine. Je me raclais légèrement la gorge, et prenais ma voix « de scène » si je puis dire, avant de dire des mots qui m'écorchais la gorge.

_ Aoi, mon cœur, tes parents sont là ?

A la tête qu'il faisait, il du être aussi surprit que moi d'entendre sortir ces mots de ma bouche, puisque j'avais une fierté tout de même. Je m'approchais alors un peu, essayant de rendre ma démarche un peu plus féminine, chose réussit si j'en cru l'expression de fascination que montrait ses parents en me regardant. Je venais m'incliner alors légèrement et surtout un peu timidement, le rouge me montant rapidement aux joues. J'étais beaucoup trop timide pour me présenter en tant que petite amie de leur fils, et ça ne se faisait pas ! Je sentais alors le bras d'Aoi passer autour de mes hanches et il me rapprochais de lui.

_ Papa, Maman, je vous présente ma petite amie... Aki !

Je le regardais d'un drôle d'œil qui passa heureusement inaperçu pour ses parents avant de m'incliner légèrement, une nouvelle fois.

_ Enchanté..

_ De même ma chère Aki ! Mais.. J'ai l'impression de vous avoir déjà vu quelque part.. Mon chéri, tu ne trouve pas qu'elle ressemble un peu à Uruha ?

J'écarquillais les yeux en me relevant, puis regardais Aoi, légèrement paniqué. A vrai dire, il était déjà devenu tout pâle. Il lâcha un léger rire nerveux en se grattant l'arrière du crâne.

_ En fait maman.. C'est la sœur d'Uruha ! Tu sais, il a deux sœurs ! Donc voici Aki Takeshima ! Il me les a présenté quand on est passé chez lui durant notre dernière tournée et ça a été l'amour fou tout d'un coup !

Je comprenais mieux maintenant pourquoi il avait choisit le prénom Aki, puisque l'une de mes deux sœurs s'appelait comme ça. Ou alors c'était un hasard et il avait réussi à trouver cette idée juste maintenant. Du moins, je décidais d'approuver ses dires.

_ Uruha n'est pas encore au courant, il n'aime pas que l'on touche à ses sœurs, surtout que je suis la cadette, alors j'ai un peu peur de ce qu'il pourrait faire à Aoi ! D'autant plus que c'est mon tout premier petit ami..

_ Oh oui je comprend jeune demoiselle. Mais ce n'est pas bien de faire des cachotteries, n'est-ce pas Aoi ? Ah.. Ça me rappelle toutes les autres petites amies que tu as eus et que tu n'osais pas nous présenter. Vous savez, vous êtes la première qu'il nous présente officiellement !

_ Ça suffit maman ! J'étais jeune, c'est normal.

Je regardais Aoi, légèrement surpris, puis lâchais un petit rire avant de regarder sa mère avec un sourire.

_ Je pense que je dois prendre cela comme un compliment alors, et également pour une demande muette comme quoi il aimerait que ça dure entre nous ! Je prendrais soin de lui en tout cas, ne vous en faite pas !

Ses parents me regardèrent totalement subjugués. Je devais les avoir touché en jouant sur les politesses. Mais je ne savais pas pourquoi, c'était tout simplement sortit tout seul. Comme un réflexe. Je me tournais vers Aoi, qui était aussi choqué que ses parents, et embrassais sa joue.

_ Je vais terminer le repas Chéri, installe tes parents et viens me rejoindre après. J'ai fais un trop gros plat et j'ai du mal à le porter toute seule..

J'avais trouvé l'excuse la plus bidon qui m'étais passé par la tête pour qu'il me rejoigne dans la cuisine, car je n'en pouvais plus. Et il avait du le sentir, puisqu'il s'était raidit d'un coup. Je retournais alors dans la cuisine, pour essayer de passer mes nerfs comme je pouvais. Je tournais tout simplement comme un lion dans sa cage en attendant qu'il arrive. Par chance, ce n'était pas comme chez moi, et la cuisine n'était pas une cuisine américaine comme la mienne. Je me tournais face au plan de travail et soupirais, tandis que je goûtais à ce que j'avais fais. C'était assez bon d'ailleurs. Je sentis soudainement une main sur mes épaules et je me tournais vers Aoi, qui avait pas l'air sûr de lui. Du tout.

