YO !

Je vous livre le dernier drabble écrit en date et bien que plusieurs étaient composés depuis un bon moment déjà, j'ai pas pu résister à vous le présenter en cette journée pluvieuse. Déjà que ça a été frustrant de ne pas vous le livrer dès que je l'eus terminé, je pouvais pas attendre je ne sais combien de semaines encore. Puis le temps est tout à fait propice à sa publication puisque dans le sud-ouest de chez moi il pleut comme vache qui pisse. Tous les signes sont là pour sa sortie quoi ! Des quatre drabbles publiés, c'est sans nul doute mon préféré. Je l'apprécie particulièrement car je traite d'un sujet qui pour le coup est plus que tenant et fondamental pour la bleue. Si l'envie vous prend, dîtes-moi s'il y a dans ce drabble une certaine force dans les sentiments car pour ma part, y en a. Pour moi, c'est le drabble où respire le plus l'émotion. Et le plus drôle dans tout ça c'est que je ne suis pas si portée que ça dans le drame, je préfère plus l'humour, la légèreté et pourtant… On en douterait à la lecture de ce Gouttes de trop. Aussi, le thème que j'ai « développé » dans cet écrit-là me plaît beaucoup, c'est peut-être également pour ça que je l'aime autant, ce drabble. M'enfin bon, j'vais pas jacasser comme la pie invétérée que je suis pendant une heure – même si c'est bien parti pour.

D'ailleurs, si cela vous tente, essayez de deviner avant la fin de quel sentiment il est question. Juste pour voir si vous avez du nez ou si vous êtes nul(le)s à chier. Non j'déconne :) J'pense sincèrement que peu vont trouver car… car. Na mais vous croyez quoi ? Que j'allais vous donner une quelconque piste peut-être ? La bonne blague :)

Une dernière chose et après j'arrête de jaser – en fin de compte, j'ai piaillé ; on ne se refait pas, ben ouais. Merci encore et toujours à tous ceux qui lisent et suivent ce recueil. Mais surtout un grand et profond merci à tous ceux qui ont déposé leurs impressions. C'est trop bon. Je m'en délecte, vous le savez ça ?

Régalez-vous bien de votre lecture !


Gouttes de trop

Tombe. Écroule la goutte. Son bruit tape, vibre ; s'éternise. Du haut vers le bas. Humide partout, humide de tout. Ça pleut, comme ça. La vie. Personne ne dit, n'explique. Ainsi demeure l'écoulement : continu et injustifié. Tout le monde en râle. Plainte sauvage qui sort et qui casse. Ils me dévisagent, fument de toute part, envers et contre moi. Ça ne se raconte pas. Se vit ; s'endure. Éprouve la goutte. Incessamment le jeu du noir regard s'abat. Mouillé. Trempé. Colère sourde mais colère vraie. Je la sens, la reçois de plein fouet. L'éternelle déroulée est l'eau. Eau du cœur, eau des yeux. Orage du ciel ruisselant sur moi et sur l'Autre. Sans interruption ou retenue ça broie. Une cascade qui n'arrête jamais de pleurer le Monde et mon coeur.

Pourquoi ? Ça déverse sans dessein.
Pourquoi ? Ça déborde sans intérêt.
Pourquoi ? Ça m'appartient, me revient.
Pourquoi ? Que la pluie.

POURQUOI !?

J'en ai marre, tellement mare.

Plic. Plac. Plop.

Trop de mal, tant de mal.

Plic. Plac. Plop.

Jute coule, encore ; toujours.

Plic. Plac. Plop.

Une spirale, infernale.

Plic. Plac. Plop.

Gouttes de trop.

Plic. Plac. Plop.

Juste qu'Incompréhension.