_ Euh.. Ça va Uruha ?

_ Si ça va ?! Tu me demandes si ça va ?! Aoi, je suis travestie devant tes parents, et je me force à faire la petite collégienne amoureuse de l'amour de sa vie là, tu crois vraiment que ça va ?!

Je prenais une cuillère et lui tapais sur le haut de la tête.

_ Fais quelque chose pour me calmer sinon je pense que je te trou le crâne avec cette cuillère !

Il me regarda outré et tout pâle, alors que je disais vrai. J'étais tellement tendu et stressé, que je n'en pouvais plus ! J'avais beaucoup trop peur que ses parents découvrent la vérité sur ma personnalité ! Il enleva la cuillère de mes mains alors qu'il me poussait contre le plan de travail pour venir ensuite, poser ses lèvres contre les miennes. Il avait apparemment trouvé la bonne option, car je m'étais aussitôt calmé en sentant ses lèvres. Pourquoi ? Je ne savais pas vraiment, mais son baiser avait eut le don de m'apaiser. Je remontais une jambe le long des siennes et entourais son bassin pour venir le coller à moi alors que je rendais le baiser encore plus fougueux, mes bras autour de sa nuque, le serrant contre moi. Sa main passa sur ma cuisse découverte par le bas que je portais, et il la remonta lentement vers mon sous vêtement, effleurant mon membre qui ne demandait qu'à être tripoté. Sa main se posa dessus et il commença à me le masser légèrement, me faisant pousser un petit couinement durant le baiser. Je cacha ma tête dans son cou alors que l'une de mes mains tirait un peu sur ses cheveux en sentant le plaisir me faire frissonner légèrement. Je commençais à avoir la respiration haletante tandis que j'embrassais la peau de son cou, quand la voix de son père retentit, nous stoppant directement dans notre activité. Son père entra dans la cuisine alors que je m'étais remis aux fourneaux, étant donc dos à l'entrée, et avais rajusté mon bas qui avait un peu glissé au passage de la main d'Aoi. Lui, il s'était un peu recoiffé et avait mit une main dans sa poche pour replacer un peu son membre qui avait commencé à durcir pendant notre petit échange linguale. -Je faisais ça moi aussi en cours, quand j'avais eus une prof tellement sexy, que le pauvre petit puceau que j'étais bandais dès que je voyais de trop près son décolleté. C'était pratique de porter des pantalons assez larges pour ça d'ailleurs.- Aoi me dit de nous rejoindre rapidement, prenant un ton mielleux, alors que j'affichais un sourire en disant que j'arrivais. Les entendant s'éloigner, je soupirais de soulagement avant de regarder le bas de mon tee-shirt long pour voir si la légère bosse que j'avais se voyait. Par chance, elle passait inaperçue. J'affichais un petit sourire avant de prendre le plat et de l'apporter sur la table. Je m'asseyais donc à côté d'Aoi et décidais de servir tout le monde.

Alors que le repas battait son plein et que l'on ne cessait de rigoler -malgré la main d'Aoi qui était passée sous la table pour caresser ma cuisse et qui remontait quelque fois vers mon membre, me faisant avoir une belle bosse.- sa mère posa une question qui me fis rougir jusqu'à la racine des cheveux.

_ Et sinon mon fils, quand pensez-vous faire des enfants ?

Aoi s'étouffa à moitié avec son curry, ce qui me força à lui taper dans le dos, jouant la petite amie inquiète alors qu'en fait, je m'en fichais. Il s'amusait à m'exciter devant ses parents, alors qu'il le paye en s'étouffant, voilà !

_ Mais enfin.. Miyoko, ne dis pas ça, ils sont ensemble depuis si peu de temps !

_ Mais.. J'ai tellement hâte Hiroyuki ! En plus, Aki est vraiment très charmante, imagine un peu les enfants qu'ils feront ! Ils seront si beaux !

_ Oui, c'est vrai qu'ils seraient très beaux, mais ne vois-tu pas que ça les gênent ! Peut-être qu'ils n'ont pas encore passé le cap et que Suguru n'a toujours pas montré son lit à sa petite amie ! Je te rappelle qu'ils ne vivent pas ensemble !

Je n'en pouvais vraiment plus d'entendre tout ça, et Aoi aussi d'ailleurs. Je pense que je devais être tout aussi rouge que lui, si ce n'est plus. En même temps, quand vos pseudo-beaux-parents parlent de vous dans le lit de votre pseudo-petit-ami et disent que vous devez être trop pur pour ça, il y a de quoi être gêné ! Surtout car je n'ai rien de pure, si je me rappelle bien tout ce que l'on a déjà fait avec Aoi.. Enfin, là n'est pas la question ! Je regardais Aoi et me penchais légèrement vers lui, avant de chuchoter.

_ Fais les taire !

_ Mais U-..

_ Aki ! Et fais les taire avant que je ne te tue pour plusieurs bonnes raisons que j'ai !

Je lui lançais un regard noir et il avala sa salive, tandis que je me replaçais correctement sur ma chaise.

_ Papa, Maman, arrêtez un peu ! Vous voyez pas que vous êtes entrain de nous gêner plus qu'autre chose ?

_ Alors c'est vrai mon poussin ? Tu ne lui as encore rien fais ?!

_ Maman ! Arrête ! Et si, on a fait des choses mais ce ne sont pas vos affaires ce qui se passe dans mon lit, d'autant plus que nous ne sommes plus à votre époque, la protection ça existe maintenant et je l'utilise car pour l'instant, ça ne fait que deux mois que l'ont est ensemble, et je veux voir si notre couple tient bien malgré le groupe pour pouvoir fonder une famille avec Aki ou non ! Compris ?! Alors maintenant on change de sujet sinon je sens que je vais finir par exploser !

Je le regardais, fière de lui d'avoir fait taire ses parents. Du moins, je le pensais.

_ … Il ne vous a pas fait trop mal pour votre première fois Aki-san ? Il est vrai que Suguru est vraiment très bien bâtit, un homme, un vrai ! Partie qu'il tient de son père, d'ailleurs !

_ MAMAN !

Je crois que je n'avais jamais été aussi rouge de toute ma vie en si peu de temps. Je prenais la serviette et cachais mon visage dans celle-ci tandis qu'Aoi se battait pour faire taire sa mère. Elle rendit le drapeau blanc assez rapidement, heureusement pour moi d'ailleurs. Car d'entendre toutes ces choses comme quoi Aoi était particulièrement bien bâtit ne cessait de me faire rougir, mais également de m'exciter. Ça me rappelais beaucoup trop les nuits endiablées que nous avions faites, et j'avais maintenant beaucoup trop envie de lui. Durant le reste du repas, je n'avais cessé de penser à plusieurs fantasmes qui j'espérais, se réaliserait bien rapidement. J'avais eus plusieurs images, tel que Aoi se masturbant dans la douche -je devais avouer que voir un homme complètement trempé m'excitais au plus haut point-, Aoi me faisant une fellation sur le rebord d'une piscine, Aoi gémissant à s'en casser les cordes vocales alors que j'étais au dessus de lui, Aoi, Aoi, Aoi... Il m'avait ouvert l'appétit. Une fois le repas finit, ses parents me saluèrent et je laissais Aoi les raccompagner à la porte tandis que j'allais dans la chambre, tournant en rond. La bosse à l'intérieur de mon boxer ne cessait de me faire mal et de me rappeler à quel point j'avais envie d'Aoi en ce moment précis. En l'attendant, j'enlevais le soutiens-gorge qui commençait à me faire mal, que j'avais rembourré avec une paire de chaussette. C'était tout de même assez ridicule. Alors que j'envoyais les chaussettes balader au travers de la pièce, la porte s'ouvrit.

_ J'en peux plus Uruha ! Et désolé que mes parents t'ait gêné à ce point, voilà pourquoi je ne présentais jamais mes petites amies. Puis merci aussi d'avoir joué ce rôle, mais ça te vas bien quand même les fringues de filles. Malgré que tu sois mieux en homme. Mais tu sais.. Euuuh.. Uruha, pourquoi tu me regardes comme ça ? J'ai un truc sur le visage ? On dirait que tu vas me bouffer, arrête ! Eh.. Oh.. Non, recule, recule !

Je l'acculais contre le mur en m'emparant avec violence de ses lèvres, tandis que je relevais ses poignets au dessus de sa tête avec l'une de mes mains, l'autre défaisant déjà son jean. J'avais vraiment trop envie de lui pour attendre. Une fois son jean défait, et qu'il eut comprit mes intentions, je le baissais légèrement avant de lâcher ses poignets pour poser mes mains sur ses hanches, continuant de l'embrasser à pleine bouche. Ma langue jouait avec la sienne, et il se laissait totalement aller au baiser. Je nous fis alors reculer vers le lit, malgré qu'Aoi ait un peu de mal à me suivre puisque son jean arrivant à ses cuisses limitait ses mouvements, mais on y parvînt. Et je le fis tomber sur le lit, me mettant à quatre pattes au dessus. Certes, j'avais envie qu'on le fasse rapidement, mais pas qu'il me prenne. Je voulais le prendre cette fois-ci. Après il me prendrait si il le voulait, mais je voulais absolument le faire mien, maintenant. Je lui enlevais entièrement son jean et relevais son haut avant de rompre le baiser pour venir embrasser la peau fine de son bas ventre, avant de faire glisser ma langue dans son nombril. Il poussa un petit gémissement et je sentis sa peau frissonner sous ma langue. Je remontais ensuite vers ses tétons, que je m'appliquais à aspirer et mordiller légèrement, alors que ma main venait se perdre contre son boxer pour masser son membre que je sentais lentement durcir contre ma paume. Je remontais encore vers ses clavicules, sachant qu'il était particulièrement sensible à ce niveau, et y apposais plusieurs suçons, le faisant lâcher de nouveaux gémissements de pur plaisir, et non ces petits soupires d'envie. J'enlevais mes lèvres de sa clavicule et ma main de son membre, pour venir l'embrasser et coller mon bassin au sien après avoir retiré mon haut, pouvant enfin sentir son membre dur contre le mien. J'ondulais des hanches et gémissais dans le baiser, mais je sentis soudainement une certaine pression, et voyais qu'Aoi essayait de passer au dessus. Je le re plaquais contre le matelas, faisant ainsi rompre notre baiser et mes mouvements de bassin contre le sien. Je le voyais froncer les sourcils, et alors qu'il ouvrait la bouche, je posais un doigt dessus.

_ Tais-toi ! Tu m'as fais te sucer, te faire un lapdance, tu m'as pris contre un bureau, tu m'as attaché et par dessus tout, tu m'as fais jouer la petite amie ! Alors maintenant, tu te la boucle, et tu me laisse être au dessus, sinon je te pète les fesses par la force, c'est clair ?!

Il hocha doucement de la tête, me faisant ainsi afficher un fière sourire. Et alors que j'allais enlever mon doigt de sa bouche, il prit mon poignet entre ses mains et sortit sa langue pour lécher mon index avec application. Je sentis une douce chaleur envelopper mon bas ventre, et voir ainsi sa langue se balader sur mon doigt ne cessait de m'exciter. Je recommença alors de bouger mon bassin contre le sien, exerçant certaines fois des pressions pour nous faire ressentir un peu plus de plaisir. Son souffle chaud, sa langue et ses gémissements ne cessait de faire grossir de plus en plus mon membre dans mon boxer. Et il passa a un deuxième doigt, qu'il lécha avec la plus grande application, en même temps que le premier. Puis un troisième.. Je comprenais rapidement pourquoi il faisait ça. Pour m'exciter d'avantage, certes, mais également pour que je le prépare avant de le prendre, contrairement à ce que lui m'avait fait. Pourtant, moi ça avait été ma première fois en uke, et il ne m'avait pas préparé. Alors que lui il était déjà passé à la casserole, pourquoi voulait-il que je le prépare ? Certainement qu'il ne s'était plus fait prendre depuis longtemps. Il lâcha ma main, que je laissais contre ses lèvres, et vînt retirer mes bas , que je terminais d'enlever avec ma main libre. Une fois simplement en boxer contre lui, il enleva ma main de ses lèvres, et me donna un coup de hanche qui me fit gémir. Il se frotta à moi, accentuant ainsi mon désir, et je me faisais violence pour penser à le préparer avant de le prendre comme un forcené. Il ne pouvait apparemment plus attendre, s'excitant autant que moi en me donnant des coups de bassin, et il abaissa avec rapidité mon boxer, que je terminais également d'enlever. Il ne me laissa pas le temps de le déshabiller qu'il le fit lui même, et se retrouva tout aussi nu que moi, contre mon corps. Il plaqua ses mains dans mon dos en écartant les cuisses et vînt me coller à lui. En sentant son membre tendu contre le mien, je lâchais un soupire chargé de désir et le regardais. Il avait les yeux recouvert d'un voile de désir et il mordillait sa lèvre pour essayer de contenir sa respiration devenue rapide par l'excitation. Dans un murmure, sa voix s'éleva.

_ Prend moi vite Uruha..

Il accentua ses dires en me donnant un nouveau coup de bassin, et je resserrais ma main contre sa hanche. Mes doigts encore légèrement humides, je les descendit jusqu'à son intimité, avant d'en rentrer un lentement, qui le fit gémir.

_ Anhw... C'est bon..

L'entendre gémir de cette façon me faisait tout simplement perdre la tête, et je sentais tout mes membres trembler de désir. J'entrais alors un deuxième doigt qui le fit très légèrement grimacer avant qu'il ne s'empale de lui même dessus. C'était chaud à l'intérieur, et je sentais toutes ses parois palpiter. J'étais tout simplement pressé de me sentir en lui, car je savais que ça ne serait que divin. Je rentra un troisième doigt, le faisant se cambrer et gémir. Apparemment, il ne ressentait que du plaisir. Sa main tenant fermement le coussin, il échappait de légers gémissements quand je bougeais mes doigts en lui, le rouge aux joues. Comme ça, il était totalement désirable. Après quelques autres mouvements de doigts, je les retirais, le faisant râler. Je me positionnais alors entre ses cuisses ouvertes, passant également mes bras de chaque côté de son corps, mon visage au niveau de sien. Je le regardais dans les yeux, alors que ses mains vinrent se nouer derrière ma nuque. Je l'embrassais tandis que je commençais à entrer en lui, d'abord lentement. Je sentis ses ongles s'enfonçer dans la peau de ma nuque et me griffer, mais je continuais d'entrer en lui. Ses dents vinrent rapidement rejoindre ses ongles, et il me mordit la lèvre avec force alors que je terminais d'entrer. Je lâchais un soupire de plaisir que j'avais retenu depuis le début de mon entrée et j'ouvrais les yeux pour le regarder. Il respirait bruyamment et très rapidement, son torse se soulevant a une vitesse élevée. Il était horriblement beau à cet instant, et il n'y avait que du plaisir sur son visage. Je passais ma langue sur sa lèvre supérieur, lui faisant ouvrir les yeux et lâchais ma lèvre qui saignait légèrement. Il me ré embrassa alors que je commençais à donner un premier coup de hanche sec, qui le fit gémir. Je donnais plusieurs coups comme ça, me faisant rentrer toujours plus sèchement en lui, mais qu'il apprécier que d'avantage. Il se laissa retomber sur le matelas alors que je commençais cette fois-ci une série de langoureux vas et viens, passant une main dans son bas dos pour le faire se cambrer, me permettant d'aller plus loin en lui mais également de me frotter un peu mieux contre ses parois. Il se tordait doucement de plaisir sous moi, me suppliant d'aller plus vite, mais je me refusais à le faire, continuant d'en un rythme affreusement lent, malgré mes profonds coups de bassins. Il m'engueulait presque pour que j'accélère, et alors qu'il avait laissé tomber cette idée, je le fis. Sa respiration se coupa alors que je donnais de brusques et rapides coups de bassin et un long gémissement finit par sortir d'entre ses lèvres. J'allais et venais en lui, collant mon corps au sien pour sentir son membre se frotter contre mon bas ventre, le pressant un peu entre nos deux corps. Je lâcha soudain un long gémissement, venant de sentir sa prostate frapper avec force contre mon gland. Sensation que j'adorais. Je recommençais alors les mêmes gestes, ne cessant de me faire ainsi gémir de plaisir, tout autant que lui, bien que ses gémissements commençaient à devenir des cris. Je sortais plusieurs fois complètement d'en lui pour pouvoir lui donner beaucoup plus de plaisir quand je re rentrais, et ses cries devinrent rapidement plus forts. Alors j'alternais entre des petits, mais secs et profonds coups de bassin et des longs mouvements qui me faisait taper fortement contre sa prostate. Je nichais ma tête dans son cou alors que ma respiration s'était accélérée, continuant de jouer ainsi avec son anneau de chair, ne cessant d'aller et venir, tandis que j'avais atteint un rythme que je ne pensais pas pouvoir faire, faisant claquer nos bassins l'un contre l'autre avec force. Ses mains continuaient de me griffer le dos, mais ça ne faisait que m'excitais d'avantage, et faire grossir mon membre en lui, alors que je sentais la fin arriver. Je continuais de donner des coups de bassin, alors que nos corps étaient étroitement enlacés, puis je sentis un liquide chaud contre mon bas ventre tandis qu'Aoi gémissait mon nom, son intimité se resserrant sur moi, me faisant ainsi venir après un dernier puissant coup de bassin.

J'étais totalement épuisé, mon corps était traversé de violents spasmes, m'empêchant presque de bouger. Je sortis doucement de cette antre chaude, faisant couiner un peu Aoi avant de m'allonger à ses côtés, reprenant lentement ma respiration, tout comme lui. Plusieurs minutes passèrent dans le silence, une heure exactement si j'en jugeais par le réveil. Et Aoi passa au dessus de moi, avant de me sourire.

_ Je t'ai laissé me prendre, et je dois dire que tu es sacrément doué. Alors moi aussi, j'aimerais bien retrouver un autre plaisir.

Je le regardais, surpris, avant de rire légèrement. Rapidement, il arriva à m'exciter avec ses baisers et sa langue qui parcourait ma peau, ainsi que sa main jouant avec certaines parties sensibles de mon corps. Je sentis ensuite ses lèvres sur mon membre, me faisant de plus en plus gémir, et faisant durcir un peu plus mon membre. J'enlevais son visage de mon membre pour lui dire de me prendre, ce qu'il fit bien rapidement. En deux temps trois mouvements, je sentais son membre s'enfoncer en moi et je lâchais un profond gémissement. C'était la première fois que l'on faisait ça deux fois d'affilé, et je dois bien avouer que ça accroît le plaisir de le faire en si peu de temps. Il est dur à venir, mais certaines parties restent plus sensibles. Et c'est comme ça qu'il réussit à me faire monter au septième ciel en une courte durée. J'aimais tellement qu'il me fasse l'amour..

Quand je me suis réveillé le lendemain, j'ai sentis un sentiment de bien être m'envahir. J'ai papillonné des yeux avant de les ouvrir, et voir qu'Aoi me regardait avec un petit sourire.

_ On se réveille la belle au bois dormant ?

_ Hum... Dodo..

Je me lovais un peu plus contre son torse, et refermais les yeux, alors que je remontais la couette jusqu'à mon nez. Je sentis ensuite un souffle chaud près de mon oreille et un murmure me parvenir rapidement.

_ J'aime bien te voir avec les cheveux aussi longs, t'es encore plus beau tu sais..

Je fus tellement surpris de ce qu'il venait de me dire, que je me redressais d'un coup, et m'asseyais. Je le voyais s'amuser un peu avec mes rajouts, avant de me regarder.

_Il faudrait qu'on parle Uruha..

Je venais de comprendre que son compliment n'étais qu'une tactique pour que je ne puisse pas me rendormir, même si je savais qu'il était sincère. Je devais m'y attendre, certes, mais je n'avais pas réellement envie d'en parler.

_ Je sais qu'il faudrait qu'on parle de notre relation bizarre. Tu en penses quoi, toi, de tout ça ?

Je le regardais, et lui aussi. Quelques secondes s'écoulèrent et on restaient comme ça, à se regarder, sans rien faire d'autre. Puis lentement, je vis ses joues se colorer, tandis qu'il regardait ailleurs.

_ On a qu'à être ensemble. Comme ça, notre relation ne sera plus bizarre.

Je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine, et une drôle de sensation parcourir l'entièreté de mon corps. Sans vraiment m'en rendre compte, j'affichais alors un sourire, puis venais nicher ma tête dans son cou en y déposant un baiser, avant de déclarer.

_ Je savais que tu m'embrassais avec beaucoup trop de tendresse pour ne pas être amoureux de moi.

Aoi piqua un fard monumental et il me poussa, avant de se mettre sur le ventre en me traitant d'abruti, et de cacher sa tête sous l'oreiller, me faisant rire. Je continuais alors de sourire en le regardant, et venais embrasser son omoplate avant de le prendre dans mes bras, et de fermer une nouvelle fois mes yeux. Je suis sûr qu'au fond, sous ce coussin, il cache son sourire.

On s'était rendormit ce jour là, et on avait passé la journée ensemble, comme un vrai petit couple. Et je ne pensais pas que prendre des bains à deux pouvait être aussi relaxant. Je ne savais pas non plus qu'il avait un canard en plastique appelé Ducky pour prendre son bain... Il avait pas aimé que je le taquine sur ça et m'avait répondu que maintenant, il avait deux canards pour lui dans son bain. Ce qui lui avait valut une belle vague en plein dans la figure. A la fin, la salle de bain avait été inondée, mais personnellement, je m'en fichais, j'étais avec lui et c'est tout. J'avais re dormis chez lui ce soir là, et même si nous n'avions pas fais l'amour, je me sentais totalement heureux. Je crois qu'être amoureux à mon âge ne me réussissais pas. On était allez ensuite à la répétition le jour suivant, main dans la main, à pied cette fois ci. Il n'habitait pas très loin, alors on voulait profiter. Au fond, je trouvais que l'on ressemblait à deux collégiens avec leur premiers petits amis. Mais cette idée me plaisais. Puis dans son regard, je voyais tout l'amour qu'il me portait, et même dans ses gestes. Et j'en étais que plus heureux. Tout le trajet, on avait fait que parler et rire tout les deux. Puis devant la porte de verre, il m'avait embrassé avant de me souffler pour la première fois ces trois petits mots. En sentant mes joues chauffer, je savais que j'avais rougis, et je lui répondais que moi aussi, avant de l'embrasser une nouvelle fois, souriant. On entra ensuite dans la PSC, traversant les couloirs main dans la main, parlant une nouvelle fois. Alors que je riais, Aoi me fis entrer dans notre studio où tout le monde était déjà arrivé. Bizarrement, une fois entré, Kai arrêta de taper sur sa batterie, et Ruki et Reita se stoppèrent dans leur discutions. Je les regardais à tour de rôle, haussant un sourcil, alors qu'ils avaient l'air choqué. Ruki arriva ensuite à grand pas vers moi avant de m'attraper et de me secouer comme un prunier, me décollant de mon Chéri, me faisant bouder intérieurement.

_ Je te tiens cette fois ! Alors vous êtes ensemble ?! Depuis quand ?! Ne me mens pas, ça se voit que vous l'êtes, vous êtes collé comme des raisins à leur grappe !

Je rougissais une nouvelle fois avant de tourner mon regard vers Aoi. Il afficha un petit sourire, et moi aussi, avant de me remettre à regarder Ruki qui ne comprenait pas grand chose.

_ On est ensemble depuis la partie de scrabble.

OWARI